Chargement...
Chargement...

Je voudrais m'interroger sur qu'est-ce qu'on fait dans cette campagne et qu'est-ce qu'on essaye de faire et personnellement qu'est-ce que j'essaye de faire depuis 25 ans maintenant et en quoi le chapitre qu'on écrit là participe pour moi de cette histoire sur un temps long. Je vais énoncer trois objectifs. Le premier objectif, vous l'avez entendu tout à l'heure, c'est de réconcilier gauche et populaire. Il paraît que pour comprendre comment pense un dirigeant, il faut se mettre dans le monde dans lequel il était quand il avait 20 ans. Quand j'avais 20 ans c'était les années 90 et c'était sans doute le moment où la gauche était la plus snob, où elle regardait le reste du pays d'en haut, où jouer au foot et être supporter c'était juste être un bof devant son écran de télé avec sa bière et forcément vous étiez mauvais avec le reste de l'humanité. Donc je viens de ce temps là, dès le début des années 2000, dès la défaite de Jospin. que moi je sens venir depuis Amiens, je n'en suis pas surpris de l'élimination au premier tour, et parer un bouquin sur le divorce de la gauche et des classes populaires, déjà à cette époque-là. Et évidemment, depuis ce moment-là, depuis ma pipe Cardi... Depuis une usine Whirlpool qui à l'époque perd son lave-linge qui part en Slovaquie, je suis dans une exigence de me demander comment je fais avec mon petit journal Fakir pour réconcilier gauche et populaire et pour mettre fin à ce divorce. dire qu'on a vécu des temps contrastés là-dedans parce qu'il y a eu un moment où le front de gauche, le parti de gauche, la France insoumise a été un outil pour réconcilier partout, c'est pas qu'on y est pleinement parvenu, mais pour réconcilier partout gauche et classe populaire. Et puis qu'ils ont ouvert... A partir de 2022, un autre chapitre qui fait qu'il porte une gauche populaire très clairement dans les quartiers, mais que sorti de ça, on est cuit. Nous, on a ce flambeau-là à porter qui passe par des signaux. culturelle. Quand je vais au camping, du film Camping avec Fabien Antoniente, c'est un signe qui est envoyé de voilà, nous ne méprisons pas le camping, nous ne méprisons pas le cinéma populaire, au contraire, nous, quand il nous fait rire, nous l'accompagnons. Mais c'est évidemment des prises de position beaucoup plus de fond, au-delà de jouer au boule et ainsi de suite, c'est par exemple, enfin c'est pas par exemple, c'est notre colonne vertébrale, le rapport à la mondialisation. Il est évident que le divorce entre la gauche et les places populaires, c'est essentiellement le rapport à l'Europe et à la mondialisation, qui est venu tracer comme un fil à couper le beurre entre les vainqueurs et les vaincus. Et les dirigeants de la gauche classique étaient dans le camp des vainqueurs. Jusqu'à Pascal Mamie, président de l'Organisation mondiale du commerce et membre du Parti socialiste. Jacques Delors, ancien ministre de l'économie socialiste et président de l'Union européenne, qui met en place l'acte unique. Et dans le présent, c'est notre travaillisme écologique. qui est la conviction que face au défi climatique, il nous faut transformer le pays en profondeur sur à peu près tout, logement, déplacement, industrie, énergie, culture, agriculture, médecine, tout doit être transformé. Mais que ça doit s'appuyer sur le travail. Mais évidemment, c'est une conception politique aussi, qui est qu'en se disant que plutôt que d'opposer travail et écologie, Ce qui est le truc classique en disant ça fait disparaître des emplois et ainsi de suite. Nous nous disons au contraire travail et écologie doivent... On fonctionne ensemble, pourquoi ? Pour que ce soit un outil qui réconcilie des classes populaires qui sont soucieuses de stabilité, qui sont angoissées parce qu'il n'y a plus de place pour eux et encore moins pour leurs enfants, et à qui on vient dire qu'il y aura du boulot, ça sera du boulot de qualité, ça sera du boulot valorisé, donc les classes populaires et les classes intermédiaires qui sont moins dans l'angoisse du présent mais qui sont dans l'angoisse légitime de demain. Donc le travaillisme écologique aussi est un outil... pour une gauche populaire dans notre pays. Vous savez, je ne sais toujours pas faire les montées, donc vous y allez, vous faites des applaudissements quand vous voulez. Monsieur est très chaud, donc je... C'est lui qui... Il faut regarder, ça tombe bien, il a un foulard rouge, donc vous le suivez. Tiens, tu peux venir t'asseoir ici, comme ça tu lui feras la claque. Vas-y, viens, viens, viens. Petite anecdote, pendant l'été, comme un chien qui va toujours pisser au même endroit, je vais en Ardèche... En vacances. On doit arrêter avec les métaphores canines, c'est ça ? Et je suis à l'hypermarché Leclerc de Montélimar. J'attends au rayon charcuterie et il y a un mec qui vient avec moi et qui me dit « Ah, Ruffin, non, je ne pouvais pas que tu passes dans le supermarché que je ne te salue pas. » Le mec, il avait un tablier rouge et il me dit « Je suis retraité, Patrick. » Et bien que je sois à la retraite, il y a 72 ans, tous les week-ends, je viens chez Leclerc pour faire des présentations de vin parce que ma retraite ne me suffit pas à vivre. Mais vraiment, on compte sur vous. Si vous n'êtes plus là, il n'y a plus rien. Et je dis juste que je vis moi dans ma tête avec Patrick. Comment on fait pour que Patrick se sente pas lâché ? Comment on fait pour que Patrick continue à se reconnaître dans la gauche ? Et donc voilà, je crois qu'on doit vivre avec Patrick à l'esprit, déjà net à l'esprit, en se demandant comment on fait pour que la gauche, elle leur parle. Donc on doit continuer ce chemin-là, et c'est en même temps, je vous le dis, quand on vous annonce ça, c'est une fierté et un poids en même temps. Mais c'est le premier objectif que nous avons dans cette campagne, c'est de... marquer un chemin de réconciliation de gauche et populaire dans le pays partout. La deuxième chose, c'est la bataille des idées que nous menons depuis 25 ans avec Fakir, avec des films, avec des livres, avec des émissions de radio, avec des élections en 2017 aux législatives, aujourd'hui à l'élection présidentielle. Des batailles des idées, nous en avons déjà remporté un certain nombre. Je pense évidemment à la question des taxes frontières, des barrières douanières, des quotas d'importation, même plus généralement la souveraineté. Quand on prenait souveraineté, auparavant on était souverainistes, on était des rouges-bruns et c'était pas bien. Nous avons remporté cette bataille-là tellement que le risque aujourd'hui c'est que le mot souveraineté soit noyé à force d'être utilisé et qu'il ne signifie plus rien. Et nous on en fait quelque chose de concret. Oui il faut des taxes frontières, oui il faut des barrières douanières, oui il faut des... quotas d'importation. D'autres batailles qu'on a gagnées, c'est par exemple la bataille sur l'indexation des salaires sur l'inflation. On n'a pas remporté dans la réalité. Mais maintenant, c'est toute la gauche qui, grosso modo, dit oui, quand il y a de l'inflation, il faut indexer dessus. Je signale que quand on a commencé à bosser là-dessus, y compris la France insoumise, ne voulait pas qu'on l'inscrive et c'était une bataille à l'intérieur du groupe parlementaire pour qu'il y ait l'indexation au programme, l'indexation des salaires sur l'inflation. Mais de manière plus générale, ce qu'on vise, je dirais, c'est presque un changement d'hégémonie. C'est qu'on fasse entrer la société française dans un autre temps et un autre monde. Et ça, c'est une bataille culturelle large. Il n'y a pas 1789 s'il n'y a pas les Lumières avant qui s'insinuent dans toute la société, y compris chez les aristocrates et chez les curés. Il n'y a pas le Conseil national de la résistance s'il n'y a pas déjà des idées qui ont infusé, et notamment la victoire du Front populaire. que ça continue à percer et que ça débouche sur le fait que la société française est d'accord pour avoir ce vaste plan de sécurité sociale en 1945. Quand, dans les années 70, c'est toutes les sociétés françaises, y compris la droite, qui est keynésienne. Et à partir des années 80, c'est toute la société française, et y compris la gauche communiste acceptée, il faut leur reconnaître ça, qui devient libérale. Eh bien, nous... C'est à ce moment-là que Lionel Jospin prononce l'expression « nous ouvrons une parenthèse libérale ». Nous, nous sommes là pour refermer cette parenthèse libérale. Voilà le combat qu'il note, la bataille des idées que nous menons. Quand je me suis engagé dans cette bataille-là, c'est une bataille pour la régulation, l'indexation des salaires, qu'il y ait des plafonnements des loyers, qu'il y ait des coefficients multiplicateurs dans l'agriculture, bref, qu'on revienne à un certain nombre d'instruments de régulation. C'est une bataille qui vient dire qu'il n'y a plus d'équivalence entre la production, le PIB et le bonheur et qu'il faut s'appuyer sur d'autres indices de bien-être. Quand j'ai commencé à mener cette bataille-là il y a 25 ans, je me disais, au fond, j'ai un demi-siècle. J'ai un demi-siècle devant moi. Pourquoi ? Parce que les libéraux... Ça a commencé à la société du Montpèlerin dans l'entre-deux-guerres avec Hayek et compagnie, et puis c'est passé par Enron, qui était une journaliste qui a publié des ouvrages à grand succès, et puis ça a abouti sur Ronald Reagan et Margaret Thatcher, et puis c'est le monde entier qui s'est mis au diapason du Hayek des années 30, avec l'Organisation mondiale du commerce, et ainsi de suite. Et donc je me disais, j'ai un demi-siècle devant moi, et avec une forme de répartition du travail. C'est-à-dire qu'il y a des intellectuels qui produisent des idées, il y a moi comme vulgarisateur, capacité à passer les idées, à les transformer, à trouver des formules, qui vient aider à les populariser. Derrière, il y a les politiques qui devront être élus et qui amèneront un changement de société. D'une part, il y a deux choses qui ont changé. J'ai changé de rôle, je suis passé d'un rôle à un autre, tout en continuant d'être un vulgarisateur. Et on a une autre difficulté qui est le rapport au temps. On n'a pas un demi-siècle devant nous. La question climatique produit un autre rapport au temps. qui fait que là on pouvait se dire bon bah écoutez sur l'économie il y a des hauts il y a des bas les classes à un moment elles se reconstitueront et c'est la classe ouvrière qui aura le rapport de force en sa faveur ça peut plus marcher comme ça parce que c'est comme si on était dans un compte à rebours et chaque jour qui passe où on n'agit pas face au climat c'est du temps qui est perdu donc ça nous enjoint évidemment d'agir au plus vite pour fermer la parenthèse libérale, notamment par la régulation et non pas laisser faire le marché. Voilà le deuxième point. Premier point, je le redis gauche populaire. Deuxième point, la bataille des idées qui est menée depuis 25 ans et qui là doit être un moment d'énonciation dans la société. Et puisque vous avez voté à 86, je veux bien un verre d'eau, mais il est vide, donc c'est sympa les verres d'eau. Troisième point, vous avez voté à 86,5%, j'ai bien retenu, pour un Conseil national de l'espérance. Je pense que nous avons une fonction spirituelle et que je m'efforce de remplir un rôle spirituel depuis 25 ans. Je suis sur une terre de Picardie où... Les gens, et en particulier dans les classes populaires, sont habités par de la résignation. Je le dis parce qu'il y a une histoire. Quand la première guerre mondiale passe par là à l'aller au retour, qu'elle s'enlise dans des tranchées, que la deuxième, on a le droit aux Allemands à l'aller et aux Américains en retour, ça produit quelque chose dans l'esprit de mon coin. Et par ailleurs, 40 ans de fermeture d'usines... En série, il y a des gens qui vous expliquent comment ils sont passés d'une boîte à l'autre et qui se sont faits licenciés à chaque fois. Ce sont des coups de massue sur la tête qui produisent de l'abattement, qui produisent du découragement, qui produisent de la résignation. Et je sais que quelque part, je suis habité par ça. Je suis en adéquation avec le paysage mental de ma région. Et ça veut dire que l'espérance, c'est une volonté. L'espérance, je dis, l'espoir est un muscle. L'espoir est un muscle et tous les jours, il faut se demander où est le chemin d'espoir. Alors, avec un contraste chez moi et dans notre travail, entre la boue du terrain et le ciel des idées. Quand on est reporter et qu'on rencontre des gens qui ne vont pas bien tout le temps, on risque de s'enliser dans cette fatalité. Et donc, c'est qu'est-ce qu'on va aller tirer du côté du soleil, du côté du ciel, du côté des livres, du côté des idées, qui va nous amener vers le haut et nous arracher à cette bout du réel, qu'il ne s'agit bien sûr pas d'oublier, mais il faut être porté vers... Autre chose, l'enthousiasme, ça veut dire aller vers Dieu. Alors moi je suis agnostique personnellement, mais enfin il y a un mouvement qui est un mouvement qui va vers le ciel. Et comment on muscle ? Alors il y avait même quand j'étais à Fakir, je disais toujours qu'il fallait faire germer les graines de l'espérance. qu'il fallait semer les graines de l'espérance. Les copains, c'était foutu de ma gueule évidemment, ils avaient fait une affiche où on voyait moi qui jetais des graines comme ça et c'était marqué Truffaut en dessous. Bon, c'était pas le cinéaste, c'était le magasin de jardinage. Mais bon, mais donc comment on peut faire ? Évidemment le recours à l'histoire, c'est-à-dire la pire phrase c'est « c'est comme ça ». contre le c'est comme ça dire hier c'était pas comme ça et à l'épuiser dans les pages de lumière de notre histoire les pages de soulèvement les pages où il s'est passé quelque chose évidemment on a cité le front populaire et on voit comment ça fait réagir dans la société quand on évoque cette page là il y a encore des choses qui se passent c'est évidemment le conseil national de la résistance qui est peut-être plus confidentiel mais qui a été évoqué aujourd'hui Et pour l'essentiel, c'est quand même 1789, quand les Gilets jaunes, autre moment d'espérance, ce sont les plus résignés qui, à ce moment-là, ont été traversés d'une espérance, les plus isolés qui se sont mis ensemble, les plus silencieux qui ont pris la parole, les plus invisibles qui ont mis un gilet fluorescent. Donc c'est le moment du basculement, évidemment. Aussitôt, nous, on est avec, je le redis, ce qui n'est pas le cas de l'ensemble de la gauche, loin de là, à ce moment-là. Mais donc... Quand les gilets jaunes surgissent, et immédiatement en citation 1789, c'est le roi Macron. C'est Brigitte Marie-Antoinette. Ce sont les cahiers de doléances. Ce sont des états généraux. Nous sommes les nouveaux sans-culottes. Je le dis parce que cet imaginaire-là, on ne doit pas le laisser tomber. D'où mon combat pour un puits du fou de gauche, si vous voulez, on y reviendra, mais pour le fait que quand on célèbre le 14 juillet, on doit parler de la révolution. On doit parler de 1789 parce que ça reste vivant. dans l'esprit des gens. Lutter contre le c'est comme ça, contre le désespoir, c'est aller chercher ailleurs. Quand on va dire que ça existe déjà, quand on fait la proposition de loi sur le train à 29 euros, simplement, le TER à 29 euros pour tout le monde, de dire que l'Allemagne le fait déjà, c'est quelque part lutter contre le c'est comme ça. Sur les vacances gratuites pour les mômes, dire que Strapp le fait déjà, que Poitiers le fait déjà, c'est la possibilité. de rouvrir un imaginaire. Je dirais que même contre ce « c'est comme ça » de quelque chose de déprimant d'en haut, tout ce qu'on peut montrer, qui d'en bas est dans une forme d'acapitalisme, pas forcément d'anticapitalisme, mais des gens qui font du bénévolat, qui inventent, tout ça participe à redonner de l'air, à rouvrir de l'imaginaire et à ramener de l'espérance. Évidemment, les films, les livres, toute la production artistique, quand Roosevelt disait qu'on ne redresse pas un pays seulement par des barrages hydrauliques ou par une politique de grands travaux, mais qu'il faut aussi redresser l'âme du pays et qu'il envoie des artistes à travers le pays, c'est un outil pour l'espérance. Et donc, voilà, je crois, les trois choses. Dire que le moment qu'on traverse est un moment contrasté, avec évidemment... des angoisses cumulées, l'angoisse du climat, l'angoisse très concrète pour les gens de ne pas pouvoir... faire remplir le frigo, faire le plein, de voir encore le niveau de vie qui s'abaisse, payer les factures, payer l'électricité, etc. C'est une angoisse. L'angoisse, pour nous, politiquement, de l'arrivée du Rassemblement National au pouvoir, tout en sachant que finalement, eux, sont en train de gagner une bataille de l'espérance. Au-delà des propositions une à une, ils sont sur une bataille de l'espérance. Donc on doit situer notre combat au même niveau. Donc je vois toutes les angoisses qu'il y a. Je vois aussi l'espérance. Je vous disais, pour comprendre un dirigeant, il faut comprendre ce qui se passait quand il avait 20 ans. Quand j'avais 20 ans, les années 90, c'était un monde qui était figé. La toute-puissance américaine, le gendarme du monde, c'était le libéralisme gravé dans le marbre, pour ceux qui se souviennent de cette expression-là. C'était la fin de l'histoire. Donc finalement, c'était quelque chose qui était mort. Aujourd'hui, c'est le bordel. Les Américains veulent aller en Iran, mais ils se font bâcher. Donc là, il y a du jeu qui se rouvre sur le plan géopolitique. Et le jeu politique, lui aussi, il est beaucoup plus ouvert. Il n'est pas figé entre l'UMP et le Parti Socialiste avec une alternance sans alternative. C'est le bordel. Il peut se passer des choses. des poches d'air et il y a dans le désir du peuple français aujourd'hui un profond désir d'autre chose voilà je crois les trois choses qu'on s'efforce de faire dans la durée dans notre campagne Tout faire pour donner les signes d'une réconciliation entre gauche et classe populaire. Et quand bien même ça ne marchera pas maintenant, ça ne marcherait pas pleinement maintenant, une déception que produirait le Rassemblement national, il faudra qu'il y ait des figures de gauche, il faudra qu'il y ait des gens de gauche qui viennent répondre concrètement à cette déception éventuellement. Ça c'est la première chose. La deuxième chose, je l'ai dit, c'est de mener la bataille des idées et de fermer la parenthèse libérale, de revenir à un certain nombre de régulations. Et la troisième chose, c'est la bataille de l'espérance. Je terminerai par une citation de Paul Ricoeur. Paul Ricoeur, parce qu'il y a un bouquin qui est paru sur la gauche et l'espérance, Paul Ricoeur dit ceci, nous sommes responsables de maintenir un but lointain pour les hommes, appelons-le un idéal, enfin... une espérance. Je pense que voilà, nous avons des petits choix tactiques à faire, nous avons des pas à faire en avant, mais il ne faut pas oublier cet horizon et notre horizon doit être de maintenir un idéal, de maintenir une espérance et de l'incarner. Merci à vous.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.