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Bonjour Camille. Bonjour Benjamin. Et bonjour Clémence Guettet. Bonjour. Députée de la France Insoumise, responsable du programme de LFI. On va parler du décrochage économique de la France avec vous, de vos propositions, de la campagne aussi et des divisions à gauche. Mais d'abord une réaction à ce qui fait d'actualité également ce matin et ce père de famille qui a menacé de mort une enseignante d'une école de son fils. C'était en Haute-Garonne, il lui a menacé de lui couper la tête. C'était lundi. Hier soir, il a été jugé en comparution immédiate, condamné à six mois de prison. avec incarcération immédiate, ce qui est assez rare. Est-ce que vous partagez la sévérité de cette peine ?
D'abord je veux adresser tout mon soutien à l'enseignante en question. J'espère qu'elle va pouvoir rapidement revenir, prendre ses activités. Je crois que c'est ce que souhaitent d'ailleurs tous les parents d'élèves de cet établissement. J'apporte mon soutien aussi à la communauté éducative et puis à tous les enfants qui, je pense, ont pu être choqués, perturbés par ce contexte, par cette affaire. De manière plus large, les enseignants alertent à intervalles réguliers. Et ce qui est positif en l'occurrence, c'est que la protection fonctionnelle... vis-à-vis de l'enseignante a été activée rapidement et que la justice a pu aussi faire son travail rapidement. Ça n'est pas le cas dans d'autres affaires. En l'occurrence, il me semble que ça a été plutôt positif. L'effet son produit
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lundi, il est jugé hier. En effet,
ça a été rapide, son alerte a été
prise
au sérieux. Donc
c'est une bonne chose. Et sur la sévérité de la peine, le fait que ce père de famille soit condamné à six mois de prison ferme avec incarcération immédiate, Benjamin le rappelait, c'est très rare. bonne
décision. Il me semble que quand il y a une alerte, il faut qu'elle soit prise au sérieux, qu'on déplore toutes et tous responsables politiques quand ce n'est pas le cas. Et donc là, ça a été le cas. Après la sévérité de la peine, je ne suis pas juge, vous ne l'êtes pas non plus. C'est la justice qui a fait son travail, qui a pris sa décision. Donc je la respecte, c'est tout. Et pour compléter,
deux des enfants de ce père de famille sont également obligés de changer d'école. Cela correspond à l'application d'un nouveau décret qui est passé cet été pour protéger le personnel de l'éducation nationale face à des parents violents. Est-ce que vous êtes d'accord avec cette mesure ? D'éloigner les enfants de leur établissement scolaire
? Pour le coup, j'ai lu des communiqués de syndicats de l'éducation nationale qui ne partagent pas tous le principe de cette mesure-là. Qui disent que pour le bien-être des enfants, pour la façon dont ils construisent leur parcours scolaire, ça n'est pas toujours une bonne idée. Moi, je ne suis pas non plus professeure, donc j'ai tendance à écouter les syndicats et les professionnels. En l'occurrence, s'ils estiment que ce n'est pas forcément une bonne idée, je pense qu'on doit pouvoir réfléchir à... d'autres mesures et puis en fait je pense surtout aux enfants c'est à dire voilà il ya une situation qui est difficile c'est l'équilibre entre
les deux la protection des exactement c'est l'équilibre entre les deux
et puis j'ai envie de dire là on parle du bout de la chaîne mais ce qui est important aussi c'est la prévention c'est à dire comment le dialogue peut être facilité entre les parents les professeurs comment on peut faire de la prévention sur ce niveau d'agressivité de violence qui pour la communauté éducative est très dur à vivre en plus de conditions de travail qui sont déjà extraits extrêmement difficile, avec des classes surchargées et des enfants qui n'étudient pas dans de bonnes conditions.
Clémence Guettet, à la une de l'actualité ce matin, il y a aussi les très mauvais chiffres de l'économie française, chiffre publié par l'INSEE hier avec un décrochage important de la France, une croissance en berne qui ne devrait pas dépasser 0,4% en 2026, loin de ce qui était prévu et c'était déjà modeste. Quel regard vous portez Clémence Guettet sur ces chiffres ? Je
suis atterrée parce que ça fait des mois qu'on alerte. sur ce risque de croissance en berne, parce qu'en fait, on a plein de mécanismes dans le pays qui sont extrêmement négatifs. Le pouvoir d'achat des Français qui est très limité, le niveau de pauvreté qui explose dans notre pays, un déficit public dont on nous dit qu'il va être comblé avec des coupes budgétaires successives sur les services publics et on voit que ça n'atteint pas son effet. Il y a
beaucoup de conséquences d'origine extérieure, la guerre au Moyen-Orient, la canicule de cet été aussi. Oui d'accord, mais tout ça peut mettre en cause
malgré tout les choix économiques qui sont faits, c'est-à-dire ceux du néolibéralisme, ceux des coupes budgétaires, ceux d'épargner toujours les plus riches pour la contribution aux recettes de l'État et du budget du pays, ceux de ne pas choisir de relancer la consommation populaire comme nous on prévoirait de le faire en augmentant les salaires. Tous ces choix économiques-là peuvent être questionnés. La France décroche à bien des niveaux l'investissement des ménages, l'investissement des entreprises malgré ça. il y a des choix qui ont été faits très nets, de favoriser les plus riches. Je rappelle que les 500 plus grandes fortunes dans notre pays, depuis le 2017, le début de la Macronie, ils ont doublé leur fortune pendant qu'on en est à 10 millions de pauvres dans notre pays. Je rappelle aussi que les grands groupes, par rapport au TPE, PME, là aussi on observe un énorme décrochage avec un surenrichissement. Donc ce sont bien des choix politiques qui sont à l'origine de la trajectoire économique de la France. Et on pourrait considérer à un moment donné que ces génies de l'économie que sont les macronistes pourraient être... mis un petit peu en cause sur leur gestion, le creusement de la dette, le déficit public, la croissance qui est en berne et écouter d'autres solutions comme nous le proposons. Justement Clémence Guettet, quelles sont
les solutions ? Comment en sort la France de cette crise ? Vous avez commencé à le dessiner en disant que l'important c'est aussi la consommation, redonner du pouvoir d'achat aux Français. Dans le détail, dans cette économie française à l'arrêt, il y a certes la consommation en berne mais il y a aussi les investissements. Comment là-dessus vous jouez ? Parce que si vous voulez augmenter les salaires, augmenter aussi les taxes sur les super-profits, ça ne va pas forcément faciliter l'investissement dont l'économie française semble avoir besoin.
Les taxes sur les super-profits, comme son nom l'indique, ce sont des super-profits. C'est-à-dire que ça n'empêche pas les entreprises de faire du profit, de faire des bénéfices, de pouvoir réinvestir. Le seul problème, c'est qu'aujourd'hui, les grands groupes dont on parle, ce sont des super-profits qui sont essentiellement... capter pour faire des dividendes et pour être reversé à des actionnaires qui sont déjà des énormes actionnaires. Il y a aussi l'augmentation des
salaires dans ce que vous proposez.
Le problème, c'est que les entreprises ne réinvestissent pas ensuite dans l'économie réelle. Donc nous, ce qu'on propose, c'est de faire autrement, c'est-à-dire augmenter immédiatement le SMIC. Ça, je rappelle que c'est une décision du gouvernement. Aujourd'hui, les Français sont étranglés. Le coût du carburant, on va peut-être en reparler, c'est une énorme actualité. L'inflation et la crise inflationniste, notamment sur les produits alimentaires, n'est pas... On pourrait faire des choses très simples, bloquer les prix du carburant, bloquer les prix des produits de première nécessité, bloquer les prix de l'énergie. Je rappelle l'augmentation du gaz qui a lieu en septembre, il va y en avoir une en octobre. Les gens n'en peuvent plus, donc il faut immédiatement augmenter les salaires, ce qui va générer de la consommation populaire, ce qui va permettre aussi aux petites entreprises, notamment, de pouvoir remplir leur carnet de commande, de pouvoir leur vivre leur... Et comment augmenter les salaires en permettant aux entreprises
en même temps d'investir ? Les chefs d'entreprise le disent bien, tout le monde aimerait bien pouvoir augmenter les salaires. sauf que ça coûte beaucoup d'argent, on le fait. Comment pour donner de l'air tout de même aux entrepreneurs ? En fait, les
entreprises, cette catégorie globale n'existe pas. Il y a aujourd'hui dans notre pays des très grands groupes dont, je veux le dire, un scandale se prépare pour la rentrée parce que ces très grands groupes qui font des surprofits, notamment liés à la situation géopolitique, notamment liés à la crise agricole qu'on a pu connaître ou à la crise pétrolière, ces très grands groupes-là génèrent des surprofits exceptionnels. Le scandale qui se prépare pour cet automne, c'est... monsieur le cornu dans une série d'annonces plus ou moins discrète vient de nous expliquer que la sur Contribution exceptionnelle, qui devait rapporter 7 milliards durant l'année 2026, n'aura duré même pas un an, puisqu'il prévoit déjà, dans le budget qui arrive, de la supprimer. Nous disons que quand des entreprises fondées sur profit exceptionnelles sont des profiteurs de guerre et de crise, ils doivent contribuer de manière pérenne. Donc vous maintenez
cette taxe-là pour financer les hauts des salaires ? Mais bien sûr qu'il faut maintenir cette taxe-là et y compris
élargir son assiette. Lui dit que c'est exceptionnel, Sébastien
Lecornu, ça doit le rester.
Mais non, ça ne doit pas le rester. Des profiteurs de guerre et de crise. crise ? Est-ce qu'on tolère ça dans notre économie quand il y a 10 millions de pauvres dans notre pays ? Moi, je ne le tolère pas et donc on va se battre pendant l'examen budgétaire. Et puis, il faut sortir de cette logique.
Clémence Guettet, pour revenir sur ce point et pour préciser, ça fait donc partie des propositions avancées par le Premier ministre pour le budget, diminuer la taxe sur les profits des grands groupes, comme le soulignait Benjamin, l'argument est de dire que ce qui est exceptionnel doit rester exceptionnel. On peut l'entendre aussi parce que ce qui compte C'est la confiance également des entreprises dans la parole de l'État. Si une taxe est présentée comme exceptionnelle et s'instaure dans la durée, il y a un problème de confiance. Mais en fait,
ça fait dix ans que les macronistes ont fait des choix budgétaires qui nous font perdre des dizaines de milliards par an. Toutes les suppressions d'impôts vis-à-vis des plus riches et des très grands groupes, c'est 62 milliards de manque à gagner par an. Avec 62 milliards, là je vous rappelle que dans le budget, ils cherchent 30 milliards de coupes, qui vont le faire notamment sur les questions de santé. On aurait 62 milliards si on n'avait pas supprimé les... ISF, mis la flat tax, supprimer progressivement la CVAE, tout ça... C'est l'argent qui devait relancer aussi l'économie, être réinjecté dans l'économie. Est-ce qu'on constate ce matin, vous et moi, que ça a relancé l'économie ? Non, la croissance est en berne, le déficit augmente, la charge de la dette augmente dans le poids que ça pèse sur notre pays. Donc ce sont de mauvais choix budgétaires qui ont été faits et je déplore le fait que bien souvent pour les Français, les taxations, elles ne sont pas exceptionnelles, elles sont permanentes, je pense notamment à l'impôt le plus injuste qui soit, qui est... la TVA, que tous les Français payent, mais quand vous avez des petits revenus, ça pèse beaucoup plus sur vous. Et quand on parle de très grands groupes qui font des milliards de surprofits, par exemple Total, qui va s'en mettre plein les poches avec la crise pétrolière qui a des conséquences sur les Français, là, ça doit être exceptionnel, ça ne doit durer que 8 mois. Non, l'État français a besoin de se financer, a besoin de financer notamment ses services publics. Vous parliez du
prix de l'essence. Rapidement, vous disiez, c'est simple, il suffit de bloquer. Ça ne paraît quand même pas si simple à faire, de bloquer le prix de l'essence. Plusieurs disent, notamment le gouvernement dit, c'est impossible à faire. Et ça risquerait d'entraîner une pénurie.
Mais oui, et puis des pluies de sauterelles. Si les distributeurs vendent
à perte, ils n'auront pas forcément la possibilité. Ils ne
vendraient pas à perte. Là aussi, il y a des petits distributeurs et il y a d'énormes entreprises pétrolières. Ils maîtrisent à la fois toute la chaîne, l'extraction, le raffinage, la distribution. Alors on nous fait croire qu'il a fait l'aumône aux Français de bloquer, de plafonner légèrement. Mais croyez-moi, ils font encore des marges exceptionnelles. Les 6 milliards de surprofit pour les pétroliers en 2026, ça va être Total qui va en capter l'essentiel. Donc non, les Français n'ont pas à payer cette crise. Si jamais on baissait les taxes, par exemple, comme le propose le Rassemblement National. Exactement,
ça fait partie des propositions baissées à 5,5%.
En plus du fait que ça ne promet pas des prix qui soient raisonnables pour les Français, je vous rappelle, aujourd'hui, un plein, ça coûte plus de 110 euros. C'est intenable pour les gens. Ça veut dire qu'ils se privent de déplacement, ils renoncent à des soins, ils renoncent à des loisirs, etc. Et donc, cette solution, elle ne fonctionne pas parce qu'en plus de ne pas garantir des prix raisonnables, elle fait perdre des milliards à l'État français en recettes. Et là aussi, ensuite, c'est la cure d'austérité, les coupes budgétaires. Dans le budget qui arrive, je veux quand même faire une alerte, le budget qui arrive, il va être parti. particulièrement sanglant et tranchant sur les questions de santé. Les gens vont payer plus cher, par exemple, des frais dentaires. Ça veut dire qu'ils vont renoncer à des soins. Les gens vont payer plus cher aussi les transports sanitaires. Vous savez, c'est les transports quand vous êtes malade pour vous amener à l'hôpital. Les mutuelles, vraisemblablement, vont répercuter les décisions budgétaires en augmentant les prix. Non mais d'accord, des pistes, mais je suis parlementaire, je vous dis sur quel sujet on va batailler. Je trouve que la contribution exceptionnelle des grandes entreprises devait être élargie et pérennisée et que les Français devraient voir leurs soins de santé, par exemple, notamment intégralement remboursés. Un
autre sujet que vous avez mis sur la table, Clémence Guettet, c'est... C'est celui de la dette qui s'est imposée dans ce début de campagne présidentielle. Vous proposez de la geler, de la congeler, de la foutre au feu, selon les expressions. Une partie de la dette de la France, en tout cas celle qui est détenue par la Banque Centrale Européenne. Vous demandez un débat à l'Assemblée Nationale à ce sujet au Premier ministre. Il vous a répondu d'abord d'un mot ou pas ?
À ce stade, non, mais on va avoir une réponse. On en a systématiquement quand on demande ce genre de débat. Est-ce que ce n'est pas à la présidentielle qu
'on tranchera cette question ?
Il me semble que ce sujet, comme vous l'avez dit, arrive plus vite que prévu. 6 Français sur 10, d'après le sondage qu'on a eu, sont plutôt favorables à cette solution. Pourquoi ? Parce que les gens qui nous disent qu'on va rembourser cette dette ne nous disent jamais comment on va le faire. Ils essayent de faire des programmes d'austérité et on voit que... Ils proposent quand même, ça ne vous convient pas forcément. Ils proposent, ils essaient de faire et ça ne fonctionne pas. 1280 milliards de dettes supplémentaires pendant la Macronie. Si ces gens détenaient une solution qui fonctionnait, ça se saurait. Que propose-t-il sinon ? C'est un scénario à la grecque. Il propose que tous les Français soient dans un niveau de pauvreté absolument hallucinant, comme le sont les Grecs depuis la cure d'austérité qui leur a été imposée. Je ne parle pas de solution
miracle. Le président de la BCE disait que ce serait une violation pure et simple des traités de l'Union européenne. La chef des néolibéraux
de l'Union européenne n'est pas d'accord avec les solutions. Vous m'accorderez le fait que ce n'est pas une surprise. au service des peuples souverains de l'Union européenne. Plusieurs économistes. Ça n'est pas elle qui doit prendre les décisions politiques. Les décisions politiques. Plusieurs économistes
également discutent, s'interrogent sur la possibilité de leur proposition. En deux mots pour conclure, l'idée politique, c'est quoi ? De faire passer l'idée que finalement la... La dette, ce n'est pas une contrainte et que la campagne présidentielle qui est lancée et les programmes politiques qui doivent être proposés ne doivent pas être plombés par cette dette. C'est ça votre message ?
L'idée politique que nous voulons faire passer, c'est que les peuples sont souverains sur leur destinée économique et qu'ils n'ont pas à être étranglés. Et que par ailleurs, toutes les forces politiques qui nous font croire que nous n'avons pas d'autre choix que de rembourser cette dette, c'est-à-dire de budget après budget, détruire les services publics... dans ce pays sont en train de mentir. Il y a d'autres solutions. Un cinquième de la dette est détenu par la Banque centrale européenne. Nous pourrions la transformer en dette perpétuelle à taux nul qui ferait que la charge de la dette pour la France immédiatement baisserait. Et nous pouvons avoir des alliés en Europe pour cette solution.
Effacer la dette serait illégal, dangereux et inutile. C'est ce que dit à l'instant le gouvernement de la Banque de France. Mais on en reparlera sans doute un peu plus tard. Clémence Guettet.
Clémence Guettet, députée et responsable du programme de la France Insoumise, vous êtes notre invité ce matin. Alors que la fête de l'humanité ouvre ses portes dans quelques heures sur la base aérienne de Bretigny-sur-Orge en banlieue parisienne, comme chaque année des concerts et des rencontres politiques pendant tout le week-end, Fabien Roussel, le patron du Parti communiste, y tiendra un meeting demain, lui qui vient de se lancer dans la campagne présidentielle. Est-ce que vous regrettez sa candidature
? Alors d'abord on va se rendre à nous aussi à la fête de l'humanité parce que c'est un moment qui est un moment de rentrée important, qui est une fête populaire, il va y avoir vraisemblablement beaucoup de monde. Jean-Luc Mélenchon tiendra un débat à l'agora de l'humanité justement aujourd'hui en fin de journée et puis il fera aussi un discours, un meeting sur le stand de la France Insoumise dès demain. Il y aura plein de débats, des moments... Comment
? Voilà pour le programme sur la question... Oui mais c'est important
de le dire parce qu'il y a beaucoup de gens qui vont se rendre à cette fête populaire, c'est un rassemblement de masse. candidature de monsieur roussel les communistes ont pris leur choix enfin ils ont fait leur choix ils ont pris leur décision selon un processus interne qui est le leur donc j'ai pas ni à le déplorer ni à le saluer je le respecte moi ce que je sais c'est que le nombre de candidats à gauche a toujours été important pour les élections présidentielles vraisemblablement il va en être de même dans cette élection présidentielle mais cela dit ça n'est pas une surprise ça fait des mois que nous disons que ça va se passer de cette manière Ce que je sais, c'est que le nombre de candidats n'est pas un problème. Le nombre d'électeurs et d'électrices peut être un problème pour nous. Et donc,
il
nous faut aller convaincre des gens. Il nous faut aller convaincre des gens qui, aujourd'hui, sont des abstentionnistes ou qui ne savent pas encore que dans quelques mois, dans notre pays, il y a un choix pour l'élection présidentielle qui peut être absolument majeur. Et puis, ce que je dis aussi, c'est qu'il y a déjà plein de militants et militantes communistes qui militent avec nous dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon. pas
une candidature commune, en 2022 vous estimiez beaucoup chez les Insoumis que vous avez manqué les voix de Fabien Roussel pour aller au second tour. La question est
importante, elle est importante sur le fond. La question c'est celle du programme qui va être porté. Une candidature
commune sur le fond elle est impossible. On
fait le constat qu'en 2012, en 2017, on a pu partir ensemble pour les élections présidentielles, qu'on a pu porter un programme commun. Plus récemment, dans une histoire qui n'est pas si éloignée que ça, pour les élections législatives, on a réussi à porter des... programmes ensemble pour la NUPES et pour le NFP. Je pense qu'en matière de réduction du temps de travail, de place à donner à la sécurité sociale, tous ces combats qui sont issus du mouvement ouvrier, qui sont dans notre programme et qui sont ceux qui sont dans celui du Parti communiste français, nous permettraient de faire une campagne ensemble. Voilà ce que je pense. Après, que voulez-vous que je vous dise, à part que je respecte le choix des communistes et que, par ailleurs, ils devront avoir toutes et tous en tête, et là je parle des électeurs, le fait que, en effet, fait en 2022, il nous a manqué quelques centaines de milliers de voix pour accéder au second tour.
sans langue de bois, si c'est possible. Je vous dis que sur le
fond, on aurait pu converger. Et
est-ce que vous dites à Fabien Roussel, Fabien, rejoins-nous, arrête avec cette candidature qui peut être mortifère pour notre camp ? Je
ne lui dis rien. Je pense que Fabien Roussel est un dirigeant politique qui sait prendre ses responsabilités. Donc il le fait en connaissance de cause. Moi, je m'adresse aux militants et je m'adresse aux électeurs. De toute évidence, il y aura la candidature de M. Roussel pour le Parti communiste français. Et par ailleurs, je termine juste si vous me le permettez, quand il a dit que la France insoumise attendait, venait chercher les votes uniquement des quartiers périphériques français, quand il a eu des déclarations qui ont pu être légèrement insultantes pour les gens qui croient en notre programme, qui le défendent et qui votent pour nous in fine, on voit bien qu'il ne représente pas l'entièreté non plus ni des responsables politiques du Parti communiste français, ni des militants, ni des électeurs électrices eux-mêmes.
Vous parliez du nombre de candidats. À gauche, il y a donc Fabien Roussel qui s'est déclaré. Il y a cette primaire aussi du Parti socialiste qui est sur les rails. Pour le mois d'octobre, cinq candidats aussi déclarés pour cette primaire du côté du PS. Quel regard vous portez, vous Clémence Guettet, sur cette primaire du Parti socialiste ?
Pour être très honnête, ça m'indiffère. Ça n'aura
pas de conséquences sur votre campagne ? Soyons
dans le monde réel. Peut-être que nous, sur ce plateau, on est passionnés de politique et que ça nous intéresse beaucoup, cette histoire de primaire. Ce que je peux vous dire, c'est que je pense que dans le pays, les gens s'en fichent, du nombre de candidats, etc. On a un problème dans la façon dont ce sujet est traité comme absolument omniprésent, alors qu'il s'agit d'une primaire à 15 euros qui va attirer un... nombre limité des lecteurs les socialistes sont souverains là aussi vont faire leur choix ils feront campagne ensuite ce que je peux vous dire c'est que j'ai le sentiment qu'on ne fait pas la même chose voilà eux font une primaire à 15 euros et s'écharpe pour savoir si c'est trop cher vous soulignez Clémence Gaetet vous soulignez qu'elle soit à 15 euros vous estimez que c'est pas une présidentielle
vous estimez que c'est trop cher j'estime que si les gens ont
15 euros à mettre dans un projet de gauche utile pour le pays devrait contribuer à notre campagne On a besoin de dons pour faire campagne, pour faire des meetings de masse, pour diffuser nos idées dans le pays. Voilà, ils ont décidé en interne. C'est leur choix souverain. Vraiment, on est en campagne. On n'attend rien, à vrai dire, parce qu'on a huit mois, ces petits huit mois pour convaincre un nombre de gens conséquents de se rendre aux urnes. On a du croire de se dire qu'il y a une alternative, notamment à l'extrême droite et à son projet mortifère pour le pays. Peu importe qui sera
désigné par cette primaire du Parti socialiste, il n'y aura aucun rapprochement, d'aucune manière avec... l'un des candidats déclarés dans la première.
Ça
n'est pas à l'ordre du jour,
non ? Oui, peu importe le résultat.
Sur un tout autre point, Clémence Guettet, on voulait aborder avec vous la loi qu'on appelle la loi intégrale sur les violences sexistes et sexuelles. Cette proposition de loi, elle est portée par 150 associations féministes et de protection à l'enfance. Elle a commencé à être étudiée à l'Assemblée nationale hier. Votre groupe, la France Insoumise, ne la soutient pas. Pourquoi ?
On n'en est pas signataire, en tout cas, parce que cette loi... pour nous, n'est pas une loi intégrale, justement. Elle a un nom qui est trompeur, c'est-à-dire qu'il y a des manques, pour nous, qui sont absolument fondamentaux dans cette loi. Je pense aux questions de prévention, notamment de ces violences sexistes et sexuelles. On ne peut pas prétendre combattre des violences qui sont systémiques dans notre pays en ne voyant qu'un petit bout de la lorniette du problème. Il y a quand même 150
associations féministes et de protection à l'enfance qui soutiennent en disant qu'il y a peut-être des manquements, mais le symbole est là. Il est important. permet aussi quand même des avancées. Est-ce que ça ne mérite pas votre soutien pour autant ?
L'avancée majeure, déjà, c'est qu'on en parle. C'est un sujet. Les violences sexuelles, notamment sur les enfants, étaient un océan de silence et de tabou dans notre société. Donc les associations féministes et enfantistes, je les salue, je remercie leur mobilisation parce qu'elles ont permis de percer ce mur de silence. Les violences sexuelles faites aux femmes, vous le savez, depuis MeToo, ont réussi à en parler. mais il n'empêche que les solutions, elles ne sont toujours pas mises en place. Mais vos réserves sont mal comprises sur cette loi. Peut-être, mais on discute avec la coalition des 150 associations dont vous parlez très régulièrement, mes collègues Gabriel Catala. Et Sarah Legrain, qui sont chefs de file sur ce texte, ont échangé encore ce début de semaine. Je vous assure qu'elles sont mieux comprises que ce que vous semblez dire. La première chose, c'est qu'il faut des moyens. Les associations demandent 3 milliards. Depuis des années, dans le budget que nous allons examiner juste après la loi intégrale, il n'y a pas ces 3 milliards.
Il y a un
engagement qui est symbolique. Il nous faut de la prévention, de l'accompagnement des victimes, le remboursement à 100% des services de santé. Vous voterez contre cette
proposition de loi ?
des amendements avec tout ce que je viens d'essayer de vous dire. Les femmes en situation de handicap, les femmes des Outre-mer victimes de violences ne sont pas prises en compte. Il y a beaucoup de choses à améliorer, donc on va le faire. Merci
beaucoup Clémence Guettet, députée du Val-de-Marne, responsable du programme de la France Insoumise. Je signale aussi votre livre sorti en cette rentrée pour une politique de l'amitié.