Chargement...
Chargement...

La démocratie, ce n'est pas la technocratie. C'est l'appel au peuple. Et là, faire une commission ou un groupe, en fait, c'est la solution technocratique. C'est-à-dire que ce n'est plus le gouvernement des juges, c'est le gouvernement des experts. Moi, je veux le retour au peuple. Il est temps de le faire. Je veux revenir à la Constitution et à l'esprit de la Constitution, telle que l'a défini le général de Gaulle. Il y a d'ailleurs à l'INA... Il y en a pour deux minutes. C'est génial. Le général de Gaulle qui démonte les critiques, que ce soit vis-à-vis des juges, etc., de ceux qui disent « Ah ! Surtout pas le peuple ! » Pensez que le peuple, il pense mal. Le peuple, il faut le rééduquer. Il ne faut surtout pas soumettre ces questions. Elles sont trop sérieuses pour le peuple. Non, moi, j'ai beaucoup de respect pour le peuple français et je vais vous dire. ce que veulent les Français, pourquoi est-ce qu'ils sont aussi en colère aujourd'hui ? C'est parce qu'ils ont eu le sentiment d'être méprisés, de ne pas être respectés. C'est d'abord une question de respect, avant même d'être une question démocratique.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
Bruno Rutaillot, une dernière question avant notre face aux rédactions. Les journalistes, les finlames, je le disais, de CNews Européens, ils arrivent. Si vous permettez donc au peuple de censurer la censure par le référendum, comment est-ce que vous garantissez que ça ne devienne pas un outil de contournement des droits fondamentaux ? Quel garde-fou si un jour il y a un pouvoir qui décide de revenir sur des principes fondamentaux de notre démocratie
que je veux vous dire, pour que les Françaises et les Français qui nous écoutent, qui nous regardent, contraignent bien. Aujourd'hui, vous avez des juges qui font dire au texte, y compris à la Constitution, ce qu'elle ne dit pas. Un juge, ça doit être l'interprétation, enfin, il interprète les textes. C'est la bouche de la loi, disait Montesquieu. Donc ça, ça n'est pas possible. Je veux revenir au texte de la Constitution ou de nos traités. En revanche, je ne supprime pas le Conseil constitutionnel. Il y aura toujours un Conseil constitutionnel qui vérifiera, bien entendu, la conformité à la Constitution des lois. Moi, j'y tiens à la Constitution. Mais vous voyez, la pratique a été dévoyée. On ne doit pas être dans un régime de gouvernement des juges, mais de gouvernement par le peuple. L'article 2 de la Constitution qu'a voulu le général de Gaulle, le principe de la République, c'est le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. C'est ce que je veux simplement rétablir.