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sur une violation de droit ou de privilège et nous en sommes... Oui, je reconnais le leader de l 'opposition officielle. Je vous écoute.
Merci beaucoup, madame la présidente. Très brièvement, question de directive. Nous remercions le cabinet du leader qui nous informe lorsque des ministres sont absents. Aujourd 'hui, par contre, madame la présidente, huit ministres sur 26 sont absents. C 'est un tiers du cabinet. Nous avons un exercice excessivement important en période de questions de réédition de comptes. On sait qu 'un ministre peut remplacer un autre ministre pour répondre. On est parfaitement au courant de ça. Mais on vous demande, question de directive, Mme la Présidente, que le message soit lancé et que les ministres soient présents durant la période de questions pour répondre à cet exercice de reddition de comptes. 8 sur 26, c 'est beaucoup.
Par acquis d 'équité, je vais vous écouter. Ensuite, je me prononcerai, monsieur le leader du gouvernement, brièvement.
Madame la Présidente, le gouvernement peut répondre à la paire des questions par le ministre de son choix, et c 'est ce que nous faisons. Et soyez -en certaine, Madame la Présidente, nous aurons des réponses à toutes les questions des collègues de cette Chambre. Cela étant dit, je suis en accord avec le leader de
l
'opposition officielle. Les ministres doivent être à la paire des questions.
Alors, vous allez me permettre ici, article 32. ici me permettre, puisque vous m 'avez posé une question de directive, je vais y répondre et je vous demanderai le silence comme le requin de notre article 32. Donc, si nous nous dirigeons à l 'article 189 de notre propre règlement, je vais vous rappeler quelques règles de notre propre règlement. L 'article 189 prévoit qu 'un ministre peut toujours agir au nom d 'un autre ministre. Il arrive d 'ailleurs fréquemment que des ministres soient remplacés par d 'autres ministres lors de travaux parlementaires, incluant la période des questions et de réponses orales. La présidence a déjà rappelé qu 'aucun article du règlement ne rend obligatoire la présence d 'un ministre lors d 'un débat portant sur une étape. de l 'étude d 'un projet de loi et il en est de même pour la période des questions. Ce choix appartient à l 'exécutif et comme la présidence l 'a déjà affirmé dans d 'autres contextes, il est cependant souhaitable pour le bon déroulement des travaux parlementaires que les ministres soient présents, comme le soulignait M. le leader du gouvernement. Il n 'appartient toutefois pas à la présidence. d 'intervenir en cette matière pour le moment. Je vous réfère aux articles de notre règlement. Cela dit, c 'est la réponse à cette question de directive. Nous en sommes maintenant rendus à la période de questions et de réponses orales. Pour ce faire, je cède la parole en question principale au chef de l 'opposition officielle.
Madame la Présidente,
ça
fait des années que le gouvernement de la CAQ est interpellé par l 'industrie forestière, par les coopératives forestières, par les entrepreneurs en travaux silvicoles, par les municipalités, sans succès. Ça fait des mois que tout le monde ici est au courant que les politiques de Donald Trump vont avoir un impact monstre sur l 'industrie forestière. Le gouvernement lui -même disait il y a deux ans... que ça pressait, que c 'était une question de survie des régions. Et pourtant, ils n 'ont rien fait, ils sont restés assis sur leurs mains. Conséquence, des usines fermes... Des travailleurs perdent leur emploi, ceux qui restent sont dans l 'incertitude, des villages au complet se retrouvent dévitalisés, des chaînes économiques de régions entières sont bouleversées. Mais pour le gouvernement, Madame la Présidente, on dirait que c 'est un moment comme un autre. Hier, cinq grandes organisations qui représentent le secteur économique forestier ont lancé un cri du cœur, un vrai cri du cœur, au gouvernement de la CAQ. Le gouvernement pense peut -être qu 'il ne leur reste pas assez de temps d 'ici à l 'élection pour faire quelque chose. Mais ce temps -là, il va être terriblement long pour tous les travailleurs de la forêt qui vivent dans l 'incertitude en ce moment. Alors, question bien simple. Ils ont entendu hier le cri du cœur de l 'industrie forestière, de ces travailleurs. Qu 'est -ce qu 'ils vont faire?
Le ministre de l 'Environnement, de la lutte au changement climatique.
Madame la Présidente, la question est certainement importante et on est pleinement conscient des difficultés que traverse l 'industrie. La pression qui nous vient des États -Unis, elle est réelle. On parle de tarifs significatifs, de plusieurs dizaines de points de pourcentage, avec des conséquences directes pour nos régions, avec des conséquences directes pour nos travailleurs. Donc là -dessus, le constat est partagé. Là où je ne suis pas d 'accord, c 'est lorsqu 'on dit que le gouvernement n 'a rien fait. Depuis 2023, on ne remonte pas des décennies, depuis 2023, ce sont plus de 2 ,2 milliards de dollars qui ont été investis en aide à l 'industrie forestière.
Si
on regarde depuis le budget de 2023, autant 23, 24, 128 millions. Pour augmenter le niveau d 'investissement dans les travaux sylvicoles, 469 millions de dollars pour la mise à jour économique de l 'automne 2023, 527 millions de dollars dans le budget 24 -25, notamment pour accroître les investissements sylvicoles toujours dans la forêt publique. Donc, dans les faits, on parle d 'investissements majeurs.
Et
dans le dernier budget…
Première complémentaire.
Madame la Présidente, ils disent qu 'ils sont conscients des défis. Tout le monde au Québec est conscient des défis de cette industrie -là. Mais ce qu 'ils veulent, c 'est du leadership de la part du gouvernement. Je les cite, Madame la Présidente. Les familles de la forêt vivent dans l 'incertitude la plus totale. Elles ne savent plus comment subvenir à leurs besoins. Elles n 'ont plus personne vers qui se tourner. Et le système censé les protéger les a abandonnés. Quand elles disent qu 'elles se sentent abandonnées, elles parlent du gouvernement de la CAQ. Voulez -vous bien me dire, Mme la présidente, est -ce que ces gens -là pensent vraiment que le gouvernement mérite des félicitations? La
réponse... du ministre de l 'Environnement et de la lutte contre les changements climatiques.
Naturellement, l 'industrie est durement frappée par les tarifs. On en est tous conscients, mais l 'industrie fait face à des défis importants depuis plusieurs années. Depuis plusieurs années, il y a des attaques qui viennent au niveau commercial des États -Unis. On se souvient des contestations devant les tribunaux qui ont perduré pendant des années. des défis de modernisation, aussi des défis de transformation. Donc, ce n 'est pas nouveau. Et c 'est la raison pour laquelle, depuis 2023, entre autres, ce sont des investissements importants qui ont été faits. Je voulais dire à la réponse précédente, dans le dernier budget, il y a aussi des ajouts significatifs qui ont été faits. On parle de 365 millions de dollars supplémentaires qui ont été confirmés.
Deuxième complémentaire.
Madame la Présidente, il nous parle de 2023. Ça fait depuis 2018 qu 'il propose un nouveau régime forestier. Ça fait depuis 2018 qu 'il promet ça. Puis à partir du moment où la députée maintenant conservatrice de Rimouski a fait déraper la réforme du régime forestier, le gouvernement a choisi de rester assis sur les mains et on dit « on ne s 'en mêle plus de ça ». Quitte à, comme le premier ministre le disait, perdent 30 000 emplois. C 'est la définition même d 'un gouvernement défaitiste qui a abandonné ces régions.
La réponse du ministre des Finances.
Oui, madame la présidente. Alors, c 'est certain que la situation est extrêmement difficile et il n 'y a rien que nous puissions faire qui va remplacer l 'accès au plus grand consommateur au monde, le consommateur américain. Alors, il y a une révision de l 'accord. de libre -échange Canada -États -Unis -Mexique en juillet 2026.
C
'est très important que ces tarifs -là baissent. En attendant, on réduit les droits de coupe, on élimine la réglementation, on encourage les travaux aussi de Bicol, puis on a donné un congé de taxes et masses salariales. Alors, on fait des interventions, mais c 'est certain que c 'est la révision de l 'accord qui est clé.
Troisième complémentaire.
Madame la Présidente, le ministre commence sa réponse en disant qu
'il
n
'y a
rien qu 'on peut faire. On n 'est pas d 'accord. Ils viennent d 'annoncer trois années supplémentaires de coupures pour les entreprises sylvicoles. Ils ont abandonné des centaines de milliers d 'hectares de plantation. Ils ont abandonné la réforme du régime forestier. Puis ils sont près de l 'aveu du premier ministre à abandonner 30 000 emplois encore. Ça tue l 'air d 'un gouvernement qui fait de la forêt, qui fait des travailleurs de la forêt, qui fait des régions forestières. Une priorité, ça?
La réponse du ministre de l 'Environnement et de la lutte contre les changements climatiques.
Je reviens sur les investissements, madame la présidente. 2 ,2 milliards de dollars depuis 2023 uniquement. Je le mentionnais, la situation n 'est pas nouvelle. Lorsqu 'ils étaient eux -mêmes au gouvernement, jamais ils ne se sont rapprochés d 'investissements de cette hauteur -là. Et si les oppositions suivent un petit peu, il y a le projet de loi 11 aussi qui apporte un certain nombre de réponses. qui confirme notre aide au niveau de
l
'industrie forestière. L 'abolition de la rente annuelle, l 'abolition du PMMB, l 'abolition des enchères, la tarification plus compétitive par rapport à l 'Ontario. Donc, ce sont toutes des mesures concrètes qui, dans un projet de loi qui est récent
et
qui donnent suite à cette nouvelle conjoncture.
En question principale, je reconnais maintenant le député de Néligan.
Madame la présidente, au Centre hospitalier affilié universitaire régional de Trois -Rivières, des chirurgies sont annulées. Pas par choix médical, mais faute de personnel. Madame la présidente, des patients attendent depuis des mois, parfois dans la douleur. Ce n 'est pas uniquement des chiffres. mais des patients qui souffrent en silence. Parfois, ce sont des membres de nos familles. Parfois, ce sont des voisins. Parfois, ce sont des citoyens qu 'on représente fièrement. Madame la présidente, comment ce gouvernement caquiste, après huit ans au pouvoir, peut expliquer aux Québécois que sous leur régime, la liste d 'attente en chirurgie a explosé et ceux qui attendent dans le silence et dans la souffrance... Depuis plus d 'un an, la liste explose. Ma question à Mme la ministre, est -ce qu 'il est fier de son bilan en matière d 'attente en chirurgie?
La
réponse de la ministre de la Santé. Madame la présidente, trop de Québécois et Québécoises attendent trop longtemps pour obtenir une chirurgie. J 'en suis tout à fait consciente. Toutefois, il faut regarder les améliorations qui ont été faites dans notre réseau, notamment depuis les trois dernières années. On a diminué, Madame la Présidente, de 70 % notre liste d 'attente en chirurgie depuis plus d 'un an, et ça depuis 2022. Nous avions 22 000 personnes au sortir de la pandémie qui étaient en attente d 'une chirurgie. Aujourd 'hui, Madame la Présidente, nous sommes à 4000 personnes qui sont en attente d 'une chirurgie. C 'est le chiffre le plus bas depuis le début de la pandémie. On continue, Madame la Présidente, à faire en sorte d 'améliorer notre système de santé, notamment au niveau des différents blocs opératoires au Québec. Et j 'aimerais rassurer la population. Présentement, Madame la Présidente, il y a 426 salles d 'opération qui sont disponibles et en fonction. Ça représente environ 85 % de notre capacité de tous les centres hospitaliers. Santé Québec travaille actuellement à réouvrir 79 salles supplémentaires. Première
complémentaire.
Madame la Présidente, ils se sont donné une cible au 31 décembre 2024 pour la Mauricie, le centre du Québec. 36. Ça, c 'est votre résultat. Aujourd 'hui, 236 patients attendent leur chirurgie depuis plus d 'un an. En Mauricie, au centre du Québec. La question, Madame la ministre. Est -elle fière aujourd 'hui d 'annoncer aux gens de la Mauricie qu 'ils doivent malheureusement encore une fois attendre?
La réponse de la ministre. Madame la Présidente, on continue de faire le travail qu 'on doit faire pour améliorer l 'accès à la chirurgie au Québec. Alors, il faut regarder le travail qui a été accompli au cours des trois dernières années. C 'est plutôt encourageant. On a réussi à réduire considérablement nos listes d 'attente et à freiner l 'exode des infirmières du public vers le privé, Madame la Présidente. On a aussi réussi, Mme la Présidente, à capter du personnel qui était parti dans le privé pour revenir dans le public. Alors, il faut se réjouir de ça, Mme la Présidente. Santé Québec, comme je le disais tantôt, est en train de faire un plan pour réouvrir plus de 80 salles d 'opération au Québec, Mme la Présidente. Deuxième complémentaire.
Mme la Présidente, j 'invite la ministre à sortir des liens rédigés par Santé Québec. Je lui parle d 'une souffrance. Aujourd 'hui, il veut me parler des chiffres. 4 000 personnes en attente, on date d 'aujourd 'hui 31 mars 2026. 31 mars 2025, 2300. Madame la Présidente, c 'est le double. À la place de la ministre, je serai gêné aujourd 'hui. Gêné de rompre une promesse. Gêné de ne pas soulager les patients qui sont en attente d 'une chirurgie. Va -t -elle agir aujourd 'hui?
La réponse de la ministre. Madame la Présidente. Aujourd 'hui, je souhaite qu 'on parle des améliorations dans notre système de santé. Bien oui, il y a des personnes qui attendent. Vous avez tout à fait raison et je l 'ai mentionné d 'entrée de jeu lors de ma première réponse qu 'il y avait encore trop de Québécois -Québécoises qui attendaient pour une chirurgie. Et ce que je vous dis, Mme la Présidente, c 'est qu 'on y travaille. On a hérité d 'un réseau de la santé qui était complètement démoli, Mme la Présidente. Et nous sommes en train, Mme la Présidente,
nous
sommes en train de renforcer notre système de santé. Nous sommes à la bonne place et nous allons continuer de mettre l 'accent pour améliorer les listes d 'attente en chirurgie, Mme la Présidente, pour les Québécois, Québécois. Question principale.
Je reconnais maintenant la députée des milieux. Merci, Mme la Présidente. Alors, ce matin, la presse nous rappelle un constat désastreux que nous avons relevé ici à maintes reprises. La vétucité des infrastructures en eau au Québec est en train de freiner directement la construction de logements. Aujourd 'hui, au Québec, des municipalités refusent ou retardent des projets résidentiels, non pas par manque de volonté, mais parce que leur réseau d 'égout et d 'aqueduc ne sont tout simplement incapables de soutenir les nouveaux développements. On parle ici d 'un problème structurel majeur, Madame la Présidente. Et selon plusieurs experts, le déficit de maintien des actifs en eau, qui se chiffrait en 2023 à 45 milliards, il atteindra 100 milliards d 'ici cinq ans si rien n 'est fait. 100 milliards, Madame la Présidente. Alors, comment le gouvernement peut -il prétendre s 'attaquer à la crise du logement alors qu 'il laisse les infrastructures en eau se détériorer au point de bloquer des projets de logement partout au Québec? La
réponse de la ministre des Affaires municipales.
Oui, merci, madame la présidente. Très heureuse d 'avoir cette question parce que ça me donne l 'occasion de revenir sur un sujet qui est effectivement fondamental, la désuétude chronique des infrastructures au Québec. Il faut rappeler, madame la présidente, que nous sommes au gouvernement depuis 2018. Il n
'y a
personne qui va penser que les ponts, les routes, les écoles, les CHSLD, les CPE, etc., sont devenus désuétes en six ans. En huit ans, plutôt. Donc, c 'est le fruit de décennies de négligence dans le maintien de nos actifs. Je le disais quand j 'étais au transport et je le maintiens ici aux affaires municipales. Cela étant dit, Mme la Présidente, nous avons pris nos responsabilités à notre arrivée en 2018. Je vous brandis un de mes fameux tableaux. Je n 'avais pas eu l 'occasion de le faire depuis un bout de temps. Vous voyez, ça, c 'est les transferts aux municipalités. Ça, c 'est les transferts aux municipalités, les sommes transférées aux municipalités. On voit bien que les colonnes ici, c 'est les colonnes de notre gouvernement. Alors, je pense que tout le monde voit bien la nette différence entre le montant des transferts aux municipalités sous notre gouvernement versus les gouvernements précédents, que ce soit le Parti libéral ou le Parti québécois. À cela s 'ajoute le fameux PQI, le Plan québécois des infrastructures, qu 'on dépose à chaque année en même temps que le budget. On l 'a fait il y a deux semaines, deux semaines, deux, trois semaines. Et grâce à la générosité sobre et contrôlée de mon collègue... celui des infrastructures, on a un PQI qu 'on a ramené au même niveau. Première,
complémentaire. Les municipalités n 'ont pas les moyens de moderniser leurs réseaux de terrain et les projets de logements saines. Oui, le PQI, il a augmenté depuis 2018, mais pas au rythme de l 'inflation liée au coût de construction. En plus, l 'argent... bien, il dort dedans. Il ne sort pas.
Et
les besoins, bien, eux, ils explosent. Alors, est -ce que le gouvernement peut reconnaître que derrière les chiffres, bien, le PQI, malheureusement, n 'est pas à la hauteur? Il freine directement la construction de logements partout au Québec? La
réponse de la ministre. Madame la Présidente, est -ce que ma collègue libérale reconnaît que les plus petites colonnes de ce tableau -là sont rouges? Rouge, c 'est le Parti libéral. Je dirais ça en introduction à cette deuxième réponse. Et je vais ajouter en complément du PQI à 7 ,3 milliards pour les infrastructures municipales et sur le 7 ,3 milliards, 4 ,7 milliards pour les infrastructures d 'eau. Madame la Présidente, que ce soit pour améliorer celles qui sont désuètes ou pour en créer des nouvelles dans des endroits où, par exemple, on freine un développement résidentiel parce qu 'il n
'y a
pas d 'infrastructures d 'eau. Et en plus, Madame la Présidente, j 'annonçais en janvier dernier la signature d 'une entente avec le Fédéral, le Fonds canadien d 'infrastructures lié au logement, qui va nous permettre de décaisser sur 10 ans 955 millions de dollars, près d 'un milliard de dollars pour des infrastructures d 'eau, Madame la Présidente. C 'est des sommes inédites. Deuxième
complémentaire. Pourquoi les municipalités font -elles des moratoires, Madame la Présidente? C 'est parce que l 'argent n 'est pas là. Et la réalité, c 'est parce que les infrastructures, justement, en eau ne suivent pas. Bien, la PCHQ, elle est claire. Ce sont 36 000 logements qui, actuellement, ne peuvent pas être construits parce que le gouvernement n 'est pas au rendez -vous. Et les municipalités, bien, elles, elles sont coincées. Alors, résultat, bien, le déficit de logements se creuse année après année. Et malheureusement, je dois dire que c 'est la CAQ qui en a l 'entière responsabilité. La réponse
de la ministre. Madame la présidente, est -ce que ma collègue insinue sérieusement que les conduites d 'eau au Québec sont devenues désuètes en huit ans? Puis qu 'en 2018, tout allait bien? et qu 'en 2026, on a des problèmes de conduite d 'eau. Ça n 'a aucun bon sens, Mme la Présidente. La réalité, c 'est qu 'ils ont préféré pelleter par en avant l 'entretien des infrastructures. On le levait avec le pont de l 'Élot -Tourte combien de fois... Ah non, elle est rendue ici. Combien de fois la collègue de Vaudreuil nous a questionné sur le pont de
l
'Élot -Tourte? J 'ai dit, vous avez été là 15 ans, vous ne vous en êtes pas occupé, puis on a été poigné pour le fermer en urgence puis le refaire à 2 ,3 milliards. C 'est la même chose avec les conduites d
'eau,
Mme la Présidente. Elle me dit, il y a des endroits où on ne peut pas faire de développement résidentiel, il
y a
des moratoires. Bien, je viens moi -même lui donner En
question principale, je reconnais maintenant la députée de Westmore Saint -Louis.
Madame la présidente, alors nous sommes à quelques jours de vote et un projet de loi qui vise à améliorer le sentiment de sécurité et la sécurité de la population. Une autre réalité frappe, c 'est les coupures à la sécurité du Québec. Pendant qu 'on débat ici dans la région du lac Saint -Jean... se mobilise pour garder ses policiers, parce que la SQ s 'apprête à couper cinq policiers. Ça, ça veut dire moins de patrouille, des délais plus longs pour des interventions et une population plus à risque. Tout le monde sait ça. Même son collègue, le député caquis du Saint -Jean, a dit le 10 mars, « Nous, on a une particularité. On a un territoire, un grand territoire dont il faut en tenir compte. » Madame la Présidente, si la SQ doit couper, c 'est parce que le ministre l 'a demandé. Est -ce que le ministre va s 'entêter à maintenir les coupures qui vont affecter directement les services ou est -ce qu 'il va faire la chose le plus acceptable et nécessaire et reculer?
La réponse
de la ministre des Affaires municipales. Oui, merci, Mme la Présidente. C 'est l 'occasion de me lever à nouveau, évidemment, en ma qualité de remplaçante de mon estimé collègue de la sécurité publique, mais aussi en ma qualité d 'ex -ministre de la sécurité publique, Mme la Présidente, tout à fait en mesure de témoigner. D 'ailleurs, j 'ai travaillé avec ma collègue que j 'aime beaucoup, de Westmont -Saint -Louis, entre autres, sur divers projets de loi. Et c 'est l 'occasion de rappeler tout ce qu 'on a fait en sécurité publique, Mme la Présidente. D 'abord, la gestion des ressources humaines de la Sûreté du Québec relève de la Sûreté du Québec. Je pense que tout le monde va comprendre. convenir que ce n
'est
pas le gouvernement qui s 'ingère dans la gestion quotidienne des ressources humaines de la Sûreté du Québec. Les budgets en sécurité publique sont là. On a investi comme jamais depuis 2018 en sécurité publique. Et je suis très fière de le dire. J 'ai lancé à mon époque l 'Escouade Centaure pour laquelle on remet des sommes pour combattre la lutte contre... pour combattre la criminalité et la lutte contre les armes à feu. Des sommes pour l 'exploitation sexuelle. Un dossier qu 'on a travaillé de manière transpartisane avec le député de Vachon, avec la députée... des plaines avec des collègues de l 'opposition. On a mis des sommes pour poursuivre la lutte contre l 'exploitation sexuelle. Plus d 'un milliard en lutte contre la violence qui est faite aux femmes, dont évidemment les bracelets anti -rapprochement. Alors, Madame la Présidente, on est loin d 'être gênés de notre bilan en sécurité publique. Première complémentaire.
Madame la Présidente, la SQ coûte 60 millions à la demande de la CAQ. Alors, on a autre exemple. Aujourd 'hui, le 31 mars, c
'est
la fin du financement du projet sergent -détective -coordinateur en matière de violence conjugale, un programme qui a vraiment fait ses preuves. Le Québec traverse une hausse importante des cas de violence conjugale et la CAQ, eux, il met à risque ce programme. Alors, comment est -ce que la ministre va justifier ça et est -ce qu 'elle peut raisonner avec son collègue et ses collègues au sein de leur caucus pour annuler?
La réponse de la ministre. Oui, bien, Mme la Présidente, je le disais, les budgets, ils sont au rendez -vous. La gestion interne de la Sûreté du Québec relève de la Sûreté du Québec. La collègue le sait très bien. Si on se levait ici pour commencer à dire qu 'on va décider à la place des... Et d 'ailleurs... On a nommé pour la première fois aux deux tiers de l 'Assemblée nationale la dirigeante de la Sûreté du Québec ensemble grâce au tout premier projet de loi qu 'on a fait adopter ici en 2018 sur la nomination aux deux tiers de la directrice générale de la Sûreté du Québec. Alors,
il
y a des gens qui sont en place pour faire cette gestion -là. Ce n 'est pas au gouvernement, à un ministre ou à un député de venir s 'ingérer dans cette gestion -là. Mais plus largement, Mme la Présidente, les budgets y sont au rendez -vous. La sécurité a été nommée parmi les quatre grandes priorités du premier ministre. du dernier remaniement ministériel et les axes... Deuxième
complémentaire. Madame la Présidente,
c
'est la CAQ qui a demandé ces coupures de 60 millions de dollars. Et vendredi, Radio -Canada nous apprenait qu 'au moins une dizaine de policiers de l 'État -majeur à la SQ envisagent de quitter le lendemain du budget. Et le ministre ne voit aucun lien entre ces départs et le budget. Pourtant, ce n
'est
pas un hasard. C 'est un signal. Le titre de l 'article, une vague de départs de dirigeants guette à la Sûreté du Québec. L 'ASQ, on leur demande de faire plus avec moins, mais le gouvernement, c 'est à eux. La
réponse de la ministre. Oui, bien alors, Madame la Présidente, effectivement, les gens doivent respecter des budgets. Chaque ministère a ses budgets. Si vous me demandez, moi, est -ce que j 'aimerais ça pouvoir dépenser à l 'infini, je pense que tout le monde ici répondrait oui, mais la réalité, c 'est que ça nous prend des cibles budgétaires, puis il faut les respecter. Et ça, ça vaut pour toutes les organisations du gouvernement. Cela étant dit, et je le maintiens, il y a des gens à la Sûreté du Québec qui font cette gestion -là, qui, comme nous chacun à nos échelles, on doit respecter nos cibles budgétaires. prendre des décisions en conséquence, mais ça ne compromet en rien la sécurité des Québécois. On investit comme jamais dans la lutte contre les armes à feu, dans la lutte contre la violence qui est fiée aux femmes, dans la lutte contre l 'exploitation sexuelle des mineurs, Madame la Présidente. Je vous donne ces exemples -là, mais je pourrais en nommer d 'autres si j 'avais plus de temps. Alors, on investit comme jamais pour la sécurité. En question principale,
je reconnais maintenant le député de Jean Lesage.
Merci, Mme la Présidente. Les locataires québécois payent 64 % plus cher leur loyer depuis 2018, depuis l 'élection de la CAQ. Combien d 'argent ça coûte de plus par année, ça, Mme la Présidente? C 'est 5 700 $ de moins dans les poches des Québécoises et des Québécois qui sont locataires. La CAQ a appauvri la classe moyenne et les classes populaires. Ils ont laissé faire le marché et aggraver la crise du logement. Au débat à la chefferie caquiste en fin de semaine, Personne n 'a parlé des locataires. En matière d 'indifférence caquiste, c 'est la continuité parfaite. Nous, à Québec solidaire, on a présenté hier un plan ambitieux pour régler la crise du logement. Parce que ça fait des années que le gouvernement ne fait rien. La CAQ, qu 'est -ce qu 'elle a à proposer pour les 40 % de Québécoises et Québécois qui sont locataires?
La réponse. de la ministre responsable de l 'habitation.
On est présentement en étude du projet de loi 20, ici, en commission parlementaire. Les groupes défilent encore aujourd 'hui et tout l 'après -midi, Madame la Présidente, au sujet du projet de loi 20. En ce qui a trait au tribunal administratif du logement, QS demande d 'avoir des plaintes qui sont anonymes, protéger les locataires. On agit bien avant pour que le tribunal administratif du logement soit encore plus efficace et à travers le projet de loi 20, on souhaite, Madame la Présidente, donner encore plus de mordants au tribunal administratif du logement. Beaucoup trop le genre, malheureusement, puis c 'est un stress de se ramasser devant un tribunal. peu importe de quel type de tribunal il s 'agisse. On veut, avec un médiateur, Mme la Présidente, entre autres à travers le projet de loi 20, s 'assurer que, avant d 'aller au TAL, propriétaires et locataires puissent discuter ensemble, trouver des terrains dentaires, mais surtout désengorger le tribunal administratif qui traite depuis un certain nombre d 'années beaucoup trop de demandes qui, selon nous, Mme la Présidente, pourraient être réglées à l 'amiable.
Première complémentaire.
Écoutez, Madame la Présidente, c 'est la solution qu 'amène la CAQ à la fin de son film à elle. C 'est le projet de loi 20 qui traite des coopératives d 'habitation que tous les membres qui sont dans les coopératives d 'habitation décrit. Nous, on le voit dans notre porte -à -porte, on le voit sur le terrain, les gens, ils trouvent ça terrible, le projet de loi 20. Ils trouvent que ça attaque le modèle du logement social, qui est une des choses, qui est une clé fondamentale de la sortie de la crise du logement. Pourquoi la CAQ s 'attaque -t -elle au logement social?
La
réponse de la ministre.
Je vais retourner la question, madame la présidente. Est -ce que le collègue de Québec solidaire considère les rapports de la vérificatrice générale? Ça, c 'est la question que je vais poser. parce que la vérificatrice, dans son rapport de 2025, a identifié plus de 2000 ménages. Donc, il ne s 'agit pas de personnes ici, il s 'agit de ménages qui n 'habitent pas le bon logement. Ils sont entrés dans des co -ops, effectivement, avec une grille d 'admissibilité qui leur permettait d 'aller dans une co -op. Maintenant, leur situation a évolué au fil du temps. La vérificatrice, Mme la présidente, a identifié plus de 217 ménages, j
'ai
vu une mémoire, qui font plus de 60 000 $ que le taux auquel ils sont entrés pour avoir un loyer. Bonne personne au bon endroit, Mme la présidente. Deuxième complémentaire.
Pendant que la crise du logement fait rage, pendant que les spéculateurs ont appauvri le Québec avec la complicité de la CAQ qui laisse aller le marché complètement librement...
Oui, je vais reconnaître, s 'il vous plaît, silence. Je vais reconnaître le leader du gouvernement. Quel est votre appel au règlement?
Madame la présidente, c 'est au lexique, complice avec la complicité. Madame la présidente, je vous demanderais qu 'il retire ses propos. Ce sont des propos faux, mensongers, Madame la présidente.
Je suis debout. Quand je suis debout, vous vous rassoyez, vous gardez le silence. Et j 'aimerais... Attendez, je vais vous annoncer. Je vous prie. On garde le silence et je reconnais le leader du deuxième groupe de position. Je vais vous entendre par souci d 'équité.
Un mot à retirer,
ça
va, mais ça donne pas le droit au leader de l 'autre côté de dire des mots qui eux aussi sont aulexiques. Qui les retire par ailleurs?
Bon, là, je... Je suis debout. Article 32. J 'ai à statuer sur ce qui vient de... Bon. J 'ai à statuer sur ce qui a été dit. Je vous demande, monsieur le député, de faire attention de retirer le mot kétolectique, mais continuez et on arrête cela. Et on est à 10 secondes, il reste encore du temps.
Je retire les mots, madame la présidente, mais l 'important ici, c 'est ce que fait la CAQ. La CAQ collabore avec des spéculateurs qui font appauvrir le Québec. Et pendant ce temps -là, la classe moyenne... Elle attaque la classe moitié.
Monsieur le leader du gouvernement, quel est votre appel au règlement?
Permettez -moi de citer une excellente présidente qui l 'autre fois a dit « c 'est un synonyme, c 'est toute la même affaire, madame la présidente
».
J 'aimerais qu 'on retrouve son sérieux.
Je
vais entendre le leader du deuxième groupe également par souci d 'équité.
Madame la Présidente, le mot est clairement polexique. La critique est légitime. Qu 'on laisse le collègue poser sa question.
Je suis d 'accord avec vous. Sur ce, il vous reste huit secondes. Demeurons respectueux. Poursuivez.
C 'est aux spéculateurs qu 'il faut s 'attaquer, Madame la Présidente. Pas à la classe moyenne, pas aux classes populaires comme le fait la CAQ.
La réponse de la ministre.
Comment je vous dirais bien ça? Si le groupe Maurice est des spéculateurs, je ne
vois
pas où QES essaie d 'aller avec ça. Le groupe Maurice a monté plus de 17 centres d 'hébergement, de plus de
100
appartements pour des personnes qui ne sont pas en santé financière, mais qui sont en santé physique. Monsieur Maurice lui -même, à chaque construction, a laissé un demi -million sur la table pour s 'occuper des gens qui sont vulnérables économiquement. Le gouvernement du Québec va travailler avec des gens comme Luc, Maurice, qui permettent de monter du logement abordable et social au Québec rapidement et de façon efficiente. On est loin des spéculateurs qui annoncent et attaquent
le
public.
En question principale, je reconnais maintenant le député de Tachereau.
Merci, madame la présidente. Le métro de Montréal est à bout de souffle. Pendant que le gouvernement de la CAQ s 'entaille dans une chicane avec Ottawa, 51 % des stations de métro sont en mauvais, voire en très mauvais état. Le Fonds fédéral pour le transport collectif est là pour 5 ,5 milliards de dollars de l 'argent des Québécois qui dort à Ottawa pendant que nos tunnels, que nos stations tombent en morceaux. Le Québec fort dans le Canada de la CAQ,
c
'est une chimère qui commence à nous coûter pas mal cher, Madame la Présidente. Les usagers du métro, nos infirmières, nos étudiants, les travailleurs de nos entreprises, ne sont pas des citoyens de seconde zone. Ils méritent un réseau fiable, sécuritaire, pas un service qui se dégrade à vue d 'œil par pur entêtement politique. Ma question, ministre des Transports, c 'est quand la dernière fois qu 'il
a
visité le métro pour mesurer l 'état d 'urgence? de la dégradation du métro? Et peut -il s 'engager à s 'entendre avec le fédéral d 'ici la fin de la session parlementaire pour aller chercher notre argent qui dort à Ottawa?
La réponse du ministre des Transports et de la Mobilité durable.
Oui, merci, madame la présidente. Alors, mon collègue de Tachereau mentionne l 'entente avec le fédéral qu 'on négocie effectivement. Puis, j 'ai déjà parlé en cette chambre -ci il
y a
quelques semaines de ça. On n 'a pas l 'intention... de laisser le fédéral inscrire des conditions aux sommes en infrastructures qui nous reviennent pour investir dans nos infrastructures. Et le Fonds de transport collectif, c 'est 25 milliards pour l 'ensemble du Canada, donc c 'est 5, quelques milliards pour le Québec. Selon le prorata, on va l 'obtenir. Il n
'a
même pas encore commencé. Il commence officiellement demain. Il n 'y
a
pas une somme d 'investi dans ces montants -là. Mais certainement, je vais rappeler à mon collègue de Tachereau que je n 'ai pas l 'intention, que notre gouvernement n 'a pas l 'intention d 'accepter des conditions qui mettraient à mal nos engagements, nos priorités comme gouvernement ici au Québec. Alors ça, c 'est hors de question. Mais les négociations vont très bien. Dans le passé, on a toujours réussi à négocier. Le dernier fonds fédéral, on a obtenu 28 % des sommes à nos conditions.
J 'ai bien
l 'intention d 'obtenir ces sommes -là à nos conditions.
Première complémentaire.
Madame la Présidente, sur le 25 milliards actuellement disponibles au fédéral, il y en a quatre qui sont déjà promis dans d 'autres villes au Canada. Pour le Québec, c 'est quoi? Zéro. Un gros zéro. Il
y
a quelques mois, j 'ai posé effectivement une question similaire au ministre.
Il m
'a dit qu 'il allait se battre pour aller chercher l 'argent, notre argent qui est dans les coffres à Ottawa. Force est de constater que son gros pouvoir de négociation, il ne donne pas beaucoup de résultats. Alors, c 'est encore zéro, un gros zéro pour le transport collectif au Québec. Elle est où l 'argent? Quand est -ce que le ministre va se battre? pour qu 'on prenne notre argent pour notre infrastructure la plus achalandée au Québec? La
réponse du ministre.
Donc, si je comprends bien mon collègue de Tachaud,
il
souhaiterait en réalité qu 'on accepte n 'importe quelle condition sous des faux prétextes pour obtenir des sommes du fédéral. C 'est hors de question. Ça n 'arrivera pas, madame la présidente. Je vous le dis, ça n 'arrivera pas. Et si c 'est leur position, grand bien leur fasse. On a des négociations pour obtenir les sommes. Je le rétère sur le 24 milliards qu 'il y
a
eu précédemment, on a obtenu 6 ,7 milliards. 28 %. On va continuer de se battre pour obtenir les sommes. Et savez -vous quoi, Mme la Présidente? On va les obtenir. Il n 'y
a
pas de péril. C 'est des sommes pour 10 ans. C 'est 5, quelques milliards pour 10 ans. Mes discussions avec M. Robertson vont très bien, mais ça ne sera pas à leurs conditions, ça sera aux nôtres. Et soyez -en assurés, Mme la Présidente.
Deuxième complémentaire.
Ce qui a visité le métro récemment, le ministre des Transports, parce que des fissures du bas en haut, des murs en béton du sous -sol du métro, des portions de toit qui tombent, des infiltrations d 'eau partout, il y en a partout dans le métro. Les besoins sont immenses, sont immenses. Notre argent est à Ottawa, à Dord -Law. Là, il essaie de me faire dire des choses. C 'est pas ça que j 'ai dit au niveau des conditions, j 'en ai même pas parlé dans mes questions. Moi, ce que je veux savoir, c 'est quand est -ce qu
'il
va avoir sa signature avec le fédéral, parce que le métro... On en a besoin maintenant.
La réponse du ministre.
C
'est la même question, là, puis on fera pas de pleuventrisme, là, Madame la Présidente, là, contrairement à ce que propose mon collègue de Tachereau. Les sommes, on va les obtenir. Ils sont même pas encore disponibles. Ils demandent quand ils sont pas encore disponibles, puis c 'est sur 10 ans. On investit, nous, dans les 10 prochaines années, le transport collectif, 13 milliards de dollars. On va avoir le support des sommes fédérales qui nous reviennent à nos conditions. Maintenant, pour ce qui
est
du maintien d 'actifs, je suis parfaitement d 'accord qu 'on a des défis en maintien d 'actifs. Ma collègue aux Affaires municipales l
'a
mentionné. L 'an dernier, on a investi 19 ,5 milliards de dollars dans le PQI. Ce n
'est
pas un stationnement, c 'est des sommes sonnantes et on fait beaucoup de maintien d 'actifs comme il ne s
'est
jamais fait et on va continuer de le faire pour le métro également.
En question principale, je reconnais le député de Jean -Talon.
Des représentants des consommateurs résidentiels, commerciaux et industriels d 'électricité se sont unis pour dénoncer ce matin la politique du gouvernement de la CAQ en matière de tarifs d 'électricité. Ils parlent des hausses parmi les plus élevées des 20 dernières années qui, je le cite, « minent la compétitivité des entreprises, freinent l 'investissement et accentuent le coût de la vie ». En même temps, la Régie de l 'énergie a déposé hier son avis sur le plan de gestion intégré des ressources énergétiques du Québec et elle est très sévère. Elle juge que le plan repose sur des hypothèses incertaines, doit gagner en crédibilité et, je cite, « ne peut tenir lieu du plan intégré attendu ». J 'ai soulevé ces craintes -là plusieurs fois lors de l 'étude du projet de loi 69, en plus de souligner le manque d 'écoute du gouvernement de la CAQ. Aujourd 'hui, toutes les décisions énergétiques de ce gouvernement, y compris celles de la députée de Sanguinet, candidate à la direction, sont remises en cause. Malgré cette levée de bouclier, est -ce que le gouvernement de la CAQ va foncer tête baissée?
La réponse du leader du gouvernement.
Oui, madame la présidente, ça me fait plaisir de répondre en l 'absence de mon collègue à l 'économie, madame la présidente. Madame la Présidente, on a adopté un projet de loi pour faire en sorte de limiter la hausse des coûts d 'électricité aux Québécois. Parce que les Québécois ont investi massivement dans Hydro -Québec au cours des années, on est fiers de pouvoir avoir une énergie qui est accessible partout au Québec, pour toutes les régions du Québec, pour assurer le développement économique des entreprises québécoises. Et également des entreprises qui se retrouvent notamment à Terrebonne, Madame la Présidente, pour justement créer des emplois de qualité. Alors, les consommateurs québécois souffrent déjà, Mme la Présidente, des pressions financières rattachées à la vie courante. Et on a pris une décision responsable pour eux de limiter les tarifs d 'hydroélectricité à 3 %. Et vous l 'avez bien vu, Mme la Présidente, Hydro -Québec est insatisfait de la décision de la régie. Par rapport aux 3 %, Mme la Présidente, pour les consommateurs québécois. Nous avons fait le choix de protéger le portefeuille des familles québécoises de façon à s 'assurer qu 'elles puissent boucler leur budget. Et donc, cette hausse maximale de 3 % va être maintenue pour les consommateurs québécois.
Première complémentaire.
Aucune réponse à la question posée. La régie de l 'énergie et les représentants de tous les consommateurs d 'électricité du Québec, résidentiels, M. et Mme Tout -le -Monde, les commerces, les PME, les industries disent toutes la même chose aujourd 'hui. Le gouvernement de la CAQ, avec ses politiques, prépare un choc tarifaire et ça a déjà de l 'impact sur le coût de la vie pour M. et Mme Tout -le -Monde. Est -ce que le gouvernement de la CAQ les écoute ou il va continuer à faire ce qu 'il a fait depuis le début? C 'est -à -dire foncer tête baissée vers le mur.
La réponse du ministre des Finances.
Oui, madame la présidente. Alors, j 'ai eu l 'occasion de prendre connaissance des propositions de la FCEI et de tous les groupes que mon collègue, l 'estimé collègue, mentionne. Alors, je vais m 'attarder à une. Éliminer le plafond à la hausse annuelle de tarifs domestiques.
Ce
qu 'on ne veut pas faire. En s 'assurant de mieux protéger les ménages par l 'ajout d 'une composante énergie au crédit d 'impôt pour solidarité. Ça, ça veut dire, Madame la Présidente, que la FCAQ nous suggère, par un programme budgétaire, d 'augmenter la dépense gouvernementale. Alors, il n 'en est absolument pas question. La suggestion est rejetée.
Deuxième complémentaire.
Il y a plusieurs suggestions, mais on prend bonne note de ce que le ministre vient de dire. Rejeter. C 'est ce qu 'il fait depuis des années. Rejeter tout ce que les experts disent. La régie de l 'énergie vient de critiquer très sévèrement le plan qui a été déposé par le gouvernement, plan sur lequel il n
'y
avait pas eu de consultation avant. Résultat, je cite les intervenants ce matin, la situation actuelle découle d 'une dérive réglementaire et d 'une planification énergétique déficiente qui mènera à un véritable choc tarifaire pour l 'ensemble des clients d 'Hydro -Québec.
La réponse du leader du gouvernement.
Madame la présidente, est -ce que le Parti québécois... prend le parti des familles québécoises, Madame la Présidente, qui vivent une situation financière difficile présentement. Et notre gouvernement, Madame la Présidente, a choisi de plafonner les tarifs au bénéfice, Madame la Présidente, des consommateurs québécois. pour faire en sorte de limiter la hausse des tarifs d 'hydroélectricité. Il me semble que les collègues du Parti québécois devraient souligner cette mesure -là, cette mesure pour remettre de l 'argent dans le portefeuille des familles québécoises. Mais non, au contraire, encore une fois, le Parti québécois veut toujours aller en chercher davantage dans les poches des familles québécoises.
Il
était contre les baisses d 'impôts, contre les chèques pour les aînés, contre la relance économique, Madame la Présidente.
En question principale. Je reconnais maintenant la députée de Verdun.
Merci, Mme la présidente. Les étudiantes et les étudiantes sont à bout de souffle. Il et elles continuent de le dire et d 'essayer de le faire comprendre au gouvernement. Un stage, c 'est du travail et tout travail mérite un salaire. Le budget annoncé il y a quelques semaines, ça nous dit une autre année. où des milliers d 'étudiants et surtout d 'étudiantes vont devoir travailler sans rémunération dans nos services publics, à l 'enseignement, en santé, pour pouvoir compléter leur formation. Près de la moitié des stages universitaires se déroulent dans le domaine de la santé. 74 % de ces stages sont effectués par des femmes. Ce sont nos infirmières. dès demain, elles soignent, elles rassurent, mais à la fin du mois, leur compte en banque est dans le rouge parce que la CAQ continue de les garder dans la précarité. Est -ce que le gouvernement de la CAQ trouve ça acceptable que notre système de santé tienne debout grâce au travail non rémunéré des milliers de femmes? La réponse de la
ministre de l 'Éducation. Oui, bien, madame la présidente... De ce côté -ci de la Chambre, on a fait beaucoup de choses pour le travail rémunéré des femmes. C 'est -à -dire qu 'on a augmenté de façon significative et de façon ciblée à travers les négociations le salaire de beaucoup de femmes préposées aux bénéficiaires, infirmières, enseignantes, aide à la classe, éducatrices en CPE. Ce sont toutes des femmes pour lesquelles on a travaillé très fort de ce côté -ci de la Chambre et souvent contre Québec solidaire pour être capables justement de faire des avantages différenciés. Puis on le fait de façon historique. C 'est la première fois que c 'était fait. par ce gouvernement -ci. Ceci étant dit, très sensible aussi à la situation des étudiants, pour faire la différence entre un stage qui est dans l 'apprentissage, dans le cours de l 'apprentissage, donc comme être sur les bancs d 'école. Et je pense qu 'ici, ce qui est important, c 'est qu 'on a donné aussi beaucoup. davantage aux étudiants. On a amélioré leurs conditions financières. On a amélioré leurs conditions de vie en leur donnant beaucoup plus d 'aide financière. On améliore les salaires pour que quand ces jeunes -là, ces femmes -là sortent des membres d 'école, elles aient un salaire rémunéré à la hauteur de ce qu 'elles donnent aux Québécois. Je pense qu 'on travaille très fort. Les femmes font partie de celles qu 'on aide le plus et on va continuer de le faire, Madame la Présidente.
Première complémentaire.
Un stage, c 'est du travail. En ce moment, ces femmes -là travaillent gratuitement pour nos services publics. Et tout coûte cher. Sous la CAQ, les loyers augmentaient soit de 64 %, l 'épicerie augmentait de 47 %. Nos stagiaires ne reçoivent pas une scène pour leur travail. Ils doivent quand même payer des frais de scolarité, payer la nourriture et payer les logements. La relève... a de la vocation, mais la vocation, ça paye pas l 'épicerie, c 'est quand que la CAQ va le prendre. La réponse
de la ministre. Madame la Présidente, il
y
a différents types de stages au Québec. Il
y a
des stages en cours d 'apprentissage, il y a des stages comme la quatrième année en éducation qui est payé parce que ces femmes -là occupent un poste. et remplace une enseignante.
Donc,
dans ces cas -là, effectivement, les stages sont rémunérés. Ceci étant dit, très sensible à la situation des étudiants au Québec. On a, depuis 2019,
on
a offert des bourses de soutien, Madame la Présidente, à la persévérance, la réussite des stagiaires, notamment en soins infirmiers, en travail social. C 'est des montants qui peuvent atteindre jusqu 'à 4 000 $ par stagiaire. C 'est pour soutenir le moment où elles sont aux études, pour leur permettre de se consacrer à ces études. On travaille, Madame la Présidente, sur l 'environnement de ces femmes -là, de ces décennies. ces étudiants -là, quand ils vont sortir des bancs
de
l 'école, ils auront droit à des salaires améliorés grâce à qui? À nous, de ce côté -ci. Deuxième complémentaire.
Au début du mandat, la CAQ est tous les partis ici. On l 'a dit d 'une seule voix. Les stages doivent être rémunérés. Mais la CAQ a réculé sur cette promesse. Et pendant ce temps -là, on demande à ces femmes de tenir le système à bout de bras, de donner des services essentiels tout en accumulant des dettes pour avoir le privilège de travailler. On leur a promis la reconnaissance, la CAQ a réculé, le cheap labour sur le dos de nos jeunes, ça suffit.
La réponse de la ministre. Madame la Présidente, c 'est au Québec qui est une des nations dans le monde où ça coûte le moins cher d 'étudier parce que le gouvernement est très sensible à cette formation et fait en sorte que les étudiants au Québec sortent avec le moins de dettes possibles. Ceci étant dit, on donne du soutien, Madame la Présidente. On offre des bourses de soutien à la persévérance, à la réussite, particulièrement en soins infirmiers. Vous savez,
il
y
a
plusieurs universités qui sont créatives, qui font des stages. On parle de
l
'Université de Cerbro qui offre des stages en cours de formation. Ces stages -là sont rémunérés. Pourquoi? Parce que ça prend un an et demi de plus avant d 'obtenir le bac parce qu 'on allonge la formation. Des stages en formation qui servent à des crédits universitaires, Madame la Présidente, c 'est de la formation. Maintenant... On soutient ces gens -là. On a amélioré l 'univers des étudiants et surtout, on a fait en sorte que pour les
35 prochaines... En question principale, je reconnais
maintenant la députée de Chicoutimi. Merci, madame la présidente. Alors, finissons comme on a commencé en parlant de la forêt. Parce qu 'on le sait, au Saguenay -Lac -Saint -Jean, huit ans de pouvoir de la CAQ, ça ne nous a pas mené à grand -chose. On l 'apprend dans les médias ce matin, notre région, c 'est la plus touchée par les tarifs et les contre -tarifs. L 'industrie qui en arrache le plus, celle de la forêt. L 'actuel ministre du Saguenay -Ax -Saint -Jean avait pourtant promis de mettre de la pression en 2024. En 2026, il dit quoi? Je le cite. Le prochain chef de la CAQ prendra ses engagements en temps et lieu.
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