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Toujours avec mes débatteurs Eric Tecner et Vincent Roy. Alors on va continuer d'ouvrir cette page politique et je voudrais qu'on parle d'Edouard Philippe. Eric Tecner, Vincent Roy, est-ce qu'il n'est pas le temps de prendre des vacances finalement ? Cet été a été tellement chargé qu'il faudrait se réarrêter. C'est cette sortie assez lunaire d'Edouard Philippe, candidat à Horizon à la présidentielle. Il suggère de repousser l'investiture du nouveau président de la République de mai à septembre. L'objectif, ce serait de décompresser après la campagne électorale et de prendre le temps de constituer son équipe. Je vous propose de l'écouter.
Moi, j'adorerais un système dans lequel le président est élu en mai et il prend ses fonctions en septembre. Et entre mai et septembre, il a le temps, un, de se reposer. de décompresser après une élection présidentielle qui est hyper usante, hyper fatigante. Je ne dis pas qu'il doit prendre preuve de vacances, mais franchement, une semaine, ça ne fait pas de mal. Deux semaines, ça ne fait pas de mal avant de repartir.
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Je vous vois aussi les yeux au ciel, c'était dans le podcast de l'entrepreneur Pauline Légnot, ça a été mis en ligne il y a quelques jours dans un grand entretien avec Edouard Philippe et c'est à la 32e minute où il sort cette sortie absolument dingue. Il dit aussi que l'idée de dire qu'un président de la République élu le dimanche prend que ses fonctions la semaine qui suit, il trouve que c'est assez complètement crétin. Et alors jeudi soir, évidemment la polémique monte, donc jeudi soir sur ses réseaux sociaux, Edouard Philippe a choisi de réagir et il dit découper une minute de raisonnement pour conserver quelques secondes que lui font dire l'inverse. de sa conclusion, c'est une drôle de conception du débat public. Le passage complet est en ligne, il suffit de l'écouter, donc j'invite également les auditeurs d'Europe 1 s'ils le souhaitent. C'est à la 32ème minute de ce podcast, vous ferez votre avis, mais en tout cas, nous on a fait le nôtre. Eric Tecner, comment vous réagissez, et surtout qu'en plus, Edouard Philippe, cet été, n'était pas vraiment présent sur le terrain.
Ah ben c'est certain, Edouard Philippe, c'est simple, ça fait à peu près aller. 6 ans qu'il est en vacances. C'est-à-dire que depuis qu'il n'est plus Premier ministre, depuis qu'il n'est plus à Matignon, il est dans une stratégie du recul, vous savez, à chaque fois de cette fameuse hauteur pour essayer de montrer aux Français qu'il va pouvoir réformer le pays. Donc il est reposé depuis très longtemps. Et j'ai même envie de dire, sur la préparation, ça fait 10 ans qu'ils sont au pouvoir. Donc ça paraît lunaire. Et effectivement, Edouard Philippe, il incarne cette stratégie de la tortue. C'est-à-dire qu'il est véritablement dans la jupéisation jusqu'au bout. C'est-à-dire qu'il ne fera rien. C'est intéressant de voir ce bloc central qui, dans une semaine, On nous a quand même surpris. Il y a Bruno Le Maire qui veut envoyer les enfants à la maternelle dès l'âge de 1 an. On a maintenant Edouard Philippe qui dit qu'à l'heure, on est sur un modèle quand même où il y a une crise financière qui pointe devant. On a besoin, s'il y a un président, on a besoin de rectifier le budget tout de suite. Non, il n'y a pas de problème. Pendant 3-4 mois, on va continuer finalement à laisser les comptes publics dériver, à laisser une politique socialiste dériver. Ça ne pose absolument aucun problème. Ça montre à quel point on a des hommes politiques aujourd'hui qui ne sont que dans la jouissance de l'accès au pouvoir et non dans le véritable exercice du pouvoir. Si à un moment vous êtes préparé à cette fonction suprême, vous devez avoir envie d'être à l'Elysée le lendemain même pour mettre en place les réformes. C'est ça qui me sidère, c'est-à-dire qu'on est la seule élite politique en France qui rêve et qui se bat pour être numéro un président de la République et une fois qu'ils le sont, ils n'en font rien.
Et surtout Vincent Roy, ils sont où les conseillers en communication ? Ça paraît tellement évident quand on regarde encore les chiffres de Bercy qui sont sortis ce matin, la France est au bord de l'abîme et vous avez un candidat à l'élection présidentielle qui vous explique. que ouais faut quand même se reposer après une campagne ça paraît fou alors qu'il n'y a plus rien qui va dans le pays ben
justement je crois que les conseillers en communication sont à l'oeuvre et que trop de communication tue la communication vous avez un exemple parfait là on a dû lui je sais pas lui conseiller de dire ça mais c'est on est totalement on se retrouve en absurdis bon alors la vraie question c'est que va-t-il rester d'Edouard Philippe dans deux mois par exemple à mon avis pas grand chose moi j'ai une annonce à vous faire moi je crois que monsieur Attal va se ranger tranquillement sur le côté, parce qu'on va quand même lui conseiller très fortement, que monsieur Edouard Philippe va baisser et qu'une place au centre va se trouver béante. Et que là, à ce moment-là, comme par magie, on va nous sortir un homme miraculeux qui affronte les situations, qui les a affrontées, qui a la carrure, qui se présente lui-même comme une sorte de moine soldat et qui s'appelle monsieur Lecornu. C'est votre
théorie donc ?
Je crois que le centre risque d'être occupé par quelqu'un qu'on va sortir du chapeau, mais qu'on va sortir du chapeau, attendez, il existe déjà, quand je dis sortir du chapeau politiquement, comme voilà, il a été Premier ministre, il va dire j'ai affronté des situations, regardez, je suis courageux, je suis capable de négocier, je suis le meilleur, il n'a pas... totalement gouverné comme c'est le cas pour monsieur Edouard Philippe, il a géré une situation de crise, il va montrer qu'il l'a très bien géré, il va sortir du chapeau et on va dire tiens voilà un candidat possible monsieur Lecornu qui au centre devrait... à mon sens, mettre tout le monde d'accord.
Bah écoutez, c'est une théorie qui se tient, on vous réinvitera évidemment, Vincent Roy, pour voir si vous avez raison. Mais en tout
cas,
ce qui est sûr, c'est que Gabriel Attal, lui, il a évidemment pris le contre-pied, il dit qu'il n'a pas une minute à perdre avec Tecter. Moi, ma question, elle est très simple. Est-ce que vous pensez que ce genre de réflexion, ça peut peser sur la campagne d'Edouard Philippe ? Est-ce que Gabriel Attal pourrait réussir à inverser la tendance en justement prenant le contre-pied de cette sortie lunaire ?
Mais oui, parce qu'en fait, cette déclaration, elle s'inscrit dans une logique d'Edouard Philippe. Philippe qui en effet n'a rien fait cet été, qui ne cesse de repousser également la publication de son programme, et qui incarne finalement, pardonnez-moi, mais le retour du roi fainéant. C'est-à-dire que moi je pensais que le roi fainéant c'était des siècles, vous savez cette époque où finalement une partie du peuple français en avait marre parfois de se dire que leur roi ne faisait rien, n'était qu'un joueur, c'est le retour avec Édouard Philippe. C'est-à-dire qu'on va s'attendre, si jamais il est élu, à quelque chose mais qui va sidérer les français, où il sera bien dans ses palais dorés, il dira il faut le prendre le temps, etc. Pour les augmentations d'impôts, les augmentations de taxes. En revanche, concernant Gabriel Attal, ça ne veut pas dire qu'il a une bonne communication. On en a déjà parlé. Il nous explique qu'il va faire 1000 bistrots alors qu'il reste 222 jours d'ici l'élection présidentielle. Ça fait beaucoup de bistrots. Ça veut dire qu'il doit faire 4 bistrots par jour. Il est déjà en retard. Donc en fait, tout ça cherche de toute façon à faire en sorte de combler le vide abyssal. de la part du bloc central, mais ça permet au moins de ne pas parler de leur échec.
Alors je voudrais qu'on continue de parler de ce fameux bloc central. Alors il y a eu des petites passes d'armes très récemment, notamment entre la ministre Aurore Berger et l'ancienne ministre Priska Thévenot. Aurore Berger est plus un soutien d'Edouard Philippe, on commence à le comprendre. Et puis Priska Thévenot, elle est un soutien très actif de Gabriel Attal. Sur ces news, Aurore Berger jugeait que le grand remplacement n'était pas forcément raciste. Alors Vincent Roy, ma question est simple, est-ce que le grand remplacement... est une théorie ou c'est une réalité démographique. Est-ce qu'au fur et à mesure des années, on n'a pas changé de regard sur ce mot et ce concept ? Et c'est précisément ce que prouve la réflexion d'Aurore Berger. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on peut parler du grand remplacement ? il y a dix ans c'était impossible, c'est à dire que vous étiez traîné devant les tribunaux. Aujourd'hui vous avez une ministre qui dit ça n'est pas raciste.
Oui d'abord c'est courageux de sa part, premier point. Deuxième point, on peut parler du grand remplacement, à mon avis pas avec tout le monde et deux ça dépend qui en parle. Monsieur Mélenchon quand il en parle tout le monde... Grâce
à la nouvelle France.
Grâce à la nouvelle France donc il constate bien lui aussi un grand remplacement. Mais si vous le dites à droite souvenez-vous quand... monsieur Zemmour a employé l'expression c'était le diable ah bah bien sûr c'était le diable et là là c'était considéré comme un propos absolument raciste absolument fasciste etc etc bon alors pour ceux qui se déplacent en france et qui ne restent pas dans les palais dorés de la république ils se rendent bien compte qu'il ya des villes et des quartiers entiers dans des grandes villes qui sont grands remplacés où on parle quasiment plus le français où vous voyez bien que la population a été grand remplacé. Donc il suffit, les faits parlent, ou alors on se déplace pas dans ce pays, mais si l'on se déplace dans ce pays, vous voyez bien qu'il y a un certain nombre de choses qui se sont passées. Moi je vais vous donner une anecdote très très simple. Moi je viens d'une petite ville du centre de la France qui s'appelle Châtellerault. Et il n'y a pas loin de la maison de mes parents, il n'y a pas loin un bistrot que j'ai toujours connu, que je connais depuis 40 ans et qui est toujours ouvert. Et un jour, j'arrive un samedi pour aller voir ma mère et on me dit le bistrot est fermé. Et je dis mais il est fermé, mais il n'est jamais fermé un samedi, c'est jamais arrivé depuis 40 ans. On me dit mais maintenant il ferme, il ne rouvrera qu'à 17h parce que c'est le ramadan. Non mais c'est tout à fait saisissant, je vous parle d'une petite ville située à 30 kilomètres de Poitiers, c'est tout à fait, tout à fait saisissant. Donc est-ce que, je ne suis pas en train de vous dire que Châtellerault est devenue une ville du Maghreb, mais je suis en train de vous dire quand même qu'il y a là des phénomènes qui sont en train de se passer, et il suffit de se promener dans Châtellerault même pour voir que la population peut... à peu, est en train de changer et va être, dans une échéance à court terme, dirais-je, va être vraisemblablement grand remplacé. C'est tout.
Ou dans beaucoup d'autres villes de France. Il est 18h42, vous écoutez Europe 1. Dans un instant, nous évoquerons ce drame, parce que les médias ne le font pas assez, donc bien sûr, nous allons le faire. C'est ce drame qui s'est passé à Putot, où Étienne a perdu la vie. On en parle dans un instant. Ne bougez pas sur Europe 1.