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Oui, vous savez, il se couche tard, il se lève tôt. Des menaces pendant la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public. Ce matin, lors de l'audition de la direction de la société de production MediaOne, le député des démocrates Erwan Balanant a lancé au rapporteur Charles Aloncle « T'inquiète, on va te régler ». Alors, est-ce qu'on l'entend d'ailleurs ça, Laurent Tessier ? Non, c'est difficile. Ça n'a pas été entendu pendant la conférence. C'est Charles Aloncle qui le répète au moment où Balanant sort de la pièce. Voilà. T'inquiète, on va te régler. On en est là. C'est un langage de mafieux. On va pas régler le volume. C'est un langage de mafieux. En fait, c'est très intéressant parce qu'on demande aux députés d'avoir un certain langage, une certaine tenue. Et effectivement, ces gens-là parlent comme sur les réseaux sociaux, comme on échange parfois dans la rue. Ça n'a pas toujours été le cas.
C'est quand même nouveau ça. J'ai jamais connu ça, jamais. Il y avait des affrontements, on s'affrontait, mais pas la vulgarité comme ça. Les mafieux sont rentrés. La France insoumise, alors là il est du modem, mais la France insoumise a fait rentrer des petits caïds à l'Assemblée nationale. En l'occurrence il est du modem encore une fois, mais les Sébastien Delogu, les Raphaël Arnaud dont on n'arrête pas de parler. Ils ont déteint quoi. Il a quand même fait un petit tweet.
je sais pas si vous l'avez vu là récemment exactement où il dit qu'il aurait aucun problème à lui présenter ses excuses à la fin de l'audition et peut-être que lui pourrait également retirer le fait de m'avoir traité de voyou car en effet nos débats méritent mieux que des querelles inutiles. Ah, peut-être que c'est un prêté pour un rendu ? Ben oui, un prêté pour un rendu. Mais est-ce qu'il l'a traité de voyou avant ou après ? Non mais essayons d'appeler Erwan Balanant si on arrive à l'avoir... On a un problème de temps de parole avec Erwan Balanant ? Il faut vérifier. Oui parce que dès qu'on veut...
En fait c'est pas Erwan Balanant qu'il faut appeler ni Charles Aloncle, c'est Monsieur Temps de Parole. C'est ça le plus important aujourd'hui quand tu présentes une émission de télé ou de radio. Tu appelles le Temps de Parole. Alors on va écouter Charles Aloncle, vous avez appris à le connaître, il est rapporteur de la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public. Voici ce qu'il est dit au moment des propos d'Erwan Balanant.
Merci beaucoup. On va laisser M. le rapporteur, M. le député. On va te régler, dit Erwan Balanant à nos propos. T'inquiète, on va te régler. C'est quoi, c'est une menace, M. Balanant ? T'inquiète, on va te régler en partant, en quittant l'Assad. T'inquiète, M. le Président, simplement, si vous pouvez me laisser.
Bon, c'est vrai que ce n'est pas approprié. Et puis Charles Aloncle, quelques minutes plus tard, il est avec Jérémy Patrier-Lettus, président de la commission. Prise de parole, allez, cinq minutes plus tard. Je ne peux pas laisser passer des propos qui ont été tenus, je convoquerai une réunion de bureau.
qui nous permettra de nous en expliquer. Merci M. le Président d'avoir en tout cas signalé la gravité des propos tenus par le député Balanant. Ça n'a peut-être pas été entendu au micro, M. Balanant, député Les Démocrates, après avoir posé sa question simplement. sans respect d'ailleurs des trottes, cette commission d'enquête s'est levée, est partie et a déclamé, il y a beaucoup de témoins, il y a peut-être 6 ou 7 témoins à déclamer, me citant et me pointant du doigt, « T'inquiète, on va te régler, en parlant de moi. T'inquiète, on va te régler. » Ce sont des menaces, des intimidations qui sont parfaitement inacceptables dans le cadre de travaux parlementaires d'une telle commission. Je ne sais pas ce que me vaut d'ailleurs ces menaces et ces intimidations de M. Balanant. Je ne sais pas ce que me vaut ce tutoiement. Je ne sais pas ce que me vaut cette violence verbale qu'il exprime. En tout cas, ce que je sais, c'est que c'est parfaitement intolérable. J'espère que le bureau de l'Assemblée nationale sera convoqué. J'espère que des sanctions seront prises parce que j'en ai marre depuis plusieurs semaines de ces intimidations, de ces menaces qui se font de plus en plus pressantes, qui maintenant sont même plus cachées dans l'enceinte de l'Assemblée nationale. Ce sont des comportements de voyous, je le dis fermement.
M. Balamnant devra s'excuser, devra être sanctionné. Il a donc le trait de voyou après avoir dit ça. Non, il ne dit pas voyou. Il dit des comportements de voyou. C'est un peu différent. Ce n'est pas la même chose. Ce sont des comportements de voyou. Oui, mais il aurait pu même le trait de voyou parce qu'effectivement, on va te régler, c'est ça. Non, mais il ne faut pas répondre de la même manière. Ce n'est pas la même chose, Gauthier. Je trouve que c'est une précaution oratoire. On le sait bien d'ailleurs, si vous dites de quelqu'un, vous êtes un voyou, c'est pas la même chose que lorsque vous lui dites, vous avez des propos de voyou. Ce que je veux dire, c'est pas un prêté pour un rendu, c'est pas Charles Lalonde qui a commencé, c'est bien Erwann Balanant. Bien sûr, alors je vais vous dire quand même qui est ce Erwann Balanant, puisqu'il est possible que, d'ailleurs il a souhaité, il a célébré son anniversaire il y a quelques jours, il est né le 21 février 1971 à Lorient. Il est titulaire d'une maîtrise d'histoire contemporaine obtenue à l'université de Rennes 2. C'est sans doute là qu'il a appris ce langage châtier. Il y a aussi des étudiants brillants. Mais on peut être brillant et avoir un langage... Je suis d'accord avec vous. Il a été... Je viens de perdre la petite fiche. Je vais la reprendre. C'est dur d'utiliser le téléphone. Je vous en prie. Il a été également élève à l'école du Louvre. Il est ancien athlète de haut niveau. Il a été membre de l'équipe de France Espoir en saut en haut. donc c'est un sportif, il est photographe, réalisateur de profession, il accompagne plusieurs artistes français de la maison de disque Mercury, tels que Florent Pagny, Elza Lunghini, etc. Et il a rejoint le mouvement démocrate dès sa création en 2007, en 2008 il est élu au conseil municipal de Quimperlé, donc c'est quand même des choses positives, Quimperlé, Lorient, la Bretagne. En 2010, il fait partie de l'Aïs Modem menée par monsieur Bruno Joncourt. il intègre l'équipe de campagne de François Bayrou, et au municipal de 2014, il se présente à Quimperler, il a été en 2017 investi par La République En Marche, et il se présente pour la seconde fois, il a été réélu deux fois, alors que durant le mouvement des Gilets jaunes, il réclamait l'instauration d'un référendum d'initiative citoyenne. Voilà un petit peu sa fiche, monsieur Erwan Balanon. Un parcours électique, très éclectique, sportif de haut niveau, accompagnant des artistes, on ne s'attend pas à un tel CV. Exactement, il est photographe et réalisateur. Bon, c'est vrai que c'est une discipline plutôt artistique et intérieure. Si on peut l'appeler. Alors, qu'est-ce qu'il a dit ? Il a dit qu'il était prêt à s'excuser, c'est ce que vous disiez. Exactement, il a fait un petit tweet en disant qu'il était prêt à présenter ses excuses à la fin de l'audition et que lui aussi attendait quand même des excuses sur le fait d'avoir été traité de voyou. Il n'a pas été traité de voyou. Aucune réaction pour le moment de la présidente de la... l'Assemblée Nationale, Yael Brown-Pivet, ce qui effectivement... En fait, tout ça crée quand même un climat. Voilà, c'est une atmosphère.
On est aujourd'hui une atmosphère, une ambiance, vous appelez ça comme vous voulez. C'est la France Insoumise qui insulte. C'est la députée qui explique à l'autre, je vais te régler. Tout ça crée un certain climat, une bordélisation. Oui, mais madame la présidente de l'Assemblée nationale n'a pas, je dirais, elle a contribué un peu à ce climat. Quand elle s'en était prise à Charles Lalonde en disant une commission d'enquête, il faut qu'il y ait quand même de la tenue. Elle s'en prenait directement au rapporteur. Donc ça libère.
comme ça je dirais... Elle en a été aussi la victime de la France Insoumise, elle en a pris plein la figure de la France Insoumise, Yael Brown Pivet. Et puis les institutions ne sont plus respectées. Où est-ce qu'il y a du respect maintenant ? Tout le monde s'insulte, c'est à celui qui va parler le dernier, etc. Et ça c'est à l'Assemblée Nationale et c'est partout. Bon, heureusement nous...
Nous donnons l'image, une conversation apaisée, et entre nous, et comme on pense la même chose, c'est plus pratique. Je fais un peu d'auto-dérision parce que je pense pas comme vous du tout, genre, évidemment. Il est 16h20. Bon, vous avez vu le temps de parole avec... J'ai l'impression que Jean-Luc est un sadist, tu sais. Avec M. Balanon. Que se passe-t-il M. Alexandre Omar ? Il me fait des grands signes.
C'est en cours. Nous vérifions les fichiers Excel. Ah bah écoutez ça c'est bien. Bon il est 16h20, on parle de Jean-Luc Mélenchon. Jean-Luc Mélenchon tient ce soir à Lyon un meeting de soutien à la candidate LFI au municipal. L'événement était prévu de longue date mais il prend une résonance particulière après la mort de Quentin, 23 ans, tué par l'extrême gauche. Ce matin j'entendais d'ailleurs avec Jean-Luc Bougeon. des Lyonnais que Jean-Luc a interrogé et qui exprimait leur désapprobation de la présence de monsieur Mélenchon sur place. Je crois que Jean-Luc est déjà avec nous. Il va être en ligne dans quelques instants. Il va être en ligne dans quelques instants. On pourra écouter d'ailleurs, je crois que c'était dans le journal de 6h ou 7h, c'est un Lyonnais qui était interrogé. Écoutez ce qu'a dit Manuel Valls sur Jean-Luc Mélenchon, c'était ce matin sur TF1.
Il fait campagne pour les siens et il va utiliser évidemment cette tribune pour, une fois de plus, provoquer, créer les conditions du choc frontal. Il ne rêve qu'une seule chose, c'est être au second tour de l'élection présidentielle face à Bardella ou à Le Pen pour créer les conditions à la fois de la confrontation mais aussi du chaos.
Marine Le Pen. Ce qui est intéressant avec la position de Manuel Valls, elle est également partagée par François Hollande, par Glucksmann, Raphaël Glucksmann. Bon, là, il n'y a pas d'ambiguïté. C'est la gauche républicaine. Ils sont minoritaires. Pourquoi vous dites ça ? Ils sont minoritaires au sein de la gauche. Aujourd'hui, ils sont minoritaires. Les électeurs, pourtant, lorsqu'on propose des sondages, ils souhaitent que les électeurs de gauche... On parle des élus, on parle des politiques qui se sont exprimées. Moi, j'ai beaucoup apprécié.
Depuis longtemps, d'ailleurs, dans les propos de Manuel Valls, et d'ailleurs il s'est... en minorité dans son propre camp, souvenez-vous. Alors François Hollande, ça c'est quand même un mystère. Est-ce qu'il ne va pas effectivement, je vous entends toujours parler de François Hollande en disant c'est le meilleur et tout. C'est le meilleur dans son camp, dans ce couloir de nage. Il est très habile, il a l'expérience. Manuel Valls c'est beaucoup plus compliqué maintenant pour lui. Mais ça reste quand même minoritaire. Il y a une ascendance qui a été prise sur la gauche plus radicale, celle de Jean-Luc Mélenchon.
sur le parti socialiste. Le parti socialiste, je vous le rappelez souvent aussi, il a fait 1,7%. Oui, mais Glucksmann a fait 14 aux européennes. Les européennes et les élections présidentielles n'ont strictement rien à voir. Rien à rien avoir avec rien, j'entends ça. Je suis d'accord. Une élection ne peut pas être comparée à une autre. Le score de Manon Aubry aux européennes et le score de Jean-Luc Mélenchon, vous avez 15 points de différence. J'entends ce que vous dites.
Le est-ce que, en France, il existe un courant de gauche républicaine, vous appelez ça comme vous voulez, social-démocratie, etc. Est-ce que ce courant existe encore ? Ça s'appelle le macronisme. Vous vous dites que ça s'appelle le macronisme. Avec un peu d'électeurs de LR, de centre-droit qui ont rejoint le bloc macronisme. Donc en fait, la question numéro 1, c'est...
avec la fin du macronisme. Est-ce que chacun rentre chez soi, donc les socialistes retournent, les sosdem, les sociodémocrates, retournent avec le candidat sociodémocrate, ou est-ce que... Qu'est-ce qu'il y a ?
Bah si c'est ça. Qu'est ce que vous me faites les gros yeux ? C'est que je dis de sosdem ? Les gros yeux, plus au moins vous parlez, je suis pas votre père. Sosdem, socio-démocrate. Les sosdem pensaient aux gens qui nous écoutent et ils entendent les sosdem. Je dis les sosdem et donc après je dis socio-démocrate. Oui, mais c'est pour ça que je vous ai pas interrompu. Non mais vous avez regardé avec un mépris extraordinaire quoi. C'est pas de mépris. Vous avez regardé même Guénet comme ça. Mais pas du tout. On dirait un film de Dauphinès. Vous avez tout de l'idée. C'est la fatigue, c'est un petit peu parano.
Il est irritable maintenant qu'il travaille. Et donc LR de l'autre. Ou au contraire, il y a quelqu'un qui réussit, ce qu'Emmanuel Macron a déjà réussi en 2017, à les réunir de nouveau. Un Edouard Philippe. Ah non, Edouard Philippe, vous ne le mettez pas avec François Hollande. Je me dis ça. Il le met plus à droite. Oui, je me dis ça, mais Edouard Philippe peut convaincre des sociodémocrates. Il n'arrive même pas à convaincre Léadré. Attendez, il y a un sondage qui le donne effectivement battu. De toute façon, s'il est battu au municipal, c'est la fin de ses ambitions présidentielles. C'est important visiblement dans ce sondage ? Non, c'est deux points. C'est la marge d'erreur. C'est pour ça d'ailleurs, on en parlera peut-être tout à l'heure, qu'il a déjà changé d'avis avec M. Bournazel et qu'il a fait demi-tour. Edouard Philippe avait dit quand il y a le RN, il faut voter M. Lecoq communiste. En fait, ils l'ont trop écouté parce que là, visiblement, M. Lecoq communiste va gagner le Havre. Il va voter pour lui. Il fera barrage à lui-même. C'est une triangulaire en fait. Le cas de figure, il perd. C'est-à-dire que le RN se maintient.
grâce au maintien du RN, le communiste peut l'emporter. Oui. Et donc Philippe, la candidature à l'Elysée. Quand effectivement tu donnes des leçons, quand tu vas à la fête de l'humanité, expliquer que tu voteras, quoi qu'il arrive, toujours PC contre RN et ça. Le RN se maintient et te fait battre. Exactement. Exactement, donc il a fait le barrage contre lui-même, c'est un nouveau concept. Il doit se revouvoir parce qu'à mon avis, avec cette déclaration, il a perdu à droite avec les LR, la droite classique, et il va peut-être perdre le Havre avec cette déclaration, qu'il avait faite à la fête de lui-même. Oui, vraiment, mais enfin bref. Jean-Luc Mélenchon, tiens donc ce soir à un meeting à Lyon, on a écouté Manuel Valls, et écoutons ce que disait Marine Le Pen ce matin sur le meeting de Jean-Luc Mélenchon, et après on va être avec Jean-Luc Bougeon.
Que Jean-Luc Mélenchon fasse campagne pour défendre ses idées, comme nous sommes des démocrates, nous sommes d'accord. Et personne ne l'empêchera de tenir un meeting. Après, s'il continue dans la politique du pire, il ira y tenir des propos qui sont des propos appelant à la violence, appelant au sectarisme, faisant la promotion.
des entraves au processus démocratique et il en assumera, je l'espère, électoralement et politiquement les conséquences. On va marquer une pause. Il y a quand même des voix qui s'élèvent contre Jean-Luc Mélenchon. François Ruffin et Marine Tondelier ont appelé à la démission du cofondateur de la jeune garde, Raphaël Arnaud. On va en parler après la pause puisque Wallis Gleize va être là et va nous rappeler les titres. A tout de suite.
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