Chargement...
Chargement...

La honte. Oui. Vous devriez être accablés de honte, vous, responsables politiques dont plusieurs ici, et médias qui avaient alimenté une campagne raciste, une campagne doublée de mépris de classe vis -à -vis d 'élus, issus de villes populaires et, le comble pour vous, insoumis ou assimilés par vous à France insoumise. Bali Bagayoko a concentré tous vos tirs jusqu 'au Sailly sur CNews, convoquant l 'imaginaire raciste pour le comparer à un grand singe et la ville de Saint -Denis à une tribu primitive. Bali Bagayoko a concentré tous les tirs parce que maire de la deuxième ville d 'Ile -de -France, il se revendique héritier de l 'immigration et du programme de rupture plébiscité par les électeurs. Parce que par essence, vous l 'estimez illégitime depuis votre supériorité construite de caste, de classe et consciemment ou pas de race, dont le système que vous perpétuez a inventé le concept pour asseoir sa domination et justifier l 'esclavage et la colonisation. Oui, diffamer Bali Bagayoko en dénonçant sans preuve des accointances avec des dealers, c 'est du racisme. Oui, cette campagne contre ces nouveaux maires et leur soutien fustigé pour quelques haies, pourtant si fréquentes en France lors des soirées électorales, c 'est du racisme. Sédicieux aurait osé le président Macron, abject a dit monsieur Attal. Les rappels à l 'ordre des ministres Nunez, Amiez et Berger, c 'est du racisme. Une tempête volontaire dans un verre d 'eau sur la foi d 'un site d 'extrême droite. Et voilà, Bali Bagayoko, faussement accusé d 'écarter des fonctionnaires en raison de leur opinion, alors qu 'il n 'a que rappelé leur obligation d 'appliquer le programme issu des urnes. Un principe évident est le droit d 'un maire, sauf s 'il est noir, insoumis et élu en Seine -Saint -Denis. Donc, que compte faire le gouvernement de la chaîne de l 'Empire Bolloré ? Au -delà d 'études, après ces nouvelles sorties racistes qui nous font honte, allez -vous présenter des excuses pour avoir alimenté ce climat raciste vis -à -vis de Bali Bagayoko ou allez -vous continuer à faire honte à la République ?
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
Merci monsieur le député. La parole est à monsieur Laurent Nunez, ministre de l 'Intérieur.
Merci. Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le Président Coquerel. D 'abord, je vais redire ce que je viens de dire à l 'instant. Vous nous faites un procès d 'intention, je dis bien d 'intention. Il n
'y a
pas un membre du gouvernement, il n 'y
a
pas un responsable du socle commun qui ait tenu les propos que vous dites et que vous qualifiez de raciste. Rendez -vous compte de ce que vous dites. De raciste. Je redis ce que j 'ai dit en début de cette séance de questions d 'actualité. Le maire de Saint -Nier a été élu démocratiquement. Les propos qui ont été tenus contre lui sur CNews sont ignobles, inacceptables. Nous les condamnons fermement. S 'il relève du pénal, il y aura des poursuites. L 'ARCOM est saisi, nous serons attentifs aux suites qui y seront données. C 'est ça la France, c 'est ça notre République. Ce n 'est pas la nouvelle France que vous appelez de vos vœux ou ce n 'est pas la France qui disparaît. C 'est la France d 'aujourd 'hui, cette France qui accueille... Tous ces enfants, quelle que soit leur origine et qui reconnaît tous leurs talents, tous leurs mérites, au cas d 'espèce, par l 'élection, qui n 'est pas contestée, qui est incontestable. Maintenant, monsieur le président, pardon de vous rappeler. Quelqu 'endroit que l 'on se trouve du territoire de la République, il est normal que des ministres de la République, et les préfets le feront, rappellent à toutes et à tous ce que sont les règles de la République. Et quand des propos sont tenus, par quelques personnes qu 'ils soient, quand des propos sont tenus et qu 'il nous semble qu 'ils débordent des cadres des règles applicables, il est normal que nous le rappelions. Il n 'y a là -dedans, monsieur le Président, aucune forme de racisme. C 'est l 'application des lois de la République. Et quand nous rappelons un élu à la règle, nous ne regardons pas son origine,
nous
ne regardons pas de quelle partie il émane. Partout sur le territoire français s 'appliquent les mêmes lois de la République.