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Bonsoir à toutes et à tous. Je suis très heureux de vous retrouver pour ce nouveau BFM Grand Soir avec, comme chaque jour, tous les débats qui secouent la présidentielle. Et là, ce soir, une concerne qui vous concerne. Très directement, vous qui nous regardez, faut-il plafonner le prix des carburants ? C'est la phrase du jour, vous la voyez apparaître. Regardez les signes Michel Eddard de Clair. C'est inéluctable, il va falloir plafonner les prix. Eh bien on en débat ce soir et on commence par là ce soir avec nos invités qui sont en train de s'installer autour de cette table. Nicolas Dupont-Aignan, bonsoir candidat de Boula France à l'élection présidentielle. Merci d'être là, je suis tout de suite votre livre. 2027, la liberté ou la mort ? Carrément, aux éditions Fayard. Avec nous également Yann Brouillard. Bonsoir, sénateur communiste pour Fabien Roussel. Donc, avec nous ce soir, Pierre Chasseret. Bonsoir, Pierre, délégué général de l'association 40 millions d'automobilistes. Et avec moi, comme tous les soirs, Yves Tréard, Anne-Saura Dubois, Elisabeth. Bonsoir à tous les trois. Un coup d'œil, évidemment, pour poser les choses au prix des carburants ce soir. 2,27 euros le litre pour le gasoil. Le sans-plomb 98 est à 2,16 euros. Et 2,07 euros pour le sans-plomb 95. Pour Michel-Edouard Leclerc, on a atteint la limite. Je le cite. À un moment donné, ça va tellement peser sur la croissance, notamment sur l'agriculture, etc., que les pouvoirs publics vont devoir être obligés de plafonner les prix. C'est inéluctable. Il va falloir plafonner les prix. C'est inéluctable. Il faut le faire, Nicolas Dupont-Aignan ?
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Mais c'est indispensable en traitant la cause. Baisser les taxes. Ah, c'est pas la même chose. Non, mais plafonner les prix, oui, je peux le dire là. Mais si vous plafonnez les prix sans baisser les taxes, qu'est-ce que va-t-il se passer ? La France sera moins approvisionnée, on aura un problème majeur. Donc, il faut bien sûr un geste fort, mais il faut à un moment, tout de suite, alléger les taxes, parce qu'on le sait, c'est du racket organisé. Et ça fait des années que je le dis. J'ai proposé 100 fois, 1000 fois, de supprimer déjà la TVA sur la taxe. le seul pays au monde qui met une TVA sur un taxe, quasiment l'un des seuls. En Espagne, ce soir, j'ai regardé, le diesel est à 1,87€. Il faut arriver... Il faut baisser de 40 centimes. Il y a un coût, il ne faut pas le nier, 10 milliards, il y aura des recettes supplémentaires parce qu'on va empêcher d'handicaper la croissance. Mais cet argent, n'a pas de scrupule à le déverser, le dilapider depuis des années, des mois ailleurs. Donc quand on nous dit qu'il n'y a pas d'argent, ce n'est pas vrai. Mais ils préfèrent donner de l'argent à l'Union Européenne, à l'Ukraine, aux fausses cartes vitales, aux éoliennes qui nous coûtent 12 milliards par an. Bref, il y a un moment, il y a des choix. C'est tout ce que je demande.
– Bon, on ne va pas faire la liste de tout ce qu'on est à dire. Mais simplement, je garde les 40 centimes. Yann Brossard, qu'est-ce que vous dites-vous ce soir ? On arrête, on plafonne d'une certaine manière ? Oui. Comme ce que disent et Michel-Édard Leclerc et Jean-Luc
Mélenchon. Bien sûr, il faut à l'évidence plafonner les prix. D'ailleurs, pour ce qui concerne Fabien Roussel, il l'a dit depuis des années maintenant, il faut effectivement baisser les taxes parce que de fait, tout ça pèse très lourdement sur le pouvoir d'achat des familles et notamment de familles qui sont obligées d'utiliser leur voiture en particulier pour se rendre sur leur lieu de travail. Mais je voudrais juste insister sur un point. Il y a le prix des carburants qui augmente, mais il n'y a pas que le prix. prix des carburants qui augmente, tous les prix augmentent, le prix de l'énergie de manière générale qui a augmenté de 12% en un an, le prix de l'électricité, le prix du gaz, tout augmente et dans le même temps. Les salaires stagnent. Ce qui fait que la situation est insupportable. C'est que vous avez d'un côté une augmentation des prix, l'inflation, et que vous avez d'autre part des salaires qui, eux, stagnent, en tout cas, n'augmentent pas au niveau de l'inflation, ce qui se traduit par une baisse de pouvoir d'achat. Je voudrais quand même le dire. Sauf que, pardon,
vous dites on plafonne, Nicolas Dupoignan vous dit à l'instant, si on plafonne, il y a pénurie. Je caricature un peu. Il y a problème d'approvisionnement. Je n'ai pas entendu ça dans sa bouche. On
plafonne comme geste politique immédiat. Est-ce qu'il faut arrêter ? Mais... obligatoirement, parce que je suis quelqu'un de sérieux, je vous dis, qu'un plafonnement durable, si on ne baisse pas les taxes parallèlement, va aboutir à une pénurie de l'approvisionnement. Il y a un autre point dont on ne parle pas, mais il faut en parler, c'est à moyen terme, rapatrier le raffinage. Parce qu'on a délocalisé 50% du raffinage du diesel, hors d'Europe et hors de France. Mais l'État est stratège.
On ne laisse pas. Il ne fallait pas laisser les compagnies. Il ne fallait pas les laisser faire. Il ne fallait pas, mais avec des scies, on ne remettrait pas rien en bouteille. Non, je suis désolé. Le problème, c'est que le raffinage, pardonnez-moi, mais le raffinage, c'est Total. Pas que Total. Non, il n'y a pas que Total. Il y a une grande partie Total, qui est quand même une grosse compagnie et une majeure. D'où l'importance. C'est elle qui décide si elle raffine ou pas en France. Non, excusez-moi.
Non, c'est l'État. Le principe même... Aujourd'hui, en vertu de la loi française, c'est l'État. L'État doit reprendre en main... Ne faites pas des promesses que vous ne pouvez pas tenir. Vous êtes
exactement toujours la même chose. Vous racontez des histoires
aux Français. On n'a pas été en pénurie de pétrole. On a eu une électricité bon marché parce que l'État, stratège, savait investir à 50 ans. C'est le général de Gaulle qui le faisait. Et aujourd'hui, je veux qu'il le redevienne. veux qu'il le redevienne. Parce que c'est ça l'enjeu. Est-ce qu'on veut un pays souverain ou pas ? 'est ça l'essentiel. Et ce que je dis aux Français, c'est qu'aujourd'hui sur le diesel, ce qui est un comble, c'est que le prix du diesel, le carburant est à 100 dollars. Mais le raffinage est jusqu'à 80 dollars parce qu'on s'est privé. du diesel russe qui nous aidait bien. On s'est privé du Moyen-Orient. Et aujourd'hui, on arrive à un point où parce qu'on a laissé faire des compagnies privées qui sont devenues des États dans l'État, on a perdu la maîtrise
de notre politique énergétique. – Je reviendrai, Nicolas, sur le diesel russe. – Yann Brossin, ensuite Pierre Chastré. –
Si vous me permettez de finir sur la question des salaires. Moi, je suis frappé par le fait que dans ce pays, la question des salaires n'est jamais un vrai débat politique. En 40 ans, la part des salaires dans la valeur ajoutée a diminué de 10 points. Au profit du capital. C'est-à-dire qu'on a 10 points qui sont partis du travail vers le capital, de la main des travailleurs, de ceux qui produisent les richesses, vers le capital. Ça n'est pas possible. Et c'est comme ça qu'on se retrouve dans une situation où tant de gens... bossent et n'arrivent pas à boucler leur fin de mois, n'arrivent pas à nourrir correctement leur famille et sont étouffés par l'envolée des prix.
Le point numéro 2 dans mon petit programme ce soir, ça concernait les salaires. Mais on y vient dans une seconde.
Et je vous en remercie, on n'en parle pas assez.
Et on a fait une émission quasi spéciale la semaine dernière à un forum social où on a parlé effectivement des salaires. Pierre Chasserey, qu'est-ce que vous dites, vous, chez 40 millions d'automobilistes ? Qu'est-ce qu'on fait ?
J'entends beaucoup de choses qui sont très pertinentes, de la part de Yann Brossal, de la part de Nicolas Dupont-Aignan sur les carburants, de la part d'Yves Tréa, tout ça est très pertinent. Et puis les automobilistes qui nous regardent, eux, ils veulent juste une chose. Peu importe comment on y arrive, il faut aboutir à une baisse de la fiscalité sur les carburants. Elle va être essentielle pourquoi ? Parce qu'on est en train, et c'est ce que maintenant je dis depuis quelques mois, et si on m'a écouté quand j'ai sorti mon bouquin, on n'en serait peut-être pas là. On est en train d'handicaper notre croissance. C'est évident s'il y a moins de pouvoir d'achat, il y a moins de consommation. S'il y a moins de consommation, il y a moins de croissance. Et on crée aujourd'hui une politique qui va tout droit vers la récession. Mais ce sont ces grandes phrases pour parler très clair. Si l'État, Maxime Switek, si l'État... ne fait pas le choix d'abaisser de manière drastique sa fiscalité. Le pronostic vital de la France est engagé. Mais l'État est nu.
Non, c'est l'erreur
que tout le monde fait. C'est l'erreur que tout le monde fait. Pourquoi ? C'est un investissement. Lorsque Ronald Reagan, aux États-Unis, prend la présidence des États-Unis, doit faire face à une inflation record et à des chefs d'entreprise qui s'expatrient. Toutes les richesses quittent. On arrive à deux points de chiffre d'inflation. Les Américains n'en peuvent plus, les entreprises n'en peuvent plus. Qu'est-ce qu'il va faire ? Il va créer un véritable Big Bang économique en appliquant le programme d'Arthur l'affaire, un économiste américain.
La courbe de l'affaire, le taux d'impôt, tu l'impôt.
Qui a permis... à travers cette vision de relancer la dynamique économique des États-Unis. On voit aujourd'hui comment ça fonctionne. En gros, on baisse les
taxes pour relancer la croissance. Juste pour rester dans le concret, pour deux pleins par mois d'une citadine avec un réservoir de 50 litres, c'est 25 euros en plus à chaque plein en ce moment, plus 50 euros par mois, plus 600 euros par an, plus 600 euros par an. Je voulais juste qu'on écoute. Qu'on écoute Jean-Luc Mélenchon parce que ce soir on a une convergence à laquelle je ne m'attendais pas entre Michel-Edouard Leclerc et Jean-Luc Mélenchon sur le plafonnement de l'essence. Jean-Luc Mélenchon qui le remarque d'ailleurs dans un tweet aujourd'hui en disant Michel-Edouard Leclerc à propos des prix de carburant, les pouvoirs publics vont être obligés de plafonner les prix. La proposition faite à la braderie de Lille du blocage des prix gagne du terrain dans le pays, elle est très majoritaire. Les insoumis l'appliqueront dès leur arrivée au gouvernement puisqu'il suffit d'un décret. Voici ce que disait samedi à Lille à la braderie Jean-Luc Mélenchon.
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qui fait du populisme. Je vais expliquer à ceux qui nous écoutent pourquoi ce n'est pas possible. Imaginons-nous, chef d'entreprise, si demain un État nous demande de lui vendre un produit à des prix plafonnés. Qu'est-ce qu'on va faire ? On ne va pas lui vendre. On va le vendre à un autre État qui l'achète au
juste prix. – Mais attendez, alors pourquoi ? Pendant que vous dites que ce n'est pas possible, pourquoi est-ce que Michel-Eder Leclerc rejoint cette vidéo ? – Sur l'essence. – Oui, alors attention, je parle de naissance.
– Michel-Édouard Leclerc, Yves Tréhard, j'ai bien écouté ce qu'il a dit. Il a parlé du blocage, il a parlé aussi de baisse des taxes. Il a très clairement appliqué le principe de la baisse des taxes, alors qu'il y était défavorable au mois d'avril dernier. Ce qui se passe actuellement, c'est que… Quand vous avez un gros gâteau, pensez au gâteau d'Obelix et Astérix. On a tous cette vision quand Obélix fait la part du gâteau et qu'il en donne une toute petite Astérix pour garder la grosse pour lui. C'est ce qui se passe sur les prix des carburants. Aujourd'hui, vous avez quoi ? Les petites stations de service, elles prennent 5 centimes par litre. Elles ne font rien. Ce n'est même pas le prix d'un café à chaque plein. En revanche, l'État prend l'équivalent de 65%. On ne peut pas... Quel produit mérite d'être taxé ? C'est ce qu'on disait.
L'État est nu. Pour ne pas dire que l'État est à poil. Quand on voit les débats autour du budget qu'on a tous les soirs ici même, dire on va baisser les taxes de 30, 40 centimes, ça va nous coûter 10 milliards. Et comment on fait ?
À moins d'aller chercher ailleurs, en effet. Et ça, ce sont des arbitrages politiques qu'on laisse aux candidats à la prochaine présidentielle. Mais en tout cas, le plafonnement des marges. Le gouvernement lui-même l'a envisagé. En mars dernier, Sébastien Lecornu a agité ce chiffon rouge devant les distributeurs en disant si vous ne faites pas un effort drastique et si vraiment vous ne serrez pas vos marges au maximum,
on déviendra.
Est-ce que c'était populiste pour vous aussi à ce moment-là ? Bien sûr
que c'était populiste, puisque regardez, je vous dis, je bosse avec la Fédération Nationale de l'Automobile. Quand vous voyez certaines
marges, les profits totales, vous savez comment c'est... Non, attention, vous m'avez parlé
de distribution. Vous m'avez parlé de distribution, je vous réponds. La distribution... Distributeur et raffineur,
c'était agité pour les deux. C'était agité pour les deux. Raffineur et distributeur. Oui, mais
il faut faire très attention à ce qu'on dit, parce que les distributeurs, la station-service, la petite station-service, ou mes automobilistes, tout le monde, nous, on est là demain pour faire le plein. prennent 5 centimes par litre. Donc arrêtons un petit peu. Vous avez sur 2 euros, je sais que ce n'est plus 2 euros aujourd'hui le prix du carburant, mais sur 2 euros, vous avez 1,17€ de taxe. De qui se moque-t-on ? Si quelqu'un doit agir
sur les marges, sur la distribution, très peu de marges. Mais il faut quand même être honnête, et madame a raison, sur les pétroliers, il y a eu des marges, ils en ont profité. Donc, blafonnement. comme avertissement. Et derrière, baisse de taxes, concomitamment. Et puis, actions. Je suis désolé. Pour une politique énergétique à long terme, moyen terme, ça ne va pas régler le problème dans l'instant. Mais on doit reprendre en main le secteur de l'énergie sur l'électricité, sur le gaz, sur le pétrole. On ne peut pas laisser l'énergie à des intérêts privés. Mais pardon, reprendre en main, ça veut dire quoi de nationaliser ? Ça veut dire oui. Par exemple, EDF, on l'a renationalisé. Il faut revenir à un prix unique de l'électricité et arrêter ces opérateurs privés, ce marché européen qui aboutit à une aberration sur l'électricité. J'espère qu'on va en parler. On peut diviser par deux le prix de l'électricité en France en sortant du marché européen. On produit avec une électricité nucléaire pas chère. Et on a mis en place un système d'éoliennes, de panneaux solaires qu'on subventionne pour 12 milliards. Ah, les énergies renouvelables,
c'est dans votre champ de mine. Mais parce que je
sais qu'on peut, demain matin, en reprenant en main les leviers du pouvoir, baisser les tarifs. Pas partout, pas sur le gaz. Le gaz, on l'importe. Mais l'électricité, on ne la produit pas chère. Et on a mis en place un système fou de profit. Vous savez à combien achète EDF par obligation l'électricité éolienne de Saint-Brieuc ? 198 euros le mégawatt. Quand elle vendait à 42 à des opérateurs privés. On a forcé EDF à acheter une électricité hors de prix. Qui le paye ? Qui le paye ? Ce sont les Français. Donc il y a un moment, je ne dis pas que le public doit être partout, je ne suis pas collectiviste. Je dis simplement... C'est ce qui m'étonnait un tout petit peu. Mais sur les grands enjeux... Je m
'attendais à ça du côté de Diane Brossin, mais pas forcément du vôtre. Sur
les grands enjeux du pays, il faut l'initiative privée, mais il faut aussi un moment qui est un cadre public. Sinon, on ne réglera pas à moyen terme le problème. En attendant, on baisse les taxes. Diane
Brossin, et ensuite j'ai encore une question pour vous, Nicolas Dupourgnant, parce qu'il y a un mot qui m'a... particulièrement perturbés. Je voulais revenir
sur ce que vous disiez tout à l'heure, à savoir que l'État est nu. J'en peux plus de ce discours. La réalité, c'est que l'État est nu parce qu'il s'est dénudé. Quand vous avez un État qui, par exemple, vis-à-vis des fraudeurs fiscaux, fait le choix de négocier avec eux plutôt que d'aller en justice et d'obtenir les sommes qui sont dues à l'État. C'est un scandale absolu. Vous avez peut-être lu Mediapart ce matin. En 2025, l'État a renoncé à 2 milliards d'euros. de rentrée fiscale qui était due par des fraudeurs fiscaux, qui étaient bien identifiés, et on n'en a récupéré qu'un seul 2 milliards. Donc on renonce à 2 milliards et on en prend un. Pourquoi ? Parce qu'il y a dans notre pays une forme de mensuétude vis-à-vis de puissants qui ont recours à la fraude fiscale. C'est une honte absolue. On a 13 millions de Français. pour une bonne part des classes moyennes, qui vont remplir leur avis d'imposition. Eux, ils payent leur impôt rubis sur l'ongle. On a des fonctionnaires qui attrapent des gens qui font de la fraude fiscale et l'État décide de renoncer à 2 milliards d'euros de rentrée fiscale. C'est scandaleux. Et d'ailleurs, la Cour des Contes l'a dénoncé. Il n'y
a pas que ça. Je suis d'accord que la fraude fiscale, c'est mal. Tout le monde est contre. Il faut lutter contre. Mais ce n'est pas ça qui va régler le problème de la France. Loin de là. Très loin de là. Il faut d'abord que l'État soit moins dépensier et que l'État dépense mieux. Il est là le sujet. Et personne, aucun gouvernement depuis une trentaine ou une quarantaine d'années n'a vraiment eu le courage. C'est une question de courage, parce que tout le monde sait très bien où est-ce qu'il faut faire des économies et où est-ce qu'il faut appuyer sur l'accélérateur et sur les dépenses. – Attendez, vous dites tout le monde sait très bien, personne n'est d'accord là-dessus ? – Non, si. On vous parle d'éducation, on vous parle de logement, et on en parle très peu du logement, et Dieu sait si ça c'est un de vos sujets d'ailleurs. Le logement, on parle de la justice et on parle de la santé. Voilà les quatre sujets où il faut une réorganisation totale d'ailleurs, parce que la santé, il y a de l'argent, Cet argent est tellement mal utilisé. Bon, ça, c'est une première chose. C'est là qu'il faut faire les efforts, tout en baissant évidemment les charges et les impôts, parce que ça, les prélèvements obligatoires sont un coup de marteau terrible sur les Français. Et rendez-vous compte qu'en plus, le manque de courage conduit à quoi ? Il conduit au quoi qu'il en coûte il y a quelques années, qu'on n'a pas su arrêter, parce qu'aucun parti politique n'a dit stop. On a même retrouvé, souvenez-vous, on l'a évoqué dans un forum il n'y a pas très longtemps, des lettres de certains élus et des élus de droite qui réclamaient instantanément pour certaines catégories professionnelles que le quoi qu'il en coûte ne s'arrête pas. Donc, moi, je veux bien qu'on dise qu'on lutte contre la fraude fiscale, mais aucun parti politique n'a le courage de dire qu'il faut qu'on s'attaque complètement à l'organisation. Il y a une chose qui m'a perturbé
dans ce que vous avez dit, Nicolas Dupournier. Vous avez dit qu'on avait renoncé au diesel russe. Vous regrettez
qu'on ait renoncé au diesel russe ? Comme je regrette qu'on n'importe plus de gaz russe. Parce qu'on paye notre gaz liquéfié américain. Trois fois et demi... Donc remplir les poches de l'État russe, pour vous, vous pose aucun problème. Mais parce que la prospérité européenne a été faite sur les ressources naturelles russes, et c'est à cause de cette folie de la guerre en Ukraine qu'on est en train de suicider l'industrie allemande, l'industrie italienne, l'industrie française. Elle n'est pas notre fait, cette guerre en Ukraine. Bien sûr qu'elle n'est pas notre fait, mais on n'était pas obligés de boycotter le gaz russe. Mais vous pouvez combattre Poutine en Ukraine et continuer à lui payer. Je ne combats pas Poutine en Ukraine, je fais la paix. Et c'est ma différence. En attendant, les Américains... sont en train de faire la paix en s'entendant avec Poutine et vont rafler les ressources naturelles, les métaux stratégiques russes. Et l'Europe est en train de se suicider économiquement à payer son gaz quatre fois plus cher. Est-ce qu'on se suiciderait pas en se mettant
dans les bras de Poutine ? Je me veux pas mettre dans
les bras de Poutine. Je refuse de prendre parti dans cette guerre qui est en train de nuire aux intérêts de la France. Et j'assume totalement ce choix. Et ce sera un choix pour la paix. C'est fondamental de la présidentielle. Parce que j'en ai assez, qu'on ait donné 40 milliards d'euros de l'argent des Français. 40 milliards pour acheter des armes américaines, pour tuer d'ailleurs des Ukrainiens, des Russes, alors que la paix était possible. Et si la France, l'Allemagne... Pour acheter des armes
américaines pour tuer les Ukrainiens ?
Pour alimenter la guerre ? Vous n'aurez jamais la paix. Depuis 2022... C'est faux. C'est complètement faux. Depuis 2022, les Européens font un choix. Ils sont suicidaires. sont rentrés dans ce conflit à pieds joints alors qu'il fallait tout faire pour l'éteindre. C'est une catastrophe pour l'Europe entière. La preuve en est licenciement en Allemagne, prix du gaz. Vous croyez qu'on va lutter contre la Chine et les Etats-Unis ? Économiquement, industriellement, en payant notre énergie trois fois le prix de la Chine. Vous pensez
qu'on a fait une erreur en renonçant
au diesel russe ? Mais on a fait une énorme erreur. Et les Français le payent aujourd'hui très cher. Je défends les Français avant les Ukrainiens. Et j'assume complètement.
Non,
je ne dirais pas les choses comme ça. Parce qu'à un moment, ça suffit de donner de l'argent à un régime qui achète des yachts à Monaco, 500 millions d'euros, qui alimente la corruption, il faut faire la paix, il ne s'agit pas de donner tout aux russes, il s'agit d'avoir la paix équilibrée. Monsieur
Dupont-Aignan, vous avez vu l'état de Mariupol, vous avez vu ce qui s'est passé après le retrait des reprises dans les lieux où il y a eu des
massacres de villages entiers. Mais je vois tout ça, c'est pour ça que je veux la paix. Vous acceptez de sacrifier
ce voisin européen qui est lucratif. En disant, nous d'abord. Ceux qui le sacrifient, c'est ceux qui l'arment. C'est que les Français soutiennent quand même. Mais ils font ce qu'ils
veulent. Moi, je leur dis, je leur dis qu'aujourd'hui, la ruine de la France et de l'Europe occidentale est liée à l'alimentation de ce conflit qui est une folie pour l'Écran, pour l'Europe et la Russie. Attendez, j'entends tout le monde, Yann
Brossa. Et les Français sont en train de payer très cher. Éreur ou pas d'avoir renoncé au diesel russe
? Non, ce n'était pas une erreur d'y renoncer. qu'on ait besoin de travailler à une issue diplomatique à ce conflit. C'est une évidence quand un conflit dure depuis plus de 5 ans et qu'il est meurtrier à tous égards. Cela dit, dire qu'il ne fallait prendre aucune sanction. contre la Russie, je ne partage pas ce point de vue, d'autant qu'il n'y a aucun doute sur le fait que dans cette affaire, ceux qui ont transgressé le droit international, ce sont les Russes et pas les Ukrainiens. Et donc la France aurait été quand même bien mal inspirée de ne pas réagir du tout. Je reviens à l'autre sujet de
départ, le carburant.
En attendant, c'est les Français qui payent 40 milliards, parce que les Français ne savent pas ce qu'ils donnent. On aurait pu baisser les prix du carburant pendant 4 ans. 4
ans. Ce sont ceux qui roulent au gasoil. qui aujourd'hui payent le plus lourd tribut. J'exagère un peu. Oui, totalement.
Pour ceux qui roulent à l'essence, et d'ailleurs ça me permet d'en parler ce soir, il y a toujours une possibilité. Pour beaucoup de véhicules, ils sont compatibles à la conversion à l'éthanol. Ça permet quand même de bénéficier d'un carburant qui fait réaliser 50% d'économies. Donc ce n'est pas anecdotique. S'ils veulent se renseigner, faites bien attention. Prenez bien un boîtier homologué, faites les choses bien dans les règles. Et normalement, du coup, ça devrait très bien se passer pour le portefeuille. Pour les dieselistes, malheureusement, la solution, elle est faible. Et je sais, j'entends parler, c'est le grand débat à la mode, l'électrification.
J
'allais vous
dire ça. Attendez, coût mensuel pour une voiture qui roule à l'essence, coût du carburant à 137 euros, électrique 46 euros.
Oui, enfin bon, vous savez, ça dépend de qui fait l'étude.
Là, en l'occurrence, Rule Data.
Oui, voilà, moi, je ne sais pas qui c'est. Donc, si c'est... Non, mais très objectivement, je ne sais pas qui sont ces gens-là. La réalité, c'est que ce n'est pas comme ça que ça fonctionne. Le frein à l'électrique, tout le monde a bien compris que si on recharge à domicile, ça revient moins cher. Tout le monde le sait. Mais quand vous avez... Tiens, prendre l'exemple d'un jeune que je connais bien, petite Clio de 99, parce que... étudiant, il vient d'avoir son permis. Vous croyez qu'il a de quoi investir dans un véhicule électrique, même si la R5 électrique lui plaît énormément ? Vous croyez sincèrement qu'il a les moyens de le faire ? C'est absolument injouable. C'est injouable. Donc, cette population-là, elle ne... Peut pas. Et ensuite, vous avez d'autres populations. Tiens, je vais penser à ceux qui habitent à Saint-Larry-Soulan, dans les Pyrénées. On y fait du vélo, on y vit très bien, c'est extraordinaire, j'adore. Et du ski, effectivement. Mais vous êtes à 1250 m l'hiver, la voiture électrique, elle n'aime pas trop ce genre de température. C'est complexe. En fait, la voiture électrique qu'on essaye de vendre à tous les Français, on refait la même erreur que dans les années 80, où on a voulu vendre le diesel à tous les Français. La réalité, c'est qu'aujourd'hui, à chaque Français... correspond un type de véhicule. Et je voudrais lancer un petit message à nos amis qui sont intéressés par les véhicules électriques. Je les invite à regarder ce qui se passe. Dans l'Oregon, là où c'est né, avec l'Oregon, le système qui a permis pour les premiers de mettre une fiscalité à poser aux véhicules électriques au kilomètre parcouru. Je les invite à regarder ce qui se passe aussi en Angleterre. La France, ce sera pareil. Dès que le marché sera captif, l'État français, qui est toxicomane des taxes, de toute façon, trouvera bien un moyen intelligent pour lui, puisqu'il tuera la consommation, d'aller taxer les véhicules électriques.
Juste sur le carburant, 3 euros le litre, parce que c'est le titre qu'on affiche là. 3 euros le litre, c'est possible ?
C'est ce que j'ai annoncé en avril en disant qu'on irait tout droit si la crise ne se résout pas. Donc je ne vais pas changer mon fusil d'épaule. Vous savez ce qui fait qu'aujourd'hui, on a encore un tarif moyen des carburants en France que vous annoncez avec justesse sur BFM TV. Ce qui fait qu'il est maintenu un petit peu plus en bas que la réalité statistique, c'est qu'on prend dans cette moyenne les stations totales qui essayent d'échapper à un impôt. En plafonnant le prix
dans cette situation-là.
Avec d'ailleurs
des stations qui sont en manque de carburant.
moyenne en France, du coup, sont inférieurs à la réalité de ce que payent les automobilistes. Donc, autant je suis opposé à la mise en place d'une fiscalité sur les véhicules électriques, je suis favorable à la baisse de la fiscalité sur les carburants pour doper l'économie, pour rendre du pouvoir d'achat aux Français et pour permettre de réaliser un Big Bang économique qui permettra enfin aux Français d'avoir les moyens de pouvoir consommer. Parce que, je le rappelle, on a oublié une chose, le PIB, la croissance. C'est de la consommation. La valeur internationale de richesse, c'est la consommation. Nicolas Dupont-Aignan, on est... Si Michel-Edouard
Leclerc,
nous
écoute, sort du bois. Pourquoi ?
Parce qu'il sait qu'on va gagner.
Dans ma ville, il y a un petit Leclerc. C'est que les gens, quand ils ont mis le plein pour la voiture, il n'y a plus d'argent pour manger. Il n'y a plus d'argent. Et il y a une baisse de fréquentation des galeries. Ce n'est plus un problème seulement social, c'est un problème économique. On est à la cote d'alerte. Vraiment. Et je pense qu'en fait, si le gouvernement ne réagit pas, je pense que dans l'appareil d'État qui vit à Paris, ne se rend pas compte de ce que c'est. d'aller travailler avec sa voiture tous les matins. Ce n'est pas un luxe. Il y
a une part de démagogie là-dedans. Il faut arrêter de faire croire que les élus, que les gouvernants soient complètement déconnectés de la réalité. Sinon, il y a longtemps que la mesure aurait été prise. Beaucoup d'entre eux sont des élus locaux, ils savent très bien ce qui se passe.
Ça, ça fait partie de la démagogie. Il faut trouver des solutions surtout. La solution, on la connaît. Pourquoi on ne la met pas en place depuis longtemps ? Non, on ne la connaît pas parce
que tout le monde n'a pas tout à fait la même vision des choses. Leur
vision, c'est de dire... Non mais attends, il faut savoir. Yves Trard dit juste argument. Leur vision, c'est ça va bien tenir. Et puis ils consommeront moins. Voilà, ça tiendra. Parce que je maintiens que c'est un vrai problème parce qu'ils ne vivent pas dans nos provinces où... Si vous n'avez pas la voiture pour aller bosser, vous ne pouvez pas y aller. Vous ne pouvez pas y aller. Ceux qui nous dirigent malgré tout vivent dans des grandes villes où il y a des transports en commun. Mais quand vous êtes vraiment au milieu de nulle part, si vous ne pouvez pas remplir le réservoir, vous ne pouvez pas aller bosser. Et l'impact sur la consommation, sur l'économie du pays devient dramatique. Il y a urgence à agir, il y a le feu.
Juste, Yves Tréa. Ça fait six mois maintenant, quasiment, ça va faire six mois qu'on parle de ce dossier des carburants. Et au final, qu'est-ce qui se passe ? Tout le monde nous dit. La France n'a pas les moyens de baisser les taxes, donc on ne baisse pas. Au final, on vient de plomber notre économie. On a perdu un point de croissance. Si ça se traduit par un point de croissance à la fin de l'année, on aura perdu 30 milliards d'euros. Moi, je propose une chose, Yves Tréa. Moi, j'en propose une autre. Ce modèle qui ne fonctionne pas, celui qu'on est en train d'appliquer, de ponctionner Monique qui fait son plein pour aller bosser, pour faire son plein pour aller bosser. Si on change un petit peu notre fusil d'épaule, en reconnaissant que tous ceux qui ont... choisi de ne pas baisser la fiscalité, ont fait le mauvais choix. Alors pourquoi ne pas enfin essayer de relancer la consommation ? Je ne comprends pas.
J'ai la réponse en trois temps, mais qui est très rapide. La première, c'est que vous avez raison. L'État devrait baisser notamment les taxes, puisqu'ils sont outrancières, on va dire. Et le mot est faible. Il devrait baisser les taxes. Sauf qu'il n'a pas les moyens de les baisser, et ce n'est pas faux. Ce n'est pas faux si vous regardez quand même la dette qui nous plombe. À courte échéance, oui. Et troisièmement, pourquoi on en est là ? Parce qu'il y a des erreurs économiques importantes qui sont dues. en partie au gouvernement, très largement, au pouvoir exécutif, on va dire, mais aussi à notre personnel politique. Quand vous avez un personnel politique qui refuse de couper, enfin surtout de régler le problème de la dette sociale en France, de la dette sociale, les retraites et les dépenses de santé qui grèvent. Presque la moitié de nos dépenses publiques, il y a une
responsabilité des partis politiques. La responsabilité des gouvernants, c'est de vouloir faire payer toujours les Français les plus modestes, alors qu'il y a des fuites. considérables, les fausses cartes vitales, l'immigration, j'en ai parlé, l'Union Européenne, vous savez que la contribution à l'Union Européenne a encore augmenté de 5 milliards. 5 milliards, 5 milliards, pour quoi faire ? Pour donner à nos voisins... Vous voulez parler ? C'est tellement plus facile de s'attaquer aux retraités alors qu'on donne 5 milliards à l'Union Européenne. J'entendais
Yves Frère parler à l'instant de la dette sociale. Je trouve quand même incroyable. que dans un pays qui compte désormais 10 millions de pauvres, quand on veut faire des économies, on se dit comment on va taper sur les plus modestes dans notre pays, c'est-à-dire ceux qui profitent globalement de notre modèle social. Et heureusement, sinon, ils crèveraient la bouche ouverte. Quand j'entends tout ce discours sur les retraités depuis le début septembre, on entend ça, les retraités qui seraient des espèces de privilégiés, qui bénéficieraient de tous les droits. La moyenne des retraites, c'est 1400 euros. Je ne crois pas que vous et moi, on gagne 1400 euros. 1400 euros. On nous explique qu'on devrait désindexer les retraites par rapport à l'inflation alors qu'on a déjà des retraites qui ne s'en sortent pas. Je ne fais pas partie de ça.
1400 euros et on explique... Votre discours est à côté, il est hors jeu. Mon discours, c'est le
fait qu'on doit travailler plus longtemps pour
financer notre
retraite. J'en termine. Vous faites partie de ceux qui matin, midi et soir... Vous mentez aux Français, je le dis comme je le pense. Je termine. Qui matin, midi et soir expliquent qu'il ne faut pas taxer les très riches, qu'il ne faut pas... mettre en place la taxe Zuckmann et qui explique que le retraité, il faut aller lui taper sur la gueule parce qu'il est trop payé. Pourquoi vous dites que
Yann Brossam, non ? Mais parce que par omission. Je ne dis pas que c'est un mensonge. Dieu merci, je n'en suis pas là et je respecte tout à fait Yann Brossard. On n'a pas du tout la même vision des choses. Non, ça en avait eu. Non, mais je pense sincèrement que la France, elle a un problème majeur. C'est qu'il n'y a pas suffisamment de Français qui travaillent. Et s'il y avait plus de Français qui travaillaient, on aurait plus de contributions sociales. Et première chose, et plus de production et plus de croissance. Et deuxièmement, si les Français travaillaient... Plus longtemps ensemble, eh bien, on aurait une charge sociale plutôt que la dette. Justement, j'ai
un chiffre à vous donner, Nicolas Lippognon. C'est lié. À propos de pouvoir d'achat, on reste là-dedans. Étude Cofilis. La question était très simple aux Français. Quelle somme vous manque-t-il chaque mois pour vivre confortablement ? Réponse, 512 euros en moyenne pour être à l'aise. 512 euros en moyenne, voilà ce qui manque. On va aller chercher où ces 512 euros.
À court terme, il n'y a pas une solution immédiate, il n'y a pas miraculeux. On peut baisser les taxes sur le carburant, il faut diviser par deux la facture d'électricité, ça on peut le faire, c'est énorme. On peut arrêter de gaspiller de l'argent, j'avais écrit un livre où va le pognon, 50 milliards, qui part à l'étranger. C'est de l'argent français qui part à l'étranger. Fausse carte vitale, immigration, je ne recommence pas, UE, etc. Et puis l'autre enjeu majeur dont on ne parle jamais pour les retraites, parce que c'est la vraie question, c'est le produire en France. C'est le protectionnisme. Est-ce qu'un jour, on va oser, dans notre pays, arrêter avec ces traités de libre-échange qui permettent d'importer du bout du monde des produits qui ne respectent aucune norme ? Et qui permettent aussi à l'entreprise d'exporter aussi, Nicolas Dupourgnon ? Oui, mais on a un déficit commercial de 70 milliards de euros. Enfin, je suis d'accord, mais
il y a quand même
encore des entreprises qui exportent. Oui, mais on a divisé par deux notre part industrielle. y a une partie qui est de notre faute. Trop de charges, trop d'impôts de production, il faut les baisser. Je l'ai recommandé 100 fois. Mais il y a aussi, à un moment, il faut une concurrence loyale. Tous les pays du monde se protègent, sauf l'Union européenne parce qu'on a une politique folle. Ce qui est en train de se passer avec le véhicule électrique, très grave. L'Union européenne a décidé, et le gouvernement français, ont décidé qu'il fallait abandonner l'industrie thermique, où on était forts. Et ils ont prévu un calendrier pour passer à l'électrique sans avoir de stratégie industrielle. Mais vous imaginez, on est à plus d'un million d'emplois qui va être supprimés en Europe, dans l'automobile. Et on continue. J'ai vu que les constructeurs chinois avaient pris 10% du marché européen. Et quand je dis, mais ça fait pas... Reconnaissez que je dis toujours la même chose. C'est pas typique à la France,
hein
?
Non, mais... Vous avez l'Allemagne avec Volkswagen qui a licencié 100 000 personnes. Quand quelque
chose ne marche pas, on doit quand même se poser la question. Je suis pas pour une économie fermée du tout. Je pense qu'il faut du libéralisme. Mais il faut un libéralisme ordonné. On ne peut pas continuer sans se poser la question d'un protectionniste, d'un vrai protectionniste. Trump a mis des droits de douane à 100% pour les véhicules électriques chinois. Ça s'est arrêté. Ils vont où ? Ils vont chez nous.
Donc vous vous dites, on y va, on taxe à 100%. Mais on y va,
100%.
On y va. Sans avoir peur de la percussion que ça va voir derrière. Mais si on ne le
fait pas, on crèvera. Alors, je ne dis pas de le faire n'importe comment. Je ne dis pas de tout protéger. Pierre Chasserey me
montre son téléphone portable
fabriqué en Chine. Mais bien évidemment. Mais si on se dit qu'à chaque fois qu'on veut prendre une mesure protectionniste, minimum. On ne fait rien, on ne fera rien. N'oubliez pas comment s'est construit la puissance de la Chine, de la Corée, du Japon. Un protectionnisme intelligent, secteur par secteur. Communiste, ça vous plaît très bien. Mais pourquoi vous êtes dans la caricature ? Mais pas du tout. C'est une caricature. Le général de Gaulle a eu une politique intelligente, mais l'initiative privée et stratégie d'État.
Vous êtes en train de louer le modèle chinois. Je loue, je regarde. C'est comme si il y a 50 ans vous louiez
le modèle soviétique. Je regarde les faits. je regarde que les pays qui sont en train de dominer la mondialisation ont eu une stratégie de protectionnisme intelligent. J'entends bien. Le Japon, qui est libéral, la Chine,
et qu
'on est en train de se faire détruire.
Il est faisable parce qu'il est piloté par une dictature communiste. Est-ce que vous allez faire un protectionnisme en France de la même façon ? Pourquoi vous
êtes dans la caricature ? Vous devriez faire de la politique. Vous devriez être dans les partis que vous critiquez. Je demande juste qu'on arrête les dogmes. dom du libre-échange intégral, où on se fait complètement bouffer et détruire, je pense qu'il faut savoir arrêter. D'ailleurs, l'Allemagne va changer. Les États-Unis changent et il n'y a que la France qui laisse détruire son industrie. Et les retraites, elles sont payées si on relocalise de l'emploi industriel. – Dans une seconde…
L'autre infopolitique de la soirée, il faudra qu'on en parle, Yves, l'appel lancé par Edouard Philippe ce soir. Est-ce que c'est un appel désespéré ? On verra ça dans une seconde. Simplement sur les 512 euros, je ne vais pas poser la question, on va aller chercher où ces 512 euros-là pour les Français ?
Par une augmentation des salaires, c'est-à-dire en partie dans la poche de ceux qui n'arrêtent pas d'encaisser des profits records et qui bénéficient d'une forme d'impunité dans notre pays, bien sûr, je vous le redis, en 40 ans. Et la part des salaires dans la valeur ajoutée a baissé de 10 points. C'est-à-dire qu'il y a 10 points qui sont partis de la caisse des salariés, des travailleurs, de ceux qui produisent les richesses, vers le capital. Et pendant qu'on nous parle matin, midi et soir du coût du travail, pendant qu'on nous rebat les oreilles avec le coût du travail, la réalité c'est que le coût du capital... A exploser. C'est ça la réalité. Et donc, oui, on a besoin d'aller récupérer ces 10 points et de les redonner aux salariés. Parce que dans un pays, il n'y a pas de production de richesses sans travailleurs. Et donc, très concrètement, l'indexation des salaires sur les prix. Moi, je suis favorable, nous sommes favorables avec Fabien Roussel à l'indexation des salaires sur les prix. C'est-à-dire que quand les prix augmentent, les salaires doivent augmenter d'autant. C'est ce qui se pratique d'ailleurs. en Belgique et qui ne pose pas de problèmes particuliers. Et ça évitera qu'on ait autant de salariés dont le pouvoir d'achat est dévoré par le niveau de l'inflation.
Ce qu'il faut noter à ce stade en tout cas de la campagne présidentielle, c'est que, alors que c'était traditionnellement vraiment un bastion de gauche, l'augmentation des salaires aujourd'hui figure dans quasi tous les programmes des candidats à la présidentielle, y compris les candidats de droite. Edouard Philippe en a fait un des axes majeurs de sa campagne en disant qu'il faut absolument augmenter le salaire net. Alors ça passe bien sûr par un allègement des charges sur le travail. Oui, ce n'est pas forcément avec les mêmes mesures à
chaque fois. Bien sûr, ce n'est pas du tout.
Jean-Luc Mélenchon, c'est une hausse du SMIC. Marine Le Pen, elle propose de baisser les taxes sur le travail et sur l'énergie d'ailleurs, on en parlait. Mais en effet, aujourd'hui, c'est transpartisan l'augmentation des salaires. Il faut le savoir à ce stade de la campagne.
Votre travail comme journaliste, c'est effectivement de rentrer dans le détail. Quand on dit on
va
augmenter les salaires par une baisse des cotisations sociales... On fragilise la sécurité sociale. Donc en réalité, ce qu'on donne aux salariés d'une main, on lui reprendra de l'autre. Quelle cotisation sociale ? Puisque par exemple, demain, si vous tombez malade, vous ne serez pas remboursé comme vous l'êtes aujourd'hui. Et de fait, d'année en année, on a des déremboursements de médicaments. Et on a une dégradation de notre système social. Vous me
demandez d'être précise, je vous demande la même chose. Vous dites la baisse des cotisations sociales. Quelle cotisation sociale ? Je ne suis
pas favorable à une baisse des cotisations sociales. Parce que quand on baisse les cotisations sociales, inévitablement. Inévitablement, on fragilise notre modèle social et notamment la sécurité sociale. Et donc, tous les candidats de droite qui disent qu'on va augmenter les salaires par une baisse de ce qu'ils appellent les charges sociales, c'est-à-dire en réalité les cotisations sociales, fragilisent notre modèle social. Non,
non, non, il faut qu'on avance. C'est l'autre info de la campagne ce soir. L'appel lancé par Edouard Philippe, lancé Premier ministre, explique qu'à droite et au centre, tout le monde doit se retrouver, se parler, parler d'un programme commun pour éviter un deuxième tour. Le Pen-Mélenchon, on l'écoute.
suis pour l'instant, je n'en tire aucune gloire, je suis pour l'instant le mieux placé dans les sondages. C'est à moi qu'il revient de prendre ma responsabilité, cette responsabilité de dire rencontrons-nous, parlons-nous, nous ne sommes pas obligés de le faire, parlons-nous. Si nous ne pouvons pas nous parler, si nous ne sommes incapables de nous parler entre nous, tranquillement, en confiance, alors comment voulez-vous préparer le rassemblement qui suivra ?
peur, Edouard Philippe ? Il a peur d'être battu et d'être balayé, comme tous les gens qui sont dans cet espace central qui est très large, parce qu'il y en a un autre qui parle, enfin il y a d'autres personnalités qui parlent d'un espace central qui va de Glucksmann à Retailleau, mais ils n'ont pas tort d'ailleurs, parce que c'est tout cet ensemble-là qui peut être balayé. Ils ont très peur, en regardant les sondages aujourd'hui, qui, je le rappelle, ne sont pas prédictifs, mais qui montrent très évidemment que Mme Le Pen est en position de force pour gagner cette présidentielle. et que celui qui pourrait la challenger au deuxième tour et qui pourrait se qualifier, c'est Jean-Luc Mélenchon. Pourquoi ? Parce que vous avez deux personnalités qui ont des discours radicaux, qui sont audibles, parce que les Français sont dans un état d'esprit dégagiste et que finalement, au centre, on ne les entend pas. Enfin, dans l'espace central, on ne les entend pas. Ils disent tous à peu près... Peu ou prou la même chose. On l'entend, Jean-Philippe, quand même. Mais non, on l'entend quasiment. Mais non, parce qu'on a l'impression, en plus, que ce sont les directs héritiers, et on n'a pas tout à fait tort sur tous les plans, d'Emmanuel Macron, qui est plus impopulaire aujourd'hui que jamais. Et donc, c'est pour ça que c'est très difficile. On va même aller plus loin. Celui qui pourrait avoir une popularité... qui pourrait être intéressante ces derniers temps, ce n'est pas tous ceux qui vont candidater à l'élection présidentielle, c'est celui qui est à Matignon qui s'appelle Sébastien Lecornu. – Il a dit qu'il ne voulait pas y aller. – Mais il ne veut pas y aller. Donc non, il y a un problème majeur. Alors ils n'ont pas tous la même recette, il y en a qui veulent faire des primaires. Les primaires sont impopulaires en France à tort. Les primaires ont permis en 2012 de dégager un candidat. pour les partis socialistes qui est devenu candidat, qui est devenu président. En 2017, François Fillon à droite, non, parce que François Fillon a été battu, non pas à cause de la primaire, il a été battu à cause des affaires.
Vous pourriez y aller s'il y avait quelque chose d'organisé ? Jamais
vous plaisantez. Je ne participerai à rien avec des gens qui ont ruiné le pays. Donc vous serez candidat, quoi qu'il arrive, Nicolas Dupoignan. Je suis candidat gaulliste et souverainiste. Et je suis le seul à proposer une sortie de l'Union européenne et un programme qui est cohérent même si vous ne l'aimez pas. J'ai pas dit ça. J'ai senti, j'ai senti. Moi j'ai senti aussi. Très sérieusement, le problème de fond de tout cela, c'est qu'ils sont au pouvoir depuis 10 ans. Moi, on les a beaucoup entendus, c'était des paradés. Mais ils ont paradé alors qu'ils ont gouverné, qu'ils sont responsables du chaos. J'ai vu même une interview surréaliste, ça m'a fait presque rire tellement c'était tragique, de Le Cornu, dans le journal, qui disait « il faut agir ». Et il ajoutait « évite ». Ça fait dix ans qu'ils sont là. Ils veulent reproduire ce qui a échoué. Les Français n'en veulent plus.
Pourquoi est-ce que vous y retenez alors que lors de la dernière élection présidentielle, vous étiez rallié à Marine Le Pen ? Au deuxième tour. Pourquoi BFM
TV existe alors qu'il y a des chaînes qui ont un peu plus d'audience comme TF1 ? Parce que vous avez votre patte. Et que les gens vous regardent. Je ne m'attendais pas. Mais nous, il n'y a pas le premier au deuxième tour. Il n'y a pas le premier au deuxième tour. Au premier tour, les Français ont le droit de choisir ce qu'ils préfèrent. Au premier tour, il y a un débat démocratique sur des vrais enjeux. Je propose une voie d'indépendance nationale qui n'est pas proposée par les autres. Pour vous ranger ensuite. Mais pour vous ranger, vous ne savez pas qui sera au second tour. Je propose une voie de paix. un moment où la guerre nous menace. Je propose un protectionnisme, alors qu'ils refusent tous le protectionnisme. J'ai ma philosophie, j'ai mon choix, c'est aux Français de choisir, au premier tour, sinon vous supprimez le premier tour, il n'y a plus de candidats, il n'y en a que deux, choisis par qui par les sondages, trois, allez. Et puis vous aurez 50% d'abstention. Vous dites la même chose, Yann Brossin,
à gauche ? Très m'opposé, il y en a 40. On est dans l'extrême opposé quand même, là.
Non, si vous supprimiez le premier tour et que vous choisissez les trois dans les sondages... Il faut écrémer avant le premier, là, ça ne va pas être possible. Mais ça va s'écrémer naturellement, vous verrez, il y en aura une dizaine. Pardon, mais
le problème se pose aussi chez vous, Yann Brossin. Oui, vous verrez. Avec un certain nombre d'accusations contre votre candidat Fabien Roussel pour dire, en fait, il va faire perdre Jean-Luc Mélenchon. Il va empêcher Jean-Luc Mélenchon d
'aller au deuxième tour. Mais je pense qu'il faut que tout le monde soit très serein. En l'occurrence, 500 parrainages d'élus pour avoir la possibilité de se présenter à l'élection présidentielle, ce qui est déjà quand même une forme d'écrémage. Et donc, à l'issue de cet écrémage-là, les Français doivent avoir la possibilité de choisir. Et en l'occurrence, Fabien Roussel, il est candidat, il a été choisi par son parti. Ce n'est pas juste Fabien Roussel qui, un matin, s'est dit « je veux être candidat à l'élection présidentielle ». Il y a eu un débat démocratique en sein de notre parti qui s'éclot par un vote, ce qui est déjà une bonne chose. Et il a été effectivement désigné avec des propositions, notamment sur le travail. J'en ai parlé sur la question des salaires, sur la question des retraites, de notre modèle social, de nos services publics. Vous êtes d'accord avec Mélenchon sur tout ça ? Vous êtes d'accord sur Mélenchon sur tout ça ? Il y a des sujets sur lesquels nous ne sommes pas d'accord. Sur la question par exemple de la réindustrialisation, du nucléaire, tout ça, ce sont des sujets sur lesquels nous ne sommes pas d'accord. Et bien c'est aux Français de trancher. Et il n'y a rien de scandaleux. Il y a des dissidents chez vous aussi. Ils ont le droit de s'exprimer. Stéphane Peut, notamment le président du groupe. Et chez nous, effectivement, les voix... Les voix sont libres et chacun a la possibilité de s'exprimer. Mais une fois de plus, qu'est-ce qu'il y a de choquant à ce que les Français tranchent un débat sur des propositions ? Je vous rappelle qu'il reste
juste un peu plus de 7 mois pour une élection présidentielle qui va décider du sort de la France. C'est pas trop d'avoir des débats entre des personnalités qui incarnent des courants de pensée, qui ont des gens qui les suivent. Et les Français ont le droit de... d'oxygéner peut-être la vie politique aussi. – Vous aurez les 500 signatures ? – Oui, bien sûr. – Vous les avez déjà ? – Pas encore. – Vous en êtes à combien ? – Je ne vous le dirai pas, c'est un secret de fabrication. – Ah, c'est un secret de fabrication ? – Oui. – Il faut de l'argent aussi ? – Il faut de l'argent, c'est les militants et c'est les soutiens qu'ils donnent. Vous savez, moi, dans les derniers sondages, on nous met à 3%, M. Roussel, moi, et tout, qu'importe. Moi, je fais ça pour des convictions et pour une idée de la France. vous ne croyez pas que dans la médiocrité politique, il y a besoin d'un peu de diversité ? c'est qui qui choisit ? 1 000 personnes dans un institut de sondage ? Vous avez plus de signatures que Mélenchon ? Il dit 200. Il dit 200, heureusement un peu plus. Mais ça viendra. Et je fais appel au maire s'ils veulent une voix gaulliste, indépendante. 5 millions de Français, 6 millions ont été voir le film Général de Gaulle, qui devait être un four, qui ne devait pas marcher. Tout le monde
se
réclame du gaullisme. Oui, mais attendez. Le gaullisme, c'est l'indépendance de la France. C'est la souveraineté. Tout le monde se réclame du gaullisme, donc. Il y en a beaucoup qui l'ont trahi abondamment et qui s'en réclament. Mais les Français font la différence.