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C'est notre dernier Français à intervenir aujourd'hui. Et Fabien Roussel, c'est un milliardaire qui va s'adresser à vous. Et un milliardaire qui s'assume. Bonsoir Paolo Rotelli, vous avez 37 ans. Donc vous avez hérité d'abord, puis développé ensuite un empire industriel dans le domaine de la santé, des cliniques et des hôpitaux, je crois.
Oui, à Milan, exactement. Maintenant, en Pologne
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aussi. Voilà. Alors vous habitez aujourd'hui Monaco, je crois. D'ailleurs, je ne suis pas un Français, je suis Italien à 100%. Vous êtes Italien ? Bon, vous êtes Italien. Mais vous avez des liens très importants avec la France. Vous voyez, je parle sans accent le Français. Voilà. Il faut ajouter donc que... Quand je dis que vous assumez, on le voit peut-être à votre collier, par exemple. Vous pouvez nous montrer votre collier ? Oui, il est là. Il paraît que c'est des vrais. Oui, oui, c'est des vrais. Des vrais diamants ? Bien sûr. Et du vrai ordre du quart. Alors, je ne sais pas si on le voit. Est-ce qu'on voit le collier de Paul O'Rotelli ? On va se débrouiller pour le voir. Ou peut-être vous pouvez vous lever une seconde. Voilà. Le voilà, le collier. Bon, vous vous assumez et vous avez vendu la plus grande partie de votre empire. Ah non, non, je n'ai rien vendu. En fait,
j'ai toujours 33% du groupe hospitalier. J'ai juste dit bonjour, je ne suis plus le président. Maintenant, je vais m'occuper de deux choses, de musique et d'influence, parce que je vais faire mes passions. Et mes passions m'ont amené rapidement au super-tôtel. Et d'ailleurs, pour arriver à la question, j'ai besoin de parler d'abord de deux personnes qui sont là, qui m'ont... Une touchée et un surpris. Victor d'abord, tu m'as laissé bouche ouverte quand tu parlais. Et je pense que tu vas plus avoir besoin de penser à 32, 35, 44 heures. Il se trouve que j'ai une villa près de Cannes. Et moi je suis prêt à te proposer un poste aux 35 heures à 3500 euros net. Par mois.
Ah, vous voyez ce qui se passe sur le plateau de la grande confrontation ? Ça devient... Ça devient Pôle emploi. Bravo ! Ça devient Pôle emploi de luxe. La chance. Voilà, il se serre la main. C'est conclu. Marché conclu. Je n'ai pas dit marché conclu, quand même, parce que j'ai quand même... Quand vous dites milliardaire, ça veut dire que votre patrimoine est vraiment supérieur à 1 milliard d'euros aujourd'hui ?
Selon le publicateur qu'on utilise de la marge de mon entreprise, entre 800 millions et 1 milliard d'euros.
Bon. Quelle question ? souhaitiez-vous poser à Fabien Roussel ? Parce que les milliardaires, il en est beaucoup question depuis quelques semaines en France. J'y rêvais, j'y rêvais.
Je voulais montrer l'exemple. Exemple 2, c'était Andy. Andy, moi j'étais à Cuba. En 2011. Et moi, ce que j'ai vu avec mes yeux correspond plus à ce que tu as vu toi. J'ai l'impression d'ouvrir un bouquin d'histoire sur le communisme de l'URSS. Là-bas, le parti nous a venu à droite à gauche, nous disait la grandeur, regardez le grand hôpital. Mais attendez, n'ouvrez pas la porte là-bas, il n'y a plus rien qui marche. Puis on a découvert comment soigner le cancer. Avec quoi ? Du venin de scorpion. Et pourquoi votre scorpion est meilleur ? Parce qu'il est communiste. Et puis, dans la rue, marché noir à fond. Comme pendant le communisme de l'URSS. Tu parlais aux gens...
ont peur.
Ils ont peur. Et moi je suis italien, du coup vous comprenez bien. Du coup, moi j'ai 110 millions de vues sur les réseaux sociaux maintenant par mois. Si tu veux que je t'aide à donner de la visibilité à ça... Moi je suis disponible.
Merci beaucoup.
Encore une alliance, encore une alliance.
Maintenant, ceci dit du coup, ayant montré en live à quoi sert un milliardaire, ok ? En France. Camarades Roussel, êtes-vous fiers qu'il y ait des milliardaires de coûts qui soient en France
Moi j'ai une vision du bonheur qui n'est pas seulement individuelle mais collective. C'est-à-dire que... Mon objectif, c'est de faire en sorte que chaque Français, chacun de nos concitoyens puisse s'épanouir dans sa vie. Et donc, ça ne peut pas être du one shot, un coup par-ci, un coup par-là. Je souhaite qu'on puisse garantir à chacun les moyens d'une vie digne et heureuse. Et donc, le problème qu'il y a aujourd'hui avec le fait qu'il y a en France de plus en plus de milliardaires... qui sont de plus en plus riches, c'est que notre pays, bizarrement, produit plus de richesses, même si depuis 5 ans ça a diminué, mais sur ces 20 dernières années, on a produit beaucoup plus de richesses, et qu'une grande part de cette richesse a été captée par les 0,01% les plus riches du pays, et a été moins distribuée. aux travailleurs, aux salariés, et ça, c'est un problème. Donc, je ne dis pas, Haro, sur les milliardaires, je coupe les têtes des milliardaires. Je dis qu'il y a des inégalités qui se sont creusées dans notre pays et que la part de la richesse que nous produisons, que les salariés produisent, a été captée. beaucoup plus qu'il y a 10, 20 ans, par une infime minorité, et je le regrette. Et je suis pour une meilleure redistribution de ces richesses. Je suis juste favorable à ce que les Français, les salariés, les ouvriers, quand ils produisent quelque chose, qu'ils suent, qu'ils donnent de leur cœur, de leur passion et de leurs muscles, qu'ils en aient un juste retour. Or, cette part de la valeur ajoutée... qui retourne au travail, elle a diminué. Et c'est d'ailleurs pour ça que je fais une proposition. Je peux la révéler ce soir ? Allez-y. Je suis pour la parité sociale au Parlement, mais aussi dans les grands groupes, dans les entreprises. La parité sociale, c'est parce que, par exemple, au Parlement, on a mis en place la parité femmes-hommes. Nous avons l'obligation de présenter autant de femmes que d'hommes. Je voudrais que nous ayons l'obligation de présenter autant d'ouvriers, d'employés pour siéger au Parlement que de chefs d'entreprise, d'avocats et de fiscalistes. Ça fera du bien qu'il y ait au Parlement plus d'ouvriers et d'employés pour décider des budgets qui les concernent. Deuxième chose, je propose que dans les grandes entreprises, il y ait la même chose et que dans les conseils d'administration où on prend les décisions... Il y ait aussi autant de représentants des salariés qu'ils aient autant de voix que les actionnaires pour prendre les décisions qui les concernent. C'est-à-dire comment on produit les richesses, comment on la répartit, comment on investit. Eh bien oui, mais c'est la différence que nous avons. C'est que moi, ce que je souhaite, c'est de la démocratie de bon sens. C'est que enfin, ceux qui produisent participent aux décisions qui les concernent.
C'est la démagogie pour une raison très simple. Un milliardaire, ça ne pousse pas sur une plante. Et surtout, quand vous parlez, on dirait que le milliardaire a un milliard dans son compte en banque. Non, sa boîte, où sont les travailleurs, vaut un milliard. Ma partie de la boîte vaut un milliard parce que je suis passé d'avoir 10 000 employés à 25 000 sur deux pays. Et s'il y a de plus en plus de milliardaires, ce n'est pas parce qu'ils veulent le travailleur, c'est parce qu'ils donnent des services. avec des nouvelles entreprises que la masse, tout le monde utilise. 100 milliardaires, vous n'aurez pas Apple, Microsoft, Uber, Deliveroo, et j'en passe. Donc le milliardaire, ce n'est pas quelque chose de négatif, ce n'est pas inuisible. Vous voulez dire que vous n
'avez pas pris cet argent à d'autres
Cet argent est une valeur. Vous avez créé de l'activité. Vous avez créé de la richesse et de l'activité. Et cet argent, il continue à payer les salaires de 25 000 familles. Et si j'avais, dans mon conseil d'administration, ou avec moi les ouvriers ou les médecins pour choisir, ça serait Disneyland. J'aurais fait faillite 3-4 fois en 13 ans, au lieu de tripler la valeur de l'entreprise. Moi
je pense que si on avait plus écouté les salariés et leurs représentants, s'ils avaient plus de poids dans des conseils d'administration, justement on aurait évité des délocalisations et des faillites parce qu'ils ont... un droit d'alerte, et dans de nombreux cas, ils ont alerté. Malheureusement, ils n'ont aucun pouvoir. On a supprimé les CHSCT, on a supprimé les délégués du personnel par la loi travail, et d'ailleurs, j'abrogerai cette loi, je rétablirai les CHSCT, je rétablirai les délégués du personnel, et je donnerai des pouvoirs nouveaux aux salariés dans les entreprises pour qu'ils puissent décider de leur choix, comme d'ailleurs on le fait dans les coopératives. C'est-à-dire qu'on décide ensemble de comment on travaille. On a dégagé du bénéfice, on va décider de l'investir dans l'achat d'une machine, on va décider d'investir dans la formation, on va décider d'investir, ben non, on va pouvoir se payer plus, on va pouvoir se dégager une prime. Moi, je préfère ça, moi. Je préfère que les salariés, justement, on va redonner du sens au travail si les salariés participent.
Duralex nous a montré que ça fonctionnait pas, en fait, ce que vous proposez depuis le début, monsieur.
C'est un peu plus compliqué que ça, parce que vous savez, Duralex, comme une autre entreprise... que je défends avec Carole Delga, qui est fibre excellence. Elle souffre des prix de l'énergie. Encore une fois, je reviens sur l'énergie. Vous
aviez eu votre développement là-dessus. Pour vous poser la question, Fabien Roussel, s'il vous plaît, est-ce que vous seriez favorable ? Est-ce que vous souhaiteriez qu'il y ait plus de Paolo Rotelli ici présent en France ou moins de Paolo Rotelli, plus de Bernard Arnault ou moins de Bernard Arnault avec LVMH qui forme 3500 personnes chaque
année ? Je préférerais qu'il y ait moins de milliardaires. et plus de gens payés correctement avec des bons salaires. Bien sûr, moi, je préfère qu'il y ait beaucoup plus de richesses redistribuées à tous plutôt que dans les mains de quelques-uns. Lui, il dit que j'ai créé 15 000 emplois. Mais surtout, ça n'a rien
à voir. Combien on paie le salarié, combien vaut l'entreprise. Et je vais même vous dire, je vais même en rajouter. Il
vous répond, il vous répond, puis je vous redonne la parole. Oui, parce que je vais en rajouter. Ça, c'est très
important à comprendre, c'est un peu technique, mais... Milliardaire veut dire que la boîte vaut 1 milliard. Donc que je paye le salarié 1000 euros, 2000 euros, je reste quand même milliardaire. Je ne suis pas en train de prendre de mon entreprise. Et le jour où je vends, je vends une entreprise avec les salariés et leur salaire. Moi, ma rente de mon capital de 1 milliard aujourd'hui, c'est très bas, c'est 2%. Parce qu'on a investi à fond. Combien par mois ? Ça fait 20 millions par an, du coup 2% de 1 milliard. 1 million par mois,
à peu près.
Oui, plus, plus, 1.5.
Donc vous gagnez un million d'euros par mois. Et je dépense. Oui, oui, c'est bien. Du coup, je paie beaucoup de thé vert. Oui, oui, c'est bien. Alors, moi, je vais vous dire. Donc, j'ai rajouté une louche. Vous interpellez-vous de
la parité hommes-femmes et vis-à-vis des salaires. Est-ce que vous serez prêt que les hommes et les femmes ont le même salaire ?
Parce
qu'on sait très bien que les femmes sont moins pauvres.
Bien sûr, madame. C'est même honteux que ça fasse 40 ans que des responsables politiques disent qu'on va le faire. C'est toujours pas le cas. Et c'est pour ça que moi, je le ferai. Moi, je dis que si une entreprise ne le fait pas, on la place sous tutelle. Et c'est un juge qui mettra en place la parité réelle dans l'entreprise. – Votre réponse, non, pardon,
à Paolo Rotelli. – Alors, je vais dire une
autre chose. – Ce sujet des milliardaires, il est tellement urtiquant, on a envie d'entendre vos réponses. – Je ne vais pas dire que ça vous concerne, mais ce que j'ai constaté aussi, 'est que parmi ces milliardaires, alors vous, vous êtes un héritier, c'est peut-être à part. Mais il y a aujourd'hui, je pense à Bernard Arnault. Un héritier
qui a développé l'entreprise, qui l'a multiplié par 2,5.
On en connaît beaucoup aussi qui ont amassé des fortunes colossales, qui continuent d'en amasser, aujourd'hui, encore, la fortune des 500 plus grandes fortunes de France. Les 500 familles les plus riches de France ont vu leurs fortunes doubler en l'espace de 10 ans. Et en plus de ça, Ils font de la fraude fiscale, de l'optimisation fiscale. Ça veut dire que leur
richesse...
La différence entre la fraude et l'optimisation, c'est l'épaisseur d'un mur de prison. Voilà. C'est l'épaisseur d'un mur de prison parce que l'optimisation est tolérée, la fraude est interdite. Mais l'optimisation, c'est un scandale. Les fraudeurs, ceux qui font tout pour échapper à l'impôt, en... Contournant la loi, la limite de la loi, pour ne pas être pris... Ils
sont
peut-être dans la loi, mais ils poignardent tous les jours la République parce que c'est 80. Moi, je vais la durcir, la loi. Contre ceux qui font de l'optimisation fiscale. Je trouve absolument scandaleux... Comme quoi, par exemple ? Je trouve scandaleux, par exemple, qu'un salarié en pourcentage ou une petite entreprise en pourcentage... paye plus d'impôts qu'une grosse entreprise qui, elle, a des avocats fiscalistes et qui va tout faire pour que ces dividendes, la richesse que les ouvriers créent, partent, par exemple, j'ai des exemples en tête, partent au Luxembourg, dans des fonds qu'ils créent là-bas, il y a des immeubles entiers, c'est que des boîtes aux lettres, c'est des fausses entreprises, c'est des sociétés fiscalistes. Laissez-moi finir. Le Luxembourg est
dans l'Union européenne.
L
'Union européenne tolère ça. L'Irlande, le taux d'imposition en Irlande, c'est presque rien. Et vous trouvez ça normal ? Non, mais ce n'est pas les milliardaires, là. C'est l'Union européenne qui tolère ça dans tout ça. Enfin, ce n'est pas l
'Union européenne, mais c'est quand même des hommes qui ont de l'argent à ne plus savoir comment le dépenser, qui font le choix de ne pas payer les impôts en France pour mettre leur argent au Luxembourg. Et du Luxembourg, ça va au Panama. Mais est
-ce que le problème, ce n'est pas que le Luxembourg ait un taux d'imposition qui
soit du dumping par rapport à tous les autres pays européens ? Et c'est bien la raison pour laquelle je propose le prélèvement à la source des bénéfices des multinationales, comme nous, on a le prélèvement à la source de nos impôts sur notre salaire. Eh bien, les entreprises françaises, sur la base de la richesse créée en France, paieront tout de suite leurs impôts sur les bénéfices qu'ils ont faits avant que cet argent parte au luxembourg. Alors, Paolo
Rotelli peut-être... Enfin, c'est quand même un scandale,
ça.
Mais enfin, on retient que vous préférez que Paolo Rotelli soit dans un pays voisin plutôt qu'en France. Ah non, non, je préfère
qu'il produise ici, qu'il paye ses impôts ici.
Par contre, ce qu'il vient de dire sur le prélèvement sur les dividendes, il a vraiment raison. C'est très bien. D'ailleurs, en Italie, c'est comme ça. En Italie, c'est devenu impossible de contourner le prélèvement des 26% sur les dividendes. Même si je suis résident à Monaco, je paye quand même 26% pour élever la source sur mes dividendes. Et ça, c'est l'Italie, des 5 dernières années, a vraiment fait un gros combat sur ça. Et ça, je trouve ça très juste. Si on produit dans un pays, on doit payer les impôts dans le pays. C'est quand même...
Paolo Rotelli, dites d'un mot, si Fabien Roussel est président de la République, tout ce que vous avez entendu...
En tout cas, je trouve que... Vous
êtes OK pour investir en France
faut que je... Alors première chose, je suis très heureux de me rendre compte que le parti communiste est moins communiste que l'éléfi. Donc si l'éléfi passe, c'est non. Alors qu'avec monsieur Roussel, peut-être... Vous savez quoi ? 60% oui, je dois parler avec lui sur le détail.
Bon ben voilà, là aussi on peut trouver des accords.