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Le tour de parole complet qui contient l'extrait, avec celui qui précède et celui qui suit. Le tour cible est encadré.
💥 Souveraineté, régulation, investissement : nos propositions sur l'IA.
25 septembre 2026
françaises. Merci, monsieur Loubet. Xavier Bertrand, que vous inspirent des voix de plus en plus nombreuses élèves pour dire qu'une machine humaine, peut-être pour la première fois, va échapper au contrôle de l'humanité ? Dit comme ça, ça paraît un peu peut-être réducteur, mais c'est au fond la question que posent les créateurs eux-mêmes de ces intelligences artificielles. Est-ce que dans votre région, dans vos fonctions, dans votre volonté de préparer une candidature à la présidentielle, est-ce que c'est quelque chose qui est au cœur de votre réflexion
sûr, mais je voudrais vous poser une question. Qui, ici, quelle que soit la qualité du débat, est prêt ? à désactiver l'application de ChatGPT, de Claude ou de Mistral. Est-ce que vous pouvez lever la main ceux qui sont prêts à le faire ? Deux personnes, trois, sur une assemblée, ce n'est pas forcément représentatif, on sondage, mais quand même. L'IA est là, dans nos poches, à la maison. Et on a pris goût à l'intelligence artificielle, aux usages de l'intelligence artificielle. Pour les responsables politiques, le problème est très simple. Soit... On surfe sur cette vague et on devient un pays qui saisit toutes les potentialités de l'intelligence artificielle et qui voit sans aucune naïveté les risques, qui traite les risques. Ou alors, on est comme au Moyen-Âge, on va tous se réfugier dans le château fort, dans le donjon. On relève le pont-levis, on prépare l'huile bouillante, on ne se dit pas chez nous. Il faut être réaliste. L'intelligence artificielle est là et la responsabilité, l'une des premières responsabilités du prochain président de la République, ça sera de préparer le pays le mieux possible, avec une ambition. Que notre pays soit dans les tout premiers au monde pour les usages et pour l'innovation en matière d'intelligence artificielle. Je ne suis pas trop du genre à manquer d'ambition, mais il faut reconnaître que les deux premières places sont prises, et pour longtemps. Etats-Unis, Chine, Chine, Etats-Unis, comme vous voulez, et je pense que la France, avec la qualité justement de ses chercheurs. avec justement tout le potentiel que nous avons, nous sommes certainement capables de viser plus la troisième que la cinquième place. Ça veut dire avoir une ambition nationale et une ambition stratégique pour cela. Et il faut aussi entendre les remarques des uns et des autres. On voudrait que la décision finale soit toujours humaine. Est-ce que c'est possible ? C'est vrai que si vous discutez, si vous entendez Laurent Alexandrière, il n'aura pas forcément la même réponse que moi, mais moi je fais de la politique parce que je crois qu'on peut changer les choses et qu'on peut apporter des garanties pour protéger. L'autre aspect, c'est comment vos données, nos données restent quand même confidentielles. Et surtout, dans cette course de vitesse, comment est-ce que l'on forme ? dès le plus jeune âge, mais aussi comment est-ce que l'on forme ceux dont les métiers vont être transformés, et parfois ceux dont les métiers seront supprimés, parce que ça existera. Et dans cette course de vitesse, et je vous remercie d'organiser ce débat, il faut tout simplement savoir quelle est notre volonté. Et quand on commence à dire, oui, mais peut-être bien qu'il faut profiter des opportunités, peut-être bien qu'il faut réguler, non, l'intelligence artificielle est là, est-ce qu'on prend ce sujet clairement à bras le corps ? Vous parliez notamment de la région des Hauts-de-France, parce que bon... On peut parler tous de l'intelligence artificielle, il y a ce que l'on fait. Moi, je pense sincèrement qu'il faut avoir à la fois les infrastructures, les fameux data centers, et je pense qu'on y reviendra tout à l'heure, parce qu'il y a une musique qui nous vient justement des folies américaines, qui commence à dire que les data centers, ce n'est pas bon, ce n'est pas bien, et surtout qu'il ne les faut pas chez nous. Oui, vous avez raison, on pourra parler de souveraineté. Quand ils seront installés aux États-Unis, en Chine ou en Pologne, on n'aura strictement aucune garantie. Alors que là encore, si on organise les choses, ce n'est pas du tout la même musique. Alors je dis cela, c'est vrai que nous sommes la région de France qui ambitionne de devenir la vallée européenne des data centers. Mais quand c'est chez nous, ça crée de la valeur. Ça crée des emplois parce que ce ne sont pas des grandes boîtes à chaussures sur ville avec personne à l'intérieur. Et que d'autre part, on est capable entre la construction, entre les usages et la formation. au métier de l'intelligence artificielle d'avoir des emplois, qu'au final, ce n'est pas quand on a un data center à côté de chez soi qu'on sera privé d'électricité à certaines heures de la journée. Heureusement qu'on a le nucléaire et qu'en 2035, dans le meilleur des cas, 4% de l'énergie sera consacrée au data center, pas 50%. Donc il faut aussi bien expliquer pourquoi on a besoin de ces infrastructures, mais le plus important n'est pas là, les usages. nos enfants, nos enseignants et nos salariés, de façon à ce que clairement, avec les usages, on soit capable d'être l'un des premiers pays au monde. En n'oubliant pas, parce qu'il y a des priorités, je le dis devant vous, c'est la question de la presse, c'est la question de la culture et de la création. Certains, qui sont les seigneurs de l'IA, ne se rendent pas compte que s'il n'y a plus de création, l'IA ne remplacera pas. Ça, en revanche, on doit apporter des garanties tout de suite, au niveau national, mais aussi et surtout au niveau européen. Là, il y a urgence en la matière, mais pour le reste, il y a des opportunités, alors on les saisit et on essaye de prendre un temps d'avance.
je rebondis sur les garanties que vous évoquez, Xavier Bertrand. Vous l'avez évoqué aussi, Olivier Faure, ce danger d'une IA qui nous échappe, d'un manque de contrôle. C'est d'autant plus inquiétant que les géants, les patrons de l'IA eux-mêmes s'inquiètent et disent que dans 6 à 12 mois, peut-être que les agents de l'IA auront pris le contrôle d'Internet et qu'il faut à tout prix ralentir l'évolution de cette technologie. Alors je vous pose la question, est-ce qu'il faut... Olivier Faure, freiner cette IA, freiner son développement, le contrôler ? Quelle forme de gouvernance ? Est-ce que ça peut être efficace quand on voit les déclarations hier soir de Donald Trump et de Xi Jinping ne souhaitant pas de nouvelles régulations sur l'intelligence artificielle
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