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Le tour de parole complet qui contient l'extrait, avec celui qui précède et celui qui suit. Le tour cible est surligné.
Nouvelle-Calédonie : l'Assemblée nationale rejette le projet de loi constitutionnelle - 2/04/2026
2 avril 2026
Merci Madame la Présidente. En regardant l 'ensemble des collègues de cet hémicycle et sans doute plus particulièrement certains bancs, je m 'adresse en particulier à celui d 'Emmanuel Jibahou qui a défendu la motion de rejet pour essayer une ultime fois de le persuader en sincérité que ce projet est profondément novateur. Il ne nie pas. Jamais le droit des peuples a disposé d 'eux -mêmes. Mais c 'est vrai, c 'est un droit ici qui s 'exprime différemment du droit traditionnel, peut -être auquel on est habitué depuis 1946, la IVe République, et l 'indépendance d 'un certain nombre de pays d 'Afrique dans les années 60. Nous avons ici sans doute un processus très singulier, particulier, sous -hygiénérie. Parce qu 'en réalité, l 'histoire de la Nouvelle -Calédonie, si elle est faite d 'ombre et de lumière, elle est faite aussi d 'un destin commun, d 'une envie de vivre ensemble, et je dirais presque d 'une nécessité. dans cette zone qui est tant convoitée. Ce n
pas simplement le respect dû à un peuple, c 'est aussi un avenir que nous devons écrire en commun, avec de la prévisibilité, avec de la visibilité. Rien ne peut tenir sans qu 'il y ait de la durée. Rien ne peut tenir, rien ne peut s 'écrire s 'il n 'y a pas de la confiance. Et je crains. Je crains qu 'avec l 'interruption des débats, on reparte vers un cycle bien incertain. Et cette incertitude, en réalité, elle joue contre les plus modestes. Et je crois que personne ne le veut. Elle joue contre. Et vous avez... Chers collègues, évoquez le cas de la jeunesse, je l 'ai fait aussi dans mon intervention. Elle joue contre cette jeunesse qui attend aussi de l 'avenir de la Nouvelle -Calédonie. Alors, j 'en appelle à votre responsabilité, à notre responsabilité collective. Il faut nous remettre autour de la table des négociations. Il faut pouvoir s 'écouter, il faut pouvoir travailler. C 'est l 'avenir non seulement d 'un peuple, mais c 'est l 'avenir d 'un territoire, pour que demain, nous ne soyons pas dans le noir, qu 'il n 'y ait pas que des ombres, mais que l 'on termine aussi sur la lumière, celle qui, je l 'espère, peut nous réunir. Je vous remercie.
Merci beaucoup, monsieur le rapporteur. Je vais maintenant donner la parole à l 'ensemble des groupes politiques pour des explications de vote d 'une durée de deux minutes. Le premier à prendre la parole sera à monsieur Arthur Delaporte pour le groupe socialiste.
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