Chargement...
Chargement...
Bonjour à tous, bienvenue sur France 24 pour la suite de cette édition spéciale consacrée à ces bombardements américains et israéliens en Iran. Des bombardements auxquels Téhéran a répliqué en voyant notamment des salves de missiles dans plusieurs pays du Moyen-Orient, dont les Émirats Arabes Unis, l'Arabie Saoudite, le Qatar et Bahreïn pour cibler notamment les bases américaines. L'armée israélienne dit avoir visé plusieurs réunions de hauts responsables iraniens à Téhéran. D'ailleurs, il n'y a pas que la capitale qui ait été visée aujourd'hui. Affiché selon le croissant rouge iranien, la majorité des provinces iraniennes ont été touchées. Dans la ville de Minab, dans le sud de l'Iran, un missile israélien sur une école a tué une cinquantaine d'élèves. On l'a appris tout à l'heure, le gouvernement iranien appelle la population à quitter Téhéran. Évidemment, ces frappes ont fait réagir à l'international. En France, Emmanuel Macron présidera un conseil de défense ce soir à 18h sur la situation. Il appelle à cesser une escalade dangereuse pour tous après les frappes israélo-américaines en Iran, la riposte iranienne et à rendre la parole au peuple sur l'avenir du pays. On va en parler avec Gauthier Rybinski, notre chroniqueur international qui est avec nous sur ce plateau. Bonjour Gauthier. Comment vous jugez la réaction de la France, la réaction d'Emmanuel Macron ? Bon, c'est un minimum à partir du moment où on...
On pense ou on dit qu'il faut respecter le droit international. Nous avions cette discussion tout à l'heure avec un invité précédent. Parce que vous vous souvenez aussi que la France, lorsque Nicolas Maduro a été enlevé par les Américains de Venezuela, la France avait dit qu'on ne va quand même pas pleurer à un dictateur qui disparaît. Et on serait tenté de dire oui. Sauf que si on dit oui, qu'est-ce qui se passe ? On peut dire oui aussi à des tas de choses dont la ligne est moins claire, dont la pertinence... C'est moins clair. Là, en l'occurrence, de quoi s'agit-il ? Il s'agit de dire qu'il y a évidemment violation du droit international, puisqu'il y a attaque sur un pays souverain et qui n'est pas, lui, directement en cause dans une attaque ou dans une invasion externe. Bon, il y a le problème du nucléaire. Mais mettre en cause, si vous voulez, le caractère raisonnable et pertinent d'une telle action... serait aujourd'hui accepter que cela fasse tâche d'huile. Et qu'à partir de ce moment-là, vous puissiez dire, bon, écoutez, puisqu'on l'a laissé faire aux autres, pourquoi pas moi ? C'est un peu aussi ce qui se passe avec Poutine en Ukraine. Voyez bien qu'un certain nombre de pays se disent après tout, si on n'embête pas le chef de l'État russe, on ne m'embêtera pas non plus. Et la réponse française, elle est là. Elle est là aussi parce qu'il y a le risque. objectif non seulement d'un chaos, mais le risque objectif d'une perte totale de ce que font les Iraniens en matière nucléaire, c'est-à-dire une perte de vue. Et puis surtout, on le sait, depuis l'Irak, depuis l'Afghanistan, quand vous menez une opération de ce type-là contre un pays et que vous vous en remettez uniquement à la force des armes, ce n'est pas la force des armes qui fait jaillir la démocratie. Il n'y a pas de baguette magique dans ce domaine-là. Ceux qui ont occupé l'Europe et plus particulièrement l'Allemagne après la Deuxième Guerre mondiale le savent. Il y a les armes, certes, et après on s'occupe de tout. On s'occupe du terrain, de l'administration. Vous voyez, je remonte loin exprès parce que c'est vrai que les Américains, depuis une trentaine d'années, considèrent que lorsqu'ils décident d'intervenir, le fait même d'apparaître et d'avoir la supériorité militaire... Cela suffit à engendrer, comme par un coup de baguette magique, la vertu, la démocratie. Et de fait, ça n'est pas le cas. Or, et je termine là d'un mot, dans l'affaire iranienne, s'il y a bien quelque chose qui nous permettrait de sortir de la question du nucléaire, je ne dis pas à tous les coups, mais permettrait, c'est bien la démocratie dans un régime iranien. Imaginez que l'Iran démocratique est... Des revendications en ce qui concerne un nucléaire militaire. On dirait, attendez, on peut en discuter, ce n'est pas forcément opportun, mais il n'y aurait pas ce problème avec cette peur que l'Iran ne s'en serve pour ses voisins. Et puis souvenez-vous, c'était Mahmoud Ahmedinejad qui avait régulièrement répété qu'il fallait rayer Israël de la carte.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.