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après une vie de labeur. Ici, on sait ce que travailler veut dire. On connaît les journées qui commencent tôt et finissent tard. On connaît aussi la vie avec ses joies, mais également ses difficultés, ses angoisses, les salaires qu'on attend avec impatience, le montant à saumoir du ticket de caisse, les factures qui alourdissent la boîte aux lettres, ces loyers que l'on acquitte mois après mois comme un goutte-à-goutte interminable. les traites de la maison que l'on doit payer durant des années et des années. On sait aussi ce que sont les usines qui ferment, des perspectives qui s'assombrissent pour des filières entières, l'angoisse du chômage, la peur de l'avenir, l'inquiétude pour le futur de nos jeunes. Je ne vais pas vous accabler de statistiques ni égréner les chiffres du malheur de la France que l'on connaît trop bien et qui font mal à la tête. La dette, les déficits, les augmentations de taxes et d'impôts, la hausse terrible des dépenses contraintes, les gaspillages, les fraudes. Je n'entends pas non plus, mes chers amis, faire jouer la sombre partition que le prétendu Mozart de la finance a laissé en cadeau d'adieu à la France. Ce serait une marche funèbre et ça casserait l'ambiance. Après dix ans de Macron, Après des années de Philippe et d'Atal, on ne fait plus une analyse, on fait une autopsie. -il que ces gens qui se représentent à nouveau devant vous, la haute plaine de promesses, soient naïfs pour croire qu'ils vont échapper à l'inventaire ? n'y couperont pas et les Français auront toutes les raisons de les voter dehors. En vérité, mes amis, je suis venu vous parler de la France et des Français. Parce que la bataille que nous nous apprêtons à mener, c'est la bataille de France. Nous ne... ne pouvons pas ne pas engager le bras de fer contre ce système vermoulu et toxique dont l'ultime préoccupation est de tout tenter pour seulement perdurer. C'est un combat contre les forces du déclin qu'il nous faut mener. Ces forces malveillantes, malfaisantes, qui peuvent, si nous n'en triomphons pas, conduire la France, notre belle France, du déclin à la déchéance, il est temps d'arrêter la dégringolade. Pour notre culture, Pour notre mode de vie, pour nos valeurs de civilisation, c'est une bataille que nous ne pouvons pas perdre. Et parce que nous n'avons pas le droit de la perdre, je fais le serment devant vous de tout donner, d'engager toutes mes forces et mon énergie au service du succès de nos idées et de conduire les patriotes de France que vous êtes à la victoire ! il en va de l'avenir des Français, il en va du salut du pays. Mais cette bataille pour la France sera aussi la bataille pour les Français, tous les Français de l'Hexagone, d'Outre-mer ou du monde. C'est la bataille pour le quotidien, une bataille pour une vie meilleure, le droit à la sécurité, le droit à la santé, le droit à la réussite et sans pouvoir, hélas, en faire un droit, la juste aspiration de chacun au bonheur. À l'heure des grandes transitions géopolitiques, climatiques ou technologiques, au moment où l'intelligence artificielle et la robotique s'apprêtent à redéfinir tous les métiers, nous savons qu'il nous faudra nous adapter, sans perdre de vue l'essentiel, c'est-à-dire l'homme. Dans le siècle qui avance, le monde nous commande de ne pas rester inertes, mais de décider et agir sans douter ni faiblir. Si nous voulons reprendre en main notre destin, redevenir propriétaires de notre futur, c'est à la présidentielle que cela se décidera. J'ai mis, vous le savez, en haut de mes priorités présidentielles, la question que j'ai été la première à porter dans le débat public il y a cinq ans, le pouvoir d'achat. J'aurai l'occasion d'y revenir abondamment tout au long de cette campagne et de présenter des propositions concrètes et puissantes. La première d'entre elles, nous la défendons bec et ongle depuis cinq ans, c'est la baisse de 20 à 5,5 de la TVA et la suspension des hausses d'impôts d'Emmanuel Macron et d'Edouard Philippe sur l'énergie, électricité, gaz, fuel et bien sûr carburant. dont les prix ne cessent de monter et étouffent les Français. Nous revaloriserons la valeur travail, diminuerons les dépenses contraintes et ferons cesser les spoliations fiscales qu'un État dispendieux fait subir aux Français. Il est injuste qu'un État vienne tout vous prendre, vous empêche d'épargner, vous interdise de profiter de la vie, ne vous laissant pratiquement que le droit de respirer et encore... Certains nous expliquent que respirer c'est polluer, Bercy en conclura un jour que respirer c'est taxable. Les études le montrent, un nombre croissant de Français a le sentiment de vivre dans la précarité. Et la question lancinante que tout le monde se pose, c'est une question simple que le mouvement des Gilets jaunes avait posée. et qui n'a toujours pas obtenu de réponse, où passe l'argent ? Quand les taxes et prélèvements s'alourdissent alors que les services rendus aux Français s'effondrent. Face à la dérive budgétaire, nos adversaires n'ont comme seule proposition que de renier indéfiniment la protection sociale ou de créer encore de nouveaux prélèvements. Nous nous devons donc, ensemble, plus que jamais, de mener la bataille sociale. Ce combat... Rien, aucune féodalité, aucune intimidation ne nous empêchera de le mener. C'est là une exigence morale. C'est aussi pour nous l'une des conditions de l'unité nationale qui nous est chère. Il ne peut y avoir pour nous un peuple à deux vitesses. Oh, je sais, j'entends déjà les critiques de cet engagement social, pourtant partie insécable de notre identité nationale. D'un côté, une droite sans cœur qui confond social et socialisme m'accusera d'être socialiste. De l'autre côté, une gauche toute emplie d'une inaltérable haine sociale me reprochera de ne pas détester ceux qui réussissent. Je le dis ici, ma démarche politique est un acte d'amour, un acte d'amour à notre peuple, à ces millions de Français qui méritent toute notre attention et toute notre protection. Je m'y tiendrai comme candidate. Je m'y tiendrai si je suis élue. Vous le savez, une nation ne procède pas seulement de ses institutions ou de ses lois. Elle tient par la promesse de justice et de fraternité, mais aussi par une perspective d'épanouissement et de réussite pour chacun. Cette promesse de fraternité et d'unité que nous faisons ici devant vous, nous la tiendrons. La première mesure sociale que nous prendrons sera un droit nouveau pour tous les Français. Nous allons garantir à tous les Français, comme cela se pratique dans tous les pays du monde, un droit naturel et juste. Avec nous, les Français, quelle que soit leur couleur de peau ou leur religion, leur origine ou leur résidence, quelle que soit leur région ou leur condition sociale, seront prioritaires chez eux. Ce n'est pas là un acte négatif, mais un acte de justice élémentaire. Il est en même temps moral et devrait être légal que ce qui appartient à la communauté nationale ait davantage de droits en France que les autres. Avec la fierté d'être français, nous reconnaîtrons à chacun de nos compatriotes un privilège de l'être. Ceux qui vous font croire que cette priorité nationale serait critiquable ont inversé les valeurs. Qu'est-ce que le droit de vote, sinon un privilège exclusif accordé aux Français par la Constitution et donc la République ? Qui oserait affirmer que l'administration française qui pratique l'exclusivité nationale à l'embauche serait coupable de xénophobie ? Mais c'est tellement vrai que la gauche, par le passé, a aussi défendu la priorité nationale avant de totalement l'oublier. Le général de Gaulle lui-même disait « La constitution de 1958 que j'ai tant voulu, n'est-ce pas la primauté du citoyen ? » Et il ajoutait « Après tous les sacrifices que les Français ont subis, n'ont-ils pas le droit de se donner la préférence ? » Ma candidature présidentielle, puis si le peuple en décide, ma présidence, seront placés sous le signe de la fraternité française et donc de la priorité pour les Français. Vous l'avez compris, avec nous, aucun Français ne perdra de droit. Au contraire, tous en gagneront. Mais aujourd'hui, je voudrais vous parler d'un sujet que je considère comme essentiel. Parce qu'il conditionne la qualité de vie de chacun, mais aussi parce qu'il constitue une dépense inévitable. Je veux parler du logement. Le logement, ce n'est pas un dossier parmi d'autres. Il représente, lorsqu'il est associé aux dépenses en énergie qu'il génère, au bas mot, un tiers du budget des ménages. C'est un élément au cœur de la vie, de la vie personnelle des Français et de la vie économique du pays. C'est un sujet majeur pour vous, c'est donc un sujet majeur pour moi. Le logement, c'est la préoccupation première des jeunes qui veulent quitter les parents pour s'installer ensemble. Celle du couple qui décide d'avoir des enfants. Celle des 30% de jeunes qui ont renoncé à un emploi par impossibilité à trouver un logement. Celle d'un salarié qui trouve un emploi mais si loin de chez lui. Ou encore celle du retraité qui repart vivre dans sa région natale. Le logement, c'est aussi un projet de vie, qu'en l'ambition ô combien légitime de devenir propriétaire, d'avoir son chez-soi et de pouvoir un jour le transmettre à ses enfants. Le logement sera au cœur de mon projet présidentiel. Ce sera si je suis élu un des grands chantiers du quinquennat. Je veux qu'en cinq ans, la situation du logement en France, aujourd'hui si tendue, revienne à la normale. La fin de l'habitat indigne, le rééquilibrage du marché locatif devenu parfois un véritable cauchemar, l'amélioration des logements existants, la relance massive de construction de logements, la protection de la propriété contre les squats et les occupations illicites, l'accession pour le plus grand nombre à la propriété, la question du logement social. C'est pourquoi mon projet présidentiel pour le logement reposera sur trois piliers. Libérer la construction, valoriser le parc existant, encourager et protéger la propriété. Mais, mes amis, comment peut-on promettre davantage de logements quand on interdit de construire, quand on complexifie les normes jusqu'à les rendre paralysantes, quand on multiplie les délais, quand on transforme la moindre construction publique ou privée en un parcours du combattant infranchissable ? Je vous rappelle que c'est Édouard Philippe qui a instauré le monceau de normes répondant au nom poétique de RE-2020. C'est en grande partie ce RE-2020 qui a fait exploser le coût de la construction en France. Durant la canicule, ce grand cirque a généré des logements qui se sont transformés en bouilloires thermiques. Finalement, il aurait mieux fait de prendre des vacances. Prétendue écologie, on a fait entrer le marché immobilier dans des logiques de restriction, d'interdiction et donc dans une spirale de récession. Alors sans bien sûr perdre de vue les contraintes environnementales et le respect de la nature, il faut en finir avec cette logique de décroissance, ce principe qui voudrait que tout projet soit par nature considéré avec hostilité. Cette tendance qui s'exprime partout et qui conduit à vouloir contrarier tout ce qui se fait, même ce qui est nécessaire à la vie. N'y a-t-il pas de plus beaux mots pour une civilisation que celle de bâtisseurs ? Il faut des logements sûrs. beau, économe en énergie, confortable et abordable, nous ouvrirons ce grand chantier national. Ce sera bon pour chacun d'entre vous et ce sera bon pour l'économie qui bénéficiera de cette formidable impulsion. Ce sont les persécutions contre les professionnels ou les particuliers qui veulent entreprendre, investir, construire. Faisons tomber les normes dès lors qu'elles ne sont pas indispensables. Réduisons les délais à rallonge, simplifions les procédures décourageantes, accompagnons les projets dès lors qu'ils sont souhaitables. Et mieux, libérons les terrains là où ils peuvent être disponibles. L'État, les collectivités, les grandes entreprises publiques disposent de fonciers ? Utilisons-le ! Tout en conservant la propriété, ces terrains seront mis gratuitement à disposition des constructeurs. En contrepartie, ils pourront faire sortir de terre des milliers d'appartements avec l'exigence qu'ils soient à loyer modéré. Ces derniers, ces logements, deviendront propriété de l'État ou de la collectivité après quelques décennies et pourront alors également être vendus. Mais avec ce système... arrivera sur le marché un grand nombre d'appartements à des prix abordables. La libération de la construction passera également par la suppression d'une autre norme idéologique, le ZAN. Derrière cet acronyme, dont l'administration a le secret, se cache le dispositif zéro artificialisation nette qui, depuis 2021, a privé les collectivités locales, les promoteurs et donc des millions de Français de l'accès à des terrains constructibles. Le ZAN sera supprimé. Mais évidemment, cela n'empêchera pas de continuer à préserver les terres agricoles indispensables à notre agriculture. Mais cette mesure, elle est aussi un geste fort de confiance envers les maires, en particulier les maires ruraux, qui se sentent à juste titre dépouillés de tant de pouvoirs depuis la loi NOM. L'autre grande source mobilisable pour augmenter le nombre de logements, ce sont les 9 millions de mètres carrés de bureaux inutilisés. Cela représente l'équivalent de 6 à 7 millions de mètres carrés habitables. Eh bien, nous lancerons une vaste politique de transformation des bureaux vacants en logement, par un changement des règles comptables pour les propriétaires. Et si cela ne suffit pas, nous assumons d'en passer par la taxation des bureaux vacants. Cette mesure, elle participera au rééquilibrage des activités économiques et logements et desserrera le prix des loyers dans les grandes villes et de surcroît améliorera la qualité de vie de millions de gens en raccourcissant enfin le trajet domicile-travail. C'est un des aspects de la politique de démétropolisation dont vous avez déjà entendu parler, que nous souhaitons mettre en œuvre. Par ailleurs, nous mettrons un terme aux abulliers à la location courte durée. qui transforme certaines villes en cités-hôtels au détriment de ceux qui y vivent et des professionnels de l'accueil du tourisme. Et puis cela permettra, certes, c'est un peu plus loin d'ici, mais de libérer certaines zones touristiques comme la Corse ou les bords de mer de la pression de la spéculation qui chassent les habitants. Vivre et travailler au pays. Promesse ancienne de la République et espérance d'un peuple enraciné, je la fais mienne, je la fais nôtre. Mesdames et Messieurs, ces dernières années, nos gouvernants n'ont pas seulement bloqué la construction de logements, Ils ont en même temps décidé de mettre au rebut des centaines de milliers de logements existants avec des diagnostics thermiques, les fameux DPE, qui les sortent du marché. Des centaines de milliers de logements sont déjà concernés par ces restrictions de location. Le 1er janvier 2028, ce serait plus d'un million de logements supplémentaires qui sortiraient du marché au moment où la crise du logement est historique. Si nous arrivons au pouvoir, nous ferons sécher cette politique absurde et terriblement dommageable. Quel pays peut décider ainsi de mettre à la poubelle une partie de son parc immobilier, même imparfait ? Quel pays peut raréfier artificiellement l'offre de logement et ainsi préparer une nouvelle flambée des loyers ? Il y en a probablement un au monde, et c'est malheureusement la France. Et n'en doutez pas, pour produire ce genre d'ânerie, Ils se sont mis à plusieurs. dans les premières semaines de mon quinquennat, nous supprimons toutes les contraintes basées sur le DPE qui restera un simple élément indicatif. Au dispositif complexe, pour ne pas dire foireux, tout droit sorti des cerveaux technos, Nous préférons le bon sens et l'intelligence du quotidien de nos compatriotes. À ce propos, comment ne pas évoquer le plan MaPrimeRénov', qui coche absolument toutes les cases, complexes, coûteux, source de fraude ? Eh bien, nous le remplaçons simplement par le dispositif 100%Rénov', un prêt à taux zéro pour permettre à tous les ménages qui le souhaitent de réaliser des travaux de rénovation, d'électricité, de leur chauffage ou, n'en déplaise à Sarcin, d'installer la climatisation ! L'économie substantielle sur les factures de chauffage constitueront évidemment un gain supplémentaire de pouvoir d'achat. Enfin, pour redonner de l'air au marché immobilier et accroître l'offre de logement, nous abaisserons de 30 à 15 ans la durée de détention pour bénéficier de l'exonération de plus-value lors de la vente d'un bien. Il nous faut aussi réinventer le logement social, parce que tout notre système est devenu un gigantesque gâci. Un grand empilement administratif qui a pour résultat d'empiler des humains. Un parc immobilier qui aboutit au parkage, qui fonctionne comme une machine à ghettoiser. Un tonneau des Danaïdes, où l'irresponsabilité règne souvent au détriment des locataires eux-mêmes. Ce système est coûteux, clientéliste, injuste, rigide. Et comme si cela ne suffisait pas, aux mains de nos dirigeants immigrationnistes, Il n'est plus considéré comme un dispositif social pour les familles françaises dans le besoin, mais comme un dispositif au bénéfice prioritaire d'une immigration incessante et anarchique. Aujourd'hui, 70% des Français sont éligibles au parc social et seulement 11% en bénéficient. Les Français, les élus locaux, le bon sens doivent reprendre la main sur le logement social. Nous devons donner la priorité d'accès au logement social aux Français. Et nous devons leur réserver le bénéfice des APL, les aides personnelles au logement. Ces logements sociaux, ils ont été payés. Grâce aux efforts financiers de nos parents, de nos grands-parents, de nos arrière-grands-parents, il est intolérable que les Français, en raison de critères contestables, soient écartés du bénéfice du logement à faible loyer. Et de la même manière, la priorité d'accès au logement étudiant doit être instaurée pour les jeunes Français. sujet mais connexe, comme nous croyons à la liberté des maires, et que la loi SRU n'a pas manifestement fait ses preuves. Cette loi, vous savez, qui inflit chaque année des amendes aux communes qui comportent moins de 20 à 25 % de logements sociaux, auxquels les Français ont le plus grand mal à accéder, y compris si elles n'ont plus de fonciers disponibles d'ailleurs, eh bien la loi SRU sera purement et simplement abrogée. Je les entends déjà. J'entends déjà les hurlements de certains. Sauf qu'il ne s'agit pas d'arrêter une politique sociale. Il ne s'agit pas d'arrêter la politique sociale du logement. Mais au contraire, grâce à la priorité nationale de lui donner sa pleine mesure. À quoi cela sert-il ? D'obliger les communes à construire des logements sociaux si l'on maintient des critères qui empêchent aux Français d'y accéder. Dans le parc social, il faudra également faciliter les échanges et la mobilité lorsque la composition du foyer change, ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui. Nous devons également ouvrir aux locataires l'accès à la propriété de leur logement HLM, en considérant les loyers déjà versés comme une sorte d'apport pouvant être pris en compte lors du rachat. plus largement, la vente d'un certain nombre de HLM aux Français permettra ainsi de dégager des moyens pour financer de nouvelles constructions. Et puis il nous faut exiger des bailleurs sociaux qu'ils respectent et fassent respecter la tranquillité des locataires. Nous ne fermerons pas les yeux. sur les dégradations et les incivilités, les hauts d'immeubles transformés en points de deal, les intimidations et la violence qui rendent le quotidien invivable. Nous organiserons donc l'expulsion des familles délinquantes des HLM. bénéficié d'accès au parc social, donc à la solidarité nationale, pendant trois ans. Le logement, ce n'est pas seulement quatre murs et un toit. Ce ne sont pas seulement des mètres carrés. Ce doit pouvoir être, pour ceux qui le souhaitent, un projet de vie. Comment se fait-il qu'aujourd'hui aucun jeune qui entre sur le marché du travail ne puisse avoir le même projet que ses grands-parents ou arrière-grands-parents accéder à la propriété ? Vous constatez cette injustifiable régression. La direction que nous vous proposons est d'aller en sens inverse de cette suivie par Emmanuel Macron et qui a conduit au désastre. Évidemment, partisan du déracinement et donc de la mobilité permanente, il a favorisé une société de locataires en décourageant la propriété, en la taxant et en la dévalorisant. Eh bien, nous, à l'inverse, notre ambition est d'aller vers une société de propriétaires, faciliter l'accession à la propriété pour les jeunes Français, encourager l'investissement immobilier, faciliter la transmission, cette liberté de devenir propriétaire de leur logement. Nous leur en donnerons les moyens grâce à d'autres politiques de pouvoir d'achat, mais aussi en révisant les critères d'accès aux crédits pour mieux refléter les situations de vie, voire faire cesser certaines discriminations, en augmentant la durée maximum des crédits ou encore en rendant obligatoire pour les banques la portabilité des crédits antérieurs souscrits à des taux plus favorables qu'aujourd'hui. La propriété, et tout particulièrement la propriété immobilière, n'est pas un privilège que la société tolère. Elle n'est pas non plus quelque chose d'immoral que des esprits arrêtés aux utopies de haine sociale d'un siècle passé exècrent. Pour nous, l'accession à la propriété, c'est une aspiration populaire, légitime, en ce qu'elle porte en elle le désir de sécurité, de stabilité, d'intimité. Il n'y a rien, mes chers amis, de plus heureux que le sentiment d'exprimer une harmonie dans son foyer en pouvant dire « je suis chez moi ». Imaginez ! qu'une obscure ministre du logement d'Emmanuel Macron osait clamer en 2021, je cite, « que la maison individuelle était un non-sens écologique, économique et social ». Mais sa politique n'était pas celle du logement, mais du clapier. Bientôt, vous verrez, si on n'arrête pas ces folies, les mêmes, au nom d'une écologie devenue insensée, prétendront limiter le nombre de mètres carrés par personne dans le foyer. leur société rabougrie, leur projet de plombe la vie, ce retour de l'homme à la vie dans les grottes, nous n'en voulons pas. Nous voulons au contraire vous proposer d'aller dans un sens exactement... en place de notre gouvernement, nous légiférerons pour que chaque Français puisse accéder à la propriété. Et tant pis pour cette ministre rabat-joie, Madame Wargon, nous lui offrirons une tente de camping. Vous l'avez compris, nous voulons une société qui respecte et protège la propriété. Pour une société... Ce respect de la propriété est en effet une des conditions de la confiance, de l'harmonie sociale et de la sécurité économique. C'est pourquoi la lutte contre les squats ne peut être considérée comme un sujet secondaire. Comme le cambriolage, le squat est une atteinte psychologique terrible et une violence inouïe pour ceux qui en sont les victimes. La tolérance de la loi pour les squats est une prime à l'illégalité. Elle atteint aujourd'hui un tel niveau de complaisance. qu'il ait même un encouragement aux occupations illicites, y compris violentes, de biens privés appartenant à des personnes pas toujours fortunées. Pour le propriétaire, le sentiment d'injustice se double très vite d'un sentiment d'incompréhension, puis d'un sentiment d'abandon. Non seulement la société le laisse tomber, mais elle la câble s'il a le mauvais goût de protester. Ce laxisme malsain vient rompre la frontière entre le permis et l'interdit. Il instille le doute sur la capacité de l'État à faire respecter l'un des droits les plus fondamentaux, ce droit que les révolutionnaires eux-mêmes classaient dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 au deuxième rang des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si le droit de propriété est autant attaqué, tant il est intimement lié à la liberté. La tolérance légale pour le squat fait vaciller un principe qui est un pilier de notre société. De manière incompréhensible, elle relègue le droit de propriété dans une zone grise, pour ne pas dire grisâtre de notre droit. Alors, il faut lever les doutes, définitivement. La loi contre les squats ne réclame pas des milliards. Elle exige simplement du courage politique. Et j'ai besoin de vous dire que ce courage, mes amis, je n'aurai pas grand peine à l'avoir. Dès notre élection, nous ferons donc voter et appliquer une loi contre le squat qui permettra en quelques jours aux propriétaires qui en sont victimes de retrouver la libre possession de leur bien. Avril et mai prochains, vous l'avez compris, nous proposons aux Français un vote intelligent. Pas un vote placebo, mais un vote qui affirme des principes et engage leur application effective. Pas un vote gazeux, mais un vote solide, celui qui induit une vision pour les décennies à venir. Un vote intelligent, c'est comme disait Péguy, un vote qui regarde de loin et qui agit prêt. C'est une hauteur de vue qui débouche sur des résultats concrets. C'est une ambition pour la France qui se traduit dans la vie de chacun par un travail, un logement, une formation de qualité, une santé garantie, une sécurité retrouvée, une dignité respectée. La politique ne peut pas être virtuelle. Elle ne peut pas être ce théâtre où des ombres s'agitent durant la campagne électorale et se volatilisent quand les lumières des estrates s'éteignent. On le voit depuis des décennies. Dès la fin de la soirée électorale, chacun rentre chez soi. Et il ne se passe plus rien pendant cinq ans. Les poéticiens installés qui ont fait tant de promesses reprennent leur impuissante et exaspérante routine. Cette petite politique que l'on connaît si bien, faite de renoncements, de revirements et de reniements. Les Français en ont marre de ça. Et je vais vous le dire très sincèrement, je partage cette exaspération. La politique telle que nous la concevons ne peut pas davantage être une succession d'effets d'annonce. un empilement de mesurettes inopérantes, un enchevêtrement de rustines, un inventaire programmatique de convenances ou de circonstances sans objectif clair, sans vision à 360 degrés. Nous, nous voulons lier les décisions prises au sommet de l'État à la réalité du terrain, afin qu'elles aient une conséquence concrète et positive sur la vie des gens. Comme disait le général de Gaulle, nous voulons que la grandeur nationale à laquelle nous invitons le pays ne soit pas un mot, mais une force. Une force au service de tous les Français. Une force qui chaque jour les soutient, les encourage, les inspire. C'est aussi une force qui accompagnera toujours plus loin ceux qui veulent aller de l'avant. Nous voulons... Que le beau mot de solidarité ne reste pas un slogan galvaudé pour animer les salles vides de ce qui reste du Parti Socialiste. Nous voulons que la solidarité offre aux Français une vraie sécurité et leur apporte donc de la sérénité dans leur vie. Le travail justement rémunéré ne doit pas être vécu comme une obligation, mais comme la voie de l'émancipation personnelle, de la promotion familiale, de la considération sociale. Enfin, nous voulons que le mot « réussite » ne soit plus un mot honteux, que cette réussite soit reconnue comme un événement formidable et socialement utile dont il ne faudrait plus s'excuser. Notre projet social tient en une exigence simple, permettre à chacun de s'épanouir, de progresser, sans nuire à l'unité. Permettre à la société de se renforcer, sans brimer les individus et les initiatives. Permettre à la France de retrouver sa puissance sans jamais perdre de vue ses valeurs. Voilà notre cap. L'épanouissement de chacun, l'harmonie sociale, la puissance de la nation, trois dimensions d'un même projet humaniste et patriote qui forment mon projet présidentiel. Nous n'opposons pas le rêve et le réel. Nous voulons concilier notre idéal français avec la réalité de la vie. Nous ne voulons pas entretenir la nostalgie du temps passé. mais définir avec tous les Français de bonne volonté un projet de redressement pour la France, un avenir d'espoir. Ce redressement que nous entendons mener avec Jordan Bardella sera imaginé, porté et mis en œuvre avec le concours de tous ceux qui nous rejoindront. C'est pourquoi nous invitons tous les Français. qui souhaitent le changement à s'engager à nos côtés, car un grand projet politique n'est pas celui qui aligne des promesses irréfléchies et cyniques. C'est celui qui donne à chaque citoyen la foi dans l'avenir, l'envie d'y contribuer et, pour son pays, le désir de s'engager. Voilà le vote intelligent, un vote réfléchi, un vote actif, parce qu'il transforme les grandes idées en progrès concret. parce qu'il lie les énergies dans un projet collectif, parce qu'il donne à l'action politique ce qui est son moteur, le sens et le lien. Le 25 octobre 2026, nous allons nous donner rendez-vous à Orléans, ville symbole de la victoire sur le fatalisme, pour donner le coup d'envoi de notre campagne. Ce sera un événement historique. Et je vous invite à y venir et faire venir tous ceux qui souhaitent partager ce grand moment politique et convivial. Nous allons vivre une campagne magnifique, exaltante. Ce sera une formidable aventure humaine. dans laquelle chacun d'entre vous sera utile et même indispensable. Dans les plus grandes batailles, il n'y a pas de petites tâches, pas d'efforts qui ne soient déployés pour rien. Pour la France, il n'y a pas de rendez-vous plus important que la présidentielle qui vient. Vous ne pouvez pas rester inactifs. Rejoignez ce grand mouvement qui est en train de naître dans le pays. Cette présidentielle décidera de tout. soit de laisser notre pays s'enliser dans les sables mouvants des habitudes et des turpitudes, soit le sursaut, celui que nous voulons et qui mènera à la renaissance de la France. La renaissance, vous savez, c'est le refus des dogmes stériles imposés comme des vérités intangibles. C'est la foi dans la science et le progrès. C'est aussi l'audace de concevoir et d'entreprendre. La Renaissance que nous proposons, c'est davantage qu'un projet électoral, davantage qu'une alternance politicienne. C'est une méthode, c'est une vision, c'est une impulsion fondatrice pour les décennies qui viennent. Cette Renaissance que nous proposons aux Français ne sera pas seulement politique et économique. Elle transformera notre manière de vivre, d'habiter et de regarder notre pays. Comme à la Renaissance, nous souhaitons mettre à l'honneur une valeur qui nous semble essentielle à l'harmonie sociale. Le beau. Le beau n'est pas un luxe, mais un cadre de vie auquel tous les Français doivent pouvoir aspirer. Le beau, nous le savons d'ailleurs en matière d'architecture, mène au bien et pour les villes et les logements au bien-être. Les mères qui s'y sont attachées ont fait de leur ville des coins de paradis. En renouant avec l'élégance et l'équilibre, En faisant éclore les formes qui révèlent une pensée haute, nous retrouverons la fierté de ce que nous sommes, la capacité d'inspirer et le désir de transmettre. Pour nos enfants, nous voulons suivre cette voie-là. C'est celle de l'intelligence et de la permanence, de la raison et de l'avenir. Pour chacun des Français, c'est la voie qui mène au bonheur. Pour la France, c'est celle qui mène à la grandeur. Vive la République et vive la France !
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