Chargement...
Chargement...

Merci. J'ai juste dit un mot. Ça marche, là ? Vous m'entendez ? C'est moi qui ne m'entends pas. Ça marche, vous autres ? Vous entendez ? Bon. Commencez pas à dire non, bande de menteurs. Si vous dites non, c'est que vous m'entendez. Alors, c'est quoi l'explication, là ? Ça marche ou pas ? Bon. Bon, j'étais en train de vous dire merci. Surtout à ceux qui sont tous là-bas au fond, sous le cagnard. C'est bien parce que vous, vous rechargez la batterie, mais moi aussi, dans une affaire comme celle-ci. D'abord, je veux dire ma gratitude pour l'équipe du journal l'Humanité, sa rédaction, ses techniciens, qui ont permis ce beau succès de la fête. Je dis mes remerciements et ceux de toute la direction insoumise aux militants communistes qui facilitent notre présence et notre participation à tous les événements qui ont lieu sur cette fête. Bien sûr, je remercie les équipes insoumises qui sont au travail pour permettre que tout ça ait lieu, car bien sûr... Tout ce que nous faisons est le résultat de l'action collective, tout, absolument tout, y compris vous, moi, à l'instant où nous sommes. Le chemin qui s'ouvre sous nos pieds est fait d'abord de nos efforts, de notre mobilisation, de notre conscience politique, de notre niveau d'éducation qui s'élève à mesure que nous allons à la rencontre des événements et que nous apprenons à en tirer profit pour la cause que nous servons. Puisque nous sommes ici... par centaines, peut-être par milliers peut-on dire. Je veux avant toute chose commencer par dire en notre nom à tous nos pensées émues aux familles des 300 journalistes assassinés à Gaza et au Liban. Et puisqu'il est question de presse et du noble, indispensable travail d'information dont nous avons besoin pour nourrir notre compréhension des événements et y trouver notre place. J'ai bien dit du travail dans le respect de la déontologie particulière de ce travail, qu'est le travail médiatique. Je veux dire en notre nom là aussi à tous. notre soutien aux résistances qui s'expriment dans l'audiovisuel public et privé contre l'incrustation de l'extrême droite. Voyant le directeur adjoint de Valeurs Actuelles sur une chaîne du service public, une habituée de CNews chroniqueuse sur France 2, ou bien encore à son poste, Le faussaire qui m'attribua des propos qui ne sont pas les miens et qui pourtant continue, sans que personne ne nous ait présenté la moindre excuse, à animer la matinale de France Culture. Et enfin, plus récent et plus poignant peut-être encore, le spectacle consternant des chanteurs d'Adèle Haenel sur France 5. Tout ceci nous est présenté par des gens qui n'ont jamais eu la main qui tremblait quand il s'agissait de faire le ménage dans l'idée qu'ils se faisaient eux de l'objectivité. Et on nous dit c'est pour permettre la diversité. Vous voulez permettre la diversité ? Alors expliquez-nous pourquoi il n'y a pas un seul éditorialiste sur l'une quelconque de vos chaînes qui viennent de la rédaction du journal l'Humanité. Alors nous réclamons qu'il y en ait. Notre pays et le peuple de France vivent en ce moment une situation d'une difficulté particulièrement terrible dans la vie quotidienne. C'est cette époque que l'on dit d'inflation. c'est-à-dire de la vie chère, qui est pour l'essentiel un rapte supplémentaire qui est fait sur la paye des salariés, sur les revenus des gens qui en ont, au profit de l'accumulation qui a conduit à ce que dans ce système-ci, sous monsieur Macron, on ait vu se multiplier par deux en disant le nombre des milliardaires. Eh bien, mesdames, messieurs, combien de fois avons-nous entendu dire des gens qui se croient spirituels que la présence des riches ne les indispose pas, c'est plutôt celle des pauvres parce qu'ils les plaignent. Mais il n'y a pas de pauvreté s'il n'y a pas d'extraction de la plus-value et s'il n'y a pas de travail gratuit pris, s'il n'y a pas de prélèvement fait. Autrement dit, ce que nous vivons, est une fois de plus un épisode terrible de la bataille pour la répartition de la richesse entre le capital et le travail. Car rien ne fait augmenter les prix aujourd'hui du travail que n'auraient pas accompli les gens. Rien ne fait augmenter les prix parce que les machines n'auraient pas tourné autant qu'elles auraient dû, ou bien parce qu'on aurait distribué je ne sais quelle quantité d'argent sans réfléchir à la contrepartie matérielle. Non, rien ! Que ce soit l'augmentation du prix des carburants, personne n'a décidé parmi nous, ni même notre pays. de participer au blocage du détroit d'Hormuz, sinon M. Trump et M. Netanyahou. Et pour finir, ce sont les peuples du monde entier qui en assurent la facture. Mais même cette facture-là est truquée, puisque dans la période que nous venons de vivre depuis le début de la guerre contre l'Iran, guerre illégitime, je le rappelle, eh bien... Les marges des raffineurs ont été multipliées par quatre. Ce sont donc bien les marges qui provoquent la hausse des prix plutôt que tout autre événement. Et ces marges sont une décision de classe qui est prise par les uns contre les autres. Et rien d'autre. Il n'y a ni fatalité, ni destin probable, ni main de je ne sais qui. Ni fil magique du prétendu marché qui dans cette affaire fonctionne. Rien d'autre qu'un rapport de force entre classes sociales. Alors je sais que cette manière de parler peut déplaire. Mais elle a au moins le mérite de la clarté. Et chacun comprend alors qu'elle est sa tâche. Rétablir le rapport de force qui a été déséquilibré, au point que pendant toutes les années du Mozart de la finance, le si devant M. Macron, c'est un détournement massif qui a abouti au résultat suivant. 1 million de personnes de plus dans la pauvreté, 8 millions de personnes à l'aide alimentaire, des millions de gens précipités dans une situation où un tiers d'entre eux, Mange moins pour pouvoir mettre le carburant dans leur véhicule pour pouvoir aller au travail, faire la part de travail gratuit qui va servir à enrichir les autres. Ah oui, ces mots vous dérangent. Eh bien, c'est à nous de les porter partout pour porter comme une lumière le sens des événements. Travailleuses, travailleurs. Vous autres, gens du peuple, ne croyez pas que vous soyez accablés par autre chose qu'un rapport de force que vous devez inverser. Et vous allez le faire avec des bulletins de vote autant que par l'action. Aujourd'hui, on nous dit... Que cette inflation serait de 3%. Eh bien, voici ce que j'ai à dire. Je ricane. 3% ne correspond à l'expérience concrète de personne dans cette salle. Quand on a un indice qui agglomère le prix de la bonnetterie masculine et féminine avec des ordinateurs, des voitures et des sacs de patates, on peut en effet admettre... que les prix en moyenne aient évolué de 3%. Mais si l'on regarde plus attentivement ce qui constitue la vie quotidienne de millions de femmes et d'hommes qui s'usent à la tâche pour faire vivre et parfois seulement survivre leurs familles. Depuis Macron, le gaz a augmenté de 150%, pas de 3%. Et avant ça, où sont les belles personnes qui nous avaient vanté que dès que l'on aurait fait la privatisation et qu'on aurait débarrassé le gaz des fonctionnaires qui le parasitaient, on connaîtrait un bonheur et une jouissance sans fin avec des prix qui seraient quasiment des cadeaux. Où êtes-vous donneur de leçons, bradeur du pays qui nous avait augmenté de 150% ? Où êtes-vous ? les belles personnes qui nous avaient promis que quand on aurait privatisé Total et les autres, les carburants baisseraient alors qu'ils ont augmenté pendant ces années de 30%. Je n'ai pas dit 3%, j'ai dit 30%. Où êtes-vous ? Les organisateurs du libre-marché, qui par sa main habile et bienveillante, toujours calculatrice, allaient vous libérer de l'infection des normes, des exigences, des taxes avec lesquelles l'État s'empiffre, paraît-il. Eh bien, les prix ont augmenté pour les aliments. de plus de 30%. J'ai dit 30%, pas 3%. Voilà le monde de mensonges dans lequel nous vivons. La vie est dure, de plus en plus dure. Et ceux pour qui elle est moins dure, parce que leurs revenus leur permettent de la trouver moins dure, comme c'est mon cas. Alors ceux-là ont un devoir humain par-dessus tous les autres. Votre morale ne peut pas être. Profite et tais-toi. Il faut aller. du peuple ! Il faut s'organiser avec lui ! Il faut ! que par vos groupes d'action, vous alliez continuer à faire les collectes d'aliments, de matériaux dont les autres ont besoin. Entraidez-vous, car la société de l'entraide commence avec nous, avec notre militantisme, avec notre conscience ouverte à la souffrance des autres, plutôt qu'à l'indifférence qui est la caractéristique des classes dominantes. Mesdames, Messieurs. Ce qui arrive, hélas, dirigé comme nous le sommes, va être pire. Pourquoi ? Évidemment parce que l'accumulation des causes qui nous ont conduit jusqu'à la situation présente va continuer et s'intensifier. Le changement climatique est irréversible. Ceux qui nous dirigent ne feront rien. Et il arrive que dans le changement, certaines catastrophes finissent par être profitables à tel ou tel produit que l'on vend. Et quand je dis tel ou tel produit, je sais que quand dans l'agriculture, les produits de consommation que notre pays n'est plus capable de produire car nous ne sommes plus indépendants ni souverains en matière alimentaire, que dans le même moment où les patates elles-mêmes ont fini par brûler, D'autres productions qui ont été destinées au marché mondial ont augmenté dans des proportions telles que cette canicule est une bonne affaire quand le blé passe à 145 euros la tonne ou quand le maïs qui nourrit les poules chinoises et je ne sais quelle autre brave bête est passé à 175 euros la tonne. Tel est le monde dans lequel nous vivons. Le capitalisme ne s'occupe pas de savoir ce que deviennent les êtres humains qui produisent la richesse. Il ne s'occupe que d'une chose, faire tourner toujours plus vite l'argent pour le transformer en marchandises, pour le transformer à nouveau en argent, dans une indifférence absolue de ce que deviennent tous ceux qui produisent ces richesses. Nous sommes le parti, le mouvement qui rétablit les droits de l'humanité face aux droits des marchandises. Voilà qui nous sommes. J'ai dit que cela serait pire parce que la Banque Centrale Européenne est en train d'augmenter ses taux. Alors, vous autres, vous avez déjà du mal à comprendre ce que fait au juste cette Banque Centrale. et de qui elle est indépendante, alors quand vous entendez dire qu'elle va augmenter ses taux, l'affaire devient un peu plus compliquée. C'est mon devoir, c'est votre devoir à vous les militants, de l'expliquer autour de vous. La Banque Centrale a un statut. J'ai voté contre ce statut et j'ai eu l'honneur d'être blâmé par M. François Hollande à l'époque. Il faisait son travail, déjà. qui était de faire avancer la cause malpropre de ce statut. Et ce statut prévoit que la Banque centrale est indépendante et elle reçoit pour objectif, mesdames, messieurs, non pas de faire attention à savoir s'il n'y a pas assez ou s'il y a trop de chômage ou que sais-je encore. Si... Les êtres humains arrivent à circuler si les écoles sont bien garnies. Non, la Banque Centrale Européenne ne s'occupe que d'une seule et unique chose, l'inflation, le prix des marchandises. Et quand on leur dit, vous êtes en train d'augmenter les taux au moment où la politique de notre pays, comme celle de tous les pays, est en train de faire entrer nos économies en récession. Parce que dans tous les pays, tous les pays, la dette publique se paye plus cher aujourd'hui qu'elle se payait hier et qu'on arrive à près de 4%. Dans tous les pays, la seule solution qui est proposée et mise en œuvre, c'est de réduire les budgets, de faire des coupes dans les budgets publics, de supprimer des enseignants, de fermer des écoles, de fermer des maternités, de fermer des kilomètres de voies ferrées, etc. Si bien que quand la Banque Centrale arrive... et qu'elle augmente ses taux, elle va aggraver cette situation et nous plonger dans la récession. La récession, ça veut dire, dans le système capitaliste, il n'y a pas pire crise, parce que le système repose sur la croissance permanente et infinie. Et nous sommes à, ça n'a même plus de sens, 0,4% de croissance. Le président de la commission des finances de l'Assemblée nationale, notre camarade Éric Coquerel, avait déjà prévenu sur tous les tons. Personne ne peut dire, c'est comme le dit Macron quand il ne sait plus quoi faire, il dit mais qui aurait pu prévoir ? Eh bien nous, figurez-vous précisément. Et nous avons alerté. prévenus, mis en garde, fait des contre-propositions sans cesse, et notamment celles qui leur ont tant des plus, comme la taxe Zuckmann et autres, pour rétablir l'équilibre entre la contribution du travail et celle du capital. La contribution du travail vient deux fois, la première fois quand la richesse est créée, la deuxième quand on supprime des services publics, qui sont, comme chacun le sait, le seul patrimoine de ceux qui n'ont pas de patrimoine. Vous payez une deuxième fois quand il n'y a plus de train, quand il n'y a plus de bus, quand vous êtes obligés d'inscrire vos enfants dans une école privée alors que vous voudriez qu'ils soient à l'école publique, etc. Voilà le point où nous allons. Et dans ces conditions, il y a bien sûr des mesures d'urgence à prendre. C'est des dont je vais dire rapidement un mot. Mais je ne veux pas que l'on croie. que notre pensée serait faite de mesures d'urgence, de sparadrap plus performants que ceux des autres, de rustines mieux collées que ce que collent les autres. Nous voulons véritablement et décidément la transformation de fond en comble du système de la société, une autre agriculture, une autre industrie, une autre répartition de la richesse. Nous voulons la révolution citoyenne, c'est-à-dire le contrôle populaire sur toutes les affaires qui le concernent directement. Alors, de ces mesures d'urgence, vous les connaissez. D'abord, c'est évidemment le blocage des prix et le blocage des marges. Entendez les gens, le blocage des prix, c'est on bloque les choses là où elles sont. Quand vous bloquez les marges, c'est que vous empêchez qu'on augmente la part que celui qui vous vend quelque chose prend pour lui-même, notamment, par exemple, sur les carburants. Ça, c'est la mesure de base, la mesure de survie. Mais, comme on en parlait entre nous, les Insoumis, et avec la présidente du groupe Mathilde Panot, on se disait peut-être qu'il faut qu'on aille... Plus à fond pour faire comprendre ce qu'est une mesure d'urgence. Mesdames, Messieurs, Camarades, il y a dans notre pays la possibilité par décret de décider de l'état d'urgence quand l'ordre public est troublé, c'est-à-dire quand éclatent des révoltes urbaines ou quand, par diverses provocations, des manifestations pacifiques tournent mal et qu'on nous éborne les gens qui s'y trouvent. En tout cas, on peut déclarer à ce moment-là l'état d'urgence. Il y a même un article de la Constitution, l'article 16, qui, dans un cas similaire qui peut arriver, on a déjà vu ça en France avec les généraux félons, permet au président de la République de suspendre les libertés constitutionnelles pendant six mois. Oui, ben réfléchissez, qui c'est qui pourrait prendre une décision pareille ? Eh bien vous voyez que dès lors qu'il est question d'ordre public, alors là oui, il y a diverses matraques qui sont disponibles. Mais quand il s'agit de l'état d'urgence écologique comme ce fut le cas cet été, mais quand il s'agit d'état d'urgence sociale comme c'est le cas en ce moment, alors il n'y a aucune possibilité de décréter l'état d'urgence, de prendre des décisions rapidement appliquées. rapidement déployés et qui seraient ensuite, bien sûr, comme on le fait pour les ordonnances, vérifiées par le Parlement lui-même, qui dirait si elles ont été ou non conformes à l'intérêt général. Nous voulons, nous, les insoumis, que pour la suite des événements, et notamment lorsque viendra le moment de refaire la Constitution, mais dès avant, il y ait... la possibilité décrite par des conditions objectives particulières de décréter l'état d'urgence sociale ou l'état d'urgence écologique. Et la deuxième mesure, c'est l'échelle mobile des salaires. L'échelle mobile des salaires, ça veut dire qu'à intervalles réguliers, on ajuste les salaires sur le niveau d'augmentation de la cherté de la vie, de manière à ce que le pouvoir d'achat ne recule pas. Voilà ce que veut dire l'échelle mobile des salaires. L'échelle mobile des salaires est revendiquée notamment par le syndicat CGT et par nous, évidemment. L'échelle mobile des salaires a existé en France entre 1952 et 1983. L'échelle mobile des salaires existe en Belgique. Alors on nous dit, si vous faites ça, il y aura un effet, comme ils disent, de second tour. C'est-à-dire qu'après que vous ayez augmenté les salaires, comme les prix des marchandises auront augmenté. Première remarque, ce n'est pas obligatoire, vous ne pouvez pas les augmenter et diminuer vos marges, c'est-à-dire que vous réorganisez la distribution entre le capital et le travail, et c'est bien ce que nous voulons faire. L'échelle mobile des salaires fait pousser des cris aux économistes dits orthodoxes, c'est-à-dire particulièrement dangereux. Je leur fais pousser des cris, mais je les vois bien moins criants. quand il s'agit d'organiser l'échelle mobile du capital. Alors là, non, plus personne n'a rien à dire. Et pourtant, j'aime mieux vous dire que ça vous coûte horriblement cher. Mais vous ne savez même pas que ça existe. Voyez-vous, il y a dans les mots-arts de la finance de notre État des gens d'une spéciale nullité. Assis le précédent Mozart de la finance, père Cessandre, le président Giscard d'Estaing, qui avait inventé un emprunt gagé sur l'or. Eh bien, nous avons remboursé pour finir plus de 12 fois la somme initiale, il faut oser le faire. Et ainsi de suite, je pourrais vous en citer plusieurs. Mais comme tout à l'heure, je vais vous en présenter quelques-uns de particulièrement dangereux et de beaucoup plus contemporains, je vous laisse garder votre souffle pour les huels au moment venu. Eh bien, quelle est cette échelle mobile du capital ? L'État décide de lancer des titres de dette, je t'en prends des sous, alors tu te méfies, tu te dis, bon... Ça va, Mélenchon, il a de quoi, il me prend 1000, il va me les rendre. Mais tu te dis, l'année prochaine, si c'est 3% d'inflation, et puis l'année d'après, encore 3%, ça commence à faire beaucoup. Eh bien, je te rassure, je suis l'État. J'ai inventé un papier, je te dis. J'ajuste les intérêts sur l'inflation. S'il y a de l'inflation, allez, tes intérêts seront augmentés du montant de l'inflation. Exactement ce que nous sommes en train de proposer avec l'échelle mobile pour les salaires. Et c'est pas tout. Comme l'État est bon prince quand il s'agit des riches. Non seulement les intérêts sont augmentés de l'inflation, mais le capital à rembourser aussi est augmenté de l'inflation. Ah ! Je vous vois un peu perplexe, le temps de réaliser ce que tout ça veut dire. Parce que comme on n'a pas l'habitude de ce type de cadeaux, on a du mal à imaginer quand c'est pour les autres. Ne croyez pas que ce soit des sommes dans des coins, c'est les plus vénards, ceux qui sont arrivés les premiers, qui ont acheté les premiers ces titres. Non, non, non, non. Ça représente des milliards, mesdames, messieurs. C'est-à-dire... que ça représente aujourd'hui, à l'heure à laquelle nous parlons. L'augmentation de la charge de la dette, c'est-à-dire ce que nous payons tous les ans, en intérêt des nouveaux emprunts que nous faisons pour payer ceux d'avant, parce que ceux qui vous donnent des leçons et vous disent qu'il faut que vous payiez vos dettes, eux, ont décidé qu'ils ne les payaient jamais. C'est-à-dire que quand un titre de dette est arrivé au bout et que c'est l'heure de payer, ils disent pas de problème, nous allons emprunter et nous allons vous rembourser avec ça. Et voici un nouveau titre de dette. C'est pourquoi chaque fois que vous me verrez ou que vous verrez l'un d'entre nous en train de discuter avec eux, qu'ils prennent ces grands airs pédants, la France n'a qu'une parole, elle ne la tient jamais. Ben oui, les 3% c'était quand ? Jamais. Alors comme ça le problème est réglé. Mais ils n'hésitent pas à dire la France n'a qu'une parole et elle la tiendra. Mais eux, ils ne la tiennent pas. Ils ne la tiennent jamais parce que notamment quand ils vous disent qu'il faut payer ses dettes, précisément ils ne la payent jamais. Et monsieur le ministre Bruno Le Maire m'avait dit à l'époque Mais M. Mélenchon, pourquoi réclamez-vous que la dette devienne perpétuelle ? M. Mélenchon, elle l'est déjà, nous ne la payons jamais, nous empruntons chaque fois qu'un titre arrive à son terme. Tout ça est un immense système qui n'aboutit qu'à un seul résultat concret. La finance internationale, ses fonds de pension et autres disposent d'un pouvoir d'arbitrage dont elle décide, seule et contre la volonté des peuples, pour savoir à quel taux elle va vous tondre. Si bien qu'en ce moment, comme il y a des masses considérables de capitaux disponibles dans le monde, ils se précipitent tous pour acheter des actions sur les sociétés d'intelligence artificielle. Alors qu'il n'existe aucun modèle économique qui permette d'affirmer qu'il y aura un résultat et des dividendes pour ces actions. La seule chose qui risque de se produire et qui se produit, c'est que ces actions augmentent jusqu'au jour où quelqu'un prend peur et se met à les vendre. Et à ce moment-là, tout s'effondre. Et si vous avez eu une retraite par capitalisation, alors dites au revoir à votre retraite, comme l'ont fait des millions de Nord-Américains en 2008, au moment de la crise dite des subprimes. Des millions de gens tout perdus de ce qu'ils avaient économisé. Et cette crise qui a eu lieu en 2008 a encore des effets aux États-Unis d'Amérique, parce que des gens qui ont été chassés de chez eux, parce qu'ils ne pouvaient plus payer, parce que le bien qu'ils avaient acheté a été vendu une deuxième fois à tarifs plus riches. Ces gens continuent à vivre, soit dans des campings, soit dans la forêt, soit dans les déserts, soit dans des caravanes. Voilà le paradis que vous promettent les Retaillots et compagnie qui vous appellent tous à avoir des actions, des retraites par capitalisation. Si un seul jour de votre vie, vous faites l'erreur de leur faire confiance parce qu'ils vous disent, regardez, il y a déjà des gens qui ont des retraites par capitalisation, ce qui est vrai. Ils oublient de dire que souvent, on ne nous a rien demandé. et qu'on se retrouve dans un système de retraite par capitalisation, parce que c'est comme ça, mais que le risque est immense pour tous ceux qui en ont une. Mesdames, Messieurs, ce système qu'a inventé le système est un système malhonnête, parce que de tout ça, il ne reste qu'une chose, des charges terribles qui pèsent sur le peuple. Et voilà pourquoi, si un jour de votre vie vous faites la bêtise d'accepter la politique que ces gens-là vont faire, si vous les remettez au pouvoir, pas vous, tous ceux qu'il y a autour de nous, il est temps de leur dire, à la campagne de 2022, on vous avait prévenu qu'ils iraient à la retraite à 64 ans, et ils l'ont fait, alors qu'ils me traitaient d'illuminés qui annonçaient des choses de complotistes. Je vous avais dit qu'ils augmenteraient la TVA. pour pouvoir couvrir les exonérations sociales par lesquelles ils ont libéré la production, comme ils disent, des charges, c'est-à-dire des cotisations, jusqu'à trois fois le SMIC. Aujourd'hui, un quart du revenu de la TVA sert à payer à la Sécurité sociale l'argent qu'elle percevait autrefois par vos cotisations. Voyez-vous ? Il faut que la sécurité sociale soit entièrement défiscalisée. La cotisation appartient aux travailleurs. C'est eux qui doivent gérer et personne d'autre. Dites aux gens autour de vous. Vous savez que ce système est à l'agonie. Vous savez qu'il est incapable d'avoir quelque chose à proposer. Il n'a rien à vous proposer. Autrefois, il disait, je vous propose de devenir tous riches. Et il y avait des ballots pour le croire. J'aimerais que vos enfants rêvent d'être milliardaires. Et on leur a dit non, c'est immoral, c'est pas comme ça qu'on éduque nos gosses. Mais maintenant, qu'est-ce qu'ils vous proposent ? Quel est leur projet politique ? faire des économies, eh bien il n'y a qu'à tout vendre, comme ça pour le coup on fera des économies, mais répondent-ils, ben c'est bien ce que nous avons l'intention de faire, tout vendre. Voilà où nous en sommes. Mais si vous les laissez faire, ne croyez pas qu'eux, un seul jour, ils hésiteront. Ils diront, on a été trop loin, maintenant il faut ralentir. Nous avons déjà tendu jusqu'à la peau, il faut s'arrêter car il y a la peau. Ils ne s'arrêtent pas, ils ne s'arrêteront jamais. Et vous avez entendu, comme moi, M. Attal déclarer que son premier projet était de ramener le code du travail à une petite constitution de 50 pages, comme si les centaines de pages... Les milliers d'articles du code du travail étaient autre chose que la lutte de nos pères et mères et de ceux qui se battent encore maintenant pour protéger leurs acquis. Vous les avez entendus dire, nous allons rapprocher le salaire brut du salaire net et nous allons rendre ainsi du pouvoir d'achat aux travailleurs. Oui, oui, vous aurez plus de pouvoir d'achat, mais avec ce pouvoir d'achat supplémentaire, il va falloir vous payer votre retraite parce qu'il n'y aura plus de sécurité sociale. Avec ce soi-disant pouvoir d'achat supplémentaire qui est fait de votre paye, le salaire brut, C'est votre paye, ce n'est pas un cadeau, c'est quelque chose que vous avez gagné par le travail et qui passe en cotisation obligatoire. Ce n'est pas un cadeau. Eh bien, pour avoir le même taux de remplacement, qui n'est pas toujours bien fameux, que vous avez aujourd'hui par la sécurité sociale pour les retraites, eh bien, avec le pouvoir d'achat qu'ils vous auront donné, vous devrez vous le payer. deux fois plus cher que ce que vous payez aujourd'hui en cotisation pour les retraites. Voilà la vérité du système. Ils n'ont pas arrêté un seul jour, pas un seul jour, de prévoir comment, s'ils avaient le bonheur de gagner de nouveau... Et ils s'en croient capables, puisqu'ils n'ont même pas honte de nous présenter deux anciens premiers ministres qui ont été l'un, un éborgneur de masse, et l'autre, un passager clandestin pendant dix heures des gouvernements. Ils n'ont pas honte et ils pensent qu'on va les réélire. Voilà à quoi nous sommes confrontés. Ces gens sont déterminés à être aussi violents qu'ils l'ont été jusque-là et n'ont pas arrêté à se repentir, à se demander comment faire pour faire face à la crise climatique. non pas l'été prochain, mais dès maintenant, parce que la crise climatique va continuer du fait de la modification des courants marins qui vont perturber le climat de toute la planète et donc aggraver les circonstances de pénuries alimentaires, tant et si bien que des pays comme le nôtre, qui ne sommes plus souverains, eh bien ce que nous importons, nous l'importerons à plus cher ou nous l'importerons à moins parce que les autres ne nous le vendront pas, vu qu'eux aussi ils mangent, eux aussi ils consomment. Voilà la société de chaos dans laquelle ces gens vont vous plonger si vous commettez l'erreur de les laisser reprendre le pouvoir. Alors, je vous ai dit, je vais vous dire maintenant ce que ça vous coûte l'échelle mobile du capital et de ses intérêts. Ça coûte l'essentiel de l'augmentation de la charge de la dette. Autrement dit, Ça coûtait sur 13 milliards d'augmentation de la charge de la dette, ok ? D'une année sur l'autre, il fallait payer 13 milliards de plus. Eh bien, il y en avait 10 qui étaient exclusivement réservés à payer les coupons dorés que je viens de vous décrire. Et maintenant... Sur 3,6 milliards de plus qu'il faut payer, il y a 2,7 milliards qui sont exclusivement réservés à payer les coupons dorés que M. Macron et sa bande ont offerts à ceux qui pouvaient se les acheter. Voilà où nous en sommes. Alors, j'avais prévu, comme je viens à la fête de l'humanité, d'entrer dans les aspects théoriques de ces questions du rapport entre le capital et le travail. Il se trouve que la façon avec laquelle nous avons conduit notre campagne, j'espère que vous vous en êtes tous rendus compte, nous faisons une campagne de propositions, nous mettons des sujets sur la table. Je serais un irresponsable si, préparant notre accès au pouvoir, je ne m'étais pas concerté avec tous mes camarades. avec Clémence qui s'occupe du programme, avec Eric qui est le président de la commission des finances, avec Aurélie, avec tous les autres, et avec lui là, Louis Boyard, toi la partie jeune. Bref, tous nous réfléchissons comment nous allons nous y prendre. Le macronisme nous a enlevé beaucoup de marge de manœuvre, mesdames, messieurs. Le poids de leur sottise accumulée, C'est qu'il est difficile de trouver l'espace qui nous permettrait d'investir comme nous voulons le faire en masse pour faire la bifurcation écologique. Investir en masse au moment où notre voisin allemand va le faire. Si nous ne voulons pas que la France d'un seul coup recule. dans l'échelle de ceux qui sont capables de produire, de faire, et donc d'aider son propre peuple et les autres peuples, car nous sommes des partageux. Et nous avons réfléchi en nous disant comment nous ménager des marges de manœuvre. Premièrement, en se donnant des moyens financiers supplémentaires, de deux façons. Premièrement, le budget de l'État. doit être débarrassé de la charge des aides sans contrepartie au capital dont le sénateur communiste Fabien Gué, directeur de l'Humanité, a chiffré le prélèvement à 210 milliards. Mais quand bien même prendrions-nous le chiffre le plus bas, celui qui a été fixé par le président membre de Les Républicains ? qui lui a dit « Ah non, non, non, il n'y en a que pour 120 milliards ». Eh bien, comme je l'ai dit aux gens du MEDEF, ne venez pas me faire la leçon, ou seulement, ou sinon, en un seul coup, je vous remets tous les comptes d'équilibre, c'est-à-dire que dans le prochain budget, il n'y aura plus un COPEC pour vous en aide, et tout reviendra dans le budget de l'État. Et à ce moment-là, il sera à l'équilibre. Heureusement que je suis, et notre équipe est moins déraisonnable que ces violents, mais qu'ils n'aillent pas rêver. Tout ça est fini si nous gagnons. Tout ça sera transposé, refait, remalaxé. Donc, ai-je dit, premièrement, abat les aides de toutes sortes en contrepartie. Deuxièmement, utilisé en le dirigeant vers l'économie de notre pays, ses besoins, ses usines, ses matières premières, la nouvelle agriculture à construire, la masse immense de l'épargne qui existe en France. Car en France, il y a 1 800 milliards à la caisse de dépôt et consignation, il y a 2 000 milliards placés dans l'assurance-vie. C'est à nous qu'il revient de dire, nous proposons en France, de meilleurs placements. Et c'est ainsi que, puisqu'un euro sur deux qui est placé en France dans les assurances part à l'étranger, eh bien, le moment venu, lorsqu'il y aura de quoi placer en suffisance, cet avantage fiscal devrait être supprimé de sorte que pour le retrouver, il faille investir en France. Cela représente 900 milliards. M'entendez-vous ? Ne laissez jamais dire que la France manque d'argent. Alors il est normal que ceux qui ont placé leur argent, je parle des citoyennes et des citoyens, demandent des garanties et il est normal qu'ils en aient. C'est bien ce que nous comptons faire. La meilleure des garanties, c'est une bonne gestion de l'État. C'est un peuple qui consomme. Au lieu de vous prendre à la gorge. Est-ce que ces gens vont enfin comprendre que le bonheur de chacun à la fin fait le bonheur de tous ? Autrement dit, que si l'on donne en augmentant les salaires les moyens aux gens de vivre, alors on augmente la consommation populaire. Et la richesse du pays, c'est pour 55% de sa valeur totale de la consommation populaire. Voilà de quoi il fait notre pays, voilà comment on peut trouver deux sources. Et puis, enfin, il y en a une troisième, se donner des marges de manœuvre. C'est la raison pour laquelle nous avons proposé que la dette de la France, c'est-à-dire les bouts de papier marqués dessus, République française, je te dois, attends. qui se trouvent aujourd'hui dans les coffres de la Banque Centrale Européenne, pas les coffres des fonds de pension, pas votre coffre à vous, où vous rangez vos actions à chaque fois que votre SMIC est augmenté, et que vous avez couru pour acheter qui un lingot d'or, qui une action. Eh bien, donc, ces titres de dettes qui sont à la Banque Centrale Européenne, qu'il soit soit gelé, soit annulé. C'est une discussion technique que je vous épargne. Mais en tout cas, qu'il cesse d'être rémunéré, qu'il ne soit plus chaque année garantie par de nouveaux emprunts aux tarifs de la finance internationale. Dans un premier temps, pour faire peur, on a utilisé des expressions que j'avais dosées. laissant à mes adversaires le choix de savoir si pour une fois il serait gracieux ou vulgaire, comme d'habitude. J'ai dit, la dette, vous la mettez à la cave, vous la mettez au grenier, vous la suspendez au plafond, vous la mettez au frigo, vous la foutez au feu, elle s'annule. Aussitôt, non pas aussitôt, il faut quand même dire que c'est des lents à la comprenote, ça a pris deux mois. Et il a fallu qu'un fascistounet, quelque part, se rende compte de ce que j'avais dit pour que ça arrive sur les réseaux sociaux et que ça vienne dans l'officialité médiatique. « Mélenchon veut mettre la dette au feu ! Au secours ! » disent-ils. Comme si c'était leur propre chair qu'on arrachait et on est dans du Shakespeare. Au secours ! Mais c'est au secours si cette dette n'est pas annulée. D'où vient cette dette ? La situation était tellement terrible au moment de la Covid que la Banque centrale européenne a décidé de racheter les titres de la dette qu'avaient des banques privées et de la mettre dans ses coffres en disant « Vous voyez, Madame la Banque privée, je vous achète un titre de l'État. Voici des sous, de l'argent frais. Vous allez pouvoir le placer. Vous allez pouvoir relancer les investissements. » Et c'est cet argent que nous proposons, ces titres de dette que nous proposons d'annuler ou de congeler. Alors, on nous dit, on nous dit, mais qui nous dit ? Qui sont-ils ? Madame Lagarde n'a pas les moyens de me faire oublier qu'elle était ministre de l'économie et des finances entre 2007 et 2011, c'est-à-dire au moment... ou le peuple français ayant voté qu'il ne voulait pas de la constitution européenne qui prévoyait cette banque centrale indépendante. Madame Lagarde, avec monsieur Sarkozy. a fait adopter par le congrès de Versailles, c'est-à-dire le congrès du Parlement, le traité de Lisbonne. Le peuple français a voté non à 55% et celle-là, elle a décidé que c'était oui. Eh bien, c'est notre honneur, à nous, 38, que nous étions, d'avoir voté contre ce viol de la conscience populaire et du vote. Et ces gens ont pris l'habitude de considérer, comme dit M. Macron, qu'il faut tenir compte des votes populaires. Non, monsieur, il faut s'y soumettre, pas en tenir compte. Les Français ont dit non, et non, c'est non. Alors, voyez quel genre de pays. On propose ça. D'abord, ils essayent de faire peur à tout le monde. en disant « Mélenchon va vous voler votre compte épargne ». Coquerel fait les yeux doux à votre compte s'assurant de vie et ainsi de suite en les prenant tous un par un. Non. Et alors il y a le record de cuistreries. Je termine ma présentation de la dette à confisquer en disant, je vous dis ça pour créer un sujet pour que le journal Le Monde trouve enfin quelque chose à dire de plus contre moi cette semaine. Il ne se passe rien, tout le monde était en vacances et puis tout ça, c'est trop compliqué, vous comprenez. Et que vois-je ? Tout d'un coup, c'est moi qui ai proposé. Au nom de tous mes camarades, mais c'est moi. Je m'appelle Jean-Luc Mélenchon, je suis assez facile à trouver. Bon, voilà. Eh bien, il était possible de venir me dire, ah, monsieur Mélenchon, mais qu'est-ce que vous nous apprenez ? Vous voulez annuler la dette ? Gna gna gna. Et j'aurais dit, oui, et voici comment, et voici pourquoi. Ils m'auraient fait leurs objections. Non, c'est pas ça qu'ils font. C'est pas moi qu'on vient voir. Ils sont allés voir, allez savoir pourquoi. Le banquier allemand, de vieilles habitudes, sans doute, des connaissances de longue date. Ils sont allés demander aux banquiers allemands ce qu'ils pensaient de ce que moi j'avais proposé. Et c'est donc un grand journal quotidien qui propose à un grand chef allemand de donner son avis sur une proposition de la campagne présidentielle française. Eh bien, je dis à ce monsieur que les Français décident quoi qu'ils en pensent et que s'ils venaient à me chercher d'un peu trop près... Je lui rappellerai quelques épisodes pour lui rafraîchir sa mémoire. Aucun Allemand n'a jamais dit en 1953 qu'il était contre l'annulation totale de la dette de l'Allemagne après la guerre, parce que c'est ce que nous leur avons consenti pour rétablir l'Allemagne sur ses pas. Alors la France a le droit de proposer qu'on annule la dette. Et j'ai encore autre chose à lui dire. Monsieur, quand vous avez décidé entre vous que l'Allemagne de l'Ouest annexerait l'Allemagne de l'Est, sous prétexte que vous parlez tous allemands, vous avez décidé de donner un marque de l'Ouest contre un marque de l'Est ? Et pour payer cette folie, car le marque de l'Allemagne de l'Est ne valait pas un marque de l'Allemagne de l'Ouest. Vous avez augmenté les taux d'intérêt d'une manière incroyable, jusqu'à 10%. Et nous autres Français, qui étions liés à vous, dans le serpent monétaire européen, poursuivre, nous avons dû nous aussi augmenter, sans aucune raison, le taux d'intérêt que l'on donnait pour payer nos francs. Si bien que nous avons payé, paraît-il, plus de 100 milliards. pour que vous puissiez échanger la monnaie bidon de l'Allemagne de l'Est contre de la monnaie de l'Allemagne de l'Ouest. Les comptes ne sont pas à jour entre Allemands et Français sur ces questions bancaires. J'invite le banquier central à ne pas se mêler de nos affaires. Parce que le moment venu, je lui parlerai comme je suis en train de le faire si vous m'en donnez le mandat, c'est-à-dire si vous m'élisez. attentivement l'interview en question. Et qu'est-ce que je vois nulle part dans l'interview qu'a fait le journal Le Monde ? Il n'est question de cette affaire. C'est dans les commentaires qu'ils disent que le banquier a sèchement taclé M. Mélenchon, qui ne mérite pas mieux que d'être taclé. Vous comprenez le mépris de classe de cette rédaction et les accointances avec le monde de la banque dominante. Parce que ça, c'est une réalité, ce n'est pas une accusation en l'air. Et comme ça ne suffisait pas, voilà que surgit la dite dame Lagarde. Madame Lagarde, on vous la présente, c'est la première banquière centrale, mais ça ne suffit pas à en faire un modèle pour nous. Madame Lagarde a été la ministre de l'économie et des finances de monsieur Sarkozy pendant quatre ans. Et pendant ces quatre ans, elle a brillé par sa sagacité, sa capacité à faire les sacrifices indispensables et à gérer les finances de l'État. Et le bilan de ce passage, 500 milliards de dettes. Et elle vient nous faire la leçon et nous dire comment on doit se comporter. Mais ce n'est pas tout. Après cela, à la faveur d'un changement de président du FMI qu'occupait alors monsieur DSK qui s'est retrouvé en prison, elle est devenue présidente du FMI. C'est comme présidente du FMI qu'elle est venue organiser le pillage de la Grèce. Malheureuse Grèce qui avait à l'époque un déficit égal à 110% du PIB de l'époque. Et pour ces 110%, Ces gens se sont abattus comme des sauterelles sur la Grèce, lui ont infligé mille et un tourments, lui ont fait vendre ceci et cela, diminué le budget de l'éducation nationale, supprimé le budget de la cantine gratuite des enfants du peuple et même vendu des îles pour payer ce que la banque allemande exigeait qu'ils payent, ayant oublié que les Grecs aussi avaient participé au vote. qui avait annulé la dette allemande. Ce n'est pas la reconnaissance qui les étouffe, cela. Eh bien, mesdames, messieurs, aujourd'hui, la Grèce qui a subi ces années de martyr, 16 ans ininterrompus, la Grèce doit à une dette égale à plus de 130% de son PIB. Autrement dit, 16 ans de destruction, 16 ans de privation. 16 ans de baisse de la production de ce pays d'un quart de sa valeur pour rien sinon remplir les caisses de la nuée de parasites qui sont venus se jeter sur les grecs voilà mesdames messieurs si je vous le raconte écoutez bien jusque là bas au fond c'est parce que le moment venu s'ils décident tous autant qu'ils sont de s'en prendre à nous Alors, nous n'aurons pour nous-mêmes que notre capacité de résistance et de solidarité nationale, des travailleurs entre eux et du peuple français tout entier, pour leur dire non, rentrez chez vous, il n'y a rien à prendre ici. Madame Lagarde, après avoir pillé la Grèce et endetté la France, déclare que ce que je propose avec les Insoumis, cette annulation partielle de la dette, elle dit, ce n'est pas parce que vous répétez quelque chose, car ces gens vous donnent toujours des leçons de maintien, qui n'a pas de sens, ah quelle élégance de ces gens qui sont dans la modération, ce que je dis n'a pas de sens à ses yeux, n'a pas de sens légalement, techniquement ou financièrement, que cela devient quelque chose de valide. Et voyez-vous, moi, je suis même borné qu'elle, et je ne l'injurie pas. Je ne parle que de choses qui ont lieu ou qui ont eu lieu. Quand elle dit « ça n'a pas de sens légalement », j'oublie qu'elle ait dit que ce que je dis n'a pas de sens. Quoique, bon, j'ai fait quelques études. Et puis, vous savez, il y a beaucoup de militants parmi vous, hein. Quand on commence à militer, on n'y connaît strictement rien. Le capital, le travail, bon, les plus courageux prennent le capital de Karl Marx pour essayer de le lire, des fois ça leur tombe des mains. Bon, sinon on lit, on essaye de comprendre, au début on comprend rien, puis on apprend petit à petit, et on est content d'apprendre parce qu'on écoute des tas de choses. Moi, la première fois qu'un syndicaliste m'a expliqué ce qu'étaient les qualifications professionnelles et pourquoi la convention de la métallurgie, c'était plus précieux que ses propres yeux, eh ben j'ai appris quelque chose, j'étais content, et vous voyez, 40 ans après, je m'en rappelle. On apprend, j'ai appris, j'ai été ministre, j'ai été parlementaire, qu'est-ce qui lui permet de penser que je ne sais pas de quoi je parle ? J'ai fait campagne contre la Constitution en 2005, je sais de quoi je parle. Mais quand elle dit que ça n'a pas de sens légalement, je lui dis Madame, d'accord, regardons si ça n'a pas de sens légalement. Autrement dit, si vous avez raison légalement, Madame Lagarde. Et ce sera une discussion de juriste, c'est-à-dire avec le texte à la main et avec des décisions de justice, me comprenez-vous ? Alors, elle verrait une chose. Quand la Banque centrale indépendante a décidé de racheter les titres à des banques privées, le banquier central allemand a dit, après s'être évalué et jeté beaucoup de larmes, « Ce n'est pas possible, quelle horreur ! » On n'a pas le droit de faire ça. La Banque centrale n'a pas le droit de posséder des titres de banque des États. Alors il a porté plainte au nom de l'Allemagne devant la Cour de justice européenne. Et il y a eu un délibéré, un procès. Et l'Allemand a été débouté. Si bien que la seule décision de justice concernant cette question me donne raison. C'est ce qu'elle dit qui n'a pas de chance. Mais quand elle dit... Que ça n'en a pas techniquement ou financièrement, elle sort de son rôle. La banque centrale indépendante, nous dit-elle, n'a pas d'ordre à recevoir, ni même de conseil. Pardon madame, mais votre banquier central était assis avec tous les autres chefs d'État des premières puissances européennes en 2008, quand il s'agissait de sauver toutes les banques. Vous étiez bien dans la même pièce, en train de prendre des décisions ensemble. Vous n'étiez pas en train de dire, j'espère que Mélenchon ne nous a pas vus, parce que justement Mélenchon vous a vus. Et il vous le rappelle depuis 2008 et nous sommes en 2016. Et je n'oublierai jamais que vous êtes une bande de menteurs. Et quand vous nous dites que vous ne vous concertez pas... Je n'ai qu'une chose à vous répondre, vos propres propos. Vous avez dit on a violé toutes les règles et vous savez pourquoi ? Parce qu'on ne savait pas quoi faire d'autre. Eh bien aujourd'hui, dites-vous que vous ne savez pas quoi faire d'autre que de devoir annuler cette dette parce que notre pays en a besoin pour respirer, mais pas seulement notre pays. Madame Lagarde, je vais vous apprendre quelque chose qui concerne premièrement votre propre banque. Premièrement, lisez ce que vous appelez les études de la banque. Et vous verrez qu'au mois d'août dernier, vous avez payé quelqu'un pour publier une étude, au mois d'août dernier, une étude sur quoi ? L'annulation de la dette. Alors vous payez des gens pour raconter des choses qui n'ont aucun sens juridiquement, ni techniquement, ni je ne sais quoi. Et cette personne, qu'est-ce qu'elle dit pour finir ? Elle dit « Oh, tout ça c'est une affaire politique ». si l'on décide que ce sont les peuples qui décident ou bien si ce sont les marchés financiers et la décision qui a été prise avec le traité de lisbonne c'est que c'était les marchés financiers au moins ce type il parle clairement il n'est pas d'accord avec nous mais il dit c'est vrai ça donnerait de la marge de manoeuvre ça baisserait le taux d'endettement des états de tous les états et c'est là ce monsieur s'appelle guido J'espère que je ne l'écorche pas son nom. Il dit que cela réduirait mécaniquement le ratio d'endettement des États, supprimerait le paiement des intérêts correspondants, dégagerait de nouvelles marques budgétaires et permettrait de financer la reconstruction sociale et écologique. Mais qui est ce bolchevique ? Il doit être membre secret des insoumis. Bon, ces dégâts, ils réfléchissent. On leur dit, alors monsieur, vous avez plein de diplômes, qu'est-ce que vous en pensez ? Vous écrivez, ben ça améliorerait si ça, puis après il donne son avis, il dit, mais moi je ne suis pas d'accord. Mais il a le droit, mais au moins il respecte les gens. Il ne nous fait pas passer pour... Mais elle, pourquoi elle paye pour publier ça, le même mois où elle dit que ce que je raconte n'a aucun sens ? Bien sûr que ça a un sens, la preuve, vous avez payé quelqu'un pour vous expliquer lequel sent ça. Et j'ai une deuxième chose à lui dire, vous faites les malins, parce que vous nous regardez, nous les Français. Et vous vous dites, hum, le beau fruit mûr que voici, cette France pleine d'argent, dont la dette représente à peine 17% du capital qu'elle stocke. Hum, cette France dont la dette est allée sur 8 ans représente à peine 12%. de sa production. Nous allons l'apprécier comme une orange ou bien comme un citron. Et nous allons en faire couler un jus délicieux d'euros de plus en plus nombreux, comme dans un flux, pour avoir un beau verre que nous boirons d'un coup. À votre santé, messieurs, dames. Mais tous ceux à qui vous voulez faire ce traitement, j'ai une chose à vous dire. Premièrement, nous, les Français, nous allons résister. Vous prenez un risque avec nous. Je ne dirai pas lequel. Mais vous en prenez un. Nous sommes très instruits. Nous savons quoi faire. Le pays qui a inventé la dissuasion nucléaire est capable d'inventer la dissuasion financière. Tenez-vous le pourdit. Premièrement. Deuxièmement. est à 4% de taux d'intérêt alors vous vous dites les français vont craquer ben c'est ce qu'on va voir ils craqueront pas mais il ya d'autres pays qui pourraient bien craquer ahaha qui n'a pas de sens financier techniquement etc vous savez quoi madame lagarde il ya un mécanisme qui a été voté en 2012 je le sais parce que j'ai protesté contre et tout le monde s'en foutait parce qu'en 2012 en janvier 2012 quand ça a été voté c'était les élections présidentielles et savez vous de quoi on discutait en france enfin enfin d'un sujet important non pas le voile pire impossible c'était le service public qui nous avait régalé par cette question c'était la viande halal alors j'avais dit écoutez il ya pire que le sujet de la viande halal il ya les frites qui sont trop molles à la cantine Voilà à quoi nous avons déjà été abaissés pendant que des questions sérieuses se discutaient. Moi, j'ai voté contre et je ne suis pas le seul. Mais, braves gens, qu'est-ce que le mécanisme européen de stabilité financière ? Ça veut dire que s'il y en a un qui ne paye pas, tous les autres payent. Vous entendez ? Tous les autres payent. Tout le reste de l'Europe paye les dettes qui ont été prises. par un des États de l'Union. Si bien que si Alexis Tsipras, le dirigeant à l'époque de la Grèce, avait fait ce qu'on lui avait dit, on lui avait dit, t'as qu'à pleurer très fort, et tu leur dis, ah, comme j'aimerais payer, comme ça me fend le cœur de ne pas pouvoir payer, mais je ne peux pas. Et on lui avait dit, alors tu sors, avec ton mouchoir à la main, et tu t'en vas. Tu vas voir s'ils ne vont pas te courir derrière pour te dire « Ah non, monsieur Tsipras, séchez vos larmes, asseyez-vous, discutons entre genres raisonnables. » Pourquoi ? Parce que si Tsipras avait arrêté de payer, si les Grecs avaient arrêté de payer, alors les Allemands auraient dû payer 65 milliards d'euros à sa place. Et nous, les Français, 45 milliards d'euros. Par conséquent, quand nous, les Insoumis... Nous disons que cette partie de la dette doit être annulée, qu'on doit donner de la marge de manœuvre, de la respiration à tous les peuples. C'est toute l'Europe financière peut-être que nous sommes en train de sauver. Parce que quand un s'écroulera, tous les autres devront payer. Et cette fois-ci, ça ne sera pas le moment de venir dire « Ah, c'est la faute à Mélenchon ! » Parce que ça sera la leur. Voilà où nous en sommes. Je ne veux pas vous épargner le portrait d'un autre personnage. C'est monsieur Moulin, gouverneur de la Banque centrale en France, la Banque de France. Ce monsieur, on est aussi allé lui demander à la radio ce qu'il pensait de l'annulation de la dette. Et avec la délicatesse des gens qui ne brutalisent pas le débat, S'agissant d'un candidat à l'élection présidentielle, dont je me permets de rappeler, c'est un peu immodeste puisqu'il s'agit de moi, mais enfin, mon point de vue pourrait être écouté. N'ai-je pas représenté à deux reprises plus de 7 millions de personnes ? Ce sont vos compatriotes, monsieur Oula. Ce sont vos compatriotes, ils ont droit au respect de leur choix. Qu'a dit cet homme ? Il est banquier central. Bon là, vous prenez un cours, mais tant pis pour vous. Comment il est devenu banquier central, celui-là ? Parce que le précédent banquier central, gouverneur de la Banque de France, voyant arriver la fin du quinquennat de M. Macron, s'est dit « si moi je reste en poste, c'est le suivant qui va nommer mon successeur ». Vous imaginez Jean-Luc Mélenchon en train de désigner le nouveau gouverneur de la Banque de France ? Catastrophe ! D'avance, il en faisait des cauchemars. Et j'ai quelques idées sur qui nommer là de gens tout à fait compétents et insoumis le reste du temps. Mais comment insoumis monsieur le banquier central est neutre ? Neutre ? Vous plaisantez ? Le type qui a été envoyé là, il était le secrétaire général de l'Elysée de monsieur Macron. Il a été le secrétaire au Trésor à Bercy. Il a été le directeur de cabinet du Premier ministre et le directeur de cabinet de monsieur Bruno Le Maire. Ce monsieur a pour principale compétence dans cette situation son amitié politique. Voilà la vérité. Et comme dans la Constitution, il est prévu que quand le président de la République nomme un banquier central, alors on réunit les députés et les sénateurs. Et ils ont un droit de veto. Mais il y a une condition. Pour que le droit de veto s'applique, il faut qu'il y ait 60% de gens qui votent contre. 60%, pas 50, 60. D'accord ? Majorité qualifiée, 60. Il est passé à l'Assemblée. Patatras, minoritaires, droits de véto, 60% de gens qui ne veulent pas le voir là. Il s'en va au Sénat. Au Sénat, il n'arrive pas à faire 50%, mais ça ne fait pas 60% contre lui. Le voilà nommé. Voilà quelqu'un qui est nommé par la grâce du prince contre les votes majoritaires des deux assemblées et qui vient nous donner des leçons. sur ce qu'est la bonne compréhension. Non monsieur, vous n'avez à votre avantage qu'un seul argument, le fait que nous ne soyons pas au courant, pas de bol, on est au courant, on le répète, on le dit, et ça ne nous soulève aucune marque de respect particulier. Quand vous dites, vous aussi, parce que vous apprenez à répéter les mêmes éléments de langage que c'est illégal, je vous dis comme tout à l'heure, c'est vous qui êtes un ignorant. parce que cette affaire a déjà été tranchée par la Cour de justice européenne. Et le statut de la Banque centrale ne dit d'aucune manière ce que la Banque a le droit de faire des titres qu'elle a. Ce n'est pas écrit, elle n'a pas le droit de les jeter au feu. Ce n'est pas écrit, elle n'a pas le droit de faire des avions en papier qu'elle jette par la fenêtre. Ce n'est pas écrit, elle n'a pas le droit de faire des boulettes pour pouvoir les jeter dans la manette pour voir s'il est toujours bon au basket. Voilà, mesdames, messieurs, elle fait ce qu'elle veut. C'est pourquoi on a proposé ça. Et eux, qu'est-ce qu'ils disent ? La même chose. Il dit, c'est illégal, inutile et dangereux. Passe pour illégal, mais inutile et dangereux, dis malzout, comme dit l'allemand. Tu la fermes. Parce que c'est une opposition politique de dire que c'est inutile et dangereux. C'est une évaluation politique. Le banquier central n'a pas à dire quelle est la bonne ou la mauvaise politique aux représentants du peuple, ni à ceux qui sont candidats pour les représenter. Ici, chez la République, c'est pas la monarchie présidentielle, les ducs et les princes. Voilà tout ce que je voulais vous dire pour que vous le sachiez quand vous allez repartir et qu'on vous dira, ah mais ton Mélenchon, comme ils disent, ou tes insoumis, ils proposent des choses illégales. J'espère que vous avez retenu quelque chose de tout ce que je viens de dire. De toute façon, ça va être découpé et vous pourrez l'envoyer partout à ceux qui vous saoulent avec ça. Maintenant... Je vais vers la fin, mais que personne ne vienne protester, ce truc s'était éteint tout à l'heure. J'aurais pu faire tout de vrai, quand on a passé une heure, moi je continue, je termine. Je ne peux pas vous avoir rencontré, et ne pas vous dire, comme beaucoup d'entre vous, j'ai ressenti d'une manière très spéciale, la victoire de l'Alternative für Deutschland en Allemagne. C'est-à-dire...
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
Le
retour dans la première province, le premier Land, qui avait élu dans le passé une direction nationale socialiste, qu'on y retrouve ces gens-là. Dès lors, j'ai lu assez d'histoire. Je connais assez le sens que peuvent prendre les crises des sociétés. Et la victoire d'alternative pour Deutschland est d'abord le résultat politique. celui de la catastrophe d'une élite qui a été incapable de proposer à l'Allemagne quoi que ce soit, sinon 4 000 ponts à réparer, 2 000 écoles qui ne fonctionnent plus, des milliers de kilomètres de routes, de voies ferrées qui ne fonctionnent pas parce que pendant toutes ces années, ils n'ont pas investi pour faire des économies, pour faire un tas de sous et faire la leçon à toute l'Europe. Et chaque fois que le peuple allemand... notamment le peuple ouvrier de l'Allemagne, voté pour le SPD, c'est-à-dire pour le Parti Socialiste Allemand. Eh bien, les socialistes allemands s'alliaient avec la droite. Et quand c'était la droite qui gagnait, les socialistes allaient aussi. Et pendant 13 ans sur 20 ! Chaque fois que l'Allemagne a voulu bouger pour s'ouvrir une autre perspective, pour essayer une autre politique que l'ordolibéralisme, on leur a opposé la grande coalition, celle qu'ils voulaient nous faire bouffer ici à Paris et qu'ils ont commencé à nous faire manger lorsque le parti socialiste français a refusé de voter la censure parce que c'était ça que ça voulait dire. C'était la même coalition que celle qu'il y avait en Allemagne. Ne croyez pas que ça me fasse plaisir de dire des choses comme celle-là, parce que je mesure l'ampleur du danger. Alors je suis obligé de vous dire la chose suivante. Si je deviens votre président du fait du vote des Français, m'exprimant au nom de la France, je dirais que les Français... n'acceptent pas que l'Allemagne reconstitue la première armée conventionnelle du continent. Car ma question est, pourquoi faire ? Nous ne voulons pas de guerre. Nous ne voulons pas de l'économie de guerre. Et nous ne permettons pas une quelconque nation. décident de se mettre militairement au-dessus de toutes les autres, et notamment des Français. Deuxièmement, si je suis votre président, quoi qu'il arrive, quelles que soient les circonstances, quelles que soient les pressions que nous subirions, en aucun cas, jamais, d'aucune manière, je ne cèderai le siège de la France à l'ONU et au Conseil de sécurité de l'ONU. ni pour l'Europe, ni pour personne. La France, à partir de son siège, veut reconstruire une coalition de nations pour valoriser le droit international, pour valoriser l'Assemblée Générale de l'ONI, pour punir ceux qui violent le droit international, les États-Unis d'Amérique. qui tous les ans sont condamnés pour le siège de Cuba et qui menacent aujourd'hui ignominieusement d'envahir Cuba auprès de qui nous nous tenons, ou bien les Netanyahou et compagnie qui ont agressé tous leurs voisins et fait un génocide. L'ONU dispose des moyens politiques, matériels et militaires de punir ceux qui violent le droit international. Je voulais vous le dire pour que vous compreniez deux choses. La première, c'est ce qu'on se prépare à faire, en étant bien conscients du fait que nous sommes le contraire des amateurs. Nous sommes formés, éduqués, instruits, organisés, disciplinés. Nous savons ce que nous voulons faire, comment le faire, quand le faire, où le faire. Premièrement. Et deuxièmement, à la surprise générale, nous le ferons. Par contre... Par contre... Attendez, on recommence dans 5 minutes, mais là vous voyez que j'ai commencé à déborder. On recommence, on va gagner dans 5 minutes. Ça démoralise, ça intimide l'adversaire. Ça lui met un seum d'enfer. Alors l'adversaire, le Rassemblement national, quand on parle de l'AFD, eh bien il nous doit des comptes. Parce que le RN a siégé pendant 7 ans avec Alternatives sur Deutschland. Ils ont levé leur petite main, je dis comme ça pour dire oui ou non, pas autrement, vous avez compris. Ils ont siégé et voté ensemble pendant sept ans et maintenant ils sont plus ensemble, mais ils ont voté ensemble contre la définition commune du viol qui a été adoptée par le Parlement européen.
Et
les deux ont voté ensemble pour ce qu'ils appellent les hotspots. Dès que vous voyez arriver un terme en anglais, c'est une arnaque immorale qui se cache derrière. Hotspot, ça veut dire les coins où l'on part que les malheureux qui ont traversé tout un continent, dont les parents attendent des nouvelles pour savoir s'ils sont encore en vie ou pas. Alors on les met dans des hotspots, c'est-à-dire des prisons, où ils sont maltraités. Voilà la vérité, voilà qui ils sont. Mesdames, Messieurs, Camarades, ne vous laissez jamais aller au désespoir sur votre patrie. Notre pays a traversé des épreuves terribles au fil de son histoire, les plus invraisemblables. Et nous, nous en sommes toujours ressortis. Je ne vais pas vous sortir Jeanne d'Arc, qui était quand même un drôle de modèle, vu qu'elle entendait des voix, ce qui n'est pas toujours un signal de bonne santé. Je pourrais vous parler du roi Charles VII, dont le père était tellement à la ramasse, le pauvre homme, qu'il avait décidé que c'était le roi d'Angleterre qui régnait en France. Je pourrais vous parler, je pourrais vous parler de combien d'autres situations dans l'ancien régime ? Où ? Sous la République, quand nous avons fait nos premiers pas à partir de 1789, forcément d'un texte. qui faisait la révolution, non pour les Français, mais pour l'humanité universelle. Cette grande révolution, cet immense héritage. L'Europe entière ! Sans exception, tous les pays dirigés par des monarques ont pensé que la République était une aberration et ont immédiatement cherché à nous envahir. Et nous les avons tous vaincus dans cette phase, parce que dans cette phase, nous incarnions la liberté, l'égalité, la fraternité, la fin des privilèges. N'écoutez pas. Ceux qui se repêchent pour faire du buzz, de dénigrer leur propre pays, qui acceptent de faire des grands titres, à l'école on n'apprend plus rien, c'est tout juste si on ne les apprend pas, parce que pizza l'a dit. Eh bien, pizza est une invention de l'OCDE. L'OCDE n'est pas un organisme républicain français. Et ce qu'il évalue, c'est les manières d'apprendre et d'enseigner des pays anglo-saxons. Je ne dis pas que ça ne vaille rien, mais ça n'a pas valeur de vérité. Nous autres Français avons été capables d'élever le niveau d'éducation de notre peuple jusqu'au point où il est. Et je ne permettrai pas qu'on continue d'insulter l'éducation nationale, ses professeurs et le service public. Ne laissez pas dire du mal tout le temps. Soyez fiers d'être la première nation spatiale européenne, le deuxième territoire maritime d'Europe et du monde, d'être parmi les premières puissances numériques. Sachez que nous ne sommes pas tout seuls. La Terre entière est confrontée aux mêmes défis que nous. La différence est qu'ici, il existe une gauche radicale qui pense que la première valeur d'un peuple, c'est lui-même, c'est sa démocratie, c'est sa république. Écoutez-moi, la Terre est en train de changer son ordre géopolitique. Et ce désordre géopolitique est lourd de menaces parce que les États-Unis d'Amérique ont décidé de maintenir leur domination par la force et en organisant premièrement l'agression contre nos nations à coups de droits de douane, mais deuxièmement en préparant une guerre avec la Chine, guerre à laquelle nous ne participerons jamais si je suis le président de cette République. L'ordre climatique... L'ordre climatique est détruit et l'ère de l'incertitude avance. Mesdames, Messieurs, il est impossible, et il le sera bientôt davantage, de prévoir ce que vont être les événements climatiques. Car le climat est un tout, et lorsqu'il se dérègle à un point, il se dérègle partout ailleurs en même temps. Nous ne pouvons faire face à l'ère de l'incertitude qu'en multipliant les mesures, c'est-à-dire en ayant une activité satellitaire extrêmement intense. partagé avec les peuples qui veulent le faire avec nous. Nous avons besoin de surveiller H24, le climat, par nos satellites. Et nous, Français, nous savons le faire. Nous savons faire les satellites, nous savons faire les fusées pour les tirer. Nous ne sommes pas des armées, nous ne sommes pas sans moyens, à la condition qu'on respecte le CNES, qu'on respecte tous ceux qui sont les travailleurs du CNRS et autres, qui participent avec l'agence spatiale. à ce développement. Et non pas qu'on les humilie comme on l'a fait en organisant des querelles absurdes entre start-up et services publics. L'ordre financier du monde va s'écrouler. Vous m'entendez ? L'ordre financier du monde va s'écrouler. Il faudra faire face. L'ordre productif va être mis en révolution par l'intelligence artificielle. Et nous avons un besoin urgent, impératif de cesser la course à n'importe quoi. il nous faut des organes internationaux de régulation et de contrôle, comme le propose maintes nations déjà, et comme nous le proposerons nous si nous gouvernons la France. Enfin, l'importance de tout ça, ce n'est pas seulement chacune des crises qui suffirait à mettre en chaos absolu l'humanité. Ce n'est pas seulement les risques de deuxième tour, comme ils disent, c'est-à-dire la guerre, la famine, les gens qui par millions franchissent des frontières parce qu'il n'y a plus d'eau, parce qu'il n'y a plus d'aliments. Ce n'est pas seulement ça, c'est la manière avec laquelle tout ça se superpose, une derrière l'autre, une crise plus l'autre, comme une pile de crêpes, mais bien moins savoureux. alors c'est une crise de la civilisation humaine que votre génération, jeunes gens, va non seulement devoir affronter mais régler, et que nous, tous qui sommes vivants ici, ensemble, nous sommes la génération politique du présent. Voilà ce qui nous attend. Il faut le savoir, non pour se faire peur, non pour verser des grosses larmes, mais pour savoir quoi faire, comment faire, prévoir, organiser, discipliner, rassembler les moyens, les projeter à l'endroit où on a besoin, se retirer de là où il n'y a plus besoin, prévoir, organiser, c'est-à-dire gouverner sans compter sur les fadaises magiques de la main invisible du marché et autres stupidités métaphysiques. La seule chose... que vous pouvez maîtriser dans le chaos qui s'avance. C'est vous-même, c'est votre décision politique. Voici ma phrase. La politique, le choix politique, l'action politique est le seul élément maîtrisable par l'intelligence humaine à cet instant. 2027 est une opportunité extraordinaire pour nous tous de faire un grand ménage. Qu'ils s'en aillent tous, nous allons les remplacer partout, à tous les étages. Cessez d'équiter les maîtres à pleurnicheries. Ce n'est pas vrai que nous avons perdu d'avance. Ce n'est pas par des gesticulations combinatoires qu'on va changer le rapport de force. C'est par le travail sérieux, discipliné, organisé, pour convaincre un par an, une par une, pour voter avec nous en 2027. Tout ça est à portée de main. Et c'est comme ça qu'on va gagner. C'est à notre portée. Oui, un chemin de victoire s'ouvre, il s'ouvre par nos pas, comme l'a dit le poète Machado. Le chemin de victoire est comme tous les autres chemins, celui qu'on ouvre en avançant, drapeau et musique en tête, parce que nous allons gagner en convaincant. Voilà ce que j'ai à vous dire aujourd'hui. Nous ferons tout ce qui est en notre possible et ensuite, quoi qu'il arrive, nous saurons que nous avons bien agi, utilement, comme ce qui est à la portée d'une intelligence humaine. Ce qui est à la portée d'une intelligence humaine, c'est de réfléchir, de comprendre ce qui se passe, comme disait Léon Trotsky, et d'y trouver sa place, vous voyez, même Trotsky a été convoqué. Voilà, mesdames, messieurs, oui, nous le disons, nous sommes prêts, nous allons gagner, nous sommes prêts à gouverner.