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LIVE: French MEP Rima Hassan Speaks After Police Custody Ahead of July Trial | AC1E
4 avril 2026
... Merci.
Merci.
Merci.
Quoi ?
Merci.
Merci.
Madame. C 'est parti.
Merci.
Merci. Merci.
Merci.
Merci. Merci. Merci. Sous -titrage ST' 501 Merci.
Merci.
Sous -titrage ST' 501 Merci.
Merci. Merci. Merci.
Merci.
On peut commencer ?
Alors, il
va y avoir un propos liminaire, on sera tous les trois évidemment à prendre la parole. Et je débuterai. Tout d 'abord, évidemment, merci de votre venue aujourd 'hui. Merci d 'autant plus que la situation que nous sommes en train de vivre est d 'une extraordinaire gravité au vu de l 'intensité des atteintes qui ont été portées au droit de Mme Rima Hassan aujourd 'hui et également hier. Le propos liminaire que je vais faire va être articulé principalement autour de 8 points qui, je vous entends rire, mais ce sont des points indispensables si on veut être le plus exhaustif possible et comprendre parfaitement ce dont il s 'agit. Premier point, et qui est un point de rappel. Madame Rima Hassan s 'est systématiquement présentée dans le cadre de toutes les auditions qui sont intervenues devant les services enquêteurs. A aucun moment, elle n 'a cherché de quelque façon que ce soit à se dérober à la justice en dépit de la contestation que nous faisions quant à l 'absence de bien fondé des poursuites. Nous avons compté et manifestement à tort sur la bonne foi du parquet et l 'appréciation qui pourrait être faite des éléments. On s 'est présenté à la fois en mai 2024, à nouveau en avril 2025 et également en novembre 2025. Ce sont des auditions qui systématiquement se sont bien déroulées. Elles ont donné lieu à 13 classements sans suite ordonnés par le procureur de la réplique. 13 classements sans suite, 13 classements sans suite de procédures. Et toutes les procédures dans lesquelles Mme Rima Hassan avait été entendue jusqu 'à présent ont fait l 'objet de classements sans suite venant confirmer l 'absence d 'infraction pénale pouvant lui être reprochée. Nous n 'avons jamais eu le moindre élément quant à l 'état de ces différentes procédures avant hier. Depuis 2024, en dépit des nombreuses relances que nous faisons auprès du procureur de la République, nous n 'avons strictement aucune information, notamment sur la première audition libre intervenue en mai 2024, comme nous n 'avons strictement aucune indication sur ce qu 'il s 'est déroulé depuis mai 2024. Premièrement, parfaite collaboration. Et c 'est exactement avec ce même souci de collaboration que Rimeh Hassan s 'est présenté hier au commissariat. Il y a vraiment un point qui est tout à fait central ici, c 'est qu 'il n 'y a strictement eu aucune interpellation de Rimeh Hassan. Et non seulement il n
'y
a eu aucune interpellation de Rimeh Hassan, mais dès le départ, nous savions qu 'elle était convoquée dans le cadre d 'une audition. qui était une audition de garde à vue. Il n 'y a eu aucune surprise du point de vue de ce qui était demandé par les enquêteurs. On n 'était pas dans le cadre d 'une audition libre. On était dans le cadre d 'une garde à vue. Et évidemment, et j 'y reviendrai s 'agissant par la suite d 'un élément qui est en débat, Rima San savait parfaitement que ces affaires allaient faire l 'objet d 'un inventaire par les services enquêteurs, comme c 'est le cas de toutes les gardes à vue, ou presque, qui se déroulent sur le territoire national. Troisième point, et on vient dans le vif du sujet, la garde à vue qui a eu lieu hier est parfaitement illégale. Elle est parfaitement illégale. Pourquoi est -ce qu 'elle est illégale ? Pour principalement deux raisons. La première raison, c 'est qu 'il y ait eu un dévoiement de la procédure de flagrance par le parquet qui a fait le choix de recourir à cette procédure parce qu 'il sait que c 'est le seul moyen. que l 'immunité ne trouve pas à s 'appliquer. C 'est la seule exception qui est posée par le protocole sur lequel je reviendrai, qui régit la question de l 'immunité des députés et des parlementaires européens. Pourquoi est
-ce
que cette mesure de garde à vue ne se justifiait pas ? Parce que vous avez plusieurs critères. Parmi les critères, vous avez la présentation de la personne. La présentation de la personne, ici, je l 'ai redit tout à l 'heure, mai 2024, avril 2025, novembre 2025, Ribéassane, c 'est... Toujours, toujours présenté. Il n 'y
a
strictement aucun risque de fuite. Ensuite, vous avez la question d 'empêcher que la personne ne modifie par exemple les indices matériels. Il y a toujours eu une reconnaissance pleine et entière de la publication en cause et de la publication qui a été faite par Rimet Hassan. Vous avez le fait ensuite de garantir la mise en œuvre de mesures destinées à faire sécier le crime ou le délit. Et en fait, il n 'y a strictement aucun élément... qui justifie les raisons pour lesquelles cette garde à vue est intervenue dans le cadre d 'une flagrance. Parce que vous avez une publication qui est intervenue presque une semaine avant que la mesure de garde à vue n 'intervienne. Et non seulement vous avez cet écoulement d 'une semaine, et en plus vous avez une publication qui a été supprimée. par Rimet Hassan, précisément dans une logique qui était une logique d 'apaisement. Et le parquet savait que cette publication avait été supprimée avant le début de cette audition en garde à vue et par conséquent savait parfaitement que cette mesure de flagrance ne visait absolument pas à mettre un terme à une supposée infraction puisque vous aviez eu une suppression de cette publication. Première légalité, vous avez... Par conséquent, des conditions de la flagrance et une disproportion totale de la garde à vue. Et au bout d 'un moment, en fait, je vous prends un témoin. Je vous prends un témoin parce que jusqu 'à présent, ça a été systématiquement des auditions libres. Et la publication et les propos dont il s 'agit sont quasiment analogues à ceux qui ont été auparavant postés par Ima Hassan et dont, pour 13 procédures, on fait l 'objet d 'un classement sans suite. Comme point qui vient également confirmer l 'égalité de la mesure de garde à vue, vous avez une mesure de garde à vue qui vient marquer un contournement de l 'immunité dont jouit Rima Hassan. Je rappelle qu 'en vertu de l 'article 9 du protocole sur les privilèges et l 'immunité de
l
'Union européenne, les parlementaires bénéficient sur le territoire national des immunités reconnues aux membres du Parlement de leur État. L 'immunité ne peut ni être invoquée en cas de faire grand délit, ni faire obstacle. au droit du Parlement européen de lever l 'immunité d 'un de ses membres. Quel est le sens de cette immunité ? Le sens de cette immunité, c 'est de mettre à l 'abri des parlementaires de pressions qui consisteraient en des menaces d 'arrestation ou de poursuites judiciaires pour des propos et des prises de position qui sont politiques et qui relèvent de la liberté d 'expression. Et d 'ailleurs, jusqu 'à présent, s 'il n 'y avait pas eu... de garde à vue, si précisément nous étions aussi restés dans le champ de l 'audition libre, c 'est parce qu 'il ne pouvait pas y avoir de mesure coercitive, il ne pouvait pas y avoir de mesure coercitive à partir du moment où il y avait ce privilège de l 'immunité. Et donc on voit que vous avez une procédure de flagrance qui a été construite de toute pièce par les autorités de poursuite, construite de toute pièce pour parvenir à justifier une garde à vue de flagrance, et pour parvenir à tenter de faire échec à l 'application de ce qui devrait s 'appliquer, à savoir cette immunité. Et c 'est un contournement qui est une extraordinaire gravité. Parce que les immunités ne sont pas d 'ailleurs un passeport d 'impunité.
Les
immunités servent à protéger... Un certain nombre de personnalités politiques qui, de par leurs fonctions, peuvent être exposées à des risques de menaces, à des risques de persécutions et à des risques de pression politique de la part de certains États. Autre point, et pour revenir maintenant à ce qui s 'est passé hier, particulièrement dans la garde à vue, il y a un point évidemment que j 'évacuerai assez rapidement, c 'est le fait que Mme Rima Hassan a refusé la signalétique, a refusé de donner ses empreintes aux enquêteurs. Et pourquoi est -ce qu 'elle l 'a refusé ? Tout simplement parce que le droit... De ce point de vue est parfaitement clair. Vous avez un arrêt qui a été récemment rendu par la Cour de justice de l 'Union européenne, le 19 mars 2026, qui rappelle que les collectes de données biométriques, empreintes digitales, photographies... par les services de police, doivent être justifiés uniquement dans le cas d 'une nécessité absolue et pouvoir être justifiés de façon motivée par les autorités de poursuite. Dans ce dossier, absolument rien ne venait justifier le fait qu 'on prenne les empreintes de Rima Hassan, si ce n 'est un caractère parfaitement vexatoire et humiliant. Je le rappelle et je le redirai tout à l 'heure, de quoi parlons -nous ? Nous parlons d 'une publication. On parle d 'une simple publication qui intervient sur les réseaux sociaux avec une privation de liberté qui est d 'une exceptionnelle gravité. Ça c 'est le premier point déjà, avec évidemment le fait, en tout cas par rapport au déroulement lui -même de la garde à vue, par rapport au fait que, évidemment,
que
Mme Rime Hassan était parfaitement dans son bon droit de refuser ces différents prélèvements au vu de l 'état du droit existant. Et de ce point de vue, il n 'y
a
pas eu poursuite ordonnée par le parquet. Sur le déroulement de la garde à vue, si nous avons dans un premier temps parfaitement été accueillis par les fonctionnaires, des tensions vont assez rapidement apparaître. Et ces tensions, je le dis ici pour qu 'il n
'y
ait évidemment aucune espèce d 'ambiguïté, vont apparaître bien avant. que l 'inventaire des affaires de Mme Rimet Hassan soit effectué. Il y
a
une montée en tension subite, notamment parce qu 'il avait été acté que normalement l 'audition devait intervenir dans un temps extrêmement proche de la notification des droits, ce qui n 'a pas été le cas. Tensions qui vont connaître leur acmé par les violations répétées du secret de l 'enquête en plein pendant la garde à vue. Et l 'avocat que je suis a découvert, a découvert grâce à la presse, par exemple, les termes précis de la publication pour laquelle Mme Rima Hassan était placée en garde à vue, à un moment où l 'audition de fond n 'avait pas débuté. Ce qui veut dire que pour pouvoir préparer l 'audition, il fallait que je me rende... Sur les différents médias, il fallait que je regarde les différentes informations qui pouvaient paraître. C 'est une situation qui est totalement incongrue. et qui est totalement absurde, et surtout une situation qui intervient en violation manifeste des droits de Rime Hassan. Et j 'y reviendrai tout à l 'heure, nous ne pensons pas que ces différentes violations du secret de l 'enquête, parce qu 'elles en sont, seraient des violations qui seraient fortuites. Nous pensons qu 'elles ont été planifiées, nous pensons qu 'elles ont été organisées depuis le début pour porter atteinte à l 'image, à la réputation de Rime Hassan. Tensions qui se sont prolongées dans le cadre de la garde à vue et qui conduiront notamment à ce que Rima Hassan conteste la manière dont la retranscription de ses propos a été faite par les enquêteurs au moment de sa garde à vue. Alors même que cette contestation n 'est jamais survenue auparavant dans le cadre des différentes auditions libres auxquelles Mme Rima Hassan s 'était prêtée. Autre élément sur le déroulement à garde à vue, c 'est la supposée découverte d 'éléments assimilés à des stupéfiants. Ici, plusieurs points. Déjà, je l 'ai dit en introduction, Mme Rima Hassan savait parfaitement qu 'elle allait faire l 'objet d 'une fouille et parfaitement faire l 'objet d 'un inventaire. Et personne ! Évidemment, on ne peut penser que si jamais il y avait eu la moindre drogue, et de toute façon, il n 'y en aurait pas eu parce que Rima Hassan n 'en consomme pas. Elle serait venue devant les services enquêteurs avec une valise contenant de la drogue. À un moment donné,
il
faut être là aussi de bonne foi dans l 'approche et dans la réalité de ce qui s 'est passé. Il n
'y
a eu strictement aucune dissimulation. Évidemment que nous savions qu 'il y allait y avoir un inventaire. Sur cette question de l 'inventaire, nous verrons en fonction de la suite de la procédure. parce que nous considérons qu 'elle devra faire l 'objet d 'un classement sans suite. Mais nous observons à ce tasse simplement que cet inventaire n 'a pas été réalisé de façon immédiate. Nous réservons par conséquent la possibilité de contester les conditions dans lesquelles il s 'est déroulé. Et nous observons également qu 'au moment où les différents objets qui sont dans la valise de Rime Hassan sont sortis de cette valise, cette valise est déjà... Sachant, encore une fois, je le rappelle, que cet inventaire n 'est pas survenu de façon immédiate après le placement en garde à vue de Rimet Hassan et qui s 'est écoulé des dizaines de minutes, si ce n 'est plus d 'une heure, entre le moment de la notification des droits et le moment où cette valise va être ouverte. Moment, encore une fois, où nous n 'avons plus aucune visibilité sur cette valise, plus aucune visibilité sur ce qui peut en être fait. Il va être fait le choix d 'ouvrir cette valise. Évidemment, aucune espèce de contre -indication, aucune espèce d 'opposition de la part de Rima Hassan. Et en fait, il y a deux contenants strictement identiques qui vont être immédiatement vus par les enquêteurs, parce que ce n 'étaient pas du tout des contenants qui étaient dissimulés, et immédiatement à leur vue. Rimeh Hassan, de façon spontanée, va indiquer aux enquêteurs que ce sont des contenants qui correspondent à du CBD. Et le CBD, je le rappelle ici, est autorisé sans restriction, puisque c 'est un produit qui n 'est ni un stupéfiant, ni un psychotrope. Et donc, par conséquent, une indication qui a été apportée dès le départ, au moment même de l 'inventaire, c 'est du CBD. Et non seulement cette indication va être apportée,
et
Rima San va également apporter des éléments complémentaires aux autorités de poursuite, à savoir le magasin dans lequel cette acquisition a été faite, avec l 'adresse, le lieu du magasin permettant aux services enquêteurs d 'en tirer toutes les conséquences. Donc je le disais, vu des contenants, déclaration, déclaration spontanée, il va y avoir des exploitations qui vont être faites. Et très rapidement, vous avez une confirmation, à savoir que l 'un des contenants contient, comme l 'avait confirmé et affirmé Rimet Hassan, du CBD conformément à ses déclarations. Dans l 'autre contenant, vous allez avoir des traces de drogue de synthèse. Mais ces traces de drogue de synthèse n 'ont fait l 'objet d 'aucune analyse qui, à ce stade, serait catégorique. Non seulement elles n 'ont fait l 'objet d 'aucune analyse qui serait, à ce stade, catégorique, et en plus, on en ignore, on en ignore la nature exacte et précise. C 'est -à -dire que, pour en revenir tout à l 'heure aux différentes fuites qui sont survenues dans la presse, C
'est
-à -dire, manifestement, certains journalistes avaient plus d 'informations sur la quantité et la nature des substances en cause que nous n 'en avions dans le cadre de la procédure de garde à vue. Moi, j 'ai fini par me dire, est -ce qu 'il
n 'y a
pas une autre valise ? Parce que manifestement, en fait, ce n 'était pas la même quantité. Moi, j 'ai vu parfois des dizaines de grammes. On a vu des quantités. Non,
en
fait, c 'était une quantité qui était déjà une quantité parfaitement infime et qui a encore une fois... avec cette contestation par rapport à la question de ces traces qui ont été retrouvées et qui devront faire l 'objet d 'analyses complémentaires, mais qui ne changent rien au fait que Rima Hassan a acheté du CBD et que le CBD est légal en France. Donc, je veux dire, pour tous les commentateurs qu 'on a vus hier dire que Rime Hassan était une droguée, je veux dire, s 'ils veulent interdire le CBD en France, qu
'ils
le fassent, qu 'ils fassent des propositions de loi en sens. En attendant, il n
'y a
strictement aucune drogue consommée par Rime Hassan. Et non seulement vous n 'avez aucune drogue consommée par Rime Hassan, et vous avez la confirmation par le test urinaire. qui a été fait, qu 'il n 'y a pas de consommation de drogue ou de stupéfiants de Rima Hassan. Donc à un moment donné, il faut en tirer les conséquences, tirer les conséquences de ces déclarations transparentes qui ont été faites, tirer les conséquences de ce test urinaire qui a été fait et qui écarte et exclut une consommation de drogue de Rima Hassan. Et on voit évidemment, évidemment, en quoi cette accusation de consommer des drogues et des stupéfiants, sert un récit qui est un récit politique visant encore une fois à atteindre la réputation de Rima Hassan. Ça a été confirmé d 'ailleurs par une communication qui a été faite tout à l 'heure par le parquet. Vous avez des analyses complémentaires qui sont en cours et je vous le dis tout de suite, nous de notre côté, on est parfaitement confiants. Parfaitement confiants parce que pour nous, il
n
'y
a
que deux possibilités. La première possibilité, et c 'est ce que nous considérons, c 'est du CBD. C 'est du CBD et les analyses complémentaires vont le confirmer. Deuxième possibilité, ça confirme qu 'il existerait des traces de drogue de synthèse dans les extraits en question. Mais je veux dire, ça c 'est de la responsabilité du vendeur. Et il appartiendra aux autorités de poursuite de tirer toutes les conséquences de ce que, en vendant du CBD, il aurait vendu autre chose. Donc c 'est l 'État, c 'est l 'État dans lequel nous trouvons, c 'est l 'État des déclarations, c 'est l 'État également des investigations. Et pour vous dire également que pour nous, c 'est un non -débat, c 'est un non -sujet, et que par conséquent, il n 'y aura plus de prise de parole en lien. avec cette question sur laquelle nous avons apporté toutes les explications et toutes les clarifications utiles et nous ne nous livrerons pas au jeu qui consiste à faire naître et nourrir un doute par rapport à ces propos et déclarations qui sont extrêmement clairs. Trois points, et j 'en aurais terminé. C 'est maintenant sur la première procédure qui a donné lieu, après le placement en garde à vue, à un renvoi devant le tribunal, selon une convocation qui a été remise à Rima Hassan. Rima Hassan s 'est borné. C 'est le seul objet. de la publication qui a été faite par Rima Hassan. Et de façon extrêmement claire, pourquoi est -ce que cette publication a été faite ? C 'est uniquement en lien avec la consolidation d 'un état d 'esprit, d 'une philosophie de résistance à l 'oppression. Et c 'est une publication de reprise, mais qui à aucun moment, à aucun moment, ne vient faire l 'apologie, ne vient faire une quiconque provocation. des agissements qui ont été reprochés à cette personne. Il n 'y a pas d 'ambiguïté dans la publication qui a été faite par Rimet Hassan, qui est une simple citation sans la moindre provocation et sans la moindre apologie. Et je pense que des dizaines, si c 'est des centaines de personnes aujourd 'hui en France auraient pu reprendre exactement la même citation. Mais il se trouve qu 'en fait, c 'est Mme Rimet Hassan. Et parce que c 'est Mme Rimet Hassan, elle a repris cette citation. Elle vaut une garde à vue. Elle vaut un renvoi devant le tribunal. Il faut affronter la réalité en face. Si Rima Hassan n 'était pas Rima Hassan, cette publication n 'aurait pas fait l 'objet de poursuites. Pas d 'ambiguïté dans la publication de Rima Hassan. Également, une certaine forme de surprise par rapport au fait qu 'en plus, on a l 'impression, en lisant les réactions des uns et des autres, que l 'attaque qui a été menée en 1972 était une attaque que tout le monde connaissait. À un moment donné, là aussi, il faut faire preuve de sérieux. Les personnes qui ont pu éventuellement reprendre le tweet de Rime Hassan le font en lien avec l 'objet de cette citation et de se dire pourquoi est -ce que par exemple on peut venir du Japon, on peut être japonais et dédier sa cause à la cause palestinienne. La jeune génération, 1972, ça ne lui dit absolument rien, absolument rien. Et il n 'y a strictement, encore une fois, aucune forme d 'apologie. Et c
'est
la raison pour laquelle... Nous considérons qu 'il y a une dénaturation volontaire faite de façon tout à fait, là encore, manifeste du sens des déclarations qui ont été faites par Aimé Hassan. Aujourd 'hui, il y a eu deux auditions libres. deux auditions libres qui ont donné lieu à une audience qui aura lieu le 16 septembre 2026. Par conséquent, autre audience qui aura lieu le 16 septembre 2026, qui concerne pour le premier propos une publication qui a été faite le 8 mars 2025, mais qui est en fait uniquement la reprise, et pour reprendre derrière les propres termes de la convocation, d 'un carousel... de photographies provenant du compte Comité Palestine Paris 1. On ne sait même pas d 'ailleurs si par ailleurs il y
a
eu des poursuites qu
'on
se comitait. On ne le souhaite pas, mais le fait est qu 'on n 'a strictement aucune information parce que c 'est la jurisprudence qu
'il
met Hassan. Il se trouve que dans ce carousel, la dernière image contenait une photographie d 'un tag avec indiqué « dissoudre l 'émésis à l 'acide ». Madame Rimasane s 'en est expliquée, elle n 'avait pas vu cette dernière photographie qui figurait dans ce carousel, parce que le carousel, c 'était relatif à des prises de parole, des prises de position, qui étaient des prises de position féministes, et en voyant les premières images, et en ayant confiance de différentes publications qui avaient été faites auparavant, elle a eu confiance, et c 'est la raison pour laquelle elle l
'a
fait. Lorsqu 'elle s 'est rendue compte du fait qu 'il y avait eu une utilisation de la dernière publication, à savoir cette dernière photographie, immédiatement... Elle a réagi en prenant contact avec le comité et en faisant en sorte que ça puisse être supprimé. Et lorsqu 'on se présente aujourd 'hui dans l 'audition libre, on apporte tous les éléments. Et on leur donne notamment les captures d 'écran, avec la discussion, avec la suppression. Et malgré tout, le parquet n 'en a que faire et décide de renvoyer Rima Hassan. Troisième et dernière procédure ayant fait l 'objet d 'un renvoi. C 'est la reprise d 'un article qui était relatif à un... En tout cas, dans la traduction, était le Hamastrak. Un à
un,
les groupes à Gaza qui ont collaboré avec l 'armée israélienne. Là encore, publication sur laquelle Rima Hassan s 'est largement exprimé dans le cadre de l 'audition libre ce matin. Et propos qui sont largement comparables, assimilables, analogues à ceux qui ont donné lieu à... 13 classements de suite ordonnés par le procureur de la République de Paris. Et donc chacun voit bien en fait qu 'on a compris, et j 'y reviendrai, mais on a compris en fait qu 'il y avait eu une instrumentalisation de la procédure de flagrance et qu 'en réalité si nous avions été de bonne foi aujourd 'hui en nous présentant devant les services enquêteurs et en faisant le jeu des deux auditions libres qui sont survenues, en réalité tout était écrit. Tout était écrit parce qu 'on voulait qu 'un procès ait lieu contre Rima Hassan. On voulait. Dernier point avant de laisser la parole sur ce que nous allons entreprendre et sur ce que nous constatons. Nous nous réjouissons de l 'ouverture d 'une enquête ordonnée par la Procureur de la République pour violation du secret de l 'enquête. Ce qui s 'est déroulé est d 'une extraordinaire gravité. Extraordinaire gravité parce que... des informations ont fuité pendant la guerre de vue, mais surtout ces informations ont donné lieu à un récit de désinformation et de fausses informations à l 'encontre de Rimeh Hassan. Et nous, non seulement nous souhaitons que cette enquête aille jusqu 'au bout, et en plus, pour le coup, là c 'est de la flagrance. Là c 'est de
la
flagrance. Il peut y avoir des auditions immédiates, ordonnées des différents fonctionnaires qui étaient notamment présents. Ça ne vient peut -être pas du côté police, ça vient peut -être d 'autre côté, mais il faut absolument qu 'il puisse y avoir des auditions.
Et
non seulement nous attendons des condamnations, des personnes qui ont fait fuiter ces informations, et nous attendons également que des sanctions administratives soient prises à la rencontre. Parce que nous considérons qu 'il y a aussi une défaillance du ministère de l 'Intérieur dans le fait de ne pas avoir permis que ces informations ne fuitent pas, alors même que nous, nous avions fait le choix de nous présenter et que nous avions alerté quant au risque que cette mesure soit ébrutée, ce qui malheureusement n 'a pas échappé, ce qui n 'était pas la première fois, puisqu 'il y avait déjà eu des fuites. Deuxième point, nous avons saisi... les rapporteurs spéciaux de l 'ONU et notamment le rapporteur spécial de l 'ONU sur la question de la liberté d 'expression. Et nous avions également saisi, et ça c 'est un point très important, la présidence du Parlement européen qui nous a fait savoir qu 'elle avait sollicité les autorités françaises sur les fondements d 'utilisation de la flagrance et que, au moment des échanges qui sont intervenus avec les équipes de Rimet Hassan, la présidence du Parlement européen n 'avait reçu strictement aucune justification de la part. des autorités de poursuite françaises sur les raisons pour lesquelles il a été fait application de la flagrance plusieurs jours après la publication en cause. S 'agissant de la première procédure, nous demanderons évidemment la nullité des poursuites devant le tribunal correctionnel, compte tenu de tous les éléments que j 'ai tout à l 'heure développés. Et non seulement nous demanderons la nullité, et s 'agissant de celles qui surviendront en septembre, à l 'évidence, elles doivent être couvertes par l 'immunité. Parce qu 'il faut être, là encore, cohérent. On ne peut pas expliquer qu 'il a été fait recours par le passé. à l 'audition libre précisément parce qu 'il ne pouvait pas y avoir de mesures de contrainte. On ne
peut
pas expliquer non plus que là, la garde à vue n 'était possible que parce qu 'il y avait flagrance et en même temps renvoyer Rimet Hassan dans le cadre de deux dossiers qui n 'ont pas donné lieu à des enquêtes de flagrance et par conséquent pour lesquelles en fait l 'immunité telle qu 'elle est retenue par la réglementation urbaine trouve à s 'appliquer de façon pleine et entière. Et ultime point. Aujourd 'hui, on appelle véritablement à la solidarité de la société civile, des juristes du monde entier. de la classe politique pour faire obstacle à ce que nous sommes en train de vivre. Nous sommes en train de vivre une instrumentalisation des poursuites, une instrumentalisation de l 'apologie de terrorisme. Le procureur de la République et la procureure de la République pensent peut -être qu 'il a été fait un choix pertinent dans le fait de renvoyer Rima Hassan devant le tribunal. Et je vous le dis aujourd 'hui, si ce procès doit avoir lieu, ce sera le procès du siècle en matière d 'apologie du terrorisme. Ce sera le procès du siècle parce que nous avons tous les éléments pour faire valoir le caractère totalement infondé, lié encore une fois aussi à l 'absence de neutralité sur ces questions des autorités françaises.
Je n
'en
ai pas pour vous, ça peut vous rassurer, mais je vous le dis d 'ordre et déjà qu 'on n 'aura pas la possibilité de prendre énormément de questions, donc on répondra à quelques questions et ça sera extrêmement bref. Non mais je n 'ai pas terminé, je n 'ai même pas pu prendre la parole encore, donc peut -être que vous pouvez au moins respecter ce temps -là. Et il y aura également une prise de parole, oui mais avant les questions, on a peut -être des éléments à présenter. Surtout qu
'il
y a eu
un déferlement de fausses informations depuis maintenant plus d 'un jour. Et je pense que c 'est normal qu 'on fasse une clarification. En fait, s 'il
n 'y
a pas de clarification possible ou nécessaire...
Merci. Je vais être extrêmement brève, puisque un certain nombre d 'éléments techniques dont on avait besoin pour éclairer ce dossier ont été très clairement exposés par mon avocat. Je ne
vais
pas revenir sur tous les éléments qui ont été étayés par mon conseil. Je vais peut -être commencer par dire que ce fait s 'inscrit à mon sens. dans une séquence qui va s 'ouvrir jusqu 'aux présidentielles et personne n 'est dupe du caractère politique de cette affaire et en réalité ce n
'est
pas la première et j 'aurai l 'occasion de détailler ce propos. Ces procédures, je crois que ça va faire plus d 'un an que je m 'exprime de façon assez régulière sur ce sujet, en dénonçant auprès de différents journalistes, sur mes propres réseaux sociaux, que je fais l 'objet d 'un véritable harcèlement judiciaire, politique. en raison, et excusez -moi,
en
raison de mes opinions politiques. Et j 'en veux pour cause la temporalité de cette dynamique de harcèlement qui a commencé dès mon entrée en politique. Puisqu 'il se trouve que je suis convoquée pour apologie du terrorisme avant même qu 'il y ait élection, avant même qu 'on arrive à l 'échéance des élections des européennes. Et dès ce moment -là, on avait quand même le sentiment que cette convocation pour apologie du terrorisme au milieu de la campagne a été faite. pour perturber finalement la campagne et les idées que nous avions à défendre durant cette campagne des européennes. Cette dynamique de harcèlement, elle n 'a pas cessé après mon élection. Alors on vous a cité 16 procédures, dont 13 qui ont été classées sans suite, mais en réalité, on n 'a pas du tout de visibilité sur le nombre de plaintes et de signalements qui ont été déposées. Je pourrais peut -être donner une approximation, mais on est dans des dizaines de plaintes et de signalements qui ont été faits à mon endroit en l 'espace de deux ans de mandat politique, ce qui est quand même assez inédit. Pour des idées et des opinions que je me suis engagée à défendre. C 'est -à -dire que tout au long de la campagne, ça a été le centre de mon propos. qui est de dire que la question palestinienne sera portée comme une question européenne à part entière. Je ne
vais
pas revenir sur les raisons pour lesquelles cette question palestinienne demeure à mon sens une question européenne et elle mérite toute sa place dans les travaux de la commission des affaires étrangères, dans les travaux de la commission des droits de l 'homme dont je suis membre et j 'assume parfaitement d 'en faire mon sujet principal de bataille. Et en réalité, c 'est sur ce fondement -là que je suis ciblée à titre personnel. Mais plus largement, c 'est le mouvement de la France insoumise, puisque en m 'investissant, en me donnant finalement aussi cette place au Parlement européen, en défendant à travers tous ses élus cette question palestinienne, en dénonçant le génocide à Gaza, en s 'engageant sur la défense... inconditionnel du droit international en interpellant de manière assez régulière le gouvernement français, le président de la République sur cette question de complicité qui a été pointée par des observateurs internationaux de la France avec le régime israélien dans les crimes qui sont perpétrés. Je veux citer le dernier rapport de Francesca Albanese qui cite explicitement la France, les enquêtes de vos confrères Disclose qui font état de la question des livraisons d 'armes. On a énormément d 'éléments finalement pour être dans une position de légitimité politique à interpeller notre gouvernement français et plus largement européen sur cette question de l 'impunité d 'Israël, sur les crimes qui sont commis et sur notre responsabilité finalement d 'élus, de citoyens et de politiques sur ce qui se joue sur cette région. Je veux insister sur ce caractère vraiment de persécution pour des idées politiques, pour des opinions politiques que je dois pouvoir exprimer librement avec la radicalité que je choisis, avec le temps que je choisis et avec les moyens que je dois pouvoir choisir dans le cadre de l 'exercice de mandat. Dans cette affaire, il y a... Des responsabilités que je veux aussi pointer. Avec tout le respect que j 'ai pour votre profession, il y a une dynamique de harcèlement qui est aussi entretenue du côté médiatique. Ça a été le cas bien sûr sur cette affaire -là, mais ce n 'est pas la première. Sur l 'affaire de Ranck, ça a été également le même déchaînement. Et sur tant d 'autres affaires, on a eu des tempêtes finalement médiatiques qui ont aussi... participer à aggraver la situation, à déformer une réalité, une vérité que nous n 'avons même pas pu exposer ou défendre pleinement. Vous avez aussi une responsabilité en ce sens puisque beaucoup de fake news ont été relayées par des dizaines de journalistes en l 'espace de 24 heures avant même. que je puisse m 'exprimer avant même que je puisse répondre à vos questions. Et légitimement, je comprends que vous puissiez en avoir au vu de cette actualité. Mais il y
a
quand même une responsabilité à questionner de ce point de vue -là. Et j 'espère qu 'en tout cas, une remise en question sera faite de la part d 'un certain nombre de commentateurs sur ce qui s 'est passé ces dernières 24 heures. Je veux aussi rappeler un contexte national qui... qui est très préoccupant sur cette question du dévoiement finalement des lois antiterroristes, des atteintes portées aux droits et libertés des citoyens. Et je veux rappeler que la raison principale pour laquelle je me suis rendue à toutes mes auditions... Ça a été aussi pour m 'inscrire en solidarité avec les centaines de militants, militantes, de citoyens, de citoyennes qui ont fait l 'objet des mêmes convocations, des mêmes poursuites, voire même pour certaines condamnations, et pour finalement m 'inscrire en solidarité et ne pas me prévaloir de cette humilité parlementaire qui pouvait un peu me protéger alors que je m 'inscris vraiment dans un mouvement qui... qui est assez large en France et en Europe, qui est le mouvement de solidarité pour la cause palestinienne et qui fait face en réalité à une répression assez inédite. Donc en France, pour vous donner quelques chiffres, je pense important quand même d 'avoir à l 'esprit. Les jugements prononcés pour apologie du terrorisme ont explosé entre octobre 2023 et novembre 2024. C 'est -à -dire en l 'espace de moins d 'un an, le ministre de la Justice comptabilise 452 jugements, 305 condamnations, soit un triplement des chiffres qu 'on avait avant le 7 octobre 2023. On n 'a pas les chiffres sur ces... sur la période de 2024 à 2025, mais je pense que tout le monde est témoin que c 'est une dynamique qui ne fait que s 'accélérer, s 'accentuer et qui doit nous interpeller et qui effectivement par ailleurs fait l 'objet des observations des rapporteurs spéciaux des Nations Unies qui travaillent sur la question des lois antiterroristes et du dévoiement des lois antiterroristes. à des fins de restriction des droits et des libertés des citoyens. Et on l 'a interpellé et saisi à ce titre pour qu
'il
puisse nous éclairer aussi sur la situation en France et de l 'utilisation qui est faite des lois antiterroristes à des fins de répression du mouvement de solidarité avec la Palestine. Aucune convocation ou condamnation pour apologie de crime de guerre au crime contre l 'humanité. ne sont prononcés. On n 'observe pas, si vous voulez, une même dynamique de répression, de signalement, de plainte, qui serait, par exemple, déposée à l 'endroit de Meyar Habib, qui qualifie la population palestinienne de cancer à la télé. Il n 'a fait l 'objet d 'aucune garde à vue et il n 'a fait l 'objet d 'aucune condamnation. Ou encore Louis Sarkozy, qui peut dire... en toute liberté qu 'il souhaite que les Palestiniens crèvent tous à la télé également sans qu 'ils fassent l 'objet de signalements particuliers ou de garde à vue ou de poursuites ou encore moins de condamnations. Je rappelle qu 'il y a 4000 soldats franco -israéliens qui ont directement participé à des crimes perpétrés à Gaza et notamment le génocide mais qui peuvent effectuer librement des allers -retours entre la France sans que la justice ne puisse se pencher sur leur participation directe à des crimes qui sont aujourd 'hui très largement documentés et qualifiés de crimes de génocide. Donc cette stratégie de harcèlement judiciaire, elle vise d 'abord et en premier lieu à m 'empêcher de travailler, à m 'empêcher de travailler le temps, l 'énergie. que je déploie à répondre à tous les signalements, à répondre à toutes les plaintes, à travailler sur l 'ensemble des observations que nous pouvons produire, à participer à des auditions qui peuvent durer plus de 10 heures. Je ne sais pas si vous pouvez réaliser ou imaginer ce que ça demande de préparation. une audition de 10 heures,
c
'est -à -dire que pour chaque affaire, il faut préparer tous les éléments que nous pouvons exposer aux enquêteurs de manière à ce que le parquet puisse avoir... matière finalement à prendre sa décision et surtout comprendre des positions politiques que j 'ai à cœur de porter dans le cadre de mon mandat. Je peux aussi rappeler très récemment la séquence qu 'il y a eu pour le Canada, c 'est -à -dire que des organisations qui ont aussi leurs antennes en France, je ne vais pas trop m 'attarder sur le nom de ces organisations, mais j 'alerte depuis... Un moment, je vois ici un journaliste du Monde à qui j 'avais accordé un entretien et je l 'avais déjà alerté, et ce n 'est pas le seul, sur la nécessité que les journalistes finalement au moins étudient le mandat que se sont donnés des organisations. qui ont un agenda politique qui s 'affirme et se revendique même être très proche finalement du régime israélien. Je veux citer la présidente de l 'OJE qui est derrière pratiquement. 90 % des plaintes qui me concernent et des procédures qui me concernent, cette présidente de l 'OGE s 'affiche régulièrement à des photos d 'elle qu 'elle publie elle -même avec le président israélien. Elle est dans une prise d 'opposition qui est dans une défense finalement quasi inconditionnelle du régime israélien, du régime de Netanyahou. Comment on peut... penser que ces signalements seraient neutres politiquement ou qu 'il n 'y aurait pas d 'agenda politique finalement ou un ciblage et un harcèlement politique et judiciaire qui est sciemment orchestré en raison de mes positions politiques. Ça fait maintenant deux ans que ça dure et j 'espère désormais que vous avez assez de matière. 16 procédures au moins qui ont fait l 'objet d 'études de la part du parquet, d 'une attention du parquet. Comme je vous le disais initialement, on n 'a pas de visibilité sur toutes les plaintes, tous les signalements. Mais je vous invite au moins, sur ces 16 procédures, ces 13 classements sans suite, à vous pencher sur les arguments avancés, sur les organisations qui sont derrière ces plaintes, et à vous faire une opinion, et à pouvoir également commenter ce fait -là, qui est un fait révélateur de persécutions, à mon sens, politiques. J 'en terminerai juste sur l 'exemple du Canada, puisque les organisations qui, au Canada... se sont targués, ont même revendiqué sur les réseaux sociaux, d 'avoir envoyé des informations, c 'est -à -dire un dossier. C 'est comme ça qu 'ils s 'expriment sur les réseaux sociaux, en ces termes. Ils ont envoyé un dossier avec des éléments d 'information me concernant au service de l 'immigration et des frontières du Canada, qui a révoqué, après m 'avoir accordé... mon navet, mon autorisation de voyage, la veille de mon départ au soir, si ce n 'a pas été fait pour m 'empêcher de travailler, enfin franchement, on avait une mission qui a été préparée depuis des mois, des conférences qui affichaient une inscription, enfin des inscriptions... qui était de l 'ordre de 1600 personnes qui étaient attendues pour ces conférences, c 'est -à -dire qu 'on avait vraiment fait salle pleine comble avant même de communiquer, même sur ces conférences. J 'avais une dizaine de rencontres qui étaient prévues avec des acteurs politiques, avec des acteurs de la société civile, dont l 'organisation Oxfam, dont l 'organisation Amnesty International et tant d 'autres. Et tout ce travail a été empêché. la veille de mon départ. En réalité, c 'est le matin même, samedi matin, quand je me rends à l 'aéroport, qu 'on m 'informe que mon AVE a été révoquée la veille, c 'est -à -dire vendredi soir, sur la base d 'informations qui auraient été envoyées par ces organisations qui se revendiquent elles -mêmes des organisations de lobbying pro -israélien. Il suffit d 'aller sur leur site internet et vous avez deux, trois... qui sont dédiés au renouveau des relations israélo -canadiennes, au travail que fait l 'organisation pour défendre les intérêts israéliens au Canada. Et ce sont ces organisations qui se sont revendiquées avoir opéré finalement pour m 'empêcher, et qui se sont félicitées finalement de m 'avoir empêché de travailler. C 'était un déplacement qui était prévu dans le cadre de mon mandat de député sur ce qu 'on appelle une semaine verte au Parlement européen. semaines vertes à l 'année. Ces semaines vertes,
c
'est -à -dire des semaines sur lesquelles nous n 'avons pas de travail parlementaire, elles sont faites et elles sont mises à disposition des députés pour qu 'ils puissent eux -mêmes organiser des missions, des déplacements, des rencontres, des consultations. Et c 'est dans ce cadre -là que cette mission au Canada avait été préparée et qu 'elle a été empêchée. Ces organisations ont leurs antennes en France. C 'est les mêmes organisations. Et elles procèdent finalement... Il y a eu un transfert, je crois, parce que finalement, c 'est les dossiers qui me concernent en France qui ont été transférés, des informations qui ont été transférées aux antennes de ces organisations au Canada et qu 'ensuite, elles ont produit à l 'administration pour faire pression. pour dire, justement, Rima Hassan fait l 'objet d 'enquêtes ou de plaintes pour apologie du terrorisme. On constate aujourd 'hui que l 'écrasante majorité de ces enquêtes, elles ont été classées sans suite. Et pendant deux ans, on m 'a fait poireauter, alors qu 'effectivement, je me suis rendue à toutes les auditions, à toutes les convocations pour m 'expliquer, finalement, de mes positions, de mon engagement. Pendant deux ans, on a laissé toutes ces affaires en suspens, comme ça, à des fins, je crois, d 'utilisation. Par des préfets, parce que finalement il ne s 'agit pas que de la question de ce voyage -là, j 'ai eu à maintes reprises des décisions d 'annulation de mes conférences par des préfets qui aussi convoquaient cette question de Rima, les problématiques, c 'est une figure problématique puisqu 'elle fait l 'objet de plusieurs plaintes pour apologie du terrorisme. Je pense que oui, ça a été véritablement orchestré et que je ne m 'explique pas à ce stade comment se fait -il que j 'ai été entendue en avril 2024 pour la première audition pour Apologie du terrorisme et que j 'ai finalement qu 'aujourd 'hui des nouvelles sur les suites à donner de ces différentes convocations. Et je veux quand même souligner que ça intervient à un moment. qui est celui des présidentielles. C 'est -à -dire que nous rentrons dans une temporalité où nous savons que la France insoumise va perpétuellement être une cible puisque les chances de la France insoumise d 'arriver au second tour ne font plus aucun doute et qu 'il y a une volonté manifeste de diaboliser la France insoumise, de cibler finalement ses militants et ses militantes. et aussi de faire payer à la France insoumise ses engagements sur la question palestinienne. Donc mon mot de conclusion, ce sera un mot de détermination. Il n 'est pas question pour moi ni de céder. à cet acharnement politique, judiciaire et aussi, j 'ai eu l 'occasion de le dire, médiatique. Ça fait deux ans maintenant que je supporte à répétition des campagnes à tout bas, sans qu 'aucun journaliste par ailleurs ne me donne la parole. Je veux quand même le souligner,
c
'est que l 'écrasante majorité des articles qui sortent sur moi... il est très très rare qu 'on me donne la possibilité que je puisse répondre, que je puisse éventuellement commenter. Il y a une invisibilisation par ailleurs, en plus de cette dynamique de persécution, une invisibilisation de la possibilité même, de ma voix et de la possibilité même qui peut m 'être offerte de pouvoir m 'exprimer, de répondre à ces polémiques qui sont bien souvent fabriquées de toutes pièces. Donc, mon mot de conclusion. C 'est un mot de détermination. On a été bien sûr éprouvés ces 24 dernières heures, mais nous sommes déterminés à la fois à dénoncer ce qui est en cours pour nous, mais pas seulement, aussi pour toutes celles et ceux qui nous soutiennent, pour toutes celles et ceux qui nous ont élus, pour toutes celles et ceux, même en dehors de notre famille politique, qui comptent sur nous pour défendre l 'état de droit, pour défendre... l 'idée qu 'on se fait de la justice pour défendre l 'idée qu 'on se fait de la liberté d 'expression et je veux leur dire qu 'ils peuvent compter sur nous que nous allons mener toutes les batailles de fond et effectivement si procès il y a le 7 juillet on en fera un procès historique on invitera tout les voies pertinentes pour commenter ce qui se joue sur la question palestinienne en termes de censure,
en
termes de répression et en termes de dévoiement des lois antiterroristes et également de dénonciation et je veux le dire d 'un lobby. d 'un lobby,
c
'est comme ça qu 'il faut le nommer, d 'un lobby qui œuvre pour les intérêts d 'Israël depuis la France et qui va jusqu 'à sacrifier nos droits et nos libertés. Il n
'est
pas normal qu 'en France, nous ayons un humoriste comme Guillaume Maurice qui se voit perdre son travail pour une blague sur Netanyahou. Ça n 'arriverait jamais si c 'était le cas sur une blague sur Poutine, par exemple. Il n 'est pas normal que des journalistes soient ciblés en raison de... l 'analyse qu 'ils font de la situation à Gaza et qu 'ils prennent position finalement sur le traitement qui est en effet du point de vue journalistique. Il n 'est pas normal que des syndicalistes soient poursuivis en justice pour leur position sur ce sujet, de la même manière qu 'il n
'est
pas normal que des étudiants soient également ciblés, qu 'ils en viennent presque pour certains à perdre leur diplôme, à être dans des situations d 'harcèlement de la part de leur administration.
en
raison également de leur militantisme et de la manière qu 'il n
'est
pas normal que des élus se retrouvent en garde à vue pour une position exprimée, pour un tweet qui a été publié et pour lequel j 'ai dû faire 15 heures de garde à vue, en étant également placée en cellule. Ce n 'était pas des conditions où j 'ai pu simplement rester dans un bureau et puis répondre aux questions. J 'ai fait l 'objet d 'un interrogatoire, de plusieurs interrogatoires, et ensuite, sur tout le temps... qui séparait ces différentes interrogatoires, j 'ai été placée en cellule. Alors je ne
veux
pas bénéficier d 'un traitement différencié en soi, mais je veux quand même dire mon indignation de me retrouver 15 heures en garde à vue pour un tweet. Donc ça sera mon mot de conclusion et que je veux véritablement axer sur la détermination qui est la nôtre et qui... qui nous accompagnera jusqu 'aux élections des présidentielles de 2027. Je
vais dire juste un mot et après, ça sera très bref. Je veux, parce que le moment est d 'une exceptionnelle gravité, qui correspond au paroxysme de la campagne politique, médiatique, judiciaire, dont Rima Hassan est la cible depuis qu 'elle est entrée en politique. dire devant vous la solidarité, le soutien de l 'ensemble du mouvement de la France insoumise, de l 'ensemble de ses parlementaires, de l 'ensemble de ses militants. Arima Hassan qui est la cible de cette campagne de harcèlement parce qu 'elle est une eurodéputée dont la voix porte très loin, parce qu 'elle est une insoumise et qu 'elle appartient à un mouvement politique qui aspire à gouverner la France dans un an maintenant. Et parce qu 'elle est l 'une des voies du combat pour le peuple palestinien au moment où, rappelons -le, il lutte pour sa survie, il est victime d 'un génocide et où le gouvernement suprématiste de Netanyahou viole les droits humains et le droit international chaque jour. Ce moment est d 'une exceptionnelle gravité. Car c 'est notre état de droit qui est aujourd 'hui menacé. Ce sont les droits fondamentaux de Rima Hassan, comme citoyenne, comme parlementaire, mais les droits de chacun et chacune d 'entre nous qui sont aujourd 'hui bafoués, piétinés par nos adversaires politiques. Et de ce point de vue -là, au nom de la France Insoumise, je veux, après que M. Brengart ait fait la démonstration de la vacuité, des procédures qui sont intentées contre Rima Hassan, appeler les responsables à prendre leurs responsabilités. Car nous avons assisté et faré pendant 24 heures à des violations très nombreuses du secret de l 'enquête et qu 'en dépit, et saluons -le, de l 'enquête que la procureure de la République annonce à l 'instant, Cette enquête n 'épuise pas la responsabilité des ministres Laurent Guinez pour le ministère de l 'Intérieur et du ministre Gérald Darmanin pour le ministre de la Justice. Car des enquêtes administratives doivent maintenant être ouvertes par l 'Inspection Générale de la Justice, par l 'IGPN, pour déterminer qui, dans les administrations dépendant de l 'autorité de ces deux ministres, du côté de la police, du côté du parquet, qui a fait fuiter pas des informations. des fausses informations qui ont été colportées, propagées pendant des heures pour diffamer Rima Hassan, portée atteinte à son image et à celle de la France insoumise dans son entier. Si M. Nouniez et M. Darmanin n 'engagent pas des procédures administratives, alors c 'est qu 'il y a une impunité pour les délinquants qui manifestement sont en poste au sein des administrations dont ils ont la charge, et ce serait le signe qu 'ils cautionnent. des violations du secret de l 'enquête qui sont insupportables, bien sûr pour Rima Assad, mais pour n 'importe quel justiciable dans notre pays. De la même façon, nous adressons solennellement à l 'ARCOM. puisque pendant 24 heures, pas sur tous les plateaux de télévision et pas dans tous les organes de presse, mais sur certains d 'entre eux, des calomnies, des mensonges ont été propagés de façon insupportable. Des leaders de l 'extrême droite et de la droite ont été invités sur les plateaux télévisés pour les commenter et nourrir la rumeur et la calomnie. Je veux dire de ce point de vue -là que la chaîne BFM TV, qui a consacré hier 12 bandeaux... pour diffamer Rima Hassan, qui ce matin encore, en recevant le ministre de l 'Intérieur Laurent Nunez, a affirmé des contre -vérités, alors même que le procureur, la procureure de la République, avait commencé, certes de façon confuse, à apporter des événements, se doit de présenter des excuses publiques à Rima Hassan et à l 'ensemble de celles et ceux qui se sont sentis insultés par cette cabale politique et médiatique qui a été... organisée depuis plusieurs heures,
mais
elle vient de loin, car oui, Rima Hassan est la cite depuis plusieurs mois, comme d 'autres parlementaires insoumis, comme Mathilde Panot, notre présidente de groupe, de démarches judiciaires et politiques qui cherchent à nous faire taire. Je dis en conclusion, et Rima Hassan l 'a dit, elle ne se taira pas, nous ne nous tairons pas, nous irons jusqu 'au bout, dans la défense non seulement de nos idées, mais de principe, et si nous sommes les derniers dans ce pays à défendre les principes de l 'État de droit, à défendre ceux des droits humains et du droit international, à défendre le droit du peuple palestinien à vivre libre, nous le ferons.
Madame l 'eurodéputée, votre avocat assure que c 'est une citation, j 'ai votre tweet sous les yeux, il n 'y a aucun guillemet, et comme vous tweetez, j 'ai consacré ma jeunesse à la cause palestinienne, donc il y aura oppression, la résistance ne sera pas seulement un droit mais un devoir, donc c 'est une citation, donc sans guillemet. Votre avocat est également comme 1972, tout le monde ne se souvient pas de 1972, effectivement,
mais
dans le fluide, on en parle aussi, donc question extrêmement simple. Est
-ce
que pour vous, Kozo, Okamoto, vous êtes un terrorisme ? Vous
viendrez au procès du 7 juillet et vous pourrez assister à toutes les observations qu 'on pourra produire. On est là pour commenter ce qui s 'était passé hier.
Un peu
de décence, un peu
de
décence, un
peu de décence. Je vous invite au procès parce que vous avez vu l 'information qu 'il va y avoir renvoi.
Pourquoi vous ne répondez pas ?
Je suis en garde à vue, là, encore ? Je ne suis pas en garde à vue. Vous êtes invité à une conférence de presse qui porte sur ma garde à vue et sur ce qui s 'étend. Eh bien, je vous invite à venir le 7 juillet au procès. Mais c 'est l 'objet du procès du 7 juillet. Vous viendrez le 7...
On
a déjà répondu sur le fait que c 'était l 'empreinte philosophique. Vous viendrez
au procès du 7. Il y
a
un procès. Vous aurez l 'occasion de venir en tant que journaliste et vous pourrez entendre nos observations et ce qu 'on a à présenter.
Qui êtes -vous ? Je suis journaliste. Voilà, journaliste indépendante. Pendant deux ans, vous avez récupéré la propagande de Benjamin Netanyah, qui est recherchée par la Cour pénale internationale. Et le mot génocide, vous avez vraiment beaucoup de mal. Oui, c 'est vrai que vous n 'allez jamais voir des interlocuteurs pour leur demander si oui ou non il y a un génocide à
Gaza.
Et ça, on n 'en a jamais, jamais entendu parler au sein des grands médias. Non, question suivante. Vous avez votre question,
vous viendrez au procès le 7 juillet. C 'est bon temps par longtemps. Vous pouvez attendre trois mois, vous aurez l 'occasion d 'entendre
toutes nos observations. Le parquet de Paris vient d 'annoncer une enquête du chef de l 'accusation de violation du secret de l 'enquête. On vient de le recevoir. Quelle est votre réaction là -dessus ? C 'est
une première victoire. C 'est une première victoire parce que dès ce matin, c 'était une décision que nous attendions de la part du parquet. Mais très honnêtement,
je
pense qu 'elle aurait pu intervenir dès hier. Cette annonce aurait pu et dû intervenir dès hier parce que assez rapidement, dès le matin, nous avions averti. J 'avais averti. le procureur de la République, de l 'existence de fuites répétées et de différents articles de presse, dont, encore une fois, je le redis, un article de presse, avant même que l 'audition ne débute, faisait éteint de la nature et des précisions de l 'application en cause, informations qui n 'étaient même pas à notre disposition. Je pense qu 'il faut vraiment mesurer ce que ça signifie, c 'est
-à
-dire qu 'il y a des informations dont nous ne disposions même pas. Et donc c 'est une première victoire, mais nous attendons désormais que ça aille plus loin et que toutes les responsabilités soient actées, aussi parce que nous pensons, et je l 'ai dit tout à l 'heure, que ces différentes suites ne sont pas fortuites. Et c 'est aussi pour ça que nous attendons des éléments de la litigation pour non seulement que les responsabilités soient déterminées mais aussi pour comprendre d 'où elles viennent et pourquoi est -ce qu 'elles ont été réalisées.
pour les précisions, notamment sur les tests. Pour bien comprendre, il me semble que vous aviez dit que le test avait été négatif. Or, sur un tweet que vous avez publié, vous disiez qu 'il était positif lié à des traces de THC dues à une consommation de CVD. Est -ce que vous pouvez préciser si ce test était positif ? ou négatif, et s 'il était positif, pour quelles raisons ? Et deuxième demande de précision, vous avez parlé du sac qui était a priori ouvert, déjà ouvert au moment de la fouille de ce sac. Est -ce que vous sous -entendez que des policiers auraient pu glisser quelque chose dans le sac de Rima Hassan ?
Alors, sur la dernière question, nous, associés, on ne sous -entend rien. On indique simplement et on constate quelque chose. Et ce quelque chose, il nous appartiendra d 'en tirer toutes les camps procédurales. dans les délais qui s 'imposent, et notamment parce que cette fouille n 'a pas eu immédiatement lieu et cet inventaire n 'a pas eu immédiatement lieu, ça pose des questions du point de vue de la procédure et de la régularité avec laquelle cet inventaire a été effectué. C 'est la consultation, simplement, que nous faisons à ce stade. S 'agissant du test urinaire, ce qu 'on a indiqué tout à l 'heure est parfaitement clair, c 'est -à -dire que ce test urinaire écarte la consommation de stupéfiants ou de drogues de la part de Rima Hassan. Il peut en fait révéler une présence, la consommation de CBD, mais c 'est tout ce qu 'il révèle en fait. Et le CBD, encore une fois, est à usage autorisé légal. Et donc, il est normal qu 'un test le détecte.
Et surtout que le médecin qui était présent au moment où je me suis soumise à ce test... confirme ça, c 'est -à -dire qu 'il me dit que les traces qu 'on trouve de THC correspondent à une consommation de CBD. C 'est exactement ce qu 'il dit. Donc si demain vous consommez du CBD, ce qui est une consommation légale en France, et que vous vous soumettez à ce type de test, vous aurez les mêmes résultats comme moi. C 'est exactement ce qui s 'est passé. Par contre, il écarte effectivement toutes les autres substances qui sont détectées dans ce type de test urinaire. Il est
clair que ce qui se passe là autour de Rima Hassan s 'inscrit dans ce contexte. Nous sommes à quelques jours de l 'inscription du
jour
de l 'Assemblée nationale du projet de loi Yadan, dont il faut rappeler qu 'il vise à interdire toute critique du régime suprématiste israélien et à criminaliser toute voie. en soutien, en solidarité avec le peuple palestinien. Bien sûr que pour nous, et il
y
a un contexte politique qui est très fort, qui est celui -là, qui est celui de la grande bataille qui s 'ouvre dans le pays dans la perspective de l 'élection présidentielle, et que l 'acharnement dont Rima Hassan est la cible, vise plus largement, au -delà d 'elle, à empêcher toutes celles et ceux qui n 'acceptent pas le massacre qui est en cours, le génocide qui est en cours en Palestine, vise à les faire taire. Bien sûr que cela s 'inscrit directement dans ce contexte.
Arthur Pereira pour RTL, vous parlez des deux contenants qui contenaient du coup le CBD. L 'un n 'avait pas de drogue de synthèse et l 'autre peut être possibilité, sachant qu 'ils sont achetés dans le même magasin. Pourquoi l 'un aurait des drogues de synthèse et l 'autre non ?
Ça, c 'est une question à laquelle nous, nous ne pouvons pas répondre. Donc ce sont les indications que nous avons apportées et qui ont été apportées aux services enquêteurs. Après, c 'est à eux d 'en tirer toutes les conséquences et de faire toutes les investigations qui s 'imposent. Mais c 'est quand même important.
En
fait, la seule chose que vous constatez, c 'est que c 'est un magasin qui a pignon sur rue. Ce sont deux contenants qui sont strictement identiques et ce sont deux contenants qui ont été achetés exactement au même endroit et le même jour. Donc, je veux dire, nous, on ne peut pas constater autre chose que ça, plus le fait, encore une fois, que ce test, et je l 'ai redit, ne confirme pas une quelconque consommation de drogue ou de stupétion.
Maxime Roncedor pour BFMTV. Hier, les informations de BFMTV, c 'était que deux contenants avaient été retrouvés sur vous, Madame Hassan. Un qui contenait du CBD et l 'autre de la drogue de synthèse. Aujourd 'hui, vous dites
qu
'il y avait bien des traces de drogue de synthèse dans l 'un des contenants. Vous dites que beaucoup de médias ont menti dont BFMTV à ce propos. Pourtant, vous reconnaissez bien qu 'il y avait des traces de drogue de synthèse dans ces contenants.
Non,
je
ne reconnais pas rien de
ce
qu 'on est censé. Je
peux
peut -être réexpliquer du coup la
procédure. Oui, vous avez menti et puis en fait vous avez même
participé à un harcèlement, je vais vous le dire droit dans les yeux. Ce que vous faites, ce n
'est
pas du journalisme.
Ce
que vous faites,
ce n 'est
pas du journalisme.
Ce
que vous faites,
ce
n 'est
pas
du journalisme. Ce que vous faites, ce n
'est
pas du journalisme.
Non, pas du tout. Pas
du tout. Absolument pas.
Par exemple, vous avez affirmé qu 'il y avait une boulette de cannabis. Oui, vous l 'avez affirmé et c 'était faux.
Vous avez produit un nombre
incalculable de gandots affirmant que de la drogue, non pas des substances apparentes en A, que de la drogue avait été trouvée dans les affaires de Réalatane. C 'est faux. C 'est le parquet qui le dit depuis ce matin. Depuis avant l 'interview de Laurent Nunez, à l 'occasion de laquelle l 'intervieweuse de BFM TV a affirmé contre le parquet que de la drogue avait été trouvée dans les affaires de Riemassa. Tout ça est factuel et devrait vous encourager peut -être à le reconnaître, peut -être à vous demander si vous ne vous êtes pas fait manipuler par ce que vous présentez comme des sources, qui sans doute vous ont raconté n 'importe quoi, ou vous -même avez -vous interprété ce qui vous est... ce qui vous a été dit, en tout cas pendant des heures et des heures, et vous ne l 'avez pas rectifié à cet instant, vous ne vous êtes pas excusé à cet instant, vous avez diffusé de fausses informations portant atteinte à la réputation de Rima Hassan et plus largement au mouvement de la France Insoumise. Ça, c 'est factuel, c 'est presque journaliste que de le dire. Et je rappelle
aussi un point qui, évidemment, a son importance, c 'est qu 'en plus, ce sont de premières candidations qui ont été faites dans le cadre d 'une procédure immédiate qui a été diligentée dans le cadre de la garde à vue. avec des moyens qui étaient eux -mêmes immédiats. Aujourd 'hui,
on
ne peut pas du tout prendre pour... Déjà, encore une fois, ce sont des traces. Ce n
'est
pas du tout une substance qui aurait été analysée, dont la nature de drogue ou de stupéfiants aurait été confirmée de façon catégorique, et que nous n 'en sommes qu 'au début. Et ce qui a été tout à fait surprenant dans les différents commentaires qui sont survenus, mais je veux dire, ça concerne tout le monde ou presque, c 'est qu 'on a rarement vu quand même des réserves émises sur le fait déjà que des personnes étaient en train de commenter des informations percellaires issues d 'une procédure pénale, prenant pour argent comptant le fait qu 'il
y ait
eu une consommation de drogue. En tout cas, moi, c 'est des réserves que j 'ai assez peu. Et je ne cite pas, moi, des médias en particulier. Je
vous
dis simplement que ce sont des réserves que j 'ai assez peu. Et ça concerne aussi des personnalités publiques qui ont pu par ailleurs commenter ce qui s 'était passé sans se poser la question de savoir, est -ce qu 'il ne faudrait pas attendre déjà à l 'issue de l 'enquête ? Est -ce qu 'il ne faudrait pas avoir connaissance des éléments précis pour se permettre de colporter
des informations qui peuvent... Ce contenant, ce n
'est
pas ma
responsabilité. Ce qui m 'est arrivé aurait pu vous arriver à vous, à vos enfants, c 'est -à -dire consommer légalement du cannabis à des formes médicales. Et ça, je n
'ai
pas à m 'expliquer ici pourquoi je consomme du cannabis du CBD et pourquoi j 'en ai besoin. Mais ce que je veux dire, c 'est que ça peut arriver à n 'importe qui,
c
'est -à -dire de se rendre dans un magasin, d 'acheter du CBD. et d 'être confronté à un contrôle quel qu 'il soit, ça peut arriver à n 'importe qui, et puis finalement qu 'on vous informe à ce moment -là que ce que vous avez, le CBD que vous avez, contient d 'être là, ce qui mérite d 'être investigué, d 'être contrôlé, et c 'est ce qui s 'est passé hier. Et donc nous avons... Nous avons... J 'étais
en garde à vue.
J 'étais avec mon avocat.
On
n 'a pas à aller communiquer devant 3 ou 4 journalistes qui viennent nous chercher en garde à vue. On sort de 15 heures de garde à vue. On a le droit aussi de pouvoir simplement se reposer, de préparer nos éléments de communication. On ne savait pas par ailleurs qui était présent à la sortie de la garde à vue. On a été pris par surprise. par les journalistes
qui
étaient présents, donc on ne
s
'était pas préparés à communiquer.
Ben
non, il se trouve que vous savez, quand vous êtes libérés de garde à vue, vous traversez un couloir et vous sortez. On nous a informés à la sortie qu 'il y avait des journalistes. simplement mais on n 'a pas pris un temps pour pouvoir se dire bon quels éléments nous sommes prêts à partager et puis même on avait besoin de voir aussi tout ce qui a été commenté c 'est à dire que pour vous convoquer aujourd 'hui et vous répondre finalement à ce qui a été dit ces dernières heures on avait aussi besoin de lire ce que vous aviez écrit ce que vous aviez commenté ce qui avait ce qui avait fuité de la procédure et donc d 'arriver en fait avec des éléments qui soient complet. On ne va pas faire une conférence de presse tous les jours. On en fait une seule durant laquelle nous avons des éléments qui soient exhaustifs à vous présenter.
Pour terminer, parce qu 'on ne
va
pas passer 3 heures sur la qualité du CBD, j 'ai une question qui n 'ont rien à voir. Vous allez me poser à la suite et comme ça on fera une réponse et ce sera fini. Quand
vous apprenez que les 13... affaires, par que 13 affaires vous concernant sont passées sans suite. Est -ce que vous saviez à ce moment -là que vous aviez 13 affaires ? Et comment ça se passe avec vous parmi les deux systèmes ?
Ma question, c 'est que vous dénoncez des pressions politiques, un acharnement médiatique, politique, et aussi, en particulier, vous disiez, cette organisation, l 'OGE, sa présidente, qui serait à l 'origine de 420 % des Blancs, parce que vous envisagez beaucoup une autre étape et de portes de Blancs également. Alors, je ne
sais
pas si c
'est
en train du judiciaire, mais contre harcèlement politique, contre dévoiement de... Et la troisième et dernière question.
Sian Asba, journaliste indépendante, Madame Hassan, deux questions très rapides. La première, vous avez parlé de l 'acharnement politique, judiciaire et médiatique que vous suivez. Il y
a
garde à vue policière, aujourd 'hui quasi garde à vue journalistique. La première,
c
'est comment est -ce que vous vivez ça ? Et la « Justine », c 'est « qu 'est -ce
que
ça vous fait ? » Vous partez, ça fait longtemps que vous partez la question palestinienne, la question de la mobilisation aussi contre les violences coloniales et génocidaires en Palestine. Qu 'est -ce que ça vous fait aujourd 'hui qu 'on parle beaucoup du CBD, de je ne sais pas quoi, alors qu 'il
y
a un génocide en cours en Palestine ? Merci. Je
vais peut -être répondre à votre première question. Parce que vous savez qu 'il faut parfois un peu quand même prendre le temps de l 'explication. Si c 'est que le temps de la formule et que le temps d 'expression rapide, on ne comprend pas le déroulement. La première audition libre qui est quand même survenue de Rémi Hassan, c 'est en mai 2024. Depuis mai 2024, nous n 'avons eu strictement aucun retour. de la part du parquet sur l 'issue des procédures, pas plus que sur la nature des investigations qui étaient faites. On a seulement su, hier, qu 'allait nous être annoncé, dans le cadre des deux auditions libres, que des classements étaient intervenus. Et on a bien compris qu 'en fait, si on ne se présentait pas aux auditions libres, on n 'allait pas comprendre le détail, la précision de ces classements. Et comment est -ce que nous avons appris l 'existence des classements, des 13 classements qui ont été effectués par le parquet ? On l 'a appris par le biais du communiqué de presse qui a été fait par le procureur de la République hier. C 'est -à -dire que ça fait deux ans qu 'on demande les informations, et les informations sont transmises hier par le bien d 'un communiqué de presse, alors même que c 'était le sens des interrogations que nous avons faites. Et en fait, je pense que cette séquence montre bien que vous avez un ensemble qui a été traité, et que dès le départ, l 'orientation qui était prise, c 'était... de pas permettre en fait d 'annoncer peut -être que des classements sans suite étaient intervenus parce qu 'on voulait pas montrer non plus qu 'il
y
avait des aveux mais en contrepartie de ça et bien on poursuit Rima Hassan pour finalement aussi faire oublier l 'information qui est quand
même
une information décisive, à savoir que 13 procédures ont donné lieu à un classement sans suite. Et moi je regrette en fait aujourd 'hui qu 'on ait eu besoin d 'un... Je
n
'ai même pas moi reçu personnellement, de la part des services du parquet, ce communiqué.
C 'est
un journaliste qui me l 'a transmis. Donc c 'est comme ça en fait qu 'on apprend qu 'il y a ces 13 procédures qui sont classées. Et d 'ailleurs au moment même où on se parle... les avis de classement qui contiennent les numéros des procédures n 'ont même pas été notifiés à Rima Hassan. Donc on voit bien qu 'en fait, il y
a
quand même une stratégie de communication derrière ça, et ça me permet simplement de faire une articulation par rapport à la question qui se posait tout à l 'heure, pourquoi est -ce que nous n 'avons pas communiqué hier soir ? Parce qu 'en fait, on savait bien, et on a parfaitement vu, qu 'on s 'inscrivait dans le cadre d 'une séquence qui était une séquence indivisible. Et on a attendu ce qui allait se passer ce matin. Parce que ce qui allait se passer ce matin, on savait aussi que ça allait nous permettre d 'annoncer la précision éventuelle sur les classements sans suite qui seraient intervenus. Mais sauf qu 'en fait, on nous a pris de court par le fait qu 'on les annonce immédiatement le jeudi soir, nous privant de la possibilité de pouvoir les annoncer et nous privant de la possibilité de pouvoir en discuter. Parce que je veux dire, il faut bien regarder les choses en face. Aujourd 'hui, personne ne parle des classements. Tout le monde est bien content de parler de cette supposée présence. de stupéfiants pour venir discréditer Rime Hassan. C 'est -à
-dire
que c 'est ça la vérité. C 'est ça la vérité aujourd 'hui médiatique de ce dossier.
sur le volet ?
Est
-ce qu
'il
y
a
des options, finalement, sur le plan juridique pour pouvoir se saisir de cette question
? Les options, pour nous, sont extrêmement claires.
C
'est que s 'agissant des poursuites qui ont donné lieu à des renvois devant le tribunal, nous demanderons l 'annulation pleine et entière de ces poursuites. Et nous considérons que les constructions de parties civiles qui s 'ajoutent à ces différentes poursuites seront abusives et nous demanderons des condamnations pour construction de parties civiles abusives.
La question sur la cause palestinienne, c 'est vrai qu 'on a le sentiment, j 'ai quand même le sentiment qu 'on cherche aussi à détourner l 'attention de ce qui se joue politiquement actuellement. Il y a effectivement cette loi Yadam, dont je rappelle qu 'elle a fait l 'objet de plusieurs critiques, observations, tribunes, non pas de personnalités spécifiquement de la France insoumise, de gauche ou de gens opposés à cette loi. Elle a fait l 'objet de critiques et de réserves de la part d 'universitaires. Elle a fait l 'objet de critiques et de réserves de la part de juristes. Elle a fait l 'objet de critiques et de réserves de la part d 'experts, finalement, également du... du droit, de la loi, y compris sur le volet de la constitutionnalité en tant que telle, de toutes les libertés qu 'elle pouvait entraver. Donc oui, j 'ai à cœur de dénoncer cette instrumentalisation assez grotesque de cette question du CBD que je me suis procurée encore une fois légalement au point de donner l 'adresse et le nom du magasin. Si possible, même s 'ils veulent récupérer les images des caméras pour voir que je me suis rendue spécifiquement dans ce magasin, qu 'ils le fassent, mais qu 'on puisse effectivement passer à autre chose assez rapidement et aux choses qui nous intéressent, c 'est -à -dire la politique, la séquence qui s 'ouvre pour les présidentielles et la défense continue des droits du peuple palestinien et la dénonciation du génocide qui est en cours à Gaza.
Merci à vous.
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