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Quel bonheur d'être avec vous cet après-midi. êtes si nombreux, si fidèles et toujours si combatifs. Merci. Merci à vous d'être là. Merci d'avoir bravé les prévisions des sondeurs, les prophéties fumeuses des éditorialistes, les enterrements médiatiques répétés. Vous êtes là. Vous êtes là plus nombreux que l'an dernier, plus déterminés que jamais. Et croyez-moi, je le vois, je le sens, je le sais. Reconquête et vivante. Reconquête et vivante parce que vous êtes vivants. Alors, je le répète du fond du cœur, merci à vous. veux avant tout saluer Sarah. Ma chère Sarah qui vient de vous parler avec la précision et la profondeur qu'on lui connaît. Son livre est sorti il y a dix jours et, je vous le dis, il fait déjà trembler tous ceux qui ont volé les Français depuis trente ans. Il est déjà dans toutes les bibliothèques qui comptent, il est déjà commenté dans tous les journaux qui pensent. Sarah a démontré, chiffre à la pluie, que les Français ont été les victimes du plus grand casse du siècle. Alors oui, applaudissons-la longuement et chaleureusement. Il y a beaucoup de chiffres dans le livre de Sarah. Mais il y a un chiffre qui n'y est pas et qui a attiré mon attention car il est proprement stupéfiant. Oh, ça a l'air de rien, une simple comparaison. Mais je vous la livre en exclusivité. En dix jours, Sarah a vendu 100 000 exemplaires. Dans le même temps. François Hollande a vendu 1300 exemplaires. Alors, je vais vous dire quelque chose que je n'aurais jamais dû, que je n'aurais jamais cru pouvoir dire. Mais à côté de Sarah, Hollande vraiment ne fait pas le poids. 2300 contre 100000. Moi, je suis moins doué en chiffres que Sarah, mais je dirais que c'est 80 fois plus. Alors, en football, on dit que ce qui compte, c'est le tableau d'affichage. À moi, ma foi, le score en tableau d'affichage est sans appel. Alors oui, bon match, Sarah, et je m'y connais et en livre et en football. Je veux, mes amis, saluer nos élus, nos cadres, nos militants, nos bénévoles qui font vivre ce mouvement partout en France. Je veux saluer les jeunes si nombreux dans cette salle et qui savent que nous nous battons pour eux, pour leur France, pour leur avenir. Et je veux aussi saluer les moins jeunes qui savent, eux, que rien n'est jamais perdu tant qu'on refuse de perdre. Enfin, mes amis, je veux saluer particulièrement ceux qui sont assis là au premier rang et qui sont venus s'exprimer ici devant vous. Vous les connaissez ? Ce sont ces jeunes gens qu'on appelle, d'un mot un peu bête, des influenceurs. Ce qui ne dit pas grand chose de ce qu'ils sont vraiment. Ce ne sont pas des influenceurs, ce sont en vérité des journalistes. Des journalistes libres, des éditorialistes, des éditorialistes libres. Ils ont pris tous les coups, ils ont pris les procès, ils ont pris les suspensions de comptes, ils ont pris les campagnes orchestrées contre eux. Et ils sont toujours debout.
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Malheureusement, parce que ce sont des combattants.
mes amis. Je disais que ce sont des combattants que nous pouvons compter sur eux et nous sommes fiers de les compter aujourd'hui parmi nous. Ce n'est pas un hasard s'ils sont là. Ce n'est pas un hasard si Reconquête est devenu le mouvement qui les défend quand personne d'autre ne les défend. Parce que nous savons, nous, que la liberté d'expression n'est pas un droit parmi d'autres. C'est le premier des droits, celui qui rend tous les autres possibles. C'est la condition même de la démocratie. C'est ce qui distingue un peuple libre d'une foule dressée. Alors, regardez ce qui se passe en ce moment même, sous nos yeux, dans une indifférence coupable. La Commission européenne prépare ce qu'ils appellent « Chat Control », un projet qui obligerait à scanner toutes les conversations privées de tous les Européens en permanence. La France, elle, vient de voter l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. prétendument pour protéger les enfants, mais en réalité pour installer le principe qu'un État peut décider qui a le droit de parler. Regardez la loi Avia, la loi SREN, le Digital Service Act. Regardez les procès contre Pavel Durop, les menaces contre Elon Musk, les comptes suspendus, les vidéos démonétisées. Et pendant ce temps-là, et pendant ce temps-là, où étaient les autres partis ? Où était LR ? Où était le RN ? Aux abonnés absents ! Pour la loi interdisant les réseaux sociaux au moins de 15 ans, ils l'ont laissé passer, mes chers amis. Ils se sont abstenus, ou pire, ils ont voté pour. Ils ont préféré ne pas paraître complaisants, ne pas s'opposer frontellement à tous ces sondages qui disaient que les Français étaient favorables à l'interdiction des réseaux sociaux à leurs enfants. Résultat, ce sont ces jeunes gens que vous voyez au premier rang qui se sont battus seuls. C'est un déshonneur pour ceux qui prétendent parler au nom des Français. Le grand Spinoza disait « Dans une République libre, chacun a le droit de penser ce qu'il veut et de dire ce qu'il pense. Nous sommes à reconquête le seul parti d'une République libre. » Il faut bien comprendre que nous vivons une période historique. L'avènement des réseaux sociaux est comparable à celui de l'imprimerie au milieu du XVe siècle. A l'époque, ce fut une révolution inouïe. Imaginez, l'imprimerie permettait à chacun, pour un prix relativement modique, de lire et d'accéder à tous les livres, et en particulier aux livres des livres, la Bible. Cet accès facile au texte sacré ruinait à jamais le monopole qu'avaient jusque-là détenu les hommes d'Église sur l'interprétation de ce texte sacré. Pour l'Église catholique, ce fut une catastrophe. La fin de son monopole est la naissance du protestantisme et des guerres de religion qui suivirent. L'Église fit tout pour censurer cette parole libre et iconoclaste. Nous sommes désormais dans une situation comparable, mais l'église d'aujourd'hui est composée des journalistes, des éditorialistes, des commentateurs, des hauts fonctionnaires, des politiciens, des grands magistrats, des petits juges, des universitaires, des syndicalistes, voire des acteurs et des sportifs, bref, de toutes nos élites et pseudo-élites bien pensantes. Comprenez-les mes amis, les réseaux sociaux leur hôte, leur monopole sur l'interprétation des événements. Ils offrent aux Français un récit médiatique concurrent, différent, souvent antagoniste. Et ils vivent la fin de leur monopole comme un scandale intolérable. Alors, ils mettent donc... tout en œuvre pour faire taire ceux qui, grâce à ces réseaux sociaux, s'expriment sans passer par leurs intermédiaires. Vous comprenez mieux pourquoi c'est si important, pourquoi ce n'est pas un sujet de plus, pourquoi c'est le premier des trois combats qui, ensemble, vont engager demain l'action de notre mouvement. Parce qu'aujourd'hui, mes chers amis, je veux vous parler de ce qui, en profondeur, donne son sens à tout ce que nous faisons. Je veux vous parler de la civilisation occidentale. De ce qui la constitue, de ce qui la menace, de ce que nous devons faire pour qu'elle vive. Cette civilisation, notre civilisation, mes chers amis, repose sur trois piliers. Les trois piliers qui n'existent qu'en Occident et qui ont fait de notre continent, malgré sa petite taille, malgré ses divisions, malgré ses guerres, le foyer d'invention le plus prodigieux que l'humanité ait jamais connue. Le premier pilier, je viens d'en parler, c'est la parole libre. La liberté d'expression, le droit de dire ce qui est, même quand ça déplait, le droit de contester le puissant, le prêtre, le juge, le politique, sans craindre pour sa vie. Cette liberté n'existe qu'en Occident, aucune autre civilisation ne l'a autant honorée. Le deuxième pilier, mes chers amis, ce sont les peuples eux-mêmes, les peuples européens, dans leur épaisseur, dans leur continuité, dans leur chair. Parce qu'une civilisation, ce n'est pas une idée abstraite, ce n'est pas un catalogue de valeurs qu'on peut vendre ou acheter au supermarché du monde. Une civilisation, c'est d'abord un peuple. Ce sont des femmes et des hommes qui, sur un territoire donné pendant des siècles, ont bâti des maisons, cultivé des terres, prié des dieux, chanté des chansons, écrit des livres, composé de la musique, aimé des femmes, élevé des enfants, enterré leurs morts. C'est cette continuité charnelle, générationnelle, qui fait qu'un peuple existe. Voilà pourquoi une civilisation ne peut pas survivre à sa dilution démographique. Voilà pourquoi une civilisation ne peut pas accepter indéfiniment l'arrivée massive de populations dont les mœurs, la religion, les coutumes, les valeurs sont en opposition frontale avec les nôtres. Et ce n'est pas une question d'amour ou de haine. C'est une question de survie. Aucune civilisation dans l'histoire n'a jamais survécu à un changement de peuple. Regardez, regardez le monde autour de vous, regardez comment sur tous les continents, Surtout dans chacune des nations occidentales, la même question a fini par surgir avec la même force, la même urgence, malgré des décennies de mépris médiatique. Cette question, c'est celle de l'invasion migratoire, celle du grand remplacement, celle de l'identité des peuples occidentaux. Regardez les Etats-Unis d'Amérique de Donald Trump. Regardez le Royaume-Uni de Nigel Farage et de Rupert Lowe. Regardez l'Italie de Georgia Meloni. Regardez les Pays-Bas de Gerd Welders. Regardez la Suède, l'Autriche, la Belgique, le Danemark. Regardez l'Allemagne de l'AFD. Regardez la Nouvelle-Zélande, l'Australie, le Canada. Ce que la gauche appelait hier une obsession xénophobe, une fantaisie identitaire, une lubie franco-française est devenu aujourd'hui le sujet central de toutes les démocraties occidentales. ? Pourquoi ? Parce que les peuples occidentaux ont fini par comprendre tous ensemble, presque en même temps, ce que quelques-uns d'entre nous disaient déjà il y a 15 ans, il y a 30 ans. Ils ont compris qu'une civilisation n'est pas un décor de théâtre, mais un corps vivant qui a besoin de continuité pour survivre. Ils ont compris que les individus et les peuples... n'étaient pas interchangeables. Ils ont compris qu'un pays qui change de peuple n'est plus le même pays. Alors, le temps est venu de dire la vérité, mes chers amis. Il ne suffit plus en 2026 de fermer les frontières. Il ne suffit plus d'arrêter les flux. Il faut aller plus loin. Il faut inverser le mouvement. Il ne suffit pas de prôner l'immigration zéro, mais d'enclencher l'immigration négative. Il faut ce que je réclame depuis des années, la remigration. La remigration, ce n'est pas un fantasme, ce n'est pas une brutalité ni un délire. C'est simplement l'application du droit. C'est le renvoi effectif des clandestins, des délinquants étrangers, des criminels étrangers, des déboutés du droit d'asile, des chômeurs étrangers, de tous ceux qui vivent de l'assistanat sans travailler. A nos crochets dont la charge pèse sur les finances publiques, comme dit élégamment le code des étrangers. C'est ce que font tous les pays qui veulent survivre. C'est ce que nous ferons sans faiblesse, sans excuse, dès que nous en aurons la charge. Et c'est ce que nous sommes les seuls dans le paysage politique français à réclamer et exiger. Je dis bien les seuls. Parce que défendre les peuples européens, ce n'est pas une option. C'est un devoir sacré envers ceux qui nous ont précédés et envers ceux qui viendront après nous. La garantie de la paix civile. Oui, je dis bien de la paix civile, car on n'a jamais vu deux peuples, deux cultures, deux civilisations se retrouver sur un même territoire sans que tout cela finisse par une conflagration généralisée. Le troisième pilier... Celui qui couronne les deux autres, c'est l'individu libre, l'individu émancipé, l'individu prométhéen. Nous sommes les fils de Prométhée. Nous sommes les héritiers reconnaissants de celui qui, contre la vie des autres dieux, a volé le feu pour le donner aux hommes. Cette figure de Prométhée, mes chers amis, aucun autre peuple, aucune autre civilisation n'en ont produit l'équivalent. Ni la Chine impériale, ni le monde musulman, ni le monde hindou, ni les civilisations pré-colombiennes. Nulle part ailleurs sur cette planète, on ne trouve cette idée étrange, si audacieuse, si folle, que l'homme est appelé à devenir plus que ce qu'il est. Et cette idée s'est incarnée, mes chers amis, dans une invention qui elle aussi n'appartient qu'à l'Occident. Cette invention, cette merveille, cette révolution silencieuse, c'est l'individu. Oui, tout simplement l'individu qui pense par lui-même, qui décide par lui-même, qui répond de ses actes devant sa conscience, devant Dieu, ou devant lui-même s'il ne croit plus en Dieu. cet individu n'existe que dans l'Occident chrétien. Regardez le Coran, cherchez-y l'individu, vous ne le trouverez pas. Vous ne trouverez que la communauté des croyants, la Ummah, qui absorbe le fidèle et le fond dans le tout. Regardez le confucianisme, cherchez-y l'individu, vous ne le trouverez pas. Vous ne trouverez que le fils obéissant, le sujet loyal, le maillon de la lignée. C'est le christianisme, synthèse géniale du prophétisme juif, de la pensée grecque et du droit romain qui a extrait l'individu du groupe. Voilà nos trois piliers. La parole libre. Les peuples enracinés, l'individu est l'individu prométhéen. Ils tiennent ensemble, ils se soutiennent l'un l'autre. Sans la parole libre, l'individu se tait. Sans les peuples, l'individu est hors-sol. Sans l'individu prométhéen, ni le peuple ni la parole ne produisent rien de neuf. Ces trois piliers, mes chers amis, C'est nous. C'est ce que nous devons défendre. C'est ce que nous devons transmettre. Et c'est de cela précisément que je veux vous parler cet après-midi. De ce que nous, occidentaux, nous, Français, sommes appelés à inventer aujourd'hui, en 2026, comme nous avons inventé hier l'imprimerie, la vapeur, l'électricité, le vaccin, l'atome. Je veux vous parler d'un sujet qui va décider plus que tous les autres réunis du rang de la France dans les dix années qui viennent. Ce sujet décidera si nos enfants seront des citoyens d'un pays libre ou des vassaux. Ce sujet, mes chers amis, c'est l'intelligence artificielle. Merci aux quelques-uns qui ont applaudi, parce que j'en vois d'autres qui s'apprêtent à se tourner, soupirer, je vois d'avance les regards fatigués. Je sais ce que vous vous dites, inutile de me le cacher. Vous vous dites, qu'est-ce qu'il nous chante encore avec cette histoire de robot, notre Eric ? Un homme qui vénère Pascal et Chateaubriand, un homme qui pleure dans les cathédrales, qu'a-t-il donc à faire de ces machines qui parlent et de ces algorithmes qui calculent ? Vous venez de m'entendre et vous avez compris pourquoi. Parce qu'il n'y a pas de civilisation qui vive sans inventer. Parce qu'être fidèle à Prométhée, ce n'est pas contempler le feu qu'il a volé il y a 3000 ans, c'est en allumer de nouveau. Aujourd'hui, demain, toujours. Je vais vous dire mes chers amis, moi aussi je vais vous dire la vérité, moi aussi au début j'avais peur. Moi aussi au début je n'aimais pas. Je n'aimais pas ces machines qui imitaient sans ressentir, qui parlaient sans comprendre et qui raisonnaient sans conscience. Je n'aimais pas ces machines qui avaient la prétention d'écrire aussi bien que Flaubert et de battre les plus grands champions d'échecs. Je n'aimais pas par-dessus tout cette idée que des américains en tongs, dans des lofts californiens, codaient désormais l'intelligence du monde entier. J'avais peur pour mes enfants, j'avais peur pour mes lecteurs, j'avais peur pour la France. Et puis, j'ai fait ce que je fais toujours, quand quelque chose me trouble, je cherche à comprendre. Alors, j'ai essayé. J'ai testé, j'ai posé des questions à ces machines, sur Napoléon, sur Saint-Louis, sur Bossuet, sur la campagne d'Italie, sur le Concile de Trente, et j'ai été stupéfait. J'ai vu ces machines résumer la comédie humaine en trois pages. J'ai vu ces machines traduire du grec ancien plus vite qu'un agrégé de lettres classiques. J'ai vu ces machines me dénicher des ouvrages historiques oubliés de Ferdinand Brunetière ou Fustel de Coulanges. Excusez-moi. J'ai vu ces machines échanger avec moi comme un ami, des réflexions sur la vie, sur la vie politique, les questions de géostratégie, un tableau que j'admirais dans un musée ou une série télévisée. J'ai vu ces machines dessiner des plans d'architecture, anticiper des décisions de jurisprudence composées de la musique, et demain, on les verra soigner des cancers ou des maladies incurables. J'ai vu, mes amis, le visage du siècle qui vient. Oui, j'ai vu le visage du siècle qui vient et j'ai compris que la peur ne suffisait pas. La peur ne suffit jamais. Oh, je ne dis pas, je ne méprise pas les peurs. La peur n'est ni à mépriser ni à dédaigner. La peur est souvent bonne conseillère. La peur alerte, la peur met en garde, la peur met en éveil. Mais la peur ne suffit pas. La peur n'a jamais bâti une cathédrale, la peur n'a jamais gagné une bataille, la peur n'a jamais sauvé une civilisation. Alors, regardons les choses sans peur mais sans naïveté. Regardons les merveilles mais aussi les dangers. Regardons surtout ce qu'il faut faire tout de suite, sans attendre, parce que le temps nous est compté. Pour décrire notre situation, je ne vois rien de plus terrible que cette phrase de l'historien Marc Bloch. Une civilisation, disait-il, ne meurt pas d'un coup, elle meurt d'avoir manqué son siècle. Elle meurt d'avoir manqué son siècle. Mes chers amis, Nous sommes en train de manquer notre siècle. Alors, venons-en aux faits. L'intelligence artificielle n'est pas une mode californienne. Ce n'est pas un gadget pour faire des images amusantes sur Instagram. C'est la troisième... Grande révolution industrielle de l'histoire de l'Occident après la machine à vapeur, après l'électricité. Elle est le produit d'une longue histoire de découvertes et de génies dont beaucoup sont français, Pascal, Descartes ou allemands comme Leibniz qui tous ont cherché avec méthode à mécaniser, formaliser, calculer afin de développer une approche mathématique et logique de la pensée comme langage. Au XXe siècle, les Américains prennent le relais et développent les premières opérations mathématiques qui conduisent à la création des ordinateurs et à l'avènement progressif d'une intelligence artificielle. Artificielle, ça veut dire détachée de l'être humain et automatisée. Mais ce n'est qu'en 2022, il y a quelques années à peine, que vient au monde la fameuse IA, ou AI comme vous voulez, générative, tchat, GPT. automatiquement du texte en langage naturel. C'est une révolution inouïe car l'humanité repose depuis la nuit des temps sur le langage. Au sein des groupes humains, de la cité antique jusqu'aux nations modernes, celui qui maîtrise le langage humain devient le maître. L'IA va maîtriser ce langage de la finance, de la religion, de la politique, du droit, mieux que nous, beaucoup mieux que nous. Pour les êtres humains, cette nouvelle humiliation narcissique est vertigineuse. On savait, on s'était habitués. On savait depuis Galilée que le soleil ne tournait pas autour de la terre. On savait depuis Darwin que le singe était un lointain cousin. On savait depuis Freud que l'homme ne maîtrisait pas toujours ses passions inconscientes. Désormais, l'être humain devra trouver sa place au-delà de ce qui faisait jusqu'alors sa fierté le langage. Ce n'est certes pas la fin de la civilisation, mais nous approchons du moment où la civilisation ne sera pas une pure affaire humaine, mais deviendra une affaire hybride, humaine et IA. Vous commencez à comprendre, mes amis, que cette intelligence artificielle, l'IA de son petit nom français, n'est pas une mince affaire. Et pour cause, car elle transforme trois choses en même temps. Ce qu'aucune technologie n'avait jamais fait avant. Premièrement, elle transforme la production. Un ingénieur assisté par une intelligence artificielle produit aujourd'hui en une journée, ce que exigeait autrefois une équipe entière pendant une semaine. Un avocat corrige et rédige à une vitesse impossible il y a trois ans. Un médecin diagnostique plus vite et plus précisément que n'importe quel service hospitalier des années 2000. Deuxièmement, Elle transforme la connaissance pour la première fois depuis Gutenberg, l'accès au savoir cesse de passer par des institutions. N'importe quel enfant dans n'importe quel village de France peut aujourd'hui converser en anglais parfait avec une intelligence, apprendre les mathématiques à son rythme, se faire expliquer la chanson de Roland ou la géométrie euclidienne. Troisièmement, l'IA transforme les rapports de puissance entre les nations. Depuis des siècles, les États protégeaient leurs frontières. Au début du XXIe siècle, ils ont appris à protéger leurs données. L'État français, lui, il n'a toujours pas compris. Ils devront désormais protéger leurs capacités de jugement. Ceux qui maîtriseront l'intelligence artificielle, ses infrastructures, son énergie, ses ingénieurs, tiendront le monde du 21e siècle comme les Anglais tenaient celui du 19e siècle. Les rapports de force entre les nations ont toujours été déterminés, avant tout par la guerre. On ne sera donc pas étonné que l'intelligence artificielle change également la nature même de la guerre. Drône automatique, ciblage algorithmique, deepfake politique, manipulation des opinions publiques à grande échelle, la nation qui ne maîtrisera pas cette technologie deviendra une nation vassale. Quand Donald Trump a interdit aux non-américains l'accès à Fable 5 et Mythos 5, les deux IA les plus sophistiqués de l'heure, on a compris que l'IA était devenue une sorte de nouvelle arme atomique. Celui qui la possédait ne voulait pas, ne voulait plus en donner les secrets aux autres. Alors, écoutez ces chiffres. Ils sont vertigineux. Les Américains investissent 1000 milliards de dollars par an dans cette technologie. Vous avez bien entendu, 1000 milliards de dollars par an. Les Chinois, entre 300 et 400 milliards de dollars. Les Européens, dans leur ensemble, moins de 30 milliards. Et sur ces 30 milliards, la France n'est même pas la première, elle est la deuxième derrière l'Allemagne. Le résultat ne se fait pas à temps. Les États-Unis concentrent 75% de la puissance de calcul mondiale. La Chine, 15%. Les pays européens tous ensemble, 5%. Vous avez bien compris que dans cette bataille, pour la suprématie technologique, la capacité de calcul était essentielle. Or, les deux grands Américains, OpenAI et Anthropik, dispose chacun de 20 fois plus de puissance de calcul que Mistral, notre valeureux mais petit champion français. Ce n'est plus un retard, mes amis, c'est un décrochage. Alors, lorsque le fondateur de Mistral, monsieur Arthur Mensch, un jeune ingénieur français, 32 ans, polytechnicien, a été récemment auditionné devant l'Assemblée nationale, il a fait cette sombre prophétie qui doit nous alerter. La France a-t-il dit, telle qu'elle est aujourd'hui gouvernée, se prépare à devenir une station-service ? Oui, vous avez bien entendu, une station-service. Je vous explique en deux mots. Grâce au parc nucléaire lancé dans les années 70 par Pompidou et Mesmer, l'une des dernières choses qui marche encore dans ce pays, la France dispose aujourd'hui d'un surplus d'électricité colossale, 9 gigawatts. Propre, énergie propre, décarbonée, à bas coût, que personne en Europe ne peut égaler. Et qu'en faisons-nous, mes amis, de cette manne extraordinaire ? Nous la vendons. Nous la bradons à l'Allemagne. Nous la bradons à l'Espagne. Nous la bradons à les Suisses. Ils l'achètent à prix cassé. Ils la transforment. Ils l'utilisent pour faire tourner leur propre centre de calcul, leurs propres intelligences artificielles. Ils captent la valeur qui est immense. Et nous avons les miettes qui sont dérisoires. Quand un pays, mes amis, vend son électricité brute au lieu de la transformer elle-même, chez lui, en intelligence artificielle, il est exactement dans la situation qu'un pays pétrolier qui exporte son brut et rachète son essence raffinée à prix d'or. Cela s'appelle depuis des siècles la dépendance coloniale. Pendant que nous bradons notre or nucléaire, savez-vous ce que font les Américains ? Ils ne sont pas fous, eux. Ils viennent chez nous. Ils installent leurs infrastructures d'intelligence artificielle sur notre sol. Ils s'installent en France parce qu'ils savent que nous sommes l'Arabie Saoudite du nucléaire européen. Et une fois qu'ils y seront, mes amis, ils ne partiront plus jamais. Et la France sera définitivement réduite au statut de station-service. Autre chose, mes amis, cette technologie porte des dangers incontestables. Je ne les cacherai pas, il nous faut les regarder en face pour mieux les réduire et les contenir. Je ne suis pas de ceux, vous me connaissez, qui pensent que tout progrès technique est bon en soi. Il y a des dangers, il y a même des abîmes. Lors de chaque révolution technologique, d'ailleurs, il y a eu des dangers et il y a eu des abîmes. Un jour, sans doute de désespoir, Einstein avait dit « le progrès technique est comme une hache qu'on aurait mis dans les mains d'un psychopathe ». Alors, soyons prudents. D'abord, il y a le danger de la dépendance. Aujourd'hui, quand un Français pose une question à une intelligence artificielle, dans 9 cas sur 10, c'est une machine américaine qui lui répond. Cela veut dire que la Silicon Valley filtre l'information de nos enfants, formate leurs idées, oriente le goût, décide de ce qui est dissible et de ce qui ne l'est pas. C'est une colonisation cognitive, une colonisation bien plus profonde que les dominations militaires de l'histoire, parce qu'elle ne s'exerce plus sur les corps, mais elle s'exerce sur les esprits et parce qu'elle est invisible. Il y a également le danger de l'emploi. Des millions de Français vont voir leur métier transformé, parfois supprimé par ces machines. Des juristes, des comptables, des journalistes, des traducteurs, des graphistes, des consultants. La classe moyenne française, celle qui a fait la France républicaine, celle qui paille ses impôts, celle qui élève ses enfants, celle qui tient le pays debout, cette classe moyenne est en première ligne. Et ce sont surtout les jeunes. qui vont souffrir de la comparaison. Car qui aura désormais besoin d'un jeune stagiaire mal formé par l'école et l'université pour faire des recherches que l'IA fera plus vite, beaucoup plus vite, et mieux, beaucoup mieux. On nous dira, comme d'habitude, ce n'est pas grave, il faudra s'adapter, de nouveaux métiers naîtront. Comme moi, vous la connaissez cette chanson. Et d'ailleurs, Cette chanson n'est pas complètement infondée. Les cochers de diligence sont devenus chauffeurs de taxi. Et les anciens ouvriers du textile qui cassaient les premières machines à tisser, vous savez, les fameux ludites, ont appris à les apprivoiser et à les utiliser. Mais méfions-nous aussi. C'est la chanson qu'on chantait aux ouvriers du textile de Roubaix dans les années 80 avant qu'on ferme leurs usines et qu'on les laisse sans rien d'autre. Ce n'est pas pour rien si les Chinois ont interdit à leurs entreprises de renvoyer des êtres humains pour une IA. Cependant, si les dangers existent, ils ne doivent pas nous cacher les formidables opportunités que cette technologie procure. Elle va nous permettre de nous débarrasser avec élégance et sans douleur de deux boulets majeurs que notre pays porte depuis 40 ans. Le poids insupportable de l'emploi public et la dépendance mortelle à l'immigration de travail. va permettre en effet de profiter à plein du grand départ à la retraite des fonctionnaires nés après la seconde guerre mondiale, les fameux boomers. Ces gens-là seront bien remplacés, mais par l'IA. Le gouvernement lui-même l'a compris. Il vient récemment de passer un accord avec Mistral pour que ses ingénieurs forment les administrations de la justice et de Bercy afin de désengorger les tribunaux et d'accélérer la lutte contre les fraudes fiscales et sociales. Sarah, toujours à la pointe, a déjà prévu la non-reconduction sur les cinq prochaines années de 800 000 emplois publics. Un allégement inespéré dans un pays où on a rajouté 1,3 million de fonctionnaires depuis 30 ans. Mais ce n'est pas tout. Le meilleur est encore à venir. Car l'IA, mes amis, accouplée à la robotique, va nous permettre de régler enfin la lancinante question de ces immigrés prétendument indispensables qui font, comme on nous l'a rabâché depuis 40 ans, les travaux dont les Français ne veulent pas. D'ores et déjà, en Chine. Au Japon, aux États-Unis, des robots nourris à l'intelligence artificielle conduisent des taxis, portent des colis, construisent des murs, récoltent des fruits et même s'occupent des personnes âgées dans les EHPAD. Oui, même dans les EHPAD. Vous l'avez compris, ces robots bourrés d'IA, l'absurde pas mal. Ces robots bourrés d'IA pourront désormais faire tous les travaux physiques et répétitifs que les immigrés accomplissaient. Mon petit doigt me dit qu'à Reconquête, nous allons désormais aimer les robots. Dernier point positif, l'intelligence artificielle n'est pas seulement un travail abstrait, une somme infinie de calculs, c'est aussi, et ce sont d'abord, des énormes édifices en béton pour héberger les centres de données, les fameux data centers, mais aussi des réseaux de raccordement électricité, des puces qui doivent être fabriquées dans des usines. Bref, l'IA n'est pas la fin de l'industrie, c'est une nouvelle industrie. Le développement de ces centres de données va donc stimuler les dépenses de construction, à la grande joie des entreprises de bâtiments asphyxiées par la crise du logement, et alimentera les recettes fiscales des municipalités dans les endroits où ils seront installés. Le paradoxe est surprenant. Avant de supprimer des emplois, l'IA va en créer, et en créer beaucoup, dans le secteur manufacturier, dans le secteur de l'énergie, des puces, et on l'a vu, du foncier. Il va se créer tout un nouvel ensemble d'entreprises liées à l'IA. Sans oublier bien sûr, toutes les entreprises qui tireront parti de cette IA se développeront plus vite car en réduisant les délais de recherche, de conception, de mise en œuvre, l'IA accélère le rythme de l'ensemble de l'économie. Le capital est réinvesti plus rapidement et trouve davantage d'opportunités d'investissement. Bref, les coûts baissent et le dynamisme économique en est accru. Vous voyez ? Le tableau est plus équilibré qu'on pourrait le croire de prime abord. Les dangers sont réels, mais je vous le dis avec la plus grande fermeté, la solution à ces dangers n'est pas de fuir. La solution n'est pas de laisser cette technologie être construite par d'autres ailleurs, selon des règles qui ne seraient pas les nôtres. Arthur Mensch, que je vous ai cité tout à l'heure, estimait qu'on versera d'ici 2030 1000 milliards par an. de valeurs ajoutées européennes aux États-Unis. Alors, ce serait la double peine. Les Français verraient leurs emplois supprimés par des technologies américaines, tout en finançant eux-mêmes cette technologie. Il faut donc, mes amis, une position claire, une position française. Ni la béatitude naïve de ceux qui croient que tout progrès est bon, ni l'hostilité obscurantiste de ceux qui préfèrent le confort du passé à l'exigence de l'avenir. Il nous faut la position de la lucidité. Alors passons aux actes. Je vous annonce quatre décisions concrètes. Première décision. Dès notre arrivée aux responsabilités, l'électricité française cessera d'être bradée. Les neuf... Les 9 gigawatts de surplus nucléaire seront réservés en priorité à des infrastructures françaises d'intelligence artificielle avec des tarifs préférentiels garantis par contrat de long terme. Et qu'on ne vienne pas me parler de protectionnisme, c'est de la stratégie. Aucun pays sérieux n'exporte à perte sa ressource la plus rare pendant que ses propres industriels manquent d'énergie. Deuxième décision, nous relancerons la construction nucléaire à un rythme que la France n'a pas connu depuis Pierre Mesmer. 6 EPR d'ici le 35, 14 d'ici le 2045. Troisième décision, nous ferons de la formation à l'intelligence artificielle une priorité absolue de l'école française. Car plus les machines répondront. plus il faudra savoir leur poser les bonnes questions et savoir juger de leurs réponses. Plus elles écriront, plus il faudra savoir lire, vraiment. Plus elles calculeront, plus il faudra comprendre ce que calculer veut dire. Vous voyez le paradoxe ? La révolution la plus radicale de notre siècle nous ramène à la culture la plus ancestrale de notre civilisation. aux Grecs, à l'histoire, à la philosophie euclidienne. Elle nous ramène à Homer, à Virgile, à Racine, à Pascal. Elle nous ramène à tout ce que la gauche pédagogiste a méthodiquement démoli depuis 40 ans. Si nous laissons faire... Si nous cédons aux sirènes de ceux qui disent qu'il suffit désormais d'apprendre à prompter, comme ils disent, alors nous formerons une génération entière d'assistés cognitifs. Des enfants incapables de vérifier ce qu'on leur dit, incapables de reformuler ce qu'ils pensent, incapables même de savoir ce qu'ils pensent. C'est la grande ironie. La technologie la plus moderne nous oblige à revenir aux méthodes les plus archaïques. Ils nous font donc rétablir la grammaire et la dictée quotidienne, rétablir le calcul mental, rétablir l'apprentissage par cœur des grands âges de notre littérature, rétablir les langues anciennes, rétablir l'histoire chronologique et fière de la France, rétablir la logique, la géométrie, l'exigence. Quatrième décision. Nous ferons de la France le pays européen où il est le plus facile de créer une entreprise d'intelligence artificielle. Suppression massive des réglementations européennes et françaises qui étouffent nos ingénieurs. Retour à un droit du travail simple. Retour à une administration qui aide au lieu de contrôler. Notre objectif est le suivant. Devenir le troisième grand pays de l'IA après les États-Unis et la Chine, nous en avons les moyens. Nous sommes le seul pays. Peut-être avec le Canada, qui possède autant de grandes start-up généralistes que d'acteurs spécialisés dans le son, la robotique ou la défense. Nous devons donc refaire l'effort que nous avons fait pour le nucléaire. A l'époque, du plan Mesmer, la France investissait 2% du PIB dans le nucléaire civil, soit l'équivalent pour aujourd'hui de 60 milliards d'euros annuels. Comme nous devons aller vite, il vaut mieux éviter de passer par l'Union européenne et sa lenteur bureaucratique proverbiale. En revanche, les initiatives françaises ne doivent pas rester purement hexagonales. Nous devons les ouvrir à des partenaires volontaires européens, mais aussi canadiens, coréens ou japonais, sur un modèle simple qui a fait ses preuves. Participation financière contre garantie d'accès. Par ailleurs, nous devons nullement nous interdire de négocier des accords avec les grands groupes américains. pour des transferts de technologie. N'ayons pas de pudeurs inutiles. C'est ainsi qu'a agi le président Pompidou pour l'énergie nucléaire. Alors que les Français tardaient à mettre au point une technologie fiable, Pompidou n'a pas hésité à emprunter celle de l'américain Westinghouse alors même que le général de Gaulle n'y était guère favorable. 50 ans plus tard, l'histoire a donné raison à Pompidou, qui se souvient aujourd'hui que l'électricité qui sort des centrales nucléaires d'EDF est issue d'une technologie américaine. Car les ingénieurs français l'ont tellement apprivoisé qu'ils ont fini par la faire leur, par en faire une technologie made in France. En revanche, en revanche. Il ne faut pas commettre de nouveau les bêtises des idéologues de la mondialisation heureuse. Nous devons imposer comme règle inviolable dans les commandes publiques des pays européens la priorité aux entreprises européennes. Et entre nous, on peut se le dire, Quand on dit préférence européenne, on dit en vérité préférence nationale, car la plupart du temps, il n'y a que les entreprises françaises qui soient capables de répondre présent. Ne refaisons pas les bêtises des idéologues de la mondialisation heureuse, ni celles des idéologues de l'étatisme socialiste. Ne refaisons pas les erreurs du plan calcul ou du Minitel. L'État doit cesser de croire qu'il doit inspirer, diriger, contrôler. Laissons les Français se débrouiller, inventer, créer. Ils sont doués pour ça. Ils ont toujours été doués pour ça. Les impôts, les charges, les normes, cela vaut mieux que multiplier les aides et les contrôles. Les investissements sont énormes, on l'a vu. Mais l'épargne des Français et des Européens l'est aussi. 37 000 milliards d'euros. Pour l'épargne des Européens et dans ce tas d'or, les Français sont des fourmis exemplaires. 6 600 milliards d'euros à eux tout seuls. Rien que pour le livret A, 400 milliards. Nous devons donc tout faire pour permettre à cet argent de se diriger vers les investissements les plus rentables que sont entre autres bel et bien consacrés à l'intelligence artificielle. Mais non pas de façon autoritaire. de façon contraignante, comme on le fait toujours en France, comme la gauche le fait toujours, comme tous les étatistes socialisants de tous les partis veulent toujours le faire, mais en réduisant massivement les taxes, les impôts, les réglementations. Pour cela, l'État doit aussi réduire sa dette et donc ses dépenses. pour cesser d'aspirer toute l'épargne des Français pour financer ses dépenses de fonctionnement. doit au contraire se concentrer sur un rôle qu'elle a abandonné depuis des décennies, la commande publique. Je vous l'ai dit et je vous le répète, nous devons passer d'une logique de subvention à une logique de commande publique. Au lieu d'arroser des entreprises au hasard, l'Etat doit passer une commande à une entreprise française, établir un cahier des charges exigeant et payer lorsque le produit lui est livré. Cette garantie de commande publique Cette garantie de commande publique permettra aux entreprises français de se développer, de grandir et de concurrencer efficacement leurs rivaux américains ou chinois ou européens. Mes chers amis, nous avons tout pour réussir. Nous avons tout pour réussir malgré 40 ans de renoncement. Malgré le pessimisme ambiant, oui, je le répète, nous avons tout. Nous avons dans ce pays quelques-uns des meilleurs ingénieurs du monde. La moitié des équipes de recherche d'OpenAI à San Francisco est française. Nos polytechniciens, nos centraliens, nos normaliens, nos jeunes chercheurs sont recrutés à prix d'or par les Américains et même les Chinois. Nos cerveaux sont les plus brillants du monde. Nous devons tout faire pour qu'ils restent ou reviennent chez eux. Nous avons dans ce pays le premier parc nucléaire d'Europe, 56 réacteurs, une expertise industrielle rare que même les Américains nous envient. Il faut la faire fructifier chez nous et pas la brader chez les autres. Nous avons dans notre pays une tradition intellectuelle. qui a inventé le calcul infinitésimal avec Pascal, la théorie des probabilités avec Fermat, l'analyse mathématique moderne avec Cauchy, la France est la deuxième nation mathématique du monde avec plus de médailles fils par habitant que n'importe quel autre pays sur la planète. Il faut en être fier, il faut le rappeler, il faut le faire savoir à nos enfants. Nous avons tout, mes chers amis. Nous avons les cerveaux, nous avons l'énergie, nous avons la tradition, nous avons l'histoire. Il ne nous manque qu'une seule chose, il nous manque une équipe qui décide que la France ne sera pas la station service de l'Amérique. Il nous manque une équipe qui ait le courage de vous dire et de dire aux Français ce que je viens de vous dire cet après-midi. Il nous manque une équipe qui pense à 2050 et non à 2028. Il nous manque une équipe qui aime la France pour ce qu'elle a été et pour ce qu'elle peut redevenir. Cette équipe, mes chers amis, si vous voulez bien nous faire confiance, ce sera la nôtre. Nous avons 2000 ans de civilisation derrière nous. Nous avons les cathédrales, nous avons les lumières, nous avons Pasteur, nous avons la bombe atomique. Chaque fois que notre pays a été mis au défi de rétablir son rang, il l'a fait. Nous sommes ce peuple-là, nous n'avons pas cessé de l'être. L'intelligence artificielle est notre nouveau défi, c'est notre imprimerie, c'est notre machine à vapeur, c'est notre électricité, c'est le moment où l'histoire nous regarde et nous demande si nous sommes encore dignes de nous-mêmes. Moi, je réponds oui. Je réponds oui parce que je crois en vous. Je réponds oui parce que je vois cette salle et que je vois la France qu'elle porte. Je réponds oui parce que la France ne meurt jamais quand ses enfants refusent qu'elle meure. Je vous demande de porter ce combat avec nous. Je vous demande d'aller le dire autour de vous. Je vous demande de convaincre vos amis, vos familles, vos collègues, ceux qui hésitent, ceux qui doutent, ceux qui votent utiles, parce qu'ils n'ont pas encore compris que seul le vote vraiment utile est le vote de conviction. Je vous demande de faire en 2027 ce que nos pères ont fait en 1958, en 1958. Le vote du sursaut, le vote de la résurrection. le vote de la France, le vote de la France pour la France, le vote qui change tout.
Vive
la République
! surtout, et surtout...