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plusieurs années maintenant, nous vous avons, je vous ai, beaucoup demandé. Je souhaite à nouveau vous féliciter et vous remercier pour votre travail. Notre groupe a été exemplaire. Nous avons été les plus présents, les plus actifs. Et surtout, nous avons répondu par nos propositions aux attentes de nos compatriotes. Je crois que nous avons honoré le mandat que nous avaient confié nos concitoyens et nous confirmerons dans les mois à venir que nous étions dignes de cette confiance. Durant ces années, vous n'avez pas compté vos heures dans l'hémicycle, en commission, sur le terrain ou dans les médias. Beaucoup d'entre vous, je le sais, ont connu ou connaissent encore des épreuves personnelles qu'ils affrontent avec dignité et abnégation, tant compte à nos yeux à tous l'amour de la France. J'aime souvent partager avec vous cette citation d'Henri IV, affichée d'ailleurs à l'Assemblée nationale, « L'immense amour que je porte à la France m'a toujours tout rendu facile et honorable ». Au cours de ces quatre années, lors de nos réunions de groupe, je vous ai fait part d'une prophétie qui anime depuis longtemps notre famille politique, la certitude que nous arriverions au pouvoir sur un champ de ruines et qu'il faudra tout reconstruire, tout rebâtir, tout remettre en ordre. Eh bien, nous y sommes et nous sommes prêts. Par une étrange ironie, c'est visiblement la crise économique financière et budgétaire qui plantera le dernier clou dans le bilan d'Emmanuel Macron, dont l'indécence morale et l'incompétence technique n'auront définitivement eu aucune limite pour le plus grand malheur de la France. La France n'a pas voté un seul budget en équilibre depuis 52 ans, mais Emmanuel Macron a créé à lui seul plus de dettes que tous les présidents de Charles de Gaulle à Jacques Chirac. L'année dernière, sans crise majeure, sans récession, le déficit a atteint 152,5 milliards du PIB. Pour 2026, le gouvernement s'était engagé à passer sous les 5% du PIB. Nous serons bien au-delà, hélas. Pour 2027, le gouvernement promet désormais entre 4,9 et 5,4%, mais certains experts craignent un dérapage allant jusqu'à 6%. Peut-être pire, tant la situation semble pouvoir s'emballer à tout moment. Ces déficits s'additionnent et produisent toujours plus de dettes. Au rythme actuel, elle augmente de 75 milliards d'euros par trimestre à des taux très importants, ce qui alourdit la charge d'intérêt, qui génère donc plus de déficits et donc plus d'emprunts. Notre dette s'emballe. Et nous ne sommes pas loin d'un effet boule de neige, que je redoute, je vous le dis, chaque jour davantage, car un tel emballement nous mènerait droit vers une quasi-tutelle financière. La charge de la dette est désormais le premier budget de l'Etat devant l'éducation nationale, devant l'armée. En 2027, elle sera sans doute de 75 milliards d'euros. En 2029, elle aura franchi les 90 milliards, soit la quasi-totalité de l'impôt sur le revenu. Si nous ne gagnons pas en 2027, cette charge pourrait atteindre jusqu'à 150 milliards en 2032. C'est vertigineux, mes amis. Certains se rassurent en disant que les Etats-Unis ont une dette tout aussi abyssale et une charge d'intérêt tout aussi pesante. Mais c'est oublié que les Etats-Unis ont un taux de prélèvement obligatoire inférieur à 30% contre 45% pour la France et puis qu'ils maîtrisent leurs monnaies. Autrement dit, les Etats-Unis disposent de marges de manœuvre considérables alors que nous sommes à l'os. Vous connaissez la situation et je ne vais pas vous assommer par davantage de chiffres, notre groupe parlementaire vous les communique d'ailleurs régulièrement. Nous qui sommes régulièrement accusés de ne pas savoir de quoi nous parlons. Je tiens à vous rappeler que la situation budgétaire et financière de la France est exactement celle que nous avions annoncée. Nos commissaires aux finances et leurs collaborateurs avaient prévu et analysé ce que nous voyons aujourd'hui. Pas mal pour de soi-disant incompétents. Comme nous l'avions dit au gouvernement l'année dernière lors de la valse des premiers ministres, de Michel Barnier à Sébastien Lecornu en passant par François Bayrou, il y aurait une forme de vertu, pour ne pas dire de morale, à ce que le gouvernement et les parlementaires macronistes assument avant la fin de leur mandat les conséquences politiques de leur gestion calamiteuse, à savoir prendre des mesures courageuses pour redresser la situation budgétaire. Hélas, vous savez qu'ils n'ont aucune vertu, aucune morale et tout simplement aucun courage. Paradoxalement, l'assurance que le macronisme sera synonyme de lâcheté jusqu'au bout n'est pas la pire des nouvelles, en effet, puisqu'ils sont incompétents. Les mesures d'austérité qu'ils prendront pour éponger leurs propres erreurs seraient injustes socialement et contre-productives économiquement. Bien sûr, ils feraient peut-être des économies comptables, mais ils le feraient mal. provoquant sans doute une récession et donc des effets ultimes pires que le remède initial. Ne comptons pas sur ceux qui ont créé les problèmes pour les résoudre, ils ne sont capables que de les aggraver. Jusqu'au bout, ils ne feront désormais rien et c'est sans doute un moindre mal que le tort qu'ils ont fait quand ils avaient les pleins pouvoirs. Après 9 ans à la tête des affaires, et même 14 si on ajoute la co-gouvernance d'Emmanuel Macron et François Hollande, Arc de la raison ne se reconnaît aucune responsabilité dans la faillite budgétaire et économique actuelle. La dégradation historique des finances de l'Etat, des collectivités territoriales et de la sécurité sociale est pourtant de l'entière responsabilité des soutiens d'Emmanuel Macron et d'Emmanuel Macron lui-même. Ils n'ont plus le prétexte de l'héritage Hollande. Ils n'ont jamais eu l'excuse du Covid, de l'invasion de l'Ukraine ou de la crise dans le détroit d'Hormuz. En effet, toutes les démocraties occidentales ont connu ces crises et aucune n'est dans la situation catastrophique de la France. Si la politique économique injustement qualifiée de politique de l'offre et de réindustrialisation avait fonctionné, mais alors les caisses de l'Etat et de la sécurité sociale seraient pleines. et non désespérément vide. Si la politique territoriale et les réformes fiscales d'Emmanuel Macron avaient fonctionné, les collectivités territoriales auraient des finances saines et des perspectives d'investissement sereines. Nous ne sommes pas dupes de l'absence de sincérité du Premier ministre. Sa volonté d'assurer un budget à la France n'a rien à voir avec l'intérêt national, mais uniquement avec l'obsession de la majorité sortante de ne pas devoir assumer leur bilan en année électorale. Nous savons tout cela. Mais nous ne sommes pas comme eux. Nous aimons la France. Et donc nous serons toujours une force d'opposition responsable. Nous n'avons pas attendu un courrier combinatoire du Premier ministre pour savoir ce que nous devons à nos électeurs et d'une manière générale aux Françaises et aux Français. Depuis quatre ans, nous nous sommes opposés à tous les mauvais projets du gouvernement, mais nous avons aussi soutenu les bons et même certains projets moins bons qui se contentaient d'aller dans le bon sens. Nous ne dévierons pas de cette logique pour le budget à venir. Mais force est de constater que le gouvernement est encore aujourd'hui incapable de nous présenter la moindre piste sérieuse d'économie. Les fuites se multiplient dans tous les sens, immédiatement démenties par d'autres fuites, ou pire, un signalement au procureur de Matignon pour tenter désespérément d'arrêter ces fuites, tant l'autorité de l'Etat s'est évanouie. Cette situation ubuesque aggrave la situation financière de la France. Le croisement d'un endettement massif, d'une politique économique en échec et l'incapacité à présenter le moindre plan de redressement budgétaire conduit les taux d'intérêt auxquels s'endette la France à s'envoler. Jamais ces taux n'ont été aussi élevés depuis la crise financière de 2008, alors que nous ne sommes pas du tout dans une situation comparable. Les marchés obligataires sont particulièrement fébriles du fait des besoins de financement considérables des nouvelles technologies, du réarmement mondial et des tensions géopolitiques. Certes, la crise énergétique et les tensions d'approvisionnement provoquées par la guerre en Ukraine et la crise dans le détroit d'Ormousse pèsent lourd sur la croissance et alimentent l'inflation. Certes, la politique monétaire suivie par la BCE et la bureaucratie de la Commission européenne nous plombent. Néanmoins, C'est bien 14 ans de socialo-macronisme qui font que la différence de taux entre la France et l'Allemagne est au plus haut et que la France est lanterne rouge de toute l'Europe, derrière l'Italie, derrière l'Espagne et même derrière la Grèce. Alors, nous verrons bien la copie que nous présentera le gouvernement, mais j'assume une position claire. Nous assumons vouloir gagner les élections et gouverner la France au plus vite. Ce faisant, un budget imparfait opérationnel avant les élections est préférable cette fois à une loi spéciale car nous pourrons le modifier immédiatement à notre arrivée au pouvoir avec une nouvelle majorité parlementaire. Au contraire, s'il n'y a pas de budget, nous devrons lancer un PLF à part entière qui ne pourra aboutir avant septembre-octobre 2027 tout en préparant sans délai le PLF 2028 autrement dit. nos six premiers mois au pouvoir seraient bien plus difficiles. Cette situation évidente que tous les Français comprendront quand elle leur sera exposée ne peut être un blanc-seing au gouvernement. Nous n'accepterons aucune mesure qui constitue pour nous une ligne rouge, aggravant la situation pendant les mois où les macronistes resteront au pouvoir. Nous allons donc engager un rapport de force subtil que nous assumons comme tel. C'est le lot des hommes et des femmes politiques qui aspirent à diriger leur pays. Suivre la corniche étroite entre la responsabilité face à une réalité on ne peut plus compliquer et une compromission qu'il faut éviter à tout prix. Nous tiendrons bon. Nous n'accepterons aucune hausse d'impôts et aucune injustice sociale contre la France du travail. Nous exigerons des économies, des économies et encore des économies, car sur 1 600 milliards de dépenses publiques, il y a effectivement de quoi nettoyer les écuries d'Ogias. Après tout, les rares bonnes mesures qu'a prises le gouvernement depuis ces derniers mois viennent toutes du RN. Faire payer aux étudiants étrangers des frais de scolaire étaient plus élevés, proposition du RN, jamais appliquée, hélas. Augmenter les prix des visas et autres contributions des étrangers pour venir dans notre pays, une proposition du RN. Supprimer des agences inutiles et mieux gérer leur trésorerie excédentaire, une proposition du RN. Reprendre la main sur nos barrages hydroélectriques après 30 ans d'inaction face à Bruxelles, une proposition du RN. Cette petite liste a une autre vertu. N'oubliez jamais que dans la bataille idéologique et intellectuelle que nous menons, nos adversaires finissent toujours par venir sur les thèmes et les propositions que nous avons défendues avant eux, jamais l'inverse. Le Premier ministre va rapidement se rendre compte que le procès en irresponsabilité qu'il veut intenter aux oppositions et en particulier au Rassemblement national ne fonctionnera pas. Au contraire, il doit aller au bout de son raisonnement et c'est le gouvernement qui doit montrer son esprit de responsabilité. Dans son courrier aux parlementaires, le Premier ministre a indiqué qu'il fallait que le Parlement adopte un budget sans engager de choix ou de non-choix qui limite la liberté des Français de choisir pleinement leur destin aux élections de 2027. Eh bien, je souscris pleinement à cet objectif démocratique et républicain. Tant et si bien que je vais poursuivre son raisonnement. Afin que les Français soient pleinement libres. Sébastien Lecornu doit aussi s'engager à ne plus soutenir des politiques qui engagent l'avenir de la France bien au-delà de 2027. Il s'agit tout d'abord du prochain cadre financier pluriannuel européen pour les années 2028-2034, qui définit la contribution financière de la France, ainsi que les taxes que les Français devront payer pour suivre le budget européen défini, ainsi que d'ailleurs que les retours financiers que la France peut espérer. Plusieurs déclarations officielles, mes chers amis, venant aussi bien des autorités françaises, de la bureaucratie bruxelloise et de nos partenaires européens, laissez entendre. que les discussions étaient artificiellement accélérées afin de se conclure avant la présidentielle française. Ainsi, il souhaitait avancer et conclure à la fin 2026, ce qui normalement devrait intervenir fin 2027, et pour cause. Ce CFP prévoit une contribution de la France qui atteindra au moins 45 milliards d'euros contre 33 en 2027. Mais seulement 18 en 2017, quand Emmanuel Macron est arrivé. Il contient presque 70 milliards de nouvelles taxes soi-disant européennes, mais en réalité payées par les contribuables de chaque pays, dont 15 à 20% par les Français. Ce CFP est évidemment inacceptable. Et nous demandons solennellement au gouvernement français de ne pas engager la parole de la France avant les élections présidentielles. L'avenir de la France est aussi lourdement engagé par la programmation pluriannuelle de l'énergie, la fameuse PPE 3 dont nous avons énormément parlé au cours des mois, que Sébastien Lecornieux a signé au mépris de la décision de l'Assemblée nationale. Notre groupe avait joué un rôle majeur pour retarder pendant plusieurs années son adoption, mais hélas, les lobbies qui s'enrichissent sur le dos des Français ont été plus influents que la démocratie. Cette PPE 3 engage potentiellement des centaines de milliards d'investissements dans des politiques structurelles absurdes qui seront répercutées en hausse de factures, hausse d'impôts et perte de compétitivité, donc de richesse et de pouvoir d'achat. Je peux vous garantir que les échanges que j'ai eus au plus haut niveau avec des acteurs qui sont très compétents... très au fait des sujets énergétiques, ont renforcé ma conviction qu'il est urgent d'annuler cette PPE 3 et de changer totalement la politique énergétique qu'ils souhaitent mettre en œuvre en France. Dans l'attente, je demande solennellement au gouvernement de suspendre la PPE 3 et de ne plus engager un centime de l'argent des Français dans des contrats s'étalant sur plusieurs années, voire plusieurs décennies. Enfin, le gouvernement ne peut plus compromettre l'avenir de la France en continuant une politique migratoire aussi irresponsable, battant tous les records de titres légaux, de régularisation et, selon toute vraisemblance, d'immigration clandestine. Je demande donc solennellement à Sébastien Lecornu de cesser cette fuite en avant et de geler au moins l'immigration jusqu'à l'élection présidentielle. Voilà les conditions politiques que nous posons au Premier ministre. Un budget n'est pas un simple élément comptable, il traduit l'ensemble des politiques menées par la nation et inversement, l'ensemble des politiques menées par la nation se traduisent dans le budget, les dépenses, l'endettement et évidemment les impôts. Si nous voulons baisser durablement les impôts des Français, nous devons reprendre le contrôle de nos finances. Ce sera l'objectif du contre-budget que nous proposerons comme les années précédentes. Le contre-budget du PLF 2027 aura une valeur particulière parce qu'il va traduire évidemment ce que serait une première année avec le Rassemblement national au pouvoir. Je vous demande donc une nouvelle fois votre engagement et votre mobilisation sur ce texte tant il traduit les espoirs que nous portons pour 2027. Je vous remercie. Vive la République et vive la France !
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