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Et quand on parle de climat malsain, je découvre sur Twitter ce qu'a écrit Brigitte Boucher. Et vous la connaissez sans doute Brigitte parce qu'elle est présentatrice de la matinale week-end sur France Télévisions. Et puis elle est également sur France Info TV. Elle est présentatrice de la politique C'est clair et de l'interview politique du week-end. Ce sont peut-être des émissions que vous suivez. Et puis on a eu la chance de travailler avec elle. C'est une journaliste tout à fait remarquable. Et elle a écrit sur son compte Twitter, suite à mon interview de la députée Daniel Obono, « J'étais harcelé sur les réseaux sociaux, victime de menaces, pouvant s'apparenter à des menaces de mort sur mes enfants. Ces violences sont inacceptables et méritent d'être condamnées publiquement. J'ai porté plainte, Laurent Nunez, Gérald Darmanin. » Et je cite Elodie Huchard, que vous connaissez, qui travaille avec nous, et qui a écrit sur son compte à Brigitte Boucher, et qui a écrit les mots, et je pourrais les reprendre. à la virgule près, ces attaques sont inadmissibles et vont beaucoup trop loin, et ont eu la chance de travailler à ses côtés, je sais combien Brigitte est une journaliste rigoureuse, aucune famille ne doit être menacée de mort, parce que l'un de ses membres fait correctement son travail. Alors, c'est la France Insoumise, je trouve qu'il y a une forme d'indulgence, disons-le, de l'espace médiatique, les journalistes sont attaqués, les journalistes sont insultés, Madame Chiricou, hier, pardonnez-moi, Madame Chiricou, hier, a traité les journalistes de guignols, les a insultés, etc. De petits nazis. Exactement, donc évidemment il y a des conséquences, évidemment il y a des conséquences quand on parle comme ça, la brutalisation, la haine, le ressentiment, la rancœur, je vois que monsieur Guénèque ça le fait sourire, qu'est-ce qui vous fait sourire monsieur Guénèque ? Non, non, pas du tout. Bon, c'est parce que j'ai écorché le nom de madame Chiquirou. Parce que vous l'écorchez depuis plusieurs jours, je dois être dyslexique. Non, non, mais c'est pas très grave. On vous en veut pas. Oui, mais vous êtes moqueur. Mais non ! On va être avec Jean-Luc Bougeon dans une seconde, justement parce que Jean-Luc Mélenchon tient ce soir à Lyon. Ça va être très chaud, visiblement. Les antifas sont déjà dans la ville. Écoutez, ce matin, Jean-Luc a interrogé, ou ces dernières heures, il a interrogé des Lyonnais qui évoquaient ce meeting. Écoutons.
C'est vraiment indécent vis-à-vis de ce qui s'est passé. Par rapport à cette famille qui est d'une dignité. Il n'a rien à faire sur Lyon. Pour ma part, je trouve que c'est malvenu. Sa façon d'être, c'est de toujours narguer et de provoquer. De toute façon, c'est son attitude, la provocation. Il ferait mieux de se cacher. Il inverse tout. La victime, c'est la personne qui est morte, quelles que soient ses convictions. Moi, je trouve qu'il n'a rien à faire ici, à ce moment-là. Je ne suis pas persuadée que les parents de Quentin soient ravis de son arrivée. Vous voyez bien que Lyon est sous tension en ce moment. J'ai peur que ça enflamme encore la ville. Je trouve qu'il y a assez de dé...
dégâts et assez de violence à Lyon. Ça va finir en émeute. Je pense que ça va partir en cacahuète, sérieusement. Les gens l'ont marre, en fait. C'est un manque de respect. C'est-à-dire de mettre de l'huile sur le feu, clairement. Jean-Luc Bougeon est avec nous. Il était également ce matin. On a commencé l'émission sur Europe 1 sur CNews avec lui. Bonjour Jean-Luc, rebonjour. Bonjour Pascal, rebonjour. Est-ce qu'il fait beau à Lyon ? Est-ce qu'il y a un peu de soleil ? Est-ce qu'il fait doux ? 20 degrés à peu près. Est-ce qu'en revanche, le climat vous paraît ce soir tendu ?
En tout cas, oui, ça risque d'être assez chaud. Enfin, on espère que ça ne sera pas trop chaud. Mais effectivement, il y a quand même, on sent une sorte d'agitation et de tension qui va s'installer sans doute dans les heures qui viennent. Parce qu'il y a ce meeting de Jean-Luc Mélenchon à la Bourse du Travail. Alors, meeting, il faut le dire, qui était prévu de longue date. Il vient soutenir Anaïs Belois-Sachérifi, qui est la candidate, elle est fille à la mairie de Lyon, qui est actuellement crédité de 9% des voix. Donc, elle ne passera pas, mais en tout cas, elle fait une campagne assez... enfin en tout cas qu'on remarque, et donc Jean-Luc Mélenchon avait prévu depuis longtemps de venir la soutenir. On peut se dire que dans ces conditions-là, il aurait pu renoncer à sa visite, mais évidemment non, évidemment non, quand on le connaît, quand on entend ses déclarations depuis une quinzaine de jours. Donc il va venir, on ne sait pas quelle va être la teneur de ses déclarations, est-ce qu'il va être un peu plus modéré ? On n'en prend pas le chemin, mais on n'en sait rien. Et la préfecture, vu le contexte explosif, vu que ça fait pile deux semaines que Quentin Deranc a été lynché ici à Lyon, la préfecture prend ses précautions, elle va déployer une compagnie de CRS dans la ville, elle va déployer pas mal d'effectifs de policiers dans les transports en commun et aux abords de cette bourse de travail, parce qu'on est à deux pas d'une station de métro qui débouche sur cette bourse du travail, et donc il y a des militants qui peuvent arriver, des antifas, pourquoi pas des militants d'extrême droite, ils n'ont pas pu... se rencontrer et s'affronter on va dire samedi en marche de la marche en hommage à Quentin et parce qu'il y avait là aussi un gros dispositif policier là c'est un peu moins fort c'est clair mais c'est un peu moins important je veux dire mais peut-être que certains veulent jouer le deuxième round on n'est pas à l'abri de ça donc évidemment dispositif policier très important ce soir et puis ça dépendra aussi des déclarations de Jean-Luc Mélenchon pendant ce meeting. Est-ce qu'il y a d'autres figures de la France insoumise qui seront présentes ce soir ? Alors il y a notamment le député de Villeurbanne qui s'appelle Gabriel Amard, qui est le gendre de Jean-Luc Mélenchon, qui sera présent mais comme local, régional de l'étape. Mais autrement il n'y a pas de figure nationale qui sera avec lui. Combien de personnes c'est dans la bourse du travail m'avez-vous dit ? Oui, je pense que c'est peut-être un millier de personnes, peut-être davantage. C'est à 20h ? Je ne connais pas exactement la... Alors, le meeting commence à 19h30, donc on aura un premier intervenant. Ensuite, on aura Anaïs Belois-Sacherifi, je pense, vers 20h. Et Jean-Luc Mélenchon, peut-être vers 20h30, 21h. Il prendra la parole à ce moment-là, en dernier, en guest star, on va dire.
Et je me demandais, moi, comment il arrivait à Lyon, d'ailleurs. Je ne sais pas s'il arrivait en TGV, s'il arrivait en avion, s'il arrivait en voiture. Ah, je n'ai pas d'info à ce niveau-là, je pense au train. Mais ça m'intéressait de savoir également, est-ce qu'il reste après ? Est-ce qu'il dîne dans la ville ? Est-ce qu'il dort à Lyon ? Est-ce qu'il revient ? Toute cette espèce de la sécurité de Jean-Luc Mélenchon m'intéressait de savoir, parce qu'aujourd'hui, forcément, lorsqu'on est un leader comme lui, on est peut-être aussi, bien sûr, attendu par... des supporters, mais pas que ses supporters. Donc toutes ces questions, je me demandais par exemple s'il était déjà dans la ville à l'heure à laquelle nous parlons, ou s'il est en train de se déplacer, comment se déplacer. Et je me demandais aussi s'il avait une protection des policiers.
Les policiers, vous savez qu'il malmène en permanence, et j'imagine qu'il est sous protection, Jean-Luc Mélenchon. Donc c'est aussi un des paradoxes, parce qu'il dit la police tue, mais il est bien content peut-être d'avoir des policiers avec lui. Je ne sais pas s'il bénéficie d'une protection policière, je sais simplement, je ne sais pas s'il est déjà en ville, s'il va rester ensuite, s'il va aller dîner dans un bouchon, je ne sais pas. Il faudrait que je pose la question. En tout cas, je sais que le service de sécurité du meeting a été renforcé. Ils ont d'habitude un service d'ordre interne. Mais ce n'est peut-être pas la jeune garde ce soir. C'est clair. Ils ont aussi, il faut appeler une société de sécurité privée, je crois que les effectifs ont été renforcés ce soir. Donc voilà, on prend ces précautions aussi. En tout cas, si c'est pas par la jeune garde, c'est peut-être aussi un petit... C'est un constat aussi, peut-être, qu'on n'a pas complètement tort de penser que tout ça est lié. Si jamais il renonçait, parce qu'il s'est toujours servi du service d'ordre dans cette petite jeune garde.
En tout cas, ça ressemble à... – Georges Fenech, il connaît bien la ville de Lyon. – Oui, je connais la Bourse du Travail, ça va être compliqué ce meeting, et à mon avis, ça va être chaud, comme a dit Gauthier. Je pense que, moi, ça me fait penser à une espèce de retour sur les lieux du crime, quoi. Je ne dis pas que M. Mélenchon est l'auteur, mais il a une telle responsabilité morale dans ce qui s'est passé, que ça s'assimile un peu une provocation. – Ça l'est pour moi, évidemment, c'est une indécence. – En fait, on a le sentiment que ce crime est passé en pertes et profits. – Et surtout, ne s'agissait-il pas d'un...
d'un antisémite, de quoi on se plaint en réalité. C'est absolument insupportable, et pour la famille, et pour les lieux. Et surtout la candidate, c'est-à-dire que c'est pas n'importe qui cette candidate. Anaïs Belloussa, chérifique et députée à l'heure 11 pas, elle a été vue au sein de l'Assemblée nationale avec un t-shirt de la jeune garde. D'accord ? Elle est proche de la jeune garde, elle est proche de Raphaël Arnaud, qui avant d'être parachuté à Avignon, sévissait évidemment. à Lyon, avec sa milice d'extrême-gauche. Et il y a vraiment une indécence à revenir deux jours après les funérailles de Quentin, à Lyon, effectivement, au moment où les antifas vont se déchaîner, à mon avis, ce soir, dans la ville, puisqu'on me rapporte déjà leur présence en masse, donc ça risque d'être très chaud. Quand vous entendiez cette lyonnaise qui disait que ça peut se terminer en émeute, c'est une provocation supplémentaire. Moi, je pense comme Gauthier et comme Georges, je pense que c'est une mécanique bien huilée.
et qu'il cherche à travers sa présence une confrontation directe qui légitimerait sa victimisation dans cette histoire et qui légitimerait son narratif, encore une fois, de persécuté et de martyr de l'extrême droite. Je pense qu'il le cherche réellement. C'est possible. Il est 16h41. On marque une pause et j'interrogerai Jean-Luc pour terminer sur les informations que vous avez peut-être entendues d'Europe 1 ce matin dans la bouche de William Molinier puisque d'après l'affaire du scooter, effectivement, ce véhicule aurait été aperçu à plusieurs repères.
près de la scène de crime. Une nouvelle piste pour les enquêteurs. Une enquête a été ouverte au parquet de Paris pour reconstitution de ligue dissoute. Mais peu après la mort du jeune homme, une victime impliquée dans la bagarre a été entendue par les policiers. Elle a, selon une source proche de l'enquête, évoqué ce scooter suspect. Elle en a même donné précisément la plaque. Ceux qui pourraient entraîner une requalification.
de l'homicide volontaire, en assassinat, puisque le scooter, c'est l'après-méditation. Bien sûr. Assassinat. 16h40, à tout de suite. Vous écoutez Pascal Proulx et vous, notamment à Lyon, sur le 104.6, et retrouvez l'ensemble de nos fréquences sur le site europe1.fr. Dans un instant, retour de Pascal Proulx.
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