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Nous sommes avec Alain Fontaine qui est en train de nous expliquer. Alain Fontaine, on vous a reçu plusieurs fois à Sur Europe et on vous adore. Vous savez pourquoi je vous adore ? Parce que vous êtes encore l'âme, l'âme qui fait vivre les bistrots et les cafés de France. Et quand vous avez reçu, vous nous avez expliqué comment c'est là où se passent les débats, les discussions, on se rencontre, on se parle. C'est l'anti-numérique aujourd'hui. Donc pour vous c'est important cette opération de Gabriel Attal ? Avant de donner la parole à Gabriel Cusé. et Arthur de Vadrigan.
C'est peut-être important pour lui. Pour nous, effectivement, mettre les bistrots en avant, c'est toujours bien. Mais je reviens sur le fait que Balzac disait aussi que les bistrots sont le parlement du peuple. Donc ça appartient vraiment à tout le monde. Après, 1000 bistrots, ça ressemble énormément à un candidat présidentiel qui avait, il y a quelques semaines, rappelez-vous, dit 1000 réunions. Vous vous ravez ? 1000 réunions chez les gens.
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C'est Édouard Philippe, oui.
C'est Édouard Philippe, donc 1000 réunions. Mais Mille Bistrot, et ça c'est plus embêtant, je ne sais pas s'il a vu, si son communication avait le problème, mais Mille Bistrot, c'est le nom d'une association qui appartient à SOS, le groupe de Jean-Marc Borloo, et cette association vise... Il va encore se prendre une plate, après Renaissance et Marine Le
Pen.
Voilà, et cette association vise... à réimplanter des bistrots dans les villages de moins de 3000 habitants. Donc, le bistrot est déjà utilisé par une association. Et puis, vous avez aussi la présence de la bière. Et là, vous avez la loi Evin. Donc, ce spot, pourquoi pas, ça va être les bistrots en avant. Mais il y a quand même, un, de la copie. Et deux, il y a un problème peut-être juridique qui va se poser. Mais là, moi, je ne suis pas du tout dans cette branche-là. Voilà. Mais ce qui est important... c'est de se dire que ce bistrot appartient à tous les Français, et j'aimerais que toute la classe politique, tous les présidentiables qui sont là, aillent dans les bistrots. Donc pour ça, il ouvre la voie. Par contre, attention, il faut le faire intelligemment, et je trouve qu'il a pris beaucoup de vocabulaire de notre association, mais ça veut dire que ça marche.
Ça veut dire que ça marche. Voyant les choses du bon côté, merci infiniment Alain Fontaine d'avoir été en direct avec nous sur Europe 1, vous qui êtes président de l'association française des bistrots et des cafés. Pardon ? Il a un message à faire passer ? Ah bon ? D'accord. J
'ai un message à vous faire passer à vous. On va sortir un livre. Dans quelques semaines, on sort un livre qui s'appelle Bistrot au café. La belle histoire... Ça s'appelle l'histoire d'amour des Français. L'histoire d'amour des Français aux éditions Ouest de France. Mais je vais l'amener à deux personnes. Je vais l'amener à deux personnes, les premiers, le jour où ça sort. Un, à notre premier soutien depuis le début et sans condécédération politique, au président de la République, Emmanuel Macron. Et là, je m'engage devant vos auditeurs. La deuxième personne, ça sera vous. J'irai dans vos bureaux, je n'ai pas besoin de passer sur un plateau. Je vous signerai. parce que vous avez toujours soutenu. Donc ce livre, Destro et Café, la belle histoire, l'histoire d'Amand des Français... c'est vous qui l'aurez au premier avec le président de la République. Non, c'est gentil, c'est
adorable, je suis particulièrement touchée mon cher Alain Fontaine, de voir ce livre en tout cas, et vive la France, vive les bistrots français, et vive effectivement Alain Fontaine qui a été en direct avec nous. C'est gentil, merci. Merci infiniment. Gabriel Cluzel, maintenant qu'on a planté le décor avec Alain Fontaine qui effectivement prône la vie, ces bistrots, ces cafés français, puisque comme il disait, Balzac disait que les bistrots sont le parlement du peuple. Comment réagissez-vous avec cette opération de Gabriel Attal qui lance cette opération 1000 bistrots, 1000 rencontres, une campagne présidentielle qui revient donc au comptoir ?
mais c'est très bien de défendre les bistrots mais pardonnez-moi je vais peut-être prendre un angle plus politique, ça me rappelle quand même un peu Édouard Philippe qui vend des frites. On ne sait pas, après Ségolène Royal va mettre un petit fichu et aller nourrir les poules. tellement téléphoné, vous voyez ça me rappelle en janvier 2024, Gabriel Attal il s'est adressé aux agriculteurs, il s'était servi d'une botte de paille comme d'un pupitre, il est arrivé avec ses jolis souliers vernis et puis il avait voulu faire peuple, c'est un peu Marie-Antoinette qui fait sa bergère J'avoue que ça a un côté très très artificiel. Alors on comprend l'idée, on accuse beaucoup ces gens-là d'être déconnectés. Alors Gabriel, est-ce que vous n'êtes pas en train de critiquer tous les
politiques ? Ils ont le droit de faire des frais ? Ils ont le droit, ils ont tous les droits.
Je dis simplement que sur un plan, ils ont tous les droits. Et encore une fois, si de façon collatérale, ça sert les bistrots, c'est une très bonne chose. Mais ça a un côté quand même extrêmement artificiel. On a l'impression d'une... Comment on appelle ça ? Des techs notables, vous savez, qui essaient de faire... et je suis pas sûr que ça fonctionne complètement, je suis pas sûr que ce soit sa meilleure panoplie. Mais voilà c'est mon analyse et peut-être que d'autres en auront des bienveillantes.
Gabrielle Cluzel en direct sur Europe un jour taquine mais pardon moi enfin je trouve ça mimi, je trouve ça mimi. C'est bien d'aller dans les bistrots, c'est bien de faire des frites. Mais vous savez, ça fait 17 ans que j'ai une association qui œuvre pour les familles monoparentales. Je vois leurs souffrances, je vois leurs galères, elles n'en ont rien à faire des frites. Elles n'en ont rien à faire des bistrots. Elles en ont par exemple à Sébastien Delogu qui ne peut pas sa ponçue alimentaire. Elles en ont par exemple à leur quotidien où leur réfrigérateur est vide. Elles en ont par exemple au fait qu'elles ne peuvent pas, lorsqu'elles ont un enfant handicapé, le mettre à l'école. On fait des frites et on va dans les bistrots. Arthur Devatrigan.
Ça m'amuse de voir quelle approche de chaque élection, surtout présidentielle, le peuple devient fréquentable. On ne l'écoute jamais, on dit qu'il pue, qu'il ne peut pas comprendre, qu'on ne peut pas lui faire des référendums parce qu'il vote mal. Par contre, tout d'un coup, il faut se faire élire, là on va consulter le petit peuple dans les bistrots. Je rappelle qu'Atal a quand même été depuis six ans en poste. Il a été porte-parole de la majorité, il a été deux fois secrétaire d'Etat, il a été ministre délégué des comptes publics, ministre de l'éducation nationale, premier ministre, c'est-à-dire qu'il a eu six ans pour agir, et là il dit « je vais faire la tour et des bistrots pour comprendre ». Non mais en fait ça marche dans l'autre sens la politique. On écoute et puis après on agit éventuellement. Donc je suis assez fasciné par cette façon dont certains politiques arrivent à penser que les Français sont des ânes et ça va encore marcher. Donc ils pensent qu'il va... Au cœur des doléances, je pense que les Français vont vous demander l'addition et l'explication du bilan.
Avant de marquer une pause, écoutez Gabriel Thal lui-même. Il présente son opération 1000 bistrots.
au long du mois de septembre, on organise l'opération 1000 bistrots. C'est 1000 rassemblements dans des cafés, dans des bistrots, dans nos villes, dans nos villages, dans nos quartiers, à 5 autour d'une table, parfois à 10, parfois à 100, parfois plus. Avec une idée très simple. Prendre le temps de se parler.
Prendre le temps de se parler, voilà les mots de Gabriel Attal. En tout cas, il y a beaucoup de messages, il y a beaucoup d'appels aussi. Anne-Marie, vous nous appelez de Paris et vous dites, je ne sais pas comment Christine va tenir toute l'année pour tenir avec tous ces effets d'annonce. Vous êtes en train d'avoir pitié pour moi, ma petite Anne-Marie, c'est ça ? Complètement,
bonjour Christine. Je m'écoute tellement, mais tellement. C'est une insulte à votre intelligence, si vous saviez ce que je pense. Mais comment on peut en arriver à autant de... On en a pour un an et ça va être effet d'annonce sur effet d'annonce avec des gens qui n'en valent pas la peine en fait. Il n'y a personne qui sort du lot. Enfin, les deux sujets ce matin, mais au secours, au secours, ils n'ont rien à dire. Il y a tellement de sujets importants.
Alors Anne-Marie, vous par exemple, quel sujet vous êtes candidate, on va dire, ou bien vous êtes une Française tout simplement, et vous dites mais j'ai envie qu'il me parle de ça et ça. Dites-moi deux ou trois sujets, au lieu de parler effectivement de bistrot. Ou de maternelle à un an. On peut emmener
les enfants un an au bistrot. C'est moins d'enjeux que l'école.
Pour l'éducation, effectivement, l'école, mais avant de les mettre un an à l'école, il faut déjà leur apprendre quelque chose. Et puis là, les bistrots, les Français n'ont pas attendu Attal pour aller au bistrot. Ils y vont au bistrot, en fait. Ils parlent, ils échangent et ils n'en peuvent plus. Donc je ne pense pas que les sujets de Attal au bistrot, ce seront les mêmes que ceux des Français tous les jours. Qu'est-ce qui vous préoccupe ? Moi, ce qui m'insupporte, c'est que... c'est vraiment, le niveau politique est descendu tellement bas, mais tellement bas. Vous
savez quoi, Anne-Marie, je vais vous dire, entre vous et moi, je n'ai même pas parlé de Marine Tondelier. J'ai eu tellement honte pour la politique française, non mais c'est vrai, j'ai eu tellement honte pour la politique française que je me suis dit que, vous voyez, je préfère parler de Gabriel Attal, Bruno Le Maire, et là déjà, c'est déjà surprenant, mais vous voyez, effectivement, merci d'avoir pitié de moi, parce que Marine Tondelier, je ne peux pas, je vais dire ce qu'elle a dit sur son ignorance. à propos de la politique française, il m'a fait trop mal au cœur, trop mal à la France.
Écoutez, vous prenez soin de nos oreilles, merci à vous.
Merci en tout cas ma chère Anne-Marie d'avoir appelé au Standard Europe. Merci pour ça, Philippe. Et bon courage. Merci infiniment. Et on va continuer effectivement pendant toute cette année à regarder, observer, décrypter et parler des vrais sujets qui intéressent les Français. Michel, vous nous appelez la Loire et vous dites que cette proposition et celle de Bruno Le Maire, ces deux propositions révèlent les seules qualités des anciens collègues. d'Emmanuel Macron. C'est vrai que je n'avais pas fait le lien.
Bonjour madame Kelly, bonjour à vous chroniqueurs et aux auditeurs d'Europe 1. Vous avez précédé mes propos en évoquant Marine Tondelier parce qu'effectivement on aurait pu la mettre dans le lot des deux sujets que vous avez évoqués ce matin, les propos de Bruno Le Maire qui sont évidemment complètement idiots, les intentions de monsieur Attal, les frites... Philippe, tous ces gens-là qui sont des progressistes européistes, maastrichiens, ont été des collaborateurs d'Emmanuel Macron. La France est en ruine, l'école ne fonctionne pas, le classement PISA en est la preuve.
Mais on a mal pour notre France, on a mal pour nos enfants, on a mal pour notre éducation, on a mal pour notre avenir.
En réalité, Emmanuel Macron va laisser la France en ruine. Nous sommes le taux de prélèvement obligatoire le plus important du monde. Et plus rien ne marche. Et j'en reviens à l'intention de mon intervention. L'affaire des bistrots de Gabriel Attal, démontre que ces gens-là ne sont que dans la communication d'opportunités pour essayer de récolter quelques voix, faire peuple, comme on dit. C'est pathétique. Encore une fois, vous avez précédé mes propos. J'ai été effondré dans le temps de Marine Tondulier à avoir une inculture politique incapable, ne serait-ce que de citer Simone Veil par exemple. dans le bilan politique des 40 dernières années. Je pense que même les Français, on les connaît, vous les connaissez à travers votre association, et bravo pour ce que vous faites pour les familles monoparentales.
On
est sur ces sujets-là, avec des gens qui font pour le coup de la vieille politique. Et Emmanuel Macron, qui voulait faire du dégagisme d'une certaine manière, j'espère, j'espère, j'espère qu'il va être la première victime, enfin de fait, lui ne se représentera pas, mais en tout cas, tous ses collaborateurs. seront les premières victimes de ce changement dont il y a besoin. Écoutons David Nistard, écoutons Sarah Knafow, écoutons Philippe de Villiers, ou d'autres, pas forcément du même bord politique, mais donnons un destin commun à la France. Voilà ce que je pouvais dire.
Merci mon cher Michel pour ces mots et cette intervention en direct sur Europe 1, vous qui nous avez appelé de la Loire. Merci.