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Justement, on va écouter Marine Le Pen. Ils sont
plus ou moins graves. Cette année, ça a été terriblement grave, mais en réalité, chaque année, on sait qu'on a un problème de feu qui s'intensifie et qui risque, avec le réchauffement climatique, de se multiplier.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
Dans notre massif, on a toujours vécu avec le risque d'incendie. On a toujours beaucoup de sédiculteurs. ont déjà des pare-feux qui sont régulièrement nettoyés. Mais malheureusement, on n'a pas vu les pompiers sur ces pare-feux-là. Nous, sur notre propriété, on a plus de 10% de notre propriété qui ont pare-feux, qui sont entretenues avec des pistes entretenues à la terre pour justement pouvoir faire des contre-feux. Et à aucun moment, lors du troisième jour, quand notre propriété a brûlé, nous avons vu des pompiers. Et nous avons dû nous défendre par nos propres moyens, avec les bénévoles, pour sauver la commune du Temple. Et on aimerait bien comprendre pourquoi les pompiers ne sont pas intervenus et faire remonter ces informations-là. Parce que clairement, ce sera difficile pour nous de replanter si on n'a pas une assurance que les pompiers peuvent intervenir avec toutes les infrastructures que la DFCI a déjà mises en place.
Je crois que les pompiers ont été confrontés à une violence de feu auxquelles manifestement... Ils ne s'attendaient pas. On voit bien qu y a un certain nombre de critiques qui ont été formulées contre eux. Je pense qu'il faut quand même essayer de comprendre qu'ils se sont retrouvés dans une situation extrêmement difficile. Ils ont fait preuve d'un courage absolument inouï. Deux ont perdu la vie. de jeunes ont perdu la vie à cette période. Après, incontestablement, il faut tirer les leçons de ce qui s'est passé. Parce que la difficulté, c'est qu'à chaque fois qu'il y a un épisode violent, comme ça, climatique, tout le monde s'intéresse à ce qui se passe, et puis le lendemain, tout le monde oublie. Les leçons sont rarement tirées pour permettre de faire mieux la fois d'après. C'est aussi la raison pour laquelle je viens, pour pouvoir discuter avec vous. Je vais rencontrer cet après-midi à peu près l'ensemble des acteurs qui ont vocation à intervenir dans ce type de catastrophe. pour savoir ce qu'il faut mettre en œuvre demain pour éviter qu'une situation si catastrophique se déroule. Dès l'origine, d'ailleurs, permettez-moi, parce qu'en réalité, le départ de feu est lié aussi à un débroussaillage effectué, de ce que je sais, à forte température, au zénith du soleil. Bon, ce n'est peut-être pas non plus ce qu'il y avait. de moins dangereux potentiellement à faire. Du début de la chaîne jusqu'à la fin de la chaîne, il faut évidemment qu'on puisse tirer les conséquences. J'ai discuté avec un certain nombre de silviculteurs qui évoquent la possibilité de faire des pare-feux naturels avec des cultures type carottes, type choses comme ça. Ça, c'est évidemment quelque chose qu'il va falloir mettre en place. Mais pour faire ça, il faut accepter aussi qu'on érigue.
D'accord, on se retrouve toujours au même problème. Et la difficulté des infrastructures à monter, puisque du coup, des bandes de pare-feu avec de l'irrigation, ça coûte extrêmement cher. Avec le prix du gasoil, on ne peut pas utiliser de groupe électrogène. Je ne suis pas agriculteur, mais je vois bien leurs difficultés. Et en fait, l'idéal, ce serait l'électrification, mais ça demande des investissements colossaux. Et donc, une refonte complète du massif.
mais peut-être faut-il le faire parce que ce massif, il brûle depuis des siècles. à période régulière, parfois avec des pertes humaines extrêmement importantes, comme au milieu du siècle dernier. De toute façon, il faut prendre une décision. C'est aussi un problème de captation de l'eau. On se retrouve toujours confronté à des difficultés avec des normes écologiques qui sont très rigides, qui ne tiennent pas compte aussi de la spécificité. du territoire. Il peut y avoir une norme qui peut être utile dans l'ensemble de la France, mais qui peut être, pour le coup, tout à fait toxique ou dangereuse dans un secteur qui est un secteur où il y a potentiellement des feux qui se déclenchent chaque année. Moi, l'inquiétude que j'ai face à cette récurrence, dont on sait qu'elle existera, elle existe aujourd'hui, elle a existé hier, elle existera demain, peut-être plus encore demain. C'est aussi le système d'assurance. C'est vraiment la crâne que j'ai, pour être tout à fait honnête avec vous, les sinistrés, c'est que, compte tenu de ce qui s'est passé, il arrive un moment où, en réalité, les assurances renoncent à assurer. C'est-à-dire que les maisons soient impossibles à assurer. Donc là, ça, c'est un vrai grand sujet, parce que ça se déroule ici, mais ça peut se dérouler aussi ailleurs. où on se retrouve avec des bâtiments où les primes d'assurance réclamées soient telles compte tenu du risque-feu que soit les habitants ne puissent pas y faire face, soit carrément les compagnies d'assurance renoncent à un moment donné à prendre en charge ce risque-feu. Les assurances, on réagit comment ? Pour l
'instant, ils se battent entre eux. Là, on a rendez-vous le 14 octobre avec les experts de chez Enidis,
parce
que tout est remis en question, tout va être refait, tous les dossiers. Donc ouais, on n'est pas sortis de l'auberge. Oui,
parce que là, en plus, il y a une responsabilité, j'ai envie de dire, il y a potentiellement une responsabilité sur le départ. Du fait, enfin, en attendant, vous êtes dans une caravane, quoi. Donc ça, c'est quand même, il y a un système qui doit être réfléchi pour que vous puissiez... à obtenir un relogement dans l'attente du déclenchement des assurances, parce que ça peut durer des années.
Exactement.
combat entre les uns et les autres, et ça, ils ne vous ont pas donné d'éléments.
Personne ne nous donne de nouvelles. C'est clair et net. Les experts
sont passés ?
Ils sont passés. Ils ont vu que
notre maison était...
Ils ont constaté. On a envoyé des photos. On essaye de récupérer tout ce qui est facture. Ce n'est pas évident. Quand ça brûle, tout brûle. Et quand ce n'est pas brûlé, c'est noyé. attend sans rien savoir.
que le feu, ce qui est terrible, c'est que tout ce qui n'a pas été détruit par le feu est détruit par l'eau. Voilà. Donc vous n'avez absolument plus rien. aucune aide d'urgence qui a été mise en place. Pour l'instant, non.
Pas encore.
Pas encore. Ça va faire long, quoi. Et nous, forestiers,
pour replanter, ça va être 20 ans. Pour retrouver des revenus sur la forêt. Donc il va déjà falloir attendre quelques années pour replanter pour des raisons sanitaires. Et après, une fois que c'est replanté, il faut continuer à entretenir les pistes, les pare-feux, débroussailler, nettoyer. Et pendant 20 ans, on va se retrouver sans revenu. Et donc comment on fait pour au moins avoir quelque chose au niveau des pertes d'exploitation ? Puisque du coup, la forêt, c'est quelque chose qui se fait à long terme. C'est une transmission entre générations. La génération qui plante, ce n'est pas la génération qui en retire un bénéfice.
Et
donc là, ce relais-là, en fait, est cassé. Et donc comment on fait maintenant ? Est-ce qu'on a la possibilité de se diversifier ? Donc par exemple des cultures, de l'élevage, notamment sur les interfaces entre la forêt et les maisons, pouvoir avoir une interface de culture, faire des myrtilles, faire des fillets, faire du pain franc par exemple. Ça peut être des pistes à étudier. Et du coup vous êtes
en contact avec la chambre d'agriculture sur ce sujet là ?
Pour l'instant j'ai présenté quelque chose mais si vous voulez c'est beaucoup trop tôt. Il faut qu'on prenne du recul, qu'on se pose. Je suppose qu'il faut
faire le nettoyage. Le bois
n'est pas évacué. Il va falloir
éliminer toute la filière au bois. Pour la filière au bois, il va falloir déjà exploiter. Et
pour le moment, on va dire qu'à l'heure actuelle, il n'y a pas de prix, il n'y a pas d'évacuation de bois. Donc ça va être très compliqué.
Déjà, la silviculture est une... est un secteur qui méritait une vraie réflexion sur l'intégralité de la filière, notamment en aval. Parce que c'est déjà une filière qui est quand même en difficulté.
C'était une filière
qui était en difficulté, mais on ne s'en sortait pas trop mal. C'est vrai qu'entre les tempêtes, maintenant les feux... Je voudrais revenir sur les incendies. En 2022, on brûle 30 000 hectares et quelques maisons. Quatre ans après, on brûle 40 000 hectares et plus de 300 maisons. Et encore, on ne parle pas des granges.
Donc,
on nous avait promis... Moi-même, j'ai été reçu à l'Elysée. Je suis pompier volontaire depuis 42 ans sur la commune du Porche.
Et
donc, on a été reçu à l'Elysée. On nous avait promis une base aérienne à Mont-de-Marsal. Donc, maintenant, avec les conditions climatiques que nous avons, on ne peut plus attendre. Parce qu'il reste encore du territoire à bouler. Je pense que c
'est... J'espère que c'est acquis. Ça, pour finir. La base aérienne à Mande-Marsan. C'est vous les élus
qui pouvez pousser. Moi,
dans mon esprit, c'est acquis.
Oui, c'est acquis en 2022. Et puis on voit que rien n'a été fait depuis. Et puis on ne sait pas, il faudra certainement qu'il y ait encore d'autres gros incendies à Gironde. Il faudrait éviter quand même d'attendre qu'il y ait des gros incendies. On arrive à les limiter beaucoup mieux dans les Landes qu'en Gironde. Il y a une attaque du feu qui est totalement différente. Autant dans les Landes, ils attaquent vraiment le feu, autant en Gironne, souvent, avec les véhicules qu'ils ont, ils sont obligés d'atteindre l'ordre en bordure de route. C'est souvent le cas, Jean-Luc. Et donc, tout ça, c'est quelque chose qui n'arrange pas forcément la situation.
Donc moi, j'essaie de vous entendre. Vous considérez qu'il y a deux stratégies différentes ou vous considérez qu'il y a des
moyens qui sont différents ? Je crois que oui. Il y a les deux. C'est vrai que la stratégie dépend des moyens. On voit par exemple que hier... Il y a eu un incendie qui a fait, je crois, 190 hectares les Landes, du côté de la Bouaille, relue, solferino, et qu'il a été arrêté dans la nuit ou au petit matin, 190 hectares. Alors, bien sûr, les conditions ne sont plus les mêmes qu'elles étaient le 22 juillet, je suis d'accord, mais... Si on a les canadaires non pas 15h58 pour un feu qui démarre à 12h02, le mardi 22 juillet, je ne me trompe pas, je pense.
Non, il y a un gros souci, il y a un gros souci avant. C'est qu'à 12h02, quand on va sur le feu, moyens aériens sont demandés. Nous avions quatre airtractors et un dash au pélicandrome de Mérignac qui était basé. et qui ne décollent pas et on sait très bien qu'un feu naissant on est à un risque très sévère donc la veille il y avait eu déjà des prémices puisqu'il y a eu 5 départs de feu avec une totalité de... oui en plus et donc on a brûlé à peu près 70 hectares sur 5 feux donc on avait toutes les prémices on savait que ça montait en puissance Ces avions qui étaient sur le tarmac devaient... Et pourquoi ils ne décollent pas ? Eh bien, vous voyez, avec le COS, ce n'est pas les séparpompiers qui prennent le commandement des avions, c'est le COS, et il faudra leur poser la question.
D'accord. Et ils ont démarré trois heures plus tard
non, ils n'ont pas démarré. Quand tu parlais des Canadiens, ils ont décollé une heure après. Mais ça doit partir de suite. 'est inévitable par rapport aux conditions météorologiques qu'on avait.
sûr.
Puisqu'on sait très bien que les moyens aériens sont là pour tuer le feu naissant. Ah ben ça c'est sûr, à partir du moment où il est parti,
on est bien placé pour le voir d'ailleurs, à partir du moment où il est parti, ça devient pour les pieds impossible quasiment.
C
'est l'équivalent de 1949, heureusement, sans qu'il n'y ait aucun décès ce coup-ci. En 1949, il y avait eu 52 000 hectares, il y avait eu 82 décès malheureusement, et c'est vrai, comme tu dis, ça n'était pas les mêmes moyens puisque ce sont souvent à l'époque des gens bénévoles, propriétaires, qui s'en allaient, avaient leurs seaux, avaient leurs pelles, avec un matériel rudimentaire, mais ils se sont battus. C
'est sûr que la base aérienne, elle est absolument... parce que, notamment pour les retardataires, le produit retardateur, il faut s'arrêter pour faire le plein, du produit en question. Parce que les canadaires, ils peuvent tourner et récupérer l'eau en vol, en restant en vol. C'est bien pour ça qu'au
niveau des Landes de Gascogne, on préconise d'avoir des canadaires avec tous les lacs, avec la Garonne, plus même voir l'océan, on a de quoi écouper partout. Donc les rotations se font très vite et c'est beaucoup plus efficace. Oui, mais sans
retardateur, c'est plus compliqué quand même. Il faut les deux, en fait. Il faut réussir à avoir les deux.
Mais naissant, s'ils avaient décollé, j'aurais bien voulu voir la différence. Parce qu'au départ, il n'était pas méchant méchant. Mais évidemment, au bout d'une heure, dès qu'on lui laisse prendre du massif forestier, il va se développer.
Ça va mettre plusieurs mois, je suppose. Être totalement assuré, parce qu'avec les tours, etc. Même
là, on n'est pas à l'abri encore d'avoir d'autres feux importants, même au mois de septembre. Mais comme on l'a dit hier, avec les conditions, effectivement, la nuit, c'est beaucoup, les températures descendent, il y a moins de vent. On peut peut-être l'arrêter, mais avec les conditions qu'on avait au mois de juillet, c'était pratiquement
un peu dur. C'était impossible. Si on ne prend pas d'entrée, c'est sûr que David devient Goliath. Et on a eu Goliath.
Et sur les pare-feux, vous pensez qu'il y a une manière de mieux faire que ce qui est fait, ce qui a été fait dans les dernières années ?
Moi, je voudrais faire un apport au niveau des pare-feux. Les pare-feux sont très bien, mais si on ne fait pas de contre-feu avec les pare-feux, ça n'ira pas. C'est parce qu'un pare-feu, vous pouvez le faire de 100 mètres, 200 mètres de large. Quand le feu est développé, on a des sautes de 300, 500, voire 1 km, comme a dit le Gdys, au bout d'une heure et demie après. Donc on pourra faire tous les pare-feu qu'on veut. Ça ne peut pas marcher. Il faut le contre-feu avec. Et ça, il va falloir réfléchir sur les nouvelles techniques. comme peut-être sur des risques vraiment très sévères, monopolisés du matériel civil, des bulles qui sont là déjà derrière au cul du feu pour pouvoir faire le contour et ne pas attendre deux jours, trois heures, deux jours, trois jours après et commencer à faire des longueurs. Non, il faut taper derrière. Il va falloir se déguiser en guerrier.
bien sûr. Et puis que tout le monde puisse... être appelé à la rescousse, j'étais un peu étonné. J'étais un peu étonné, moi, du discours de l'État, consistant à dire qu'il ne faut pas que les agriculteurs viennent aider quand on peut avoir de l'aide dans ces moments-là. Les
agriculteurs, heureusement. Et puis ils savent. Et puis en plus, ils ne savent pas faire. Ils nous font un apport d'eau. Parce qu'ici, je vois les communes, sur le Porges, nous, on arrive à avoir pas mal d'eau. Mais les communes, comme Somos, Le Temple, il y a très peu de points d'eau. Donc c'est... Un bonheur d'avoir des 30 000 litres d'eau qui arrivent pour donner de l'eau pour les pompiers.
Oui, mais alors ça aussi, c'est quelque chose qu'il faut réfléchir. Les réserves d'eau dans les communes qui sont confrontées au risque-feu à ce point, il faut réfléchir aux réserves d'eau.
Quand on arrive sur des méga-feux comme ça, il nous faut une quantité d'eau. Donc il nous faut des grosses puissances d'eau.
Oui, c'est ça. Mais ça, on se retrouve confronté avec un peu des problèmes de... Il va
falloir une refonte de tout. Les pompiers, les forestiers, parce que les forestiers eux-mêmes délaissent leur forêt. Il faut voir au niveau de la DFCI aussi, il y a... Il y a tout un ensemble.
Oui, mais c'est vrai, mais en même temps, les forestiers sont aussi confrontés à toute une série de normes, d'interdictions, de contraintes, qui fait qu'avant, ils géraient leurs forêts parce qu'ils connaissaient leurs forêts et ils savaient quoi faire. Et qu'aujourd'hui, il y a des gens dans des bureaux qui viennent leur expliquer que ce n'est pas comme ça qu'on fait, ce n'est pas comme ça qu'on doit marcher. Les fameuses lois,
Natura 2000, la loi littoral et tout. Et on est vraiment embêtés au niveau... de nos villages, on est confrontés. Et là, à l'heure actuelle, on peut regarder de la Bretagne jusqu'au Pays Basque, et bien tous nos jeunes ne peuvent plus construire ici. Parce que tout le monde veut venir, ils achètent, ils ont fait flamber, les jeunes sont obligés de se retirer à 30 km dans le Médoc. Depuis que l'homme
est homme, son objectif a été de domestiquer la nature et de se préserver des catastrophes naturelles. On sait le faire. Nos anciennes savaient
le faire, on faisait très bien, sans beaucoup de moyens. Avec des moyens bien moins importants. Ils se battaient pour
ça. Ils y allaient. Je veux dire, la désertification humaine, ce n'est pas la solution. C'est la solution qui cherche à être impliquée, enfin imposée depuis des années, mais ce n'est pas la solution. Oui, on
a déjà perdu, comme je dis. Moi, j'ai vécu dans les années 80, on avait les moutons, on avait les vaches. On n'en a plus maintenant. Donc, tous ces prés ont été délaissés en bois. Et maintenant, ça va être la forêt qui va être obligée de reculer par rapport à l'habitation. Et le retour
de l'élevage, ça peut aussi être un élément ? Oui, ce n'est pas forcément négatif. Je
voulais vous présenter monsieur juste
Oui, c'est un élément pas négatif loin de là. Parce que c'était des parfums naturels quand même. Moi je me souviens, on emmenait les vaches dans la forêt, elles nettoyaient, les moutons pareil, et ceux qui ont des chèvres, c'était pareil à l'époque. Donc tout ça, c'est des choses à étudier et à vivre vraiment la nature telle que nos anciens nous l'ont laissé. Parce que là, maintenant, on part dans des domaines qui sont difficiles. Là, j'ai un collègue qui a vu le départ du feu, là, M. Blanc, derrière, qui est le directeur des fossiles du Poges. Je ne sais pas si tu veux parler ou pas, madame présidente. Je ne vous vois pas, pardon, monsieur. Je
vous en prie.
Bonjour. Oui, le jour que le feu a démarré, j'étais à table, et puis un collègue m'a appelé, il m'a appelé pour une autre chose, on était au téléphone, et il me dit, attends, tu sais pas, je te coupe la conversation, parce que je crois que je vois un départ de feu. Ah bon ? Mais il me dit, attends, j'en suis pas sûr, et puis tout d'un coup il me dit, si, si, je pense que t'as le feu en direction de notre déchetterie. Alors j'y suis allé, j'ai pris vite mon 4x4 et quand je suis arrivé bientôt à Notre-Déchatterie, je me suis aperçu que le feu était beaucoup plus en arrière. Et alors là j'ai dit tant pis, je suis parti, je suis parti. Et je suis vite parti et c'est là que je me suis aperçu que le feu était dans l'autre commune, dans Somos. Et quand je suis arrivé, il y avait le propriétaire et sa femme. Et puis moi, je suis arrivé au départ. Et le feu, là, il était à notre hauteur, à hauteur d'homme. Et il sortait des peines d'une vingtaine d'années. Et là, il allait rentrer dans un semi. Mais toujours pareil, sans force, sans rien. Et il m'est arrivé deux camions de pompiers, deux gros camions de 6 mille litres. Il y avait 12 mille litres. Et là, le feu, il brûlait en demi hectare à peu près, tout calme, à notre hauteur. Je leur ai dit, les gars, il faut y aller, dépêchons-nous. Ils m'ont répondu, la forêt, ce n'est pas une priorité. Ils m'ont dit, on est là pour protéger l'habitation. Il y avait une habitation qui était à 5 mètres de nous. Mais je leur ai dit, mais vous rigolez, mais il faut se dépêcher là. Non, non, non, ils n'ont rien voulu savoir. Hier, on a eu deux copains qui sont morts dans l'incendie à Mérignac. Ils m'ont dit, on nous a dit surtout ne rentrez pas. Alors, c'est dommage, parce qu'il y en avait pour une demi-heure à éteindre ce feu. C'est celui
qui a été à l'origine de cette catastrophe.
Et puis là, c'est parti, c'est parti. Ils n'ont pas voulu m'écouter. Je me suis fâché. Voilà, on
a suivi en direct cet échange de Marine Le Pen au port Jean Gironde.