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Générique
Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans Questions politiques. Nous sommes à un an de la présidentielle et à ce stade, le Rassemblement National fait toujours la course en tête dans les sondages et de loin, Jordan Bardella recueille entre 34 et 38 % des intentions de vote. Alors bien sûr, ça n 'est qu 'une photo, un instantané alors que la route est encore longue, mais qui pourrait lui faire face au second tour ? C 'est la question qui taraude la gauche et forcée de constater que la gauche non LFI n 'est pas en ordre de marche, les prétendants se bousculent. Au PS en particulier, les ambitions sont plus évidentes que la direction. Depuis les municipales, le parti n 'en finit plus de se déchirer. Fallait -il ou non accepter les alliances locales avec les Insoumis ? Autre question, faut -il passer par une primaire pour désigner un candidat pour 2027 ? Les portes claquent, des voix s 'élèvent pour réclamer désormais la démission du premier secrétaire du PS. Est -il sur la sellette ? Qu 'en pense -t -il ? Qu 'en dit -il ? Sa voix est attendue. Olivier Faure est en direct sur France Inter. France Info, le canal 16 de la télé. Cette émission est en partenariat avec le journal Le Monde. Et nous sommes ensemble jusqu 'à 13h. Bonjour et bienvenue Olivier Faure.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
Bonjour à vous Alexandra Ben Saïd.
Merci d 'avoir accepté notre invitation.
Avec
plaisir.
A de mes côtés pour vous interviewer, je les salue, Alix Bouillaguet de France Télévisions. Bonjour Alix. Bonjour Alexandra. Tout à l 'heure, vous ferez pour nous, pour nos auditeurs et spectateurs, le portrait du premier secrétaire du PS.
Oui Olivier Faure, vous avez été longtemps un homme de l 'ombre, celui qui aimait se définir comme le fils unique de François Hollande et de Martine Aubry. Est -ce toujours le cas ? Où avez -vous pris
? C 'était en fait un journal qui m 'avait... Ainsi présenté.
Et ça vous va ? Ça vous allait à l 'époque ?
J 'ai travaillé avec l 'un et l 'autre.
On se posera la question de savoir si vous avez pris goût à la lumière.
On se posera aussi une question pour 2027 avec Françoise Fressos du journal Le Monde. Bonjour Françoise. Bonjour à toutes
et tous. La question c 'est l 'immigration qui non seulement sert de carburant au Rassemblement National mais structure désormais le débat entre le Rassemblement National et Jean -Luc Mélenchon.
La séquence France 2027,
ça
sera vers 12h50. Mais d 'abord Olivier Faure, 5 minutes d 'actualité entre 4 yeux. On va parler d 'un marqueur fort pour la gauche le 1er mai. Le Parlement est en passe de permettre à plus de salariés de travailler ce jour -là qui est férié, chômé et payé. Ça concerne a priori ceux qui travaillent dans des boules. des établissements culturels et chez les fleuristes. Ce matin, les huit grandes centrales syndicales ont adressé une lettre commune au Premier ministre Sébastien Lecornu. Ces organisations lui demandent de ne pas convoquer la commission mixte paritaire qui doit permettre l 'adoption rapide de cette proposition de loi. Est -ce que vous soutenez les syndicats ?
Oui, absolument. J 'ai moi -même interpellé le Premier ministre, j 'ai eu une discussion avec lui. La réalité, c 'est que lui -même s 'est engagé, quand il est devenu Premier ministre, à faire du dialogue social une de ses marques de fabrique. Et la réalité de ce texte, qui n 'est pas d 'origine gouvernementale, mais d 'origine parlementaire, c 'est Gabriel Attal qui l 'a mis sur l 'ordre du jour qui lui était réservé, qui a souhaité revenir sur un acquis fondamental. Un symbole important pour non seulement la gauche, mais pour tous les travailleurs, puisqu 'il s 'agit ce jour -là d 'avoir le seul jour de l 'année qui est effectivement chômé, payé, pour l 'ensemble des salariés de France. Et donc c 'est très important de maintenir un cap et de ne pas détricoter progressivement cet acquis. C 'est
ce
que vous redoutez ?
La banalisation, quand vous dites détricoter progressivement ? Oui, je
vois bien qu 'il y
a
eu le travail du dimanche, puis maintenant le 1er mai, et que tous ces jours qui sont faits, en réalité pour que les gens puissent vivre ensemble, pour qu 'on ait des espaces dans lesquels on puisse encore considérer que nous ne sommes pas soumis exclusivement aux lois du marché. Demain, peut -être que nous travaillerons aussi dans ces cas -là, le jour, la nuit, peut -être que nous serons comme les Américains, avec des enseignes lumineuses qui passèneront nos villes, et on sera dans une... super, une hyper consommation permanente. La réalité, c 'est que nous devons défendre aussi un modèle, un modèle français, un modèle européen, un modèle qui permet justement aux salariés aussi de célébrer leur victoire et de poser ce jour comme un jour de revendication.
Mais quand même, les partisans de ce texte, ils défendent en fait une espèce de mise aux normes de ce qui se pratique déjà. On pense à ces salariés des boulangeries de Vendée. Les boulangers qui avaient ouvert, ils sont cinq l 'an dernier, ils ont été verbalisés. Est -ce que Priscate est venu ?