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Notre invité ce soir, bonsoir Jordan Bardella.
Bonsoir Madame.
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Merci de votre présence ce soir. Merci à vous. Vous êtes le président du Rassemblement national. Nous allons évoquer de nombreux sujets d'importance très concrets pour les Français. Je vous propose d'ailleurs de les décliner ces sujets au travers d'images et de séquences fortes et marquantes. Mais tout d'abord, l'actualité ce soir, c'est le Premier ministre qui a dévoilé quelques lignes probablement du budget. Elles font déjà beaucoup réagir. Est-ce un budget du sang et des larmes ou un budget de la rigueur ? Gèle des APL pour les étudiants, Jordan Bardella. Gèle du point d'indice des fonctionnaires. Mise à contribution, c'est acté de certains retraités. Tout d'abord, comment vous qualifiez ce budget ?
D'abord, je vais être extrêmement prudent, comme il faut l'être dans la situation budgétaire et économique que nous connaissons, et attendre de regarder la copie dans son intégralité qui va être proposée par le gouvernement. Ce que je peux d'ores et déjà vous dire, c'est qu'un budget qui pénaliserait la France qui travaille ou la France qui a travaillé, sans remettre en cause les grands gaspillages d'argent public, et j'imagine qu'on va rentrer dans l'intimité de celle-ci, mais serait extrêmement injuste. Dans une période où les Français souffrent, où l'on demande toujours plus à nos compatriotes, où la France vit aussi au-dessus de ses moyens depuis 50 ans, nous avons une situation financière qui est extrêmement préoccupante, avec une charge de la dette qui va augmenter comme jamais l'an prochain, plus 20% de charge de la dette. avec cet effet boule de neige qui commence à se mettre en place. Et nous sommes, malheureusement, après dix années de politique d'Emmanuel Macron, sur une trajectoire budgétaire qui ressemble à celle de la Grèce il y a quelques années, avec les conséquences que nous avons connues. Donc nous nous demandons un budget qui fait des économies dans le train de vie de l'État, dans les agences, dans les opérateurs publics, qui commence sereinement mais fermement à aborder tous les tabous de la dépense publique, les prestations sociales versées aux étrangers. 20 milliards d'euros chaque année dans notre pays. La contribution de la France au budget de l'Union européenne qui a augmenté de 50% depuis 10
ans. Mais
il y en a d'autres. Mais vous êtes surpris par le montant de l'effort ce soir, 54 milliards.
54 milliards d'euros d'efforts. C'est un saut quand même qui est important. Oui,
j'attends de voir la copie, parce que si ces 54 milliards d'euros sont faits sur le dos de la France du travail, si en contrepartie on augmente la fiscalité, comme ça a été le cas l'an dernier, notamment en ciblant les entreprises et en pénalisant la croissance et la création de richesses, c'est un budget qui va accroître les difficultés financières de notre pays. Donc nous, nous sommes responsables. Et dans quelques jours, je présenterai, je vous l'annonce, avec Marine Le Pen. un contre-budget, mais également une trajectoire budgétaire sur cinq ans, parce que nous portons l'ambition de remettre de l'ordre dans les finances publiques la dette qui est créée aujourd'hui, chaque année, dans des proportions vertigineuses. C'est de la fiscalité différée sur les prochaines générations. Et donc, ce sont les prochaines générations qui vont payer. Nous avons une responsabilité à leur égard. Et si nous continuons sur cette pente de la déraison budgétaire, l'économie française risque de craquer. Et c'est ce que nous devons à tout prix éviter en changeant le cap. de la politique économique néfaste qui a été conduite par le président Macron. Mais malgré tout, c'est justement
un cap qui cherche à être retrouvé. 54 milliards d'euros, on comprend bien que c'est aussi un message qui est envoyé ce soir par le Premier ministre et la France au marché. Par ailleurs, mis à part tout ce que je vous ai énoncé, il y a quelques peut-être mesures qui peuvent sonner à vos oreilles dans le bon sens. Délai de carence pour certaines allocations aux étrangers. On a l'impression que pour chaque partie... C'est un exemple,
si vous le permettez... C'est un exemple intéressant parce qu'encore une fois, on n'a que quelques extraits de ce que sera le budget de la France s'il est adopté dans quelques semaines par le Parlement. Mais sur ce délai de 40, c'est-à-dire pour un étranger, le fait de devoir attendre un certain temps pour pouvoir toucher une aide sociale. De ce que j'ai vu, mais j'attends que ce soit confirmé dans les prochaines heures dans l'entretien que le Premier ministre a donné au Figaro, ce délai de 40 serait de trois mois, c'est-à-dire aligné sur les Français qui... Ce sont expatriés qui reviennent en France. C'est-à-dire qu'un étranger qui arrive en France... doit attendre trois petits mois pour pouvoir bénéficier du système de protection sociale français. Est-ce que vous croyez que c'est sérieux et que c'est à la hauteur, du coup vertigineux, de l'éléphant dans le salon au milieu de la pièce que représente la générosité de notre système de protection sociale avec les étrangers ? Donc vous dites « insuffisant ». Si demain, très simplement, je suis chef du gouvernement et si Marine Le Pen est présidente de la République, nous réserverons, nous limiterons les abus du modèle social français en luttant contre les fraudes, naturellement, protection sociale et la solidarité nationale aux ressortissants français. Par exemple, pour pouvoir bénéficier d'une allocation sociale, pour pouvoir bénéficier d'une allocation familiale, il faudrait être de nationalité française. Parce qu'on ne peut pas tenir, si vous voulez, avec un système de protection sociale qui est ouvert à la terre entière, qui rend du coup notre pays attractif pour une immigration de guichet social. Et donc, il est temps de penser d'abord à la France du travail. Et je l'ai indiqué en cette rentrée. Deux choses. Premièrement, nous allons conduire Dès le printemps, si les Français nous accordent leur confiance,
la plus grande opération
d
'assainissement des finances publiques de 125
milliards d'euros,
c'est-à-dire un
effort de restructuration du budget de la France qui n'a jamais été fait depuis le général Legault et depuis le plan PINER-UEF en 1958, dans un contexte difficile, a permis à la France, quelques temps plus tard, de présenter un budget à l'équilibre dans le contexte que nous connaissons. Mais est-ce que le Premier ministre dit autre chose ce soir ? Il veut
mener aussi cette opération d'assainissement. Et il dit finalement que l'effort doit être porté par tous, y compris par certains retraités. Quelle est la situation, Jordan Bardella ? Est-ce inacceptable vraiment de demander un effort quand on sait que ces dernières années, les retraités indexés sur l'inflation, les retraites, ont augmenté plus vite que les salaires qui pourtant financent ces mêmes retraites ? Est-ce qu'il y a des vérités qui ne sont pas bonnes à dire ? D
'abord, je pense que, si vous me permettez de corriger ce qui a été dit, le Premier ministre ne cherche pas à... faire des économies dans la mauvaise dépense publique. Il cherche d'abord à faire adopter un budget et surtout à éviter la censure qui pénaliserait les macronistes en pleine campagne présidentielle. Il
compte sur vous d'ailleurs.
Sur les retraités. Moi je suis extrêmement clair, il n'y a pas les retraités. Il y a une grande partie des retraités français qui ont des retraites modestes, qui ne sont pas fortunées et qui ont travaillé toute leur vie pour avoir une retraite qui est aujourd'hui en moyenne de 1500 euros net dans notre pays. Il faut arrêter de dire les retraités comme un ensemble global, comme la France du travail, il y a des gens qui ont des revenus modestes et il y a des gens qui ont des revenus plus importants. Ce que je dis est très simple. On ne peut pas moralement, socialement, économiquement demander des efforts aux gens qui travaillent, qui sont toujours les mêmes, à qui on vient taper sur le bout des doigts, ou aux gens qui ont travaillé dans notre pays, quand l'État lui-même ne réduit pas. La désindexation des pensions de retraite, en tout cas ce qui était envisagé comme économie, c'était 6 milliards d'euros. 6 milliards d'euros, c'est précisément l'économie que nous faisons dans la baisse de la contribution de la France au pot commun de l'Union européenne. C'est un rabais qui est négociable. D'autres pays comme nos partenaires allemands ou nos partenaires néerlandais ont obtenu ce rabais. pas d'économie sur les gens qui travaillent ou sur les gens qui ont travaillé, tant que l'État n'aura pas lui-même montré l'exemple, supprimé ses opérateurs. C'est une
ligne rouge, c'est un avertissement, c'est une forme, je mets ça entre guillemets, de menace, soir ? Un avertissement, une ligne rouge ? Je ne menace
personne. On a une ligne rouge. J'entends Jean-Combien. J'ai une ligne rouge. Pas d'économie sur le dos de la France du travail. Pas de mesures injustes sur les entreprises françaises que nous avons besoin de libérer de l'enclume fiscal et normatif pour leur permettre de recréer de la croissance, de relancer la production française et donc aussi de permettre l'emploi et les augmentations de salaires et de pouvoir d'achat qui vont derrière. Donc nous allons présenter très simplement, je vous réponds, nous allons présenter notre contre-budget que j'aurai l'honneur de présenter avec Marine Le Pen dans quelques jours. Nous allons présenter... la trajectoire budgétaire qui sera celle de la France pour les cinq prochaines années, si nous remportons les élections présidentielles et législatives, et pour prouver notre bonne foi et notre volonté intraitable de remettre de l'ordre dans les finances publiques et de remettre la France sur le chemin de la raison budgétaire, nous ferons... Adopter dans la Constitution française une règle d'or. Cette règle d'or est un instrument de crédibilité pour l'économie française. C'est-à-dire qu'on s'engagera sur une trajectoire sur 5 ans. À quel niveau ? 3
% ? Ou vous n'avez pas encore acté de ce seuil ? On le
précisera. On sera très certainement sur les 3% à l'horizon 2029. Et nous présenterons ces pistes et cette trajectoire qui sera gravée dans le marbre des textes par la règle d'or dans les tous prochains jours.
Donc on aura l'occasion de détailler votre contre-budget.
Mais je peux vous en donner des économies. Donc je l'ai dit, les prestations aux étrangers, 20 milliards. La contribution de la France à l'UE, on la baisse de 6 milliards. L'aide par exemple à des États étrangers. Vous voyez, moi j'ai été... Mais c'est pas ce qui est
proposé par M. Lecornu et son budget. Oui mais il y a des aberrations.
Je vous donne un exemple très simple. Marine Le Pen aujourd'hui était en déplacement dans l'ouest de la France auprès de familles qui ont été sinistrées par les incendies et la sécheresse qu'on a connues cet été. On a manqué de moyens de manière incontestable. Comment est-ce qu'on peut regarder les Français dans les yeux et leur dire qu'il y a quelques années, le gouvernement de M. Attal a annulé des commandes de Canadair pour un montant de 54 millions d'euros, tandis que dans le même temps, il faisait un chèque de 50 millions d'euros à la protection civile tunisienne. Naturellement, la Tunisie est un grand État avec lequel nous devons avoir des coopérations. Mais est-ce que... Parfois on peut d'abord penser à notre pays, à l'intérêt des Français, à ceux qui traînent et à ceux qui bossent. Vous pensez que le
Premier ministre ne fait pas un budget et ne pense pas à l'intérêt du pays d'abord et à l'intérêt des Français ?
Non.
joue contre l'intérêt de son propre pays.
Je pense qu'ils veulent rester en place jusqu'à l'élection présidentielle et éviter la censure. Est-ce
que vous allez les y aider ? Est-ce que vous estimez, Jordan Bardella très directement, qu'une censure agréverait la situation de la France, ce que dit le gouvernement en somme ? C'est soit ce budget fut-il imparfait, comme le dit Marine Le Pen, ou le chaos.
mais la France a besoin d'un budget, mais pas d'un budget socialiste qui ne règle pas la question des gaspillages d'argent public, qui fait des économies sur les entreprises ou sur les classes populaires ou sur les classes moyennes. Donc la France a besoin d'un budget. Nous allons proposer nos mesures, nos pistes d'économie et les mesures que nous proposons en faveur de la croissance et de la relance de notre pays. Maintenant, il est évident que... Une fois le président de la République élu dans quelques mois, présidente de la République en l'occurrence, je le souhaite, le gouvernement sera très certainement amené à rectifier ce budget en proposant un projet de loi de finances rectificatif qui permettra, tel été, de pouvoir corriger les mauvais choix. Je
dis que l
'économie française et que M. Macron, avec 1200 milliards d'euros de dettes supplémentaires depuis 10 ans... a éteint l'économie française, nous a placés dans une situation de faiblesse vis-à-vis des marchés financiers et qui leur a mis nos entreprises, nos industries, nos TPE, PME, nos artisans, nos commerçants, mais aussi les Français qui travaillent dans une situation très précaire. Et je suis extrêmement inquiet. de voir peut-être dans quelques jours le prix de l'essence approcher la barre symbolique des 3 euros.
Là, vous parlez d'une colère, d'un désespoir d'une grande partie des Français qui ne cessent de s'amplifier. La France qui travaille et qui n'y arrive plus face à une flambée des carburants. Regardons ces images, Jordan Bardala. La première, vous allez la voir, il y a quelques jours, un face-à-face entre des pêcheurs, en l'occurrence ici ceux de Fosse-sur-Mer, et des CRS venus les déloger d'un dépôt pétrolier bloqué. Cette image... Elle a beaucoup fait parler parce qu'on y a vu une bousculade, des tensions, des gaz lacrymogènes entre ces pêcheurs et ces policiers qui reprennent la même France. Autre image du jour, ces cercueils dans le Gard pour dire que les pêcheurs étouffent et sont en train de mourir à petit feu, marée noire comme vous le voyez. Sur quoi d'abord peut déboucher selon vous cette colère et ce désespoir dans les prochains jours ou les prochaines semaines
prix des carburants. est un révélateur d'abord de la situation internationale très difficile que nous vivons. Nous sommes en train de payer, les Français en premier extrêmement cher, cet enlisement de l'intervention américaine en Iran avec une situation très difficile et la fermeture du détroit d'Hormuz. Et depuis quelques jours, l'offensive des outils au Yémen et la prise de contrôle... du détroit de Babel-Mandeb, qui est l'artère économique et commerciale de l'Europe, puisque ce passage donne accès au canal de Suez, d'abord à la Mer Rouge, au canal de Suez, et ensuite à la Méditerranée. Donc, en additionnant la fermeture du détroit d'Hormuz et les perturbations du détroit de Babel-Mandeb, c'est... Au bas mot, 30% des exportations de pétrole mondial qui sont pénalisées. Donc ça a des répercussions concrètes dans la vie des Français. Donc je dis une chose très simple.
Vous actez que M. Macron est au pouvoir ou quelqu'un d'autre, c'est très difficile de faire face aux oucas de M. Poutine et aux humeurs de M. Trump.
Je dis deux choses. La première, c'est que la solution la plus efficace est la plus pertinente. pour que nos compatriotes puissent retrouver un prix à la pompe qui soit décent, c'est d'abord de demander au président Trump d'arrêter la guerre. Parce que cette guerre, elle paralyse les exportations de pétrole, le gaz a augmenté de 6% au mois de septembre, et va augmenter très certainement de 6% supplémentaire le mois prochain au 1er octobre. Donc, la première des mesures. La première des attitudes et des démarches que nous devrions faire et que la France devrait faire pour limiter cette inflation des prix de l'énergie, c'est d'abord de peser de tout son poids diplomatique auprès des États-Unis pour arrêter la guerre. Vous
estimez que la France... Vous avez dit il y a quelques instants sur le budget que le Premier ministre, semble-t-il, selon vous, joue contre les intérêts de la France. Vous croyez que le président français ne fait pas... Tout ne met pas tout son poids, fut-il léger de votre point de vue, pour faire arrêter ce qui est en cours et débloquer ces deux détroits stratégiques.
Il faut beaucoup d'humilité sur les troubles que vit notre monde aujourd'hui et sur les incertitudes alimentaires, énergétiques, sécuritaires que nous sommes en train de vivre. La guerre est de retour aux portes de l'Europe, la guerre est de retour au Moyen-Orient, et cette situation appelle de l'humilité, mais elle appelle aussi de la lucidité. La France est sortie aujourd'hui de tous les grands dossiers mondiaux, à commencer par les dossiers qui se déroulent sur son propre sol, qui mettent en cause ses propres intérêts, et donc naturellement, la France... par sa perte de souveraineté progressivement, notamment sur le plan énergétique, parce que nous avons affaibli notre filière nucléaire en fixant des tarifs d'électricité qui correspondent aux règles européennes, qui nous empêchent de bénéficier des fruits de notre production nucléaire. Mais au-delà de ça, Madame, il y a 60% de taxes sur les carburants. Et donc nous demandons, et si j'avais été chef du gouvernement, j'aurais à la place de M. Lecornu baissé la fiscalité sur l'essence. Très simplement. La TVA de 20% à 5,5%, plus l'annulation des hausses de fiscalité qui ont été engagées par Edouard Philippe en 2018, permettrait... sur un plein de 40 litres de rentre 20 euros à nos compétences.
Regardez ce panneau de station-service et bientôt le seuil, ça on peut le dire, délirant, des 3 euros franchis à Strasbourg. D'ailleurs, la barre des 2,99 euros est déjà dépassée. Vous prenez cette baisse de la TVA 5,5 qui réduirait le prix à la pompe. Sur un plein de 40 litres, vous donnez immédiatement
20 euros à la pompe.
Trois arguments. Est-ce que ce soir, vraiment pour les téléspectateurs qui nous regardent, la clarté de votre proposition, vous pouvez répondre à ces arguments ? Un, c'est une baisse généralisée qui est socialement contestable, car elle concerne tout le monde. Deux, c'est une baisse qui est coûteuse et nécessiterait sans doute des coupes budgétaires. Trois, êtes-vous sûr que cette baisse se répercuterait immédiatement sur les prix ? Elle pourrait être compensée peut-être par la hausse des marges des raffineurs.
Moi, je... J'essaie d'être modeste là encore et je regarde ce qu'ont fait tous les pays européens. Tous nos partenaires européens ont baissé la fiscalité sur les carburants. La première mesure, pas la dixième, la première mesure qui a été mise en place par une très grande partie de nos partenaires européens. de l'Espagne à la Pologne en passant par l'Allemagne, a été de baisser les taxes sur les carburants pour immédiatement soulager le plein de carburant de nos compatriotes qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler et dont je rappelle que 22% des automobilistes français engloutissent en ce moment même quasiment un mois de salaire, un mois de revenu dans l'essence et sont aujourd'hui contraints de limiter leur déplacement, de ne plus pouvoir aller travailler, de ne plus pouvoir aller voir leur famille le week-end. Je dis une chose, si on arrive à 3 euros le plein dans quelques jours, ce que je ne souhaite pas mais ce que je redoute, et qu'on ne baisse pas la fiscalité, alors c'est l'économie française qu'on va mettre à l'arrêt. Donc le choix qu'on doit, il faut poser la réflexion de manière suivante, c'est pas soit on baisse la TVA, soit on ne fait rien. C'est soit on baisse la fiscalité, soit... L'économie française va être à l'arrêt dans quelques jours parce qu'à 3 euros le litre, il y a des millions de Français qui ne pourront plus mettre de carburant dans leur voiture et qui ne pourront plus se rendre au travail. Ensuite, et je vais répondre à l'ensemble de vos arguments. Vous m'interrogez sur le coût de cette mesure. Le coût de cette mesure, nous l'avons chiffrée, c'est entre 12 et 15 milliards d'euros par an. On essaie d'être large, entre 12 et 15 milliards d'euros par an. Donc, je le dis, baisse de la TVA à 5,5 et annulation des hausses de fiscalité qui ont été mises en place par Edouard Philippe en 2018. Si on est très précis, une baisse de fiscalité, ça comporte deux colonnes dans le tableau. La première colonne, c'est la dépense que l'on... supprime pour la financer, et de l'autre, c'est ce que vous rendez concrètement aux Français. Ce que vous rendez concrètement aux Français, je l'ai dit, c'est 20 euros sur un plein de 40 litres. Et les dépenses que vous supprimez, 12 à 15 milliards d'euros, c'est 1%, pas 10, pas 20, 1%. de la totalité de la dépense publique, c'est-à-dire sur ce que dépensent les fâches à carrière. Mais c'est une
facture qui pèse sur les finances publiques, donc sur nous. C'est l'argent qui manquera pour nos hôpitaux, c'est l'argent qui manquera pour nos écoles. La question c'est immédiatement, très concrètement, rapidement, comment vous compensez ? Mais nous n
'avons plus le choix. D'abord les économies, je vous en ai donné tout à l'heure. Faites-moi grâce de cela, je vous ai cité un certain nombre d'économies. Donc nous avons... Un puits de 125 milliards d'euros d'économie que nous souhaitons faire, je l'ai dit, le coût de l'immigration, la contribution au budget de l'Union européenne qu'on souhaite réduire, les subventions au panneau solaire chinois, c'est 8 milliards, les agences, les opérateurs publics, la lutte contre la fraude, le train de vie de l'État, donc des pistes d'économie. J'en ai cité quelques-unes, nous en avons et nous les présenterons dans le tout petit détail dans quelques jours avec Marine Le Pen. Mais ce que je veux dire par là, c'est que ce n'est pas soit... 12 ou 15 milliards, soit rien du tout. C'est soit 12 à 15 milliards d'euros, soit les dizaines de milliards d'euros que l'économie française va perdre, quand dans quelques jours, plus personne ne pourra mettre de carburant. dans la voiture. Et si plus personne ne peut mettre de carburant dans sa voiture parce que l'essence est trop chère, ce n'est pas 12 milliards d'euros qu'on va perdre. C'est des dizaines et des dizaines de milliards d'euros. Là, vous êtes en train de te dire que ce serait le coût
d'un très grand rassemblement, d'un très grand mouvement comme les Gilets jaunes qui ne coûterait plus cher. C'est ce que vous dites que de ne pas intervenir. C'est la reine de l
'économie française. Si l'infirmière libérale qui a besoin de son véhicule pour aller travailler ne peut plus s'y rendre, si l'artisan qui a besoin de son véhicule... pour travailler, si le commerçant qui se rend au travail chaque matin ne peut plus s'y rendre, si les millions de salariés ou de fonctionnaires ne peuvent plus y aller parce que l'essence est beaucoup trop chère et qu'à 3 euros, on ne peut plus mettre de l'essence dans sa voiture, même 10, 15, 20 euros, dans l'attente que peut-être un jour, dans les tout prochains temps, les prix des carburants diminuent. Donc, ce que je veux dire par là, c'est que, vous voyez, 100 euros pour 3 millions de Français. Ça ne règle pas le problème. La logique d'échec est une logique inflationniste et contre-productive pour l'économie française. On est arrivé à ce qu'on appelle en économie la courbe de l'affaire. La courbe de l'affaire, ça veut dire trop d'impôts, tue l'impôt. C'est-à-dire qu'à force de toujours ponctionner les Français qui bossent, à force de toujours ponctionner les gens qui travaillent, il y a de moins en moins d'impôts qui rentrent dans les caisses de l'État. C'est un
archipel ?
La France croule sous les taxes. croule sous les normes. Et donc, notre priorité en matière économique, ça doit être de moins dépenser pour soulager la pression fiscale. C'est un archipel de
colère, en tout cas, qui pourrait s'agréger entre des secteurs et des professions diverses. Que dites-vous à cette France, justement, du travail ? Est-ce que vous l'encouragez à manifester, à descendre dans la rue, à se rassembler, ou est-ce que vous lui donnez rendez-vous dans les urnes
'abord, je comprends la colère. Qui ne la comprend
pas ?
Tout le monde la comprend. Hier soir, je rentrais du Parlement européen. J'étais aujourd'hui ici pour préparer cette émission. Et j'ai deux personnes qui sont venues me voir, qui travaillent dans une entreprise de distribution et qui m'ont dit « plus personne ne nous écoute ». On a tout essayé, plus personne ne nous écoute. Et ils ont aussi ajouté, vous êtes avec Marine Le Pen, notre dernier recours. C'est-à-dire la seule force politique dont on a le sentiment qu'elle prend en considération et qui parmi ses dirigeants a au fond de son cœur ce que ressentent des millions de Français. Donc je ne sais pas ce que seront ces mouvements de colère. Vous
les accompagnerez ? Est -ce que vous les accompagnerez ?
Je vais vous dire, mon rôle, ma responsabilité, ce n'est pas personnellement de descendre dans la rue. d'offrir une lueur d'espoir et d'offrir un débouché politique, d'offrir des réponses concrètes, institutionnelles, démocratiques, économiques, sociales à la colère des Français. Et donc, nous avons conscience qu'avec Marine Le Pen... y a tout à reconstruire. La France est un champ de ruines, madame. L'école est par terre. Les hôpitaux sont par terre. L'économie est par terre. La sécurité n'est plus assurée.
Le 17 octobre, quand il y a un appel à la mobilisation, vous allez adopter peu ou prou la même stratégie que lors des Gilets jaunes. C'est une forme de soutien sans participation.
Français sont libres. Je ne suis pas propriétaire des souhaits de manifester ou de ne pas manifester des Français. Donc, si nos concitoyens ont envie de s'exprimer dans ce droit sacré que leur permet la Constitution, c'est-à-dire celui de manifester, de s'exprimer, de pouvoir revendiquer une colère et des revendications de manière saine et pacifique, ils ont la liberté, le droit de le faire. Mais mon devoir à moi, qui est aujourd'hui président d'un parti politique, est donné... gagnant dans tous les scénarios, dans tous les cas de figure de l'élection présidentielle avec Marine Le Pen, c'est d'offrir aux Français dans quelques mois la libération de l'économie française. C'est de les délester des taxes, des normes, des contraintes et des impôts qui étouffent aujourd'hui nos commerçants, nos artisans, nos TPE, PME, mais aussi nos grands groupes qui font la fierté du savoir-faire français en Europe et dans le monde. Et nous aurons besoin de réconcilier l'ensemble des forces vives de la nation pour reconstruire notre pays, reconstruire notre pays. C'est ça qui va être au cœur. de cette élection présidentielle. Il faut beaucoup d'humilité, mais je veux dire aux Français que... Nous avons la volonté, nous avons la sincérité et nous aurons demain la détermination pour engager le projet de redressement qui aura été choisi.
Il y a la volonté, il y a la situation du pays. Plus largement, Jordan Bardala, si la France se retrouve dans cette situation sans marge de manœuvre, c'est peut-être aussi parce qu'elle n'a pas mené de réformes structurelles. Vous avez cité tout à l'heure nos voisins européens. Peut-être peuvent-ils se permettre de baisser les taxes ou la TVA parce qu'ils ont mené avant nous des réformes structurelles et celle qui est qualifiée de la mère des réformes. des batailles, la réforme des retraites. Est-ce que, selon vous, on est en train de payer, là, la facture du gel ou de la suspension de la réforme des retraites ?
Non. Une année d'intervalle, le coût de la suspension, une année d'intervalle, était, je crois, inférieur à un milliard d'euros. Donc, on ne le paye pas tout de suite. Mais ce qui est certain, et j'en suis parfaitement conscient, et je suis lucide, notre système des retraites... n'est pas soutenable dans sa composition actuelle, dans la mesure où vous aviez... Le système de repartition
n'est pas soutenable.
Naturellement, vous aviez il y a 50 ans, un demi-siècle, 4 cotisants pour un retraité, vous avez aujourd'hui 1,7 cotisants pour un retraité. Donc, a un problème avec la quantité de travail. C'est-à-dire que le choix, il est simple. Soit vous demandez aux gens qui travaillent déjà, et qui font des métiers parfois très difficiles, de travailler un petit peu plus longtemps. soit vous demandez aussi aux autres de contribuer à l'effort national. Et ce que je note, et c'est la raison pour laquelle moi je suis attaché à une réforme qui valorise davantage la durée de cotisation, vous savez l'âge légal c'est une sécurité. Vous continuez à dire
que ça ne veut rien dire l'âge légal ?
L'âge légal ne veut rien dire dans la mesure où le système français est basé sur deux critères. L'âge légal qui est une sécurité qui ouvre vos droits à la retraite et une durée de cotisation. Si vous commencez à travailler... à 20 ans ou
à 30
ans, naturellement, vous n'avez pas la même retraite. Vous m'avez comprise. La question est économique et elle
est politique. Si vous continuez à penser que l'âge de départ ne veut rien dire, c'est-à-dire que vous dites ce soir aussi qu'en interne, dans le parti, il y a une réflexion encore en cours sur l'âge légal et que vous portez cette ligne ? Non, pas du tout.
Je dis une chose très simple. C'est ce que j'entends ce soir. Tous les candidats à l'élection présidentielle qui viennent vous dire qu'on va repousser l'âge de départ à la retraite, souvent de manière très injuste d'un an ou deux, Non seulement, beaucoup de Français le vivent comme une injustice, mais ça ne réglera pas le fond du problème. Le fond du problème, c'est qu'il n'y a pas assez de cotisants, il n'y a pas assez de gens qui travaillent pour assumer notre démographie et notre population. Mais je vous pose la question
différemment. Est-ce que pour que le système soit plus lisible et plus juste, est-ce qu'il ne faut pas d'abord regarder le nombre d'années cotisées
Aujourd'hui, la moyenne... on va faire une très grande moyenne de durée de cotisation, c'est 39 années. La loi prévoit une durée de cotisation à 42 ans. Donc ce qui est injuste aujourd'hui dans le système, et c'est là où on doit porter une attention supplémentaire, c'est que plus vous avez commencé à travailler tôt, Plus vous êtes pénalisé. C'est-à-dire qu'une infirmière libérale qui a commencé à travailler à 21 ans va devoir cotiser 43 ans pour avoir une retraite à taux plein.
Quelqu
'un qui commence à travailler à 30 ans, pour avoir une retraite à taux plein, devra cotiser ? Vous touchez au
cœur du réacteur parce que parmi ceux qui votent pour vous et plus largement, d'ailleurs, tous les Français sont en droit de savoir s'il y a aujourd'hui... Ce n'est pas une question de deux lignes dans le parti. Mais si vous dites ce soir que l'âge de départ n'a plus vraiment d'importance et que pour vous, le système sera plus lisible et plus juste si on regarde le nombre d'années cotisées, ce n'est pas la même musique qui est entonnée dans le reste du parti.
Mais pas du tout. Ce qu'on dit, c'est que vous avez un âge d'ouverture des droits qui est 62 ans. C'est une sécurité. C'est-à-dire que ceux qui vous expliquent... comme monsieur Attal par exemple, qu'on supprime totalement l'âge légal et que vous n'avez qu'une durée de cotisation, d'abord ça va coûter très certainement beaucoup plus cher au système et vous n'avez pas une sécurité qui ouvre vos doigts, notamment pour les carrières longues et notamment pour les femmes qui ont bien souvent des retraites qui sont en moyenne. 30% inférieures à celles des hommes parce qu'elles ont précisément des carrières à chez donc cet âge légal il est très important c'est une sécurité mais ce que je veux dire c'est que c'est la quantité de travail qui va résoudre le déséquilibre du système et donc nous ce qu'on souhaite faire par une réforme ambitieuse c'est pousser les jeunes à rentrer plus tôt sur le marché du travail parce qu'aujourd'hui le premier emploi significatif en France c'est 27 ans contre 23 en Allemagne et donc c'est des points à la fois de PIB de main d'oeuvre pour les entreprises et en même temps de cotisation en moins pour le système de retraite, et de permettre aussi aux gens qui arrivent à la retraite et qui ont envie, par volonté personnelle de continuer à travailler, de pouvoir le faire sans cotisation, et en rendant évidemment cette démarche, qui est une démarche volontaire, beaucoup plus attractive. On peut imaginer qu'il n'y ait pas d'impôt sur le revenu sur ces années travaillées en plus, ou qu'on limite les cotisations pour les entreprises, pour pousser aussi les entreprises à garder les seniors plus longtemps dans leur travail. Et je pense qu'il faut aussi une dose de capitalisation.
Ça, vous l'avez toujours défendu.
Mais c'est normal parce qu'au fond, il n'y a pas un système par répartition. Mais est-ce
qu'il n'y a pas une contradiction majeure dans toutes les grandes démocraties
avec un tel déséquilibre qui fonctionne sans une dose de capitalisation ?
Est-ce qu'il n'y a pas une contradiction majeure depuis le début de cet entretien de se faire le chantre d'un retour à l'équilibre avec une règle d'or budgétaire ? Et quand même, si ces 3%, c'est comme les traités. Ce n'est pas rien. Ça astreint. C'est une véritable contrainte à vouloir assainir comme jamais les finances publiques tout en promettant encore et toujours une retraite à 62 ans, voire 60 ans pour ceux qui ont... On commence à travailler tôt. Ça ne passe chez aucun pays européen. Et vous me dites ce soir très sérieusement, moi je serai vraiment le garant de l'assainissement des finances publiques, mais je fais une réforme des retraites d'inspiration socialiste ?
Non, madame, je vous dis autre chose. La première chose que je vous réponds, c'est que d'abord nos voisins européens, tous, ont un taux de cotisation sur les salaires et sur la retraite qui est beaucoup plus haut que le taux français. qui est beaucoup moins haut que le taux français. On est à 28 points en France. C'est par exemple 23 points dans la moyenne de l'Union européenne. Et la deuxième chose que je dis, c'est qu'on n'est pas obligé de vouloir se présenter à une élection. d'aspirer à des responsabilités en France et de promettre aux Français du sang et des larmes. Donc, moi, la promesse que je leur fais, c'est qu'avant de leur demander des efforts, qu'avant de demander des efforts toujours plus durs aux gens qui travaillent, on va demander des efforts aux autres et on va recréer les conditions de la richesse. Parce que, vous voyez, les États-Unis, grands partenaires économiques de la France, ils ont 120% de dette. Sauf que quand vous avez de la croissance, quand vous attirez l'investissement... Quand vous allez de l'avant sur les grands défis du siècle, et en l'occurrence s'agissant des Américains sur l'intelligence artificielle, eh bien tout est beaucoup plus soutenable. Donc moi je dis aux Français... dette est calculée sur le PIB. Et donc, baisser la dépense publique, lutter contre les gaspillages, c'est qu'une partie du travail. L'autre partie du travail, on la réussira en relançant la croissance, en relançant la production. Avec une réforme des
retraites qui, pour certains, est d'inspiration sociale. Si
je suis... Mais je dis aux chefs d'entreprise.
Parce qu'ils comptaient beaucoup sur vous.
Oui, mais je... Peut-être trop. Non, non. Si je suis chef du gouvernement... notre gouvernement mettra en place l'un des plus grands chocs de compétitivité qu'est connu la France ces dernières années. Parce qu'on ne réussira pas à redresser la France si on ne permet pas aux entreprises françaises, toutes les entreprises, les petites. Les moyennes, les ETI, qui souvent sont de construction familiale, et les grands groupes, on a besoin d'eux. On a besoin de les libérer de la fiscalité écrasante qui s'applique aujourd'hui sur leur activité. Et nous supprimons les impôts de production, on va nous dire que ça nous coûte de l'argent. Sauf que vous avez un effet retour. Et qu'en permettant un réalignement compétitif, ne serait-ce que par rapport à nos partenaires européens, on permet plus de production. Lorsque nous allons aller devant la Commission européenne pour demander à ce que la France puisse bénéficier du coût de production de sa filière nucléaire, autour de 50 ou 55 euros le mégawatt-heure, en fait on va faire baisser massivement les factures d'électricité, non seulement pour les familles françaises, mais également pour nos entreprises qui ont vu les charges d'énergie multiplier comme 5, 6, 7, 8, comme jamais depuis, non pas l'invasion de l'Iran, mais depuis... Non, non pas depuis l'invasion d'Iran, mais effectivement depuis l'agression de l'Ukraine par la Russie. Quand on va faire le patriotisme économique, tenez autre mesure qui pourra aussi répondre à la crise que vit notre monde rural. Nous allons faire le patriotisme économique, c'est-à-dire nous allons dire aux entreprises françaises, vous créez de l'emploi en France, vous produisez sur le sol français, et bien vous serez prioritaire dans les marchés publics. Est-il normal que nous consommions ? 50% de bœuf importés dans la restauration collective, c'est-à-dire dans les cantines des écoles, des collèges et des lycées de notre pays, quand vous avez des milliers d'agriculteurs qui n'arrivent plus à vivre de leur travail. Mais nous allons continuer. ces propositions parce que nous voulons une campagne présidentielle sur le fond et nous voulons parler de la vie des Français.
Voilà un sujet qui nous concerne tous et notre quotidien. Vous voulez prioriser l'accès au logement sociaux aux Français, déluge de réaction et de condamnation. Regardez cette image avec quelques propos condamnant une lubie xénophobe, une théorie même raciste. On va voir toutes ces réactions. Que répondez-vous à tous ceux qui, depuis la proposition de Marine Le Pen, vous... font ce procès
je n'ai pas compris le procès. Bon, on va reprendre, si vous le voulez bien, depuis le départ. Marine Le Pen... Là, vous
péchez par naïveté ? Non, non, mais on
va rentrer dans le fond des arguments. Marine Le Pen a fait sa rentrée dimanche à Hénin-Beaumont. En prononçant un grand discours sur le logement. Pourquoi ? Parce que se loger aujourd'hui en France est devenu un parcours du combattant et parce que le logement est en fait d'abord et avant tout une question de pouvoir d'achat quand vous avez 30 ou 40% de ce qui vous reste comme revenu et qui finit dans le paiement de votre loyer. Donc nous souhaitons... supprimant les normes et en mettant en place des mesures incitatives comme la portabilité du crédit par exemple, relancer massivement une politique du logement qui va s'appuyer sur trois mots, construire, construire et construire. Et c'est en multipliant l'offre de logements, on produit aujourd'hui deux fois moins de logements que les besoins de l'économie française, et bien on pourra faire baisser les prix. Et on dit une chose très simple. Le logement social, le HLM, est une aide sociale. Et donc il est naturel que les Français, que les familles françaises... avec une carte d'identité française, sans aucune autre distinction, soit prioritaire dans l'accès au logement social. – Prenons un exemple concret,
M. Bardella, même si, vous allez me dire, ce sont des exceptions, mais dans ces sujets-là, il y a autant d'exceptions que de cas de Français ou d'étrangers. Entre un couple de Malien, par exemple, qui travaille en France depuis, disons, une dizaine d'années, voire une quinzaine d'années, qui paye ses impôts, qui élève ses enfants vraiment dans le respect de nos règles républicaines, et un Français qui a été exilé, qui revient et qui… il se verrait octroyer en premier tout simplement ce logement social. Donc il montrait le premier dans l'ascenseur social. Vous trouvez qu'il y a une justice
Madame, vous pensez vraiment qu'un expat qui généralement s'est expatrié... Non, vous n'allez pas
prendre l'expatrié de Dubaï, monsieur Bardella. Moi j'ai entendu cet exemple
sur les plateaux. J'ai entendu un économiste qui se prétend très sérieux. dire, entre effectivement la famille malienne intégrée, qui respecte la loi, qui travaille, et l'influenceur qui revient de Dubaï, l'influenceur serait prioritaire. Donc je ne pense pas que le sujet soit l'accès de Maéva Ghanam ou de Nabila à un logement social en France. Je pense qu'elles ont d'autres possibilités que d'accéder au logement. Ce que je dis, c'est qu'il y a 3 millions de Français qui attendent un logement social. que nous produisons, au bas mot, 100 000 logements sociaux par an, et que parce que les Français sont chez eux, il est naturel, je dis bien naturel, ce sentiment national dont parlait le général de Gaulle, que les familles françaises aient une priorité par rapport aux étrangers, parce qu'aussi dans le logement social, une véritable préférence étrangère s'est installée. On a 16% d'étrangers qui occupent un logement social. Ils sont 8% au sens étranger de l'INSEE dans la population française. Vous dites 2,9 millions
de ménages qui sont en attente d'un logement social en France. Environ 400 000 logements, disons, seront attribués cette année. Sur ces 400 000, environ 50 000 iront à des étrangers. M. Bardella, très honnêtement, est-ce qu'on va résoudre cette pénurie de 3 millions de logements par un changement de règles d'attribution ? Parce que c'est ça le vrai sujet de nous sommes d'accord. Non, non, non.
Je n'ai jamais dit... Pardon. Marine a fait un discours. de 45 minutes, et je conseille aux Français d'aller voir ce que nous proposons, sur la façon, sur l'impulsion que nous allons donner pour relancer la construction de logements en France. Donc il y a l'abrogation des lois SRU, il y a la suppression du DPE, qui renchérit les contraintes et qui prive aujourd'hui beaucoup de biens d'être sur le marché, et donc naturellement ça renchérit les prix de l'immobilier. Donc on a présenté beaucoup de mesures, l'assouplissement de la loi ZAN par exemple, pour simplifier. pour supprimer des normes, pour inciter l'État à démarcher son foncier public pour augmenter les programmes de construction. Donc on a pour l'instant, et on est le seul mouvement politique, à avoir proposé un programme solide pour relancer la création de logements en France. Mais je dis juste une chose, c'est que nous souhaitons réserver les aides sociales aux familles françaises. Le logement social est une aide sociale et donc il est naturel que les Français soient prioritaires. Donc nous allons remettre de l'ordre. Je vous annonce également que le fait d'avoir un casier judiciaire long comme le bras vous disqualifiera pour obtenir un logement social. Et j'ajoute que si je deviens chef du gouvernement au printemps, je donnerai tout de suite instruction à l'ensemble des préfets. de recourir à la force publique dans les 24 heures qui suivent un squat. Parce que le premier droit de la propriété privée, qui est un droit fondamental, qui est un droit sacré de la République française, est aujourd'hui bafoué. Et il y a aujourd'hui, Madame, beaucoup de propriétaires qui ont les larmes aux yeux en voyant que leur logement a été squatté, que des délinquants se sont installés à l'intérieur en changeant la serrure quasiment, en repeignant les murs, et qui n'arrivent plus à obtenir de l'État le soutien nécessaire. Donc l'État, avec nous, sera du côté des honnêtes gens. du côté des propriétaires. Et notre ambition, c'est de refaire de la France un grand pays de propriétaires.
Priorité nationale, suppression du droit du sol, réaffirmation de la hiérarchie des normes, etc. Tous ces sujets ont un point commun, c'est le sujet des référendums qui structurent votre pensée et votre programme. D'ailleurs, soit dit en passant, est-ce que pour vous, la cour sur prême, c'est le peuple
je suis gaulliste en la matière.
donc toutes les structures intermédiaires, Fustel, comme le Conseil constitutionnel, etc., sont en dessous du peuple ?
Oui.
tous les sujets
je partage la vision qu'avait le père de la Ve République, le général de Gaulle, qui a toujours considéré le peuple comme l'instance suprême. Et je vais même vous dire, vous avez souhaité rappeler notre volonté de consulter les Français par référendum, et nous le ferons dès 2027 sur la question de l'immigration, pour leur permettre d'adopter un bouclier juridique. politique, administrative, qui aura vocation à couper la voilure, à réduire la voilure en matière migratoire en France et à redonner aux Français tous les outils pour reprendre la maîtrise de leur destin. Nous considérons que la Constitution française ne devrait pouvoir être changée. que par l'outil du référendum, c'est-à-dire que par le peuple français.
Marine Le Pen veut proposer aux Français un référendum, une loi en tous les cas, par référendum sur la lutte contre, dit-elle, les idéologies islamistes. Dans ce texte, il y a tous les outils de cette lutte, dont la question du voile qui serait interdite dans l'espace public. Vous exprimez toujours vos doutes sur ce sujet
je dis que c'est un sujet qui est d'abord fondamental. La France... fait face à un entrisme chaque jour plus dangereux de l'idéologie islamiste, qui ne cherche pas à se séparer, on parle souvent de séparatisme, mais à conquérir la société française, à conquérir nos valeurs, notre identité et notre civilisation. Et donc nous devons lutter bec et on contre le fondamentalisme islamiste. Donc notre gouvernement fermera les mosquées radicales. expulsera les étrangers radicalisés, et je vous l'annonce, demandera en tout cas à l'Union européenne de placer les frères musulmans sur la liste des organisations terroristes. Et par la même occasion, nous prononcerons la dissolution de tous les faunés de l'islamisme, c'est-à-dire de toutes les associations politico-religieuses qui sont en réalité, bien souvent en refusant de signer la charte de la laïcité, l'avant-garde des fondamentalistes islamistes en France. La lutte
contre les idéologies islamistes. Et dans ce texte, la partie sur le voile sera... évidemment inscrite, mais vous maintenez que ce sera une interdiction progressive. Moi, j'interroge cette progressivité. Pourquoi ? Est-ce que, comme certains, et Ségolène Royal l'a dit notamment sur ce plateau, vous craignez tout simplement, peut-être, des heurts intercommunautaires, des affrontements ou davantage ? Est-ce que vous vous tenez compte d'une situation qui peut être inflammable ou alors tout simplement vous savez que c'est infaisable
? D'abord, je vais vous répondre sur le voile et puis je vous dirai comment nous allons procéder. D'abord, le voile. n'est pas souhaitable dans la société française, je le dis, parce que je considère qu'il est un outil de discrimination entre l'homme et la femme. Certaines le portent de manière forcée, d'autres le portent de manière libre.
Donc il y a un voile acceptable et un voile qui ne l'est pas ? Non, il
est devenu un étendard du fondamentalisme islamiste. Et si vous regardez d'ailleurs un certain nombre de pays, et notamment des pays du Golfe, ou beaucoup d'autres pays d'ailleurs dans le monde, à chaque fois que les fondamentalistes islamistes ont pris pouvoir, ça a été le cas en Iran avec la révolution islamique de 1979, leur première démarche a été progressivement... de remettre le voile, d'obliger les femmes à porter le voile. Donc, le voile est aujourd'hui utilisé par les frères musulmans et par les fondamentalistes islamistes pour marquer une sécession avec la République française, avec la laïcité et avec les valeurs de la France.
Donc, le voile menace pour vous, notre République ?
Depuis 2004, l'idéologie islamiste, oui. Monsieur
Bardella, le voile menace qui ? L'idéologie,
il ne faut pas faire de raccourci, l'idéologie islamiste, oui. Depuis 2004, les Français le savent bien, Les signes religieux ostentatoires sont prohibés à l'école. Je souhaite que cette interdiction puisse concerner l'ensemble des bâtiments qui ont une mission de service public. Les universités, les mairies et d'autres bâtiments qui accueillent un service public. Et nous souhaitons par l'intermédiaire d'un second référendum. Le premier sera sur l'immigration, référendum constitutionnel. Nous voulons beaucoup consulter les Français par référendum. Le deuxième sur l'idéologie islamiste, parce que je pense qu'au fond, ce n'est pas simplement un débat président de la République, Premier ministre, gouvernement. C'est la société française qui doit se saisir de ce débat. Nous proposerons dans ce référendum d'interdire... à terme, le port du voile dans l'espace. Mais vous ne me répondez pas sur
la crainte, peut-être fantasmée ou réelle, de heurts, peut-être aussi de réactions intrants communautaires. Est-ce que vous le craignez ? Est-ce que c'est une possibilité ?
Les fondamentalistes islamistes sont puissants. Et il suffit de se balader dans certains quartiers. Vous savez, moi j'ai un avantage, c'est que, contrairement à beaucoup qui en parlent d'ailleurs, la question de l'islamisme ou la question du communautarisme... Dans la cité du 93 dans laquelle j'ai grandi, j'ai été confronté très tôt. Et j'ai cette conscience identitaire et civilisationnelle ancrée en moi. Donc ma plus grande angoisse serait que notre pays disparaisse, que la France perde ses valeurs, qu'elle perde ses traditions, qu'elle perde son égalité homme-femme et que les droits des femmes reculent comme ils sont en train de reculer dans beaucoup de quartiers. Et je sais que nous avons face à nous une idéologie qui est puissante, qui est structurée et je ne comprendrai jamais. que la France soit plus faible à l'égard des fondamentalistes islamistes que le sont beaucoup de pays musulmans eux-mêmes, qui, lorsqu'ils ont été confrontés à des attentats, ont fermé les mosquées radicales et ont expulsé les prêcheurs de haine.
Malgré tout, qu'est-ce que vous dites ce soir aux Français de confession de culture musulmane ? Est-ce que vous leur dites que l'islam est tout à fait compatible avec la République et la France et n'a rien à voir avec l'islamisme ? Ou vous ne le dites pas ainsi ?
Moi, je ne suis pas un théologien. –
Ah non, M. Bardella, vous ne pouvez pas éviter la question, elle est importante. – Non,
mais cette question, ce n'est pas à moi d'y répondre.
– C'est à qui ?
– C'est aux musulmans eux-mêmes. –
Ah bon
? Vous, demain, chef du gouvernement,
vous ne pouvez pas dire si l'islam est compatible avec la République
? – Il y a beaucoup de Français de confession musulmane. qui respectent nos lois, qui respectent nos valeurs, et qui sont extrêmement inquiets du développement du fondamentalisme islamiste. Et donc, moi je respecte la spiritualité de chacun, je respecte l'intimité, la conscience de chacun, et je ne m'attaquerai jamais. jamais, à aucune religion. Mais je dis une chose très simple, c'est qu'il y a beaucoup de Français de confession musulmane, et j'en ai connu. La question est
simple, et ce n'est pas une question de théologien. Est-ce que l'islam est compatible ? Soit c'est une évidence pour vous, avec la République et la France, soit ça ne l'est pas. Par exemple, pour quelqu'un comme Éric Zemmour, ça ne l'est pas. Et pour vous, c'est important de savoir. Mais ce n'est pas à moi de répondre
à cette question, madame. Mais pourquoi
vous êtes gênée par cette question ?
Je ne suis pas du tout gênée. C'est quand même une
religion qui est importante dans ce pays, est-elle compatible avec les principes de la République ? Est-ce qu'on peut exercer cette religion de manière totalement sereine et en harmonie avec les principes ? Ce n'est pas à moi de répondre.
C'est aux Français de confession musulmane de le dire. Vous n
'allez pas faire un référendum sur cette question ? Si demain,
il y a une loi qui a été démocratiquement choisie, voulue et votée par le peuple français et qui interdit par exemple le port de voile à l'université, je n'ose pas imaginer que... Certaines, en l'occurrence, certaines ici, refusent d'appliquer les lois de la République française. Et je vais vous dire, il y a beaucoup de jeunes Français de confession musulmane qui considèrent que les lois de Dieu sont supérieures aux lois de la République. Ça, ça me pose un problème. Pardon
de vous le dire ainsi, parfois là, c'est des portes ouvertes qui sont enfoncées. Est-ce que l'islam est compatible avec la République et la France ? Vous ne pouvez pas ne pas avoir un avis sur une question aussi centrale ?
Je ne suis pas théologien. Moi, j'ai des principes, j'ai des valeurs. Et si demain je suis choisi pour diriger le gouvernement, ce sera pour le faire. Mais je dis une chose qui va être audite pour beaucoup de Français. Je vous dis simplement que Marine Le Pen a estimé
qu'il y avait une compatibilité.
Encore une fois, je respecte la foi et l'intimité de chacun. Mais la France et la République seront toujours un bouclier pour les Français de confession musulmane qui respectent nos lois et qui n'ont pas envie d'être assimilés. aux fondamentalistes islamistes. Et vous savez, j'ai rencontré, il y a quelques années, quand je vivais encore dans le 93, quand je vivais encore en Seine-Saint-Denis, beaucoup de Français de confession musulmane qui m'ont confié et qui m'ont dit, l'islamisme qu'on a fui d'Algérie dans les années 90, on est en train de le revoir aujourd'hui dans le quartier.
C'était ma question, pas ma question, fort heureusement, bien sûr. Mais je n'ai pas de problème, je n'ai pas de problème avec une religion.
J'ai un problème avec une idéologie qui défie nos lois. et qui défient nos valeurs. Est-ce que l'islam est compatible avec la République française ? C'est à ceux qui pratiquent cette religion de le dire et de se conformer aux lois, aux principes et aux valeurs de la France.
Sur un plan politique et personnel, il y a cette image. Elle date de dimanche dernier à Hénin-Beaumont. Vous êtes présent aux côtés de Marine Le Pen. C'est aussi le jour de votre anniversaire. La candidate prend la parole, seule à la tribune. La politique, vous le savez mieux que moi, est affaire de relations humaines. Qui ne comprendrait pas qu'après avoir envisagé de fait la possibilité que vous soyez le candidat RN à la présidentielle, que vous portiez les couleurs ? du parti pour la plus haute marche du pouvoir, qui ne comprendrait pas, Jordan Bardella, qu'il faille du temps tout simplement pour digérer, pour retrouver ses marques. C'est le cas ?
L'été a permis d'abord de beaucoup travailler, de prendre du recul, de prendre de la hauteur. Vous soulignez que je m'étais préparé, bien sûr que je m'étais préparé. Et je m'étais préparé à la demande de Marine Le Pen, potentiellement à assumer une tâche qui aura été la conséquence de l'empêchement par la justice, par la cour d'appel. de Marine Le Pen de pouvoir se présenter à l'élection présidentielle. Mais il a toujours été acquis dans mon esprit et dans l'esprit de Marine, parce que c'était le pacte sacré que nous avions passé ensemble, que si elle pouvait être candidate, elle porterait nos couleurs. Maintenant, je vais vous dire, je vois que depuis quelques semaines, on essaie d'analyser ce qui pourrait être perçu comme des humeurs contrariées. Tout ça est inintéressant pour les Français. Moi, ce qui me domine, c'est que la France est en danger. qu'elle risque de disparaître et que Marine Le Pen a aujourd'hui, entre ses mains et sur ses épaules, le destin des Français, le destin de la France. Vous-même, vous n'avez pas du tout changé
durant tous ces mois à vous projeter, pas seulement à Matignon, mais à l'Élysée. Vous n'avez pas du tout changé durant tout ce temps où personne ne savait que Marine Le Pen pourrait être à nouveau éligible.
Vous savez, ce qu'il fait un homme politique... Ce sont les épreuves, c'est d'abord les sacrifices qu'on consomme dans notre vie personnelle. Donc c'est une épreuve de ne pas
être considéré, de ne pas avoir pu être candidat directement ? Non, d'avoir
dû me préparer, ça a été une épreuve bien sûr. Pardon, mais tout le monde peut imaginer que lorsqu'on vous annonce qu'il faut vous préparer à potentiellement être candidat à l'élection présidentielle, tout le monde peut comprendre que c'est un chemin de croix, que c'est une tâche que je n'ai jamais sous-estimée et qui est... peut-être la tâche la plus importante à laquelle un homme ou une femme peut un jour devoir se préparer, dans un contexte que vous connaissiez, qui était un contexte difficile, où je dirais chaque... Ah oui, ça c'est les bobards de libération sur ma vie privée. Parce que ça c'est aussi très intéressant, c'est-à-dire que comme on n'a plus grand-chose... J'allais vous faire réagir. C'est-à-dire que je suis plus attaqué sur ma vie privée qu'avec tous les bobards qu'il y a à l'intérieur d'ailleurs. que sur ce qu'on peut dire ou proposer. Et je trouve ça dommage d'ailleurs, parce que je pense que les Français n'aiment pas les attaques sur la vie privée.
les alimente
n'en sais rien. Vous êtes souvent journaliste mieux renseigné que nous sur ce qui alimente les journalistes de Libération.
Quelques questions rapides pour conclure, Jordan de Bardella. Si demain, vous êtes à Matignon, mais si vous pouviez y répondre rapidement, quelle serait votre première mesure concrète, très palpable pour les Français, tout de suite ?
D'abord, ça va être... de proposer un nouveau budget, un projet de loi de finances rectificatif, dans lequel nous baisserons la TVA à 5,5. D'abord aux confins de l'été pour permettre aux Français de prendre la route, pour ceux qui ont encore la chance de le faire, de partir en vacances. Et puis pour tous les Français de pouvoir travailler, de pouvoir aller visiter leur famille et de pouvoir respirer un peu. C'est important pour eux parce que depuis Paris, on méprise les automobilistes français depuis trop longtemps. Et on rappellera d'ailleurs à toute la classe politique qu'il y a encore un monde, il y a encore une France dans laquelle on a besoin de son véhicule. pour aller travailler.
Une France que vous décrivez souvent dans vos livres, et sans doute dans un prochain livre à paraître, vos deux livres vous ont rapporté, c'est public, près d'un million d'euros de droits d'auteur, c'est un argent gagné, on n'est pas en train de vous le reprocher, on pose la question, que dites-vous à un électeur RN, et ce n'est pas être démagogique que de poser la question, que dites-vous à un électeur RN qui est au SMIC, qui n'arrive pas à finir le mois, et qui s'est toujours projeté dans ses dirigeants,
dont vous ? Mais qu'il peut continuer à le faire. Parce que comme je viens de vous le dire, ma première mesure sera pour le pouvoir d'achat des Français. Et vous savez, j'ai grandi dans un territoire, je l'ai rappelé, difficile. Ma mère m'a élevé avec peut-être 1400, 1500 euros par mois. Ma famille est modeste. Je n'oublie pas d'où je viens et je n'oublierai jamais d'où je viens. Et je pense au fond qu'il y a deux types d'hommes politiques ou de femmes politiques. Il y a ceux qui sont hantés par les souffrances des Français, qui sont encore capables de... de prendre à l'intérieur de soi les souffrances des autres comme des souffrances personnelles, qui sont profondément anxieux de voir peut-être un jour la France disparaître. Et puis il y a ceux que tout cela n'empêche pas de dormir. Je pense qu'avec Marine, nous sommes partis de la première catégorie. Et c'est sans doute aussi pour ça que beaucoup de Français, même ceux qui sont en désaccord avec nous, considèrent que nous sommes différents.