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y a quelques semaines, c'était la rentrée. C'était le retour des vacances. Et alors, ils ont eu une idée géniale, certains. Au retour des vacances, ils se sont dit, mais oui, la solution, c'est ça. Il faut qu'on propose aux Français un grand parti. Il est génial. Une idée de génie, évidemment. Sauf qu'on a vu ce qui s'est déjà passé. Il y a quelques années, on sait comment ça commence, mais on sait aussi, désormais, comment ça se termine. Comment ça commence ? Toujours par un grand écart, sur le plan des convictions, je vous parle des convictions, et ça se termine toujours dans le grand bazar. La recette, vous la connaissez, elle est simple. Vous prenez un flacon, vous imitez un peu d'idées de droite, pas trop, pas trop, ça pourrait choquer la bien-pensance, surtout pas trop. Beaucoup, beaucoup d'idées du centre, ça, il n'y a pas de souci, mais aussi des idées de gauche. Parce que ça, le petit monde politico-médiatique, ils aiment bien. Ça, pour le politiquement correct, ça permet d'afficher un bon label, un bon label qui vous permet, je n'irai pas au-delà parce que je vais choquer le bon auditoire, mais qui vous permet de passer correctement. Mais au bout du bout, qu'est-ce que vous obtenez dans la fiole, dans le flacon ? Qu'est-ce que vous obtenez ? Certainement pas un grand millésime. Vous obtenez une solution imbuvable, de l'huile de foie de morue. Vous obtenez une majorité introuvable. Et vous obtenez surtout des institutions. totalement ingouvernable on sait c'est ce que l'on a eu c'était le grand parti c'était cette idée d'Emmanuel Macron le haut en même temps le grand vide voilà ni de droite ni de gauche alors là vous êtes sûr vous êtes sûr d'une chose c'est que vous renforcez les deux ailes extérieures les deux ailes les plus radicales et c'est ce qui s'est passé et on voudrait nous faire croire qu'il faudrait qu'on commence l'élection présidentielle et la campagne qui n'a même pas commencé en reprenant les échecs d'hier, les mauvaises trouvailles d'hier, pour qu'on recrée les mêmes conditions qui aboutiront aux mêmes résultats, c'est-à-dire à renforcer l'un et l'autre. Évidemment. Mélenchon, il faut l'écouter. Il faut l'écouter quand il fait de la politique politicienne. Quand il dit, par exemple, entre eux et nous, il n'y a rien. Il ne dit pas ça, il dit exactement ça se terminera entre eux et nous. En sous-entendant, eux, LFI, les Insoumis, enfin plutôt les Insoumis, bien sûr, nous et le RN. C'est exactement ça. Parce que eux, le récit, ce narratif, de l'un et de l'autre d'ailleurs, des Insoumis et du RN, c'est cette idée que en réalité tout se terminerait avec, il y aura une sorte de grand centre, voyez. Une sorte de marais, vaste marais, vaste marais dans laquelle grenouillerait des politiciens d'un autre temps. Et ça, ça se terminera mal. Moi je refuse absolument de donner le monopole de l'alternance, de donner le monopole du changement à ces ailes radicales. Le changement, ce sera nous, nous l'incarnerons par la reconstruction. Qu'il y ait un parti centriste, très bien. Il y a toujours eu dans l'histoire politique de France un parti centriste. Sauf que moi je ne suis pas centriste. Je n'ai pas un parcours centriste. Je n'ai pas des idées centristes. Et je dirige un parti qui n'est pas un parti centriste. Voilà. C'est tout. La politique c'est la clarté des convictions. Quand vous brouillez les convictions, en réalité vous perdez tout le monde. Vous perdez d'abord vos électeurs, mes amis. Et je pense qu'aujourd'hui, la France a besoin de solutions qui vont trancher. Elle ne peut pas se contenter de l'eau tiède. Ça ne permettra pas de reconstruire, de réparer, évidemment, notre pays. Bien évidemment, un moment ou un autre, parce que nous sommes gaullistes. Et nous savons qu'au-dessus des partis, il y a d'autres pays. Et que jamais, d'ailleurs, jamais dans l'histoire de France, un parti a relevé le défi de reconstruire le pays. Jamais. La reconstruction, ce n'est pas un parti. C'est faux, c'est autre chose, c'est les amoureux de la France, c'est vous, c'est nous, et c'est tant d'autres d'ailleurs, qui ne sont pas nécessairement à LR. Et nous leur tendrons la main, nous leur tendons maintenant du reste la main, à tous ces patriotes, évidemment, mais sur notre projet. Parce que notre projet est le seul qui permettra de relever la France. Ce sera le sursaut en 2027, ou ce sera le chaos. Eh bien vous êtes les hommes et les femmes du sursaut, les hommes et les femmes de la reconstruction.
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