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Bruno Rotaillot va faire son discours de rentrée politique. Un discours de rentrée politique. Alors pourquoi faire ? Quelles méthodes ? Quelles intentions ? Quel message ? Antoine Comte, je sais que vous communiquez avec Bruno Rotaillot. On parle de la jeunesse dans un instant, mais sur l'intention.
Oui, on a échangé il y a quelques minutes, je vous révèle tout. Mais non, c'est un discours de rentrée parce que Bruno Rotaillot tout simplement a besoin d'exister dans le paysage politique et dans cette campagne présidentielle. Et là, la rentrée, elle est un peu en dents de scie, on va dire, pour le patron des LR, l'ancien ministre de la... On a un espace politique qui est très restreint pour ce candidat-là, entre Edouard Philippe et Marine Le Pen. Il a du mal à s'imposer, à exister. D'ailleurs, il ne décolle pas dans les sondages. 6, 7, 8 % grand maximum. Je dirais plus qu'on est proche des 6, 7 % voire en dessous. Vous savez qu'en dessous de 5 %, vous n'êtes pas remboursé. Bruno Rotaillot a engagé son parti financièrement dans cette aventure, contrairement à Valérie Pécresse qui avait fait un emprunt personnel. Donc là, il y a la question quand même. qui se posent, si ça perdure avec des sondages qui sont mauvais encore dans les prochains mois, on imagine bien qu'il va y avoir une réunion chez les Républicains à côté de l'Assemblée nationale au siège des LR en disant attention parce que là ça engage... directement notre famille politique. Donc, on va voir ce qui va se passer. On n'en est pas là. Là, c'est un peu de la politique fiction. Peut-être qu'il va faire des annonces qui vont lui permettre de décoller dans les sondages. Mais on sent un candidat qui a besoin sur le régalien d'exister, notamment face à Marine Le Pen. On a vu ses propositions sur la révision de la Constitution. Il y a d'autres annonces. D'autres choses qu'on va
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évoquer dans un instant. Voilà, sur l'immigration. Enfin, on le sent là. L'immigration ou la jeunesse. Mais oui, on sent ce besoin. Il est à la recherche, Ariane Ferrand, Bruno Rotaillot, d'un élan. Il doit faire... décoller sa campagne. En même temps, on est comme à septembre. C'est peut-être aussi le moment de... de construire une campagne. Oui, mais il
est pris en termes d'espace politique, il est pris en tenaille entre un espace central qui a quand même, en tout cas au centre droit, autour d'Edouard Philippe, qui a beaucoup le vent en poupe, ou en tout cas à minima, qui est assez large, et de l'autre côté, le Rassemblement national qui a un socle très fort. Et au milieu, c'est un peu comme les écologistes entre Raphaël Glucksmann et la France insoumise. C'est un espace où c'est difficile d'exister. Et ce qu'il faut bien voir, c'est que par rapport à la plupart des élections qu'on a pu connaître résidentielles par le... Le vote utile qui existait déjà va siphonner encore plus parce qu'on est dans un vote utile au premier tour en perspective du second. Donc vraiment le vote utile pourra siphonner et il a besoin de ne pas être aussi bas dans les sondages parce que sinon ça risque progressivement de diminuer, diminuer, diminuer. C'est un choix étonnant d'aller chez les jeunes républicains parce que c'est vrai que LR ne parle pas vraiment à la jeunesse. Si on regarde les précédentes élections, les 18-24 ans par exemple, c'était... moins de 5% aux dernières présidentielles. Donc c'était moins que le score même national qui était déjà pas très haut. Donc c'est vrai qu'il ne parle pas beaucoup à la jeunesse, mais il fait ce choix-là. Ce qu'il faut bien voir quand même, c'est que même s'ils ne parlent pas beaucoup à la jeunesse, la jeunesse militante chez LR, elle n'est pas morte. Il y a des milliers de jeunes qui sont attendus aujourd'hui. En tout cas, au moins un millier. Et eux, ils revendiquent 7500 jeunes LR, ce qui pour une formation de jeunesse est quand même beaucoup. Ils espèrent passer le cap des 10 000, c'est ce qu'ils disent. Mais ils ont une vraie force militante jeune qui perdure malgré ce marasme. Alors,
John Christopher Roland, je vous pose la question à vous parce que je sais que vous, vous savez faire. Comment on parle aux jeunes aujourd'hui ? C'est vrai, quand on est un Bruno Retailleau, comment parle-t-on aux jeunes aujourd'hui ? Quel conseil ? Je m'adresse à des
jeunes qui considèrent qu'à partir de 25 ans, on est vieux, donc ça va être compliqué si vous voulez. Alors, comment on s'adresse ? D'abord, à quels jeunes on s'adresse ? Parce que quand même, il faut quand même noter, alors ça c'est plus l'observation des réseaux sociaux par le biais de mes étudiants, qu'il y a vraiment de jeunesse quand même, il y en a plus que ça j'imagine, mais il y a un... Quelque chose qui circule beaucoup sur les réseaux en ce moment, c'est « j'ai fait un cauchemar, j'ai rêvé que j'étais de gauche ». Ah oui ? Oui, c'est devenu viral. Et donc vous avez, en gros, je caricature la jeunesse de droite en mocassin à gland qui fustige finalement la jeunesse de gauche qui serait en sarouel et mal coiffée. Ah oui, on en est encore
là aujourd'hui en 2026. En tout cas.
sur une petite portion, puisque les réseaux sociaux ne sont pas la vérité générale. En revanche, ça rappelle quand même la campagne, alors ça ne va pas nous rajeunir encore une fois, mais je ne l'ai pas connu, je vous rassure, de Michel Debré en 1981, qui justement, lui, pour faire ce différentiel entre conservatisme, mais en même temps progressiste, vous noterez le bel oxymore que ça représente, avait posé sur son affiche avec des jeunes, les jeunes de l'époque. sont devenus Bruno Rotaillot. Et Bruno Rotaillot, finalement, il s'adresse à la jeunesse. Mais moi, je persiste à dire que c'est une jeunesse qui considère, alors je ne veux pas les stigmatiser dans leur ensemble, mais être jeune de droite et LR, je ne sais pas si la surface est si grande que ça, même si vous dites qu'effectivement, ils sont nombreux. Chez les votants, ils sont
peu nombreux. Chez les militants, ils existent. Mais la dernière
contradiction, c'est qu'il dit conservateur et progressiste. Bon, moi, j'ai du mal à voir comment on peut aller les deux. Ça, il va peut-être nous en livrer un peu plus tout à l'heure.
D'autant que la frange, au-delà des jeunes d'ailleurs, militante d'LR, c'est beaucoup droitisé. C'est des travaux notamment du politiste Emilien Roirvial qui montrent à quel point progressivement le corpus idéologique d'une part de l'LR s'est droitisé, mais dans les barons du parti, il y a un peu les deux encore. Il y a des gens… Peut-être pas du pays, mais presque. Et en tout cas, qui sont deux droites un peu plus classiques. Et des gens comme Bruno Retailleau, qui sont plutôt une frange de droite un peu plus radicale. Mais dans les militants LR, ces militants-là se sont beaucoup droitisés. Et il y a aussi des passerelles même de sociabilité entre les militants LR et des militants reconquêtes, voire des militants du RN. Il ne faut pas oublier que l'ancien président de LR, Guilhem Carillon, en 2024, il est parti avec Éric Ciotti.
Oui, effectivement. Alors, suppression du droit du sol par référendum, ça, ça ne fait pas... partie du programme d'Éric Ciotti, remise en cause des décisions du Conseil constitutionnel. Autre pan du programme d'Éric Ciotti, révolution culturelle de l'éducation et peut-être une nouvelle carte à jouer qui pourrait séduire les jeunes patriotes, peut-être qu'on peut utiliser ce terme, c'est le retour du service militaire obligatoire. Alors déjà un topo, service militaire obligatoire que Chirac a arrêté et qu'Emmanuel Macron a mis sur la table. Regardez ces images d'archives intéressantes.
propose donc... Que le service national que nous connaissons aujourd'hui soit supprimé dès le 1er janvier 1997.
nouveau service national va être institué progressivement dès l'été prochain. Ce service poursuit trois objectifs précis. Renforcer le pacte noué entre notre nation et notre armée. ...
... ... ... Comment est-ce qu'on explique ce mouvement ? Comment est-ce que vous, vous documentez ? Paradoxalement,
le service militaire et les militaires en général dans la société étaient beaucoup moins populaires à la fin des années 90, en tout cas avant 96, quand le service militaire était obligatoire. Et paradoxalement, à partir du moment où il n'est plus devenu obligatoire, il a eu un regain d'intérêt dans la jeunesse, dans la population d'une manière générale. Donc il y a un peu de ça qui l'explique.
Antoine Comte, vous avez eu Bruno Rotaillot en ligne ce matin, vous l'avez contacté expressément au sujet du service... Je l'appelle. Vous voyez, mais c'est une vérité, c'est ça le pire. Les coulisses, c'est avec vous. Vous lui avez posé la question, monsieur Bruno Rotaillot, monsieur le ministre, ancien ministre de l'Intérieur, est-ce que vous avez l'intention de rétablir le service militaire ? Que vous a-t-il répondu, Bruno Rotaillot
? Alors, ce que je peux vous dire, c'est que ça ne sera pas annoncé lors de ce discours. qu'on va suivre tout à l'heure en direct sur France Info, Canal 16. C'est ce qu'il vous a dit ? C'est ce qu'il m'a dit, c'est ce qu'il confirme. En fait, ça devait être un discours au départ, c'est ce qui circulait dans la presse ici ou là, consacré à la défense, à la thématique de la défense, avec cette possibilité qu'il annonce en fait cet après-midi. le rétablissement du service militaire obligatoire s'il est élu président de la République. Je rappelle qu'Emmanuel Macron, ce qu'il souhaite, et l'extrait qu'on a vu, ce n'est pas le service militaire obligatoire, c'est le service pour les volontaires, sur la base du volontariat. Donc ça n'a rien à voir. Lui, il voudrait revenir avant Jacques Chirac et le fait qu'il ait finalement supprimé le service militaire obligatoire en France. En fait, ce qui est en train de se passer du côté de Bruno Retailleau, c'est qu'il a fait beaucoup de déclarations, et vous les avez citées sur le réglement, le droit du sol, l'immigration, la révision de la constitution, ces choses-là. Et en fait, ce qu'on me dit, c'est qu'en interne, au sein de sa famille politique, ça commence un peu à tiquer. Vous avez des Valérie Pécresse, vous avez des Gérard Larcher, des gens qui sont plutôt, on ne va pas dire droite sociale, mais une droite peut-être plus centriste, qui commencent à dire « Eh mon coco Bruno, calme-toi un petit peu, parce qu'en fait on a besoin d'élargir la base, donc fais aussi des propositions qui sont finalement plus en lien avec la droite centriste, avec la droite sociale. » – Mais le service militaire,
ça n'est pas droite centriste, droite sociale, sans obligation ? –
Ça renvoie le symbole, l'image de, voilà, maintenant il faut tous se remettre à faire le service militaire, et vous allez voir ce que vous allez voir, ça renvoie quand même cette image-là d'un homme assez rigide qui veut remettre tout le monde au service militaire. –
Mais Antoine, qu'on essaie de comprendre ce que vous nous dites, en réalité il pourrait l'annoncer, mais pas maintenant, il a besoin de faire convergence au sein de son groupe ?
– Voilà, exactement, et il ne va pas l'annoncer tout à l'heure dans ce discours, ça je vous le confère, il va faire un dossier. Le discours me dit-il autour de la reconstruction de la France, la reconstruction du pays. Et il dit qu'il y a désormais en France les constructeurs, donc lui visiblement en fait partie, c'est ce qu'il dit, en tout cas il se met dans cette famille-là, et les destructeurs. Et destructeurs, il dit que ce sont les extrêmes, donc le RN, la France insoumise. Et en fait, ça va être un discours, voilà, moi je suis le constructeur, le reconstructeur de la France, je vais faire des propositions dans ce sens-là, face à ceux qui veulent détruire le pays aujourd'hui, dont les insoumis et le RN.
On va vous montrer un potentiel coût, Isabelle Thys-Saint-Jean, du service militaire obligatoire qui pourrait être rétabli. Combien est-ce que ça coûte à la France au moment où, juste avant, il y a une poignée de secondes, on a parlé ensemble du budget. Les caisses sont vides, comment finance-t-on ? Ça va être l'une des questions, forcément, qu'il faudra se poser s'ils décident de le rétablir. Alors, d'abord, qu'on soit un homme uniquement, ou que ce soit un service militaire obligatoire. pour les hommes et les femmes. Sur six mois, 300 000 jeunes seraient concernés. Si ce ne sont que des garçons, ça coûterait 7,2 milliards. S'il s'agissait d'un service militaire mixte hommes et femmes, 600 000 jeunes seraient concernés pour un peu plus du double. 15 milliards d'euros. Comment peut-on financer cela ?
Effectivement, je pense que c'est aussi une des raisons pour lesquelles il ne l'annonce pas. C'est qu'on est dans un moment où la dette, les taux d'intérêt, le budget, et franchement, annoncer un truc qui coûte 15 milliards, ça paraît quand même extrêmement difficile. Je pense que c'est un chiffrage qui a été fait par France Stratégie. Est-ce que ça répond à une demande ? service militaire obligatoire de toute la jeunesse. Quand on voit ce qui s'était passé autour du SNU, le service national qui avait été mis en place et tous les problèmes que ça avait posé, je ne suis pas complètement sûre. Moi, ce qui me frappe aussi, c'est qu'on parle de la jeunesse, c'est absolument essentiel, même si, effectivement, malheureusement, la jeunesse ne vote pas beaucoup. Mais qu'on s'adresse aux vrais problèmes de la jeunesse, notamment le taux de pauvreté. Le taux de pauvreté de la jeunesse, c'est plus de 20%. Le taux de chômage des jeunes. Comment se fait-il qu'on fasse subir à nos jeunes une entrée dans le marché du travail jusqu'à 30 ans, où vous alternez le CDD et le chômage, les périodes de chômage ? Sans parler de l'immobilier, où les jeunes n'accèdent pas à l'immobilier. Mais vous dites que c'est ça la reconstruction, ce n'est pas un service militaire obligatoire. Qu'on adresse et qu'on adresse la question climatique. parce qu'il y a quand même ça dans l'avenir qui est au-dessus de leur tête, qui est un scénario dont il faut vraiment s'occuper en termes d'adaptation et de transition. Donc c'est ça, à mon avis, les vraies, vraies urgences. Et c'est ça que je pense que... Toute la jeunesse veut entendre des choses comme ça. Oui,
de droite ou de gauche. De droite ou de gauche, oui, je crois. Ça dépasse les clivages politiques. Alors, à nos côtés, Ariane, je vous donne la parole dans un instant, si vous le permettez, pour faire tourner cette parole. Jean-Jacques Roche, vous nous rejoignez. On est ravis de vous accueillir, professeur de sciences. Vous êtes aussi directeur de l'Institut supérieur de l'armement et de la défense. Votre vision d'un potentiel service militaire obligatoire qui pourrait être réinvesti, en tout cas dans notre pays, et que Bruno Retailleau pourrait annoncer, alors on a bien compris que ça ne sera pas aujourd'hui, potentiellement dans les semaines et dans les mois à venir.
c'est tout à fait possible, puisque le service national n'a pas été... contrairement à ce que le président Chirac disait, mais il a été suspendu. Cela étant dit, si l'on regarde l'état des casernes un petit peu partout en France, on s'aperçoit que c'est un vrai défi. Deuxièmement, le service national a été restauré en Suède du fait des menaces qui existent aujourd'hui dans la région. Mais ce service est à la fois universel, c'est-à-dire tous les jeunes suédois doivent présenter leur... candidatures, mais ensuite l'armée choisit. Et là, il faut s'interroger. Quel est le but de ce service national ? Est-ce que c'est de renforcer la défense ou est-ce d'améliorer la cohésion nationale ? Et là, ces deux cas de figure sont antinomiques. S'il s'agit d'améliorer la défense, déjà on peut se poser la question. Est-ce que des jeunes appelés, formés en un an, même sélectionnés sur le dossier, vont... renforcer les capacités de notre pays, ce n'est pas sûr. Aujourd'hui, on l'a vu avec l'attaque contre les finances publiques, on le voit avec les problèmes de la défense aérienne, il y a d'autres priorités que de rassembler des gros bataillons. Malgré tout, on pourrait envisager le modèle suédois. S'il s'agit inversement d'améliorer la cohésion nationale, c'est totalement antinomique. À savoir que là, il faut rassembler tous les Français. Sinon, il y aurait une forme de, on dirait, telle ou telle population, telle ou telle classe d'âge dans telle ou telle région. Ce n'est pas acceptable. Et là, comme les chiffres l'ont montré, c'est infaisable. Puisque aujourd'hui, le format de l'armée... c'est 200 000 hommes, à peu près, hommes et femmes en uniforme. Si on doit accueillir 600 000 personnes, le rôle des militaires n'est plus un rôle de défense, mais c'est un rôle de formation. Donc je crois qu'il faudra être très clair sur les objectifs de cette opération, en ayant en mémoire quand même... deux faits. Le premier fait, c'est que le service national, et cela a été suggéré également dans vos commentaires antérieurs, le service national... suscitaient un anti-militarisme très fort. Et cet anti-militarisme que l'on retrouve dans les films des années 70-80, même des films de grand public, la 7e compagnie, les Bidas, Sanfoli, etc., cet anti-militarisme a cessé le jour où le service national obligatoire a été suspendu. Et la deuxième chose qu'il faut dire, c'est qu'aujourd'hui, en matière de défense, il y a certainement d'autres priorités. que de restaurer le service national.
Merci beaucoup Jean-Jacques Roche de nous avoir accompagné pour ce point de vue aussi à la fois du docteur en politique mais aussi du spécialiste de l'armement et ça vous faisait réagir beaucoup autour de ce plateau alors que nous écoutions Jean-Jacques Roche d'abord.
Je vais donner un bon point d'abord à Bruno Retailleau pour être assez équilibré. C'est vrai que la vertu du service militaire surtout quand il sera mixe s'il doit l'être c'est aussi de se faire se rencontrer des jeunes qui ne sont pas forcément issus du même milieu donc il y a une vertu. dans le fond. Maintenant, moi, je pense quand même que, tel que la société va actuellement, ce que demandent les jeunes, c'est d'abord de la considération. Et je crois vraiment que, de ce que j'en connais, parce que je ne suis pas un spécialiste de la jeunesse, mais accéder à un logement plus facilement, être considéré, trouver du travail, vivre ensemble, nous semblent être des pistes pour écouter la jeunesse plus importantes que,
comme le disait ma
collègue, mais je vous laisserai le dire tout à l'heure. Une bonne guerre, c'est un peu très rétro quand même.
Le mot de la fin pour vous, Ariane Ferrand. Oui, c'est pour vous rejoindre, je vais regarder avant de venir, quels étaient, selon les différents sondages, les préoccupations de la jeunesse, les principales préoccupations. En un vient le pouvoir d'achat. Et dans les autres préoccupations importantes, il y a les inégalités, l'environnement, l'accès à l'emploi, l'accès au logement, la situation financière. Et par exemple, les questions d'immigration, elles viennent quand même loin derrière, autour de 8, 9 ou 10, je ne sais plus exactement. Donc on voit que parmi les thèmes qui sont mis en avant par M. Rotaillot, on ne retrouve pas vraiment les thèmes de la jeunesse, de prédilection de la jeunesse française.