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Période de questions et réponses orales | 1er avril 2026
2 avril 2026
à chaque Québécois et, deuxièmement, réduire le temps d 'attente dans les urgences. Madame la Présidente, il
y
a un lien entre les deux, parce qu 'actuellement, malheureusement, il y a 50 % des patients dans nos urgences qui ne devraient pas être dans nos urgences. Ils auraient dû être vus dans un GMF, que ce soit dans un CLSC ou dans une clinique privée. Madame la Présidente, j 'avoue, que c 'était difficile de remplir la première promesse,
c
'est -à -dire donner un médecin de famille ou un GMF à chaque Québécois. Madame la Présidente, une de mes grandes fiertés. Quand on est arrivé à la suite des libéraux, il y avait au Québec 6 ,4 millions de Québécois qui avaient accès à un médecin de famille ou un GMF. Il y en a aujourd 'hui 7 ,4 millions. Et on en aura bientôt 7 ,5 millions d 'ici le 30 juin. Ce qui devrait répondre... à la demande de tous ceux qui veulent avoir accès à un GMF. Donc, Madame la Présidente, dans un deuxième temps, ça permettra d 'enlever 50 % des patients qui sont dans les urgences, puis de réduire le temps d 'attente dans les urgences. Mais Madame la Présidente... Je continuerai, Madame la Présidente.
Madame la Présidente, après huit ans au pouvoir, à la veille de son départ, le premier ministre nous dit encore « ça va s 'améliorer dans le futur ». Il y a eu huit ans, Madame la Présidente. Et là, aujourd 'hui, cette année, il y a exactement le même nombre de visites dans les urgences qu 'à son arrivée. Exactement le même nombre. Mais les gens qui y vont... Ils attendent plus longtemps, Mme la présidente. C 'est ça qu 'on lui demande aujourd 'hui. Les gens attendent plus longtemps. Comment il peut justifier son échec?
La réponse du premier ministre.
Mme la présidente. Faut -il rappeler que pendant 15 ans, 15 ans, le Parti libéral n 'a pas été capable de régler le problème le plus important selon tous les rapports qui ont été faits sur la santé, en particulier le rapport clair, donner accès à un GMF à tous les Québécois. Quand le chef de l 'opposition officielle dit qu 'on n 'a rien fait, il exagère un petit peu. On a un million de plus de Québécois. aujourd 'hui, par rapport à ce qu 'on avait dans le temps des libéraux, qui ont accès à un GMF. Et on vient enfin de signer une convention collective pour changer le mode de rémunération des médecins de famille, ce qu 'a jamais été capable de faire le Parti libéral.
Deuxième complémentaire.
Mon Dieu, madame la présidente. Le premier ministre nous dit « Ah, bien, ça va bien, il
y
a un paquet de monde pris en charge. Pouvez -vous m 'expliquer dans ce cas -là? » Pourquoi il y a 9h27 minutes d 'attente ce matin à l 'urgence du CHUM? Ça va bien. Tout le monde a accès à un GMF. Il y a 9h27 minutes d 'attente au CHUM. Il y a 8h42 minutes d 'attente ce matin à Fleurymont. Le premier ministre disait « jugez -nous aux résultats ». Les résultats, ils sont gênants.
Et M. le chef,
je
vous rappelle, vous adressez directement à la présidence la réponse du premier ministre.
Oui. Madame la présidente, dans le temps des libéraux... Les gens qui étaient inscrits à un GMF n 'étaient pas capables de voir leur médecin le soir, la fin de semaine. Ce qu 'on fait actuellement avec la nouvelle entente, c 'est qu 'on exige une vraie prise en charge, incluant le soir, incluant la fin de semaine. 50 % de la rémunération des médecins de famille, enfin, est donnée sur la prise en charge, ce que ni Gaëtan Barrette, ni Philippe Couillard, ni personne du Parti libéral n 'a été capable de faire.
Troisième complémentaire.
Madame la présidente, si les gens avaient un médecin et étaient capables de le voir, il n 'y aurait pas 9 heures 27 minutes d 'attente à l 'urgence du CHUM en ce moment. Mais vous savez, ce qui a augmenté sous le règne du premier ministre, à part le temps d 'attente aux urgences, c 'est le nombre de monde qui vont aux urgences et qui s 'en vont parce que le temps d 'attente est trop long. Il y a 429 000 Québécois. qui ont quitté la salle d 'urgence sans avoir été vus par personne cette année parce qu 'ils n 'étaient pas capables d 'avoir du service parce que l 'attente était trop longue. Je ne vois pas comment le premier ministre peut être fier de son bilan.
La réponse du premier ministre.
Madame la présidente,
je
m 'excuse, mais le chef de l 'opposition officielle comprend mal les enjeux. Il trouve ça drôle. Mais dans le temps des libéraux, quand on avait un médecin de famille, La grande majorité des gens n 'étaient pas capables de le voir le soir, la fin de semaine, même le jour quand ils étaient malades, parce qu 'il
n
'y avait pas de prise en charge et que les médecins étaient payés à l 'acte. Ça veut dire qu 'il ne laissait pas de plage ouverte pour les imprévus. C 'est ça qu 'on est en train de changer, enfin, Mme la Présidente. Ça a été plus long qu 'on pensait, mais on y est arrivé, contrairement aux libéraux qui n 'ont rien fait pendant 15 ans.
En question principale, je reconnais maintenant le député.
La semaine dernière, l 'innovateur en chef du Québec a été sans équivoque. En matière de productivité et d 'innovation, madame la présidente, le Québec recule. Avec huit ans d 'un mauvais gouvernement caquiste, nos entrepreneurs perdent espoir. Ils perdent espoir que la législation allait réellement être assouplie et que le climat d 'affaires allait s 'améliorer. Ils perdent espoir qu 'une fiscalité compétitive allait leur donner une chance. Mais non, Mme la Présidente, la CAQ taxe nos PME. et donne ça à des compagnies étrangères. Madame la Présidente, nos PME perdent espoir parce que, notamment, nos infrastructures sont en ruines et leurs travailleurs qualifiés sont retournés chez eux, Madame la Présidente. La résultante de ça? 20 % de nos entreprises qui innovent moins depuis quatre ans. 20 %, Madame la Présidente. Madame la Présidente, la CAQ va blâmer qui pour leur échec, encore une fois?
La réponse du ministre des Finances.
Oui, Madame la Présidente,
mais
sans vouloir complexifier l 'affaire, la productivité, c 'est une division. Alors, c 'est le PIB réel divisé par le nombre de travailleurs, puis la résultante, c 'est la productivité. Alors, c 'est aussi l 'intrant pour le calcul du PIB par habitant, et on a des données depuis 2018 jusqu 'à 2024 dans le budget, puis dernièrement, on a eu les données de 2025. Alors, le PIB par habitant est en hausse de, j 'arrondis au pourcentage près, 5 % en hausse au Québec. Et puis, pour l 'Ontario, bien, c 'est zéro. Et puis, pour le Canada, c 'est zéro. Alors, c 'est sûr qu 'on peut faire mieux. C 'est sûr qu 'on va continuer à travailler. C 'est sûr qu 'on a un nouveau crédit d 'impôt pour la recherche et l 'innovation, qu 'on a simplifié notre régime fiscal, puis que l 'innovateur en chef fait un bon travail, puis qu 'on a une stratégie québécoise de recherche et d 'innovation. On va continuer. Mais les résultats sont plutôt bons. Et même le député de Marquette le reconnaît.
Monsieur le député de Marguerite -Bourgeois, en première complémentaire.
Je vais plutôt vous la simplifier, Madame la Présidente. La moitié des entreprises du Québec n 'innoveront pas cette année. C 'est inacceptable. Pas d 'innovation, pas de gain de productivité, pas de gain de productivité, moins de richesse, Madame la Présidente. Innover multiplie par deux le potentiel de croissance de nos PME et évidemment augmente les recettes de l 'État. Le ministre réalise -t -il? que son manque d 'innovation et son recul de productivité fait mal à toutes nos PME?
La réponse du premier ministre.
Madame la Présidente, étant donné que c 'est mon avant -dernière période de questions, vous allez me permettre de contredire complètement ce que vient de dire le député. Ça, c 'est la croissance du PIB par habitant. La première colonne, c 'est le Québec. 4 ,9 %. La deuxième colonne, c 'est l 'Ontario, point 2. La troisième colonne, c 'est le reste du Canada, point 2. Qui est -il meilleur pour augmenter la productivité? Qui est -il meilleur pour augmenter le PIB par habitant? C 'est très, très clair. Jamais les libéraux n 'ont fait ça. C 'est ma plus grande fierté.
L 'article 32, c 'est bon pour tout le monde. On garde le silence en deuxième complémentaire, le député de Marguerite Bourgeois.
Madame la Présidente, le premier ministre a manqué une bonne game, comme il dit souvent. Parce que là, en ce moment, on parle de... Attendez.
Article 32, on garde le silence. Une seule personne a droit de parole ici, c 'est le député. J 'aimerais vous entendre, vous avez 20... Vous avez 23 secondes pour suivre.
Quand on se compare à l 'Ontario, à l 'Alberta, à la Colombie -Britannique, en innovation de logistique, on est dernier. En production et procédés innovants, on est dernier. En capital privé, on est dernier. Ça fait huit ans que la CAQ nous tire vers le bas, madame la présidente. Pourquoi la CAQ n 'a jamais pris au sérieux l 'enjeu de la
productivité? La réponse du premier ministre.
Madame la Présidente, je pense que le député n
'a
pas juste manqué une gagne,
je
pense qu
'il
a manqué toute la saison. Madame la Présidente... Le député a beau se forcer à trouver certains endroits où l 'Alberta ou une autre province nous a battus, au total, ce qui est important en économie, c 'est les résultats, c 'est le total. Au total, clairement, le Québec a battu et l 'Ontario. Et le reste du Canada, ça ne s 'est jamais vu dans l 'histoire du Canada, surtout pas quand les libéraux étaient au pouvoir. L 'économie du Québec, on s 'en est occupé comme jamais.
En question principale, Je reconnais maintenant le député de Jacques Cartier. On vous écoute.
Madame la présidente, une mise à jour de la plan d 'action d 'Hydro -Québec est nécessaire avant les prochaines élections. Comme vous le savez, c 'est des investissements colossaux. Mais est -ce qu 'Hydro -Québec va être capable de contrôler leurs investissements et contrôler les prix? Parce que présentement, on sait qu 'Hydro -Québec a beaucoup de pression. Ils ont commencé avec un plan qui a été chiffré à 150 milliards de dollars. Maintenant, c 'est rendu à 200 milliards de dollars. Qui doit payer ça? Tous les consommateurs d 'Hydro -Québec, mais en particulier, ça va être les PME et les grosses industrielles. Et si Hydro -Québec n
'est
pas capable de contrôler leurs coûts? Bien, c 'est eux autres qui vont être obligés de payer plus et quand même, peut -être, ils vont être exposés à un choc tarifaire. Alors, j 'ai une question pour le ministre de l 'Énergie. Est -ce qu 'il prête à faire une mise à jour et demander une mise à jour de le plan d 'action de Hydro -Québec? Et est -ce qu 'il peut confirmer que les coûts pour le plan d 'action sont toujours à 200 milliards de dollars?
La réponse du premier ministre.
Madame la Présidente, une autre de mes grandes fiertés, c 'est ce qu 'on a réussi à faire depuis sept ans et demi chez Hydro -Québec. Je me rappelle ma première rencontre chez Hydro -Québec il y a sept ans et demi. Il y avait zéro projet, il y avait trop d 'électricité, il y avait zéro client industriel. On jetait de l 'électricité, on laissait couler l 'eau sans faire d 'électricité parce que les libéraux n 'avaient pas trouvé de client. On a pris notre petite valise, on a trouvé des clients industriels payants. Actuellement, Hydro -Québec a 200 milliards de projets payants. Il va y avoir deux boules économiques. Le premier, durant la construction. Deuxièmement, la croissance de nos entreprises. Madame la Présidente, c 'est gênant. Les libéraux n 'ont rien fait avec Hydro -Québec pendant 15 ans.
Première.
La Romaine.
Attendez, attendez juste un petit instant. Je vous le rappelle, c 'est que 32, on garde le silence, mais également, rappel au décorum, on n 'applaudit pas, on frappe pas et on écoute. Chut! On écoute la question. Première complémentaire, allez -y.
C 'est inexact, Madame la Présidente. La Romaine, c 'est nous. C 'était le Parti libéral. Quand même, appuyait le projet que vous avez détesté dans l 'opposition. C 'était un projet libéral. Mais les réalités, Madame la Présidente, je reviens sur le sujet. Si... Hydro -Québec n
'est
pas capable de contrôler le coût de leur plan. C 'est nos petits et moyennes entreprises et nos grosses industrielles qui vont être obligés de payer plus en plus. Est -ce que le ministre peut confirmer qu 'il va demander une mise à jour sur le plan d 'action d 'Hydro -Québec?
La réponse du premier ministre.
Hein? Bien oui. Bon, la présidente. La Romaine, ce n 'était pas un projet. C 'était presque terminé quand on est arrivé. Il n 'y
en
avait pas de projets. J 'ai demandé à Éric Martel, avez -vous des projets? Il a fouillé dans ses... Il a dit zéro projet parce qu 'on manque de clients. On a trop d 'électricité. Imaginez -vous, au moment où le monde entier cherche l 'énergie, les libéraux jetaient de l 'énergie. Madame la Présidente, je n 'aurais pas pu demander mieux. Hydro -Québec, 200 milliards de projets. Pas plus tard qu 'hier, j 'étais à Charlevoix pour annoncer un beau projet. Les régions du Québec vont en profiter. Enfin, on agit contrairement au Parti libéral.
Deuxième complémentaire.
Oui, nous avons réservé des blocs d 'énergie pour Northvolt. Je sais que vous êtes fiers de ça, M. le Président. Ça,
ce
n 'est pas un projet porteur pour les régions, Mme la Présidente.
Eh oui, j 'ai arrêté le temps, le temps que je vous rappelle que vous vous adressez à la présidente et vous ne vous interpellez pas des deux côtés et vous avez 22 secondes poursuivies.
Ouest de Montréal, madame la présidente, c 'est un bon débat. Mais je reviens au sujet. Il faut avoir l 'heure juste sur le plan d 'action d 'Hydro -Québec avant les prochaines élections. C 'est important pour tous les Québécois. Hydro -Québec s 'appartient à tous les Québécois, puis on veut savoir. Est -ce que le chiffre estimé pour leur plan d 'action est toujours à 200 milliards de dollars ou est -ce que c 'est plus maintenant? Est -ce que le ministre peut nous confirmer? Ou le premier ministre?
Et vous connaissez la règle, M. le leader de l 'opposition officielle.
La
réponse du premier ministre.
Madame la Présidente, ce que je peux vous confirmer, c 'est qu 'en 2018, le plan de développement d 'Hydro -Québec, c 'était zéro dollar. 0 moins 0 égale 0. C 'était ça le bilan des libéraux. Il n
'y
avait pas des marchés de clients industriels. Et Madame la Présidente, aujourd 'hui, on est à 200 milliards. Il y
a
un plan qui a été déposé. Il y aura une mise à jour régulière qui sera déposée. J 'étais avec la présidente d 'Hydro -Québec hier, Claudine Bouchard. Le Québec est chanceux d 'avoir une femme dynamique comme Claudine Bouchard. Je compte sur elle pour aller même plus loin.
En question principale. Je reconnais maintenant la chef du deuxième groupe d 'opposition.
Merci, madame la présidente. La crise du logement fait particulièrement mal aux aînés, surtout les femmes seules. En ce matin, on apprend que madame Monique Jubinville, 82 ans, paye 90 % de ses revenus. Savez -vous, madame la présidente, par jour, combien il lui reste dans ses poches? 7 $. 7 $ pour une dame de 82 ans. Puis les aînés ne sont pas seuls à souffrir de la crise du logement. Il y a aussi les jeunes, les travailleurs, les familles de la classe moyenne. J 'ai souvent parlé de logement avec le premier ministre. Puis à force de l 'entendre, Madame la Présidente, j 'ai compris une chose. Oui, bien sûr, la crise est causée par l 'inaction de ce gouvernement, puis aussi des gouvernements précédents, mais c 'est beaucoup plus profond que ça. La crise du logement, c 'est le résultat d 'une mentalité. qui croient que la crise est une fatalité. Le premier ministre lui -même l 'a dit, il s 'est réjoui de l 'augmentation du prix des maisons. Il dit que c 'est bon, ça nous permet de nous enrichir. C 'est la mentalité de ceux qui ont réussi, qui disent aux autres, investissez donc dans l 'immobilier. que face à la crise, il y a des gagnants et des perdants, comme Mme Jubinville. Quand il faut trouver des coupables, bien sûr, on pointe toujours les mêmes, les immigrants. Pour cette dernière semaine, Mme la Présidente, j 'ai envie d 'essayer quelque chose de nouveau avec le premier ministre. Arrêtons le dialogue de sourds, mettons carte sur table. Est -ce que le premier ministre peut s 'assumer et dire que c 'est à cause de sa mentalité qu 'on... La réponse... du
premier ministre.
Madame la Présidente, je ne trouve pas ça gentil, ce que vient de dire la chef du deuxième groupe d 'opposition, mais je l 'aime quand même. Puis on y reprend un verre ensemble. Madame la Présidente, 4 ,3 milliards pour le logement abordable. 4 ,3 milliards pour le logement abordable. 1 ,3 milliards pour les programmes d 'aide au logement. 500 millions sur le crédit d 'impôt de solidarité, 578 millions sur les programmes d 'amélioration en habitation, 734 millions dans les HLM. Madame la Présidente, j 'ai toute une liste, puis je sais que mon temps achève, mais Madame la Présidente, comment Québec solidaire peut -elle dire qu 'on n 'a rien fait? Puis comment peut -elle dire que l 'augmentation de 300 000 nouveaux arrivants dans les deux dernières années a eu aucun impact sur le logement? Comment elle explique ça, Mme la Présidente?
Première complémentaire. J 'aimerais ça que le premier ministre aille expliquer à Mme Jubinville que 7 $ par jour dans ses poches, c 'est correct. Puis avec ce qu 'il fait, c 'est quoi? Il
va
avoir 14 $ de plus? Mais c 'est toujours la même chose. Le premier ministre... Attendez,
Mme la chef. Vous êtes trop bruyant. Je n 'entends pas les propos de la chef. Et vous restez silencieux. On garde le silence.
C
'est bon pour tout le monde. Je ne veux pas avoir à vous nommer. Monsieur le leader du gouvernement, quel est votre appel au règlement?
La présidente, il me semble que quand on pose une question, on s 'adresse à vous.
Également. Merci. Mais je vais entendre ce qu 'elle dit. Peut -être s 'il y avait moins de bruit, j 'entendrais mieux.
Poursuivez. J 'aurais aimé ça qu 'on fasse différemment. À chaque fois que je lui parle de logement, il aime ça faire concurrence au Parti québécois avec de la surenchère identitaire pour dire qui va être le plus cheap avec les immigrants. Sans les immigrants, Mme la Présidente... Là,
je reconnais... Je reconnais le leader du gouvernement. Quel est votre appel au règlement? Mais je le vois venir. Je vous écoute brièvement.
Madame la Présidente, c 'est un mot lexique et en plus, on constate le manque de rigueur de Québec solidaire encore une fois.
Alors, je vous remercie. Madame la chef, il est au lexique ce mot, vous le savez. Je vous demande de le retirer et de poursuivre.
Vous
le retirez. Poursuivez.
Madame la Présidente, sans les immigrants, le Québec ne peut pas s 'enrichir. Ah, si je suis sans mentalité, on a besoin de cheap labor.
Monsieur le leader du gouvernement.
Madame la Présidente, des récidivistes, Québec soldats, des radicaux, Madame la
Présidente.
Non, non, vous pouvez vous asseoir, je vous remercie. On ne rejouera pas dans ce film. On garde le silence, il n
'est
pas au luxe. Celui -là,
il
n
'est
pas au luxe. Cheap, oui,
maintenant,
j 'aimerais avoir la réponse. Merci, M. Lida, merci, M. Lida du gouvernement. La réponse, et on l 'écoute. Du premier ministre.
Je
suis un peu surpris, ça.
Madame la Présidente, tout le monde ici va se rappeler quand on a annoncé 2000 $ par année aux aînés. Là, j 'entends la chef de Québec solidaire nous parler de 13 $. 2000 $. Était -elle d 'accord? Avec le 2000 $, qui est un 2000 $ en passant qui est après impôt plus que c 'est un crédit d 'impôt. Madame la Présidente, ça s 'est appliqué à 1 ,1 million d 'aînés. 2 000 $! Puis là, je ne parle pas du reste, je ne parle pas des allocations familiales, je ne parle pas des baisses de taxes scolaires,
je
ne parle pas de tous les autres crédits d 'impôt qu 'on a bonifiés, je ne parle pas de l 'aide.
Deuxième complémentaire. Madame la présidente, les femmes comme Mme Jubinville ne sont pas seules, elle n 'est pas la seule. Tout le monde souffre de la crise du logement, les gens qui travaillent, les aînés, les familles. Tout le monde souffre de la crise. Mais ce que me dit le premier ministre dans le sous -texte, c 'est qu
'on
en a fait assez, il n
'y
a plus rien à faire. C 'est une fatalité. Il faut que les gens vivent avec la crise, c 'est tout. C 'est comme ça que ça marche. Il y
a
des gagnants, puis il y
a
des perdants. Il
y
a les spéculateurs immobiliers qui s 'en mettent plein les poches, puis il y
a
les autres qui souffrent. C 'est comme ça, on en a fait assez. Il y
a
des requins, puis il y a des poissons. Devenez, c 'est qui les poissons? La réponse
du premier ministre.
Je ne sais pas si c 'est la farce du chef de Québec solidaire pour le poisson d 'avril, mais écoutez, 2000 $, c 'est pour les aînés qui ont des bas revenus. Est -ce qu 'elle est d 'accord avec ça? C 'est 2000 par année en passant. C 'est des milliards qu 'on donne à chaque année pour... Bien non, mais est -ce qu 'elle est d 'accord ou elle n
'est
pas d 'accord? Je me souviens dans le temps qu 'elle n 'aimait pas ça quand on a annoncé ça. 2 000 $ par année aux aînés les moins riches. Donc, à un moment donné, Madame la Présidente, il faut comprendre que l 'argent ne pousse pas dans les arbres, que c 'est les Québécois qui payent ces services -là, puis qu 'on est un...
En question principale. Je reconnais maintenant le député de Laurier -Dorion.
Revenons à Mme Jouvinville, Mme la présidente. 82 ans, retraitée, qui doit consacrer 90 % de son revenu pour payer son loyer dit « abordable » à 1 875 $ par mois. Rien de moins. Ça confirme ce qu 'on essaie de faire comprendre à la CAQ et à ses différents ministres de l 'Habitation depuis des années. Un loyer abordable défini en fonction du prix du marché, c 'est un non -sens. Et ce n 'est qu 'un début. Avec les nouveaux projets de logements abordables intermédiaires avancés par la CAQ, on pourrait aller jusqu 'à 150 % du loyer médian du marché. Ça, c 'est du logement supposément social. Est -ce que la CAQ va enfin s 'engager à régler la crise et investir pour de vrai dans le logement social et communautaire ? Est -ce qu 'elle va s 'assurer que les loyers soient à la portée d 'une personne comme Mme Jouvinville ?
La réponse de la ministre responsable de l 'Habitation.
Merci, madame la présidente. Je ne reviendrai pas sur les chiffres que le premier ministre vient de présenter aux collègues de l 'Assemblée nationale. Comme on dit en chinois,
«
it speaks for itself », je pense que c 'est assez clair. Dans le cas de la dame de ce matin de l 'article du devoir, on a contacté très tôt ce matin, Mme la Présidente, la directrice générale de l 'Office d 'habitation de Montréal.
C
'est un cas particulier dans ce que l
'on,
il s 'agit d 'une RPE avec service. Ma collègue travaille d 'ailleurs avec moi au sujet de cette résidence pour personnes aînées où les frais, il est vrai, des services. ont augmenté au fil du temps. Maintenant, l 'Office d 'habitation de Montréal, avec qui on a discuté ce matin, et dans le code précis de la dame qui est établie dans le devoir ce matin, il y a entre 50 et 75 programmes de soutien au logement que l 'Office d 'habitation de Montréal peut dispenser. Dans le cas qui nous interpelle ce matin dans les quotidiens, on est assez certain, Madame la Présidente, qu 'avec cinquième sur la liste, pour avoir ces programmes de soutien au logement -là, que la dame en question aura donc ce programme de soutien au logement dans les prochains jours, voire les prochaines semaines, madame la présidente. Première complémentaire.
Avec la CAQ, la crise du logement, c 'est toujours des cas particuliers. Mme Jovinville serait éligible au programme pour les suppléments au loyer, mais elle est sur une file d 'attente, on le sait, elle est cinquième. Quand est -ce que son tour va arriver? On verra. Ce n
'est
pas surprenant, les besoins sont criants, mais encore une fois, les solutions de la CAQ ne suffisent pas. Dans le budget de la CAQ, c 'est zéro nouveau PSL pour des personnes comme Mme Juvenville. Est -ce que le gouvernement va enfin bonifier ce programme pour répondre à la crise, afin de répondre aux besoins de
Mme ?
La réponse de la ministre. C 'est inexact, Mme la présidente, de prétendre qu 'on n 'a pas de nouveau PSL dans le dernier budget. l 'excellent budget du ministre des Finances. On est allé chercher 1000 programmes de soutien aux loyers additionnels. en vue d 'une potentielle crise du 1er juillet. Donc, Madame la Présidente, on est en prévoyance de ce côté -là. Maintenant, oui, c 'est des cas particuliers. Le cas ce matin qui est présenté dans un article du Devoir, c 'est vrai que c 'est un cas très particulier pour une résidence pour personnes aînées qui est particulière, qui est dans une situation financière également qui est précaire. J 'ai la pleine collaboration de la ministre de la Santé à cet égard -là. On travaille ensemble sur le dossier. Deuxième complémentaire.
Il y a des milliers, voire des dizaines de milliers de personnes retraitées qui, comme Mme Jouvinville, consacrent beaucoup plus de 30 % de leur revenu pour payer un loyer. Mais ce que la ministre attaque à ces problèmes -là, ce n 'est pas les PSL d 'urgence qui vont s 'attaquer à cette situation -là. Ça a l 'air très important pour elle de punir les locataires supposément qui ont amélioré leurs conditions de vie dans les coopératives d 'habitation. Mais en même temps, pour les gens qui en arrachent, c 'est zéro solution. Comment peut -être... expliquer cette incohérence?
La réponse de la ministre de la Santé. Madame la présidente, on est très conscient que le coût de la vie a un impact important, en particulier chez les aînés. Et c 'est pourquoi notre gouvernement a agi pour soutenir les aînés. Notre premier ministre l 'a mentionné tantôt, un crédit d 'impôt pour les aînés de 70 ans et plus à faible revenu. une aide de 2 000 $. Madame la Présidente, j 'aimerais ajouter un autre élément important pour les aînés, en particulier les aînés qui nous écoutent aujourd 'hui. On a investi plus de 550 millions pour la bonification du crédit d 'impôt pour le maintien à domicile, qui permet à un aîné de recevoir jusqu 'à 7 800 $ de remboursement pour du soutien à domicile. C 'est 580 000 ménages qui ont bénéficié de ces... En question principale... Je reconnais
maintenant la députée de Sherbrooke. Madame la Présidente, on parle beaucoup du coût de la vie. Ce matin, je veux vous parler du coût de la mort. Il n
'y a
pas juste les loyers et l 'épicerie qui ont augmenté, malheureusement, les frais funéraires aussi, au point où c 'est devenu difficile pour certaines familles d 'offrir des funérailles à leurs proches. Il y a plus de 1000 personnes par année dont la dépôt doit être prise en charge par l 'État parce que personne ne réclame leur corps. Des fois, c 'est parce que la personne était isolée. Des fois, c 'est parce que la famille ne peut pas payer les frais funéraires. Il y
a
beaucoup de familles qui grattent les fonds de tiroirs pour payer des funérailles. Donc, en plus de vivre leur deuil, ils se retrouvent avec un trou de plusieurs milliers de dollars dans leur budget. Ce matin, la FADOC, la Coalition pour la dignité des aînés et les petits frères ont demandé au gouvernement d 'augmenter la prestation de décès qui est gelée à 2 500 $ depuis 1998. Ce n
'est
pas possible aujourd 'hui de faire des funérailles avec 2500 $. Est -ce que le gouvernement va augmenter la prestation de décès pour que les Québécois puissent offrir des funérailles dignes à leurs proches?
La réponse du ministre des Finances.
Oui, Mme la Présidente. Alors, cette question -là a été étudiée dans le cadre de la révision du Régime des rentes du Québec. qui est une révision qui est mandatée. Elle est obligatoire à tous les six ans. Puis, il y avait eu une discussion pour augmenter les frais. Nous avions analysé les coûts et nous avions collectivement fait le choix de prioriser d 'autres éléments. Et donc, il y aura une autre revue. Parce qu 'on a déjà trois ans derrière nous, puis cette question -là va être étudiée. C 'est certain qu 'il y a une demande, mais c 'est un coût important pour le régime. Et le régime, il est financé par les travailleurs, les employeurs, et on doit choisir quelles prestations sont bonifiées. Dans notre cas, dans la dernière révision, on a décidé de privilégier les rentes de retraite et non les prestations de décès.
Première complémentaire.
Le ministre a raison. C 'est vraiment une question de choix. C 'est vraiment une question de choix politique. Puis avec les calculs des groupes d 'aînés qui sont sortis ce matin, la baisse du taux de cotisation annoncé par la CAQ en novembre coûtait deux fois et demi ce que ça aurait coûté de faire passer de 2 500 à 5 000 $ puis d 'indexer par la suite la prestation de décès. Ça, c 'est le choix politique que la CAQ a décidé de faire. Est -ce qu 'on peut laisser les Québécois vivre leur deuil sans qu 'ils vivaient à se demander s 'ils payaient des fédérailles à leurs proches va les empêcher de payer leur facture?
La réponse du ministre.
Oui, Mme la Présidente. Je vais laisser les Québécois juger parce qu 'effectivement, il y a
des
conditions économiques extrêmement difficiles. Et on a fait le choix d 'aider les citoyens, les travailleurs et les employeurs en réduisant les cotisations, étant donné que le régime est en bonne santé. Maintenant, il y a une revue aux six ans. La prestation de décès sera étudiée en temps et lieu. Lorsqu 'elle a été étudiée à la dernière revue, elle n 'a pas été priorisée.
Deuxième complémentaire.
1998, c 'est une autre époque. Jusqu 'en 1998, c 'était encore possible de fumer dans les écoles. Les enfants pouvaient acheter des billets de loterie. En 1998, Jean Charest devenait chef du Parti libéral. Le salaire minimum était à 6 ,90. Le Québec a changé beaucoup depuis 1998, mais la prestation de décès, elle, n 'a pas changé. Elle est encore exactement au même montant que quand l 'actuel premier ministre est entré en politique pour la première fois. Est -ce qu 'il va finir sa carrière en laissant la prestation d 'essai au même moment que quand elle est arrivée il y a 28 ans ou il va l 'augmenter avant de partir? La réponse
du ministre.
Oui, madame la présidente, je veux traiter.
C
'est un sujet délicat, mais je répète, nous avons choisi de diminuer les cotisations des employeurs. et des travailleurs. Et si on augmente la prestation de décès, bien, c 'est tous ceux qui contribuent aujourd 'hui qui vont payer pour ça. On diminue la santé du régime, c 'est un choix. Et lorsqu 'il
y
a eu une revue du régime, ce choix -là n 'a pas été priorisé. Il y aura une autre revue et cette option -là sera considérée avec... toutes les autres options. Et un régime de retraite...
Je
peux terminer ici, Mme la présidente.
En question principale, je reconnais maintenant le député d 'Artabasca.
Durant l 'étude des crédits provisoires, Madame la Présidente, j 'ai questionné le ministre de l 'Immigration sur ses projections concernant le PEC. Il m 'a répondu que c 'était difficile à dire. On apprend ce matin que les deux scénarios des candidats à la direction de la CAQ ont été présentés aux fonctionnaires pour analyse. Le député de Lévis a présenté son chiffre 18 000. La députée de Sanguinet a refusé de révéler le sien. Il
y
a une source du ministère qui nous dit que ce serait autour de 128 800. Ce qui n
'est
pas très loin du chiffre qui avait été avancé par le Parti québécois. Le ministre de l 'Immigration lui -même avait dit que si on ouvrait le PEC à tout le monde, ce serait entre 250 et 300 000 personnes. Alors, il y a des acteurs de la société civile, des gens aussi dans l 'opposition, qui ont demandé que le PEC soit admissible à l 'ensemble des immigrants temporaires sur le territoire québécois qui travaillent et qui maîtrisent le français. Ma question au ministre de l 'Immigration, c 'est est -ce qu 'il peut s 'engager à réaliser... des études sur les projections d 'admission, les conséquences de cette proposition -là sur l 'admission à la résidence permanente.
La réponse du ministre de l 'Immigration, de la Françaisation et de l 'Intégration.
Merci bien, Mme la Présidente. Il faut savoir que l 'automne dernier, on a fait un exercice important de planification pluriannuelle de l 'immigration sur quatre ans.
Donc,
45 000 par année, environ 29 000 immigrants économiques, qui soient sélectionnés via l 'ancien programme PEC ou le nouveau PSTQ, 29 000 économiques, 6 000 réfugiés, 10 000 en réunification familiale, 45 000 par année. pendant quatre ans, stabilité, prévisibilité. Les deux candidats à la course à la chefferie reconnaissent cette planification. Les deux s 'engagent à respecter chacun des seuils sur quatre ans, le 45 000 annuellement, le 29 000 immigration économique. Et après, il y a des banques de candidatures qui sont très, très grandes. Il y
a
des banques de candidatures, des centaines de milliers de personnes qui voudraient obtenir la résidence permanente, qui sont au Québec, qui sont ailleurs. Les deux candidats s 'engagent à respecter la planification, donc on ne dépassera pas, d 'après ce que je comprends, que ce soit un ou que ce soit l 'autre, le 45 000 annuellement, le 29 000 d 'immigration économique, que ce soit via une mesure transitoire entre le PEC et le PSTQ ou pas, n 'y changera rien, Mme la Présidente.
Première, complémentaire.
Madame la Présidente, le premier ministre et le ministre de l 'Immigration répètent depuis longtemps que la capacité d 'accueil au Québec est dépassée. On comprend que la proposition de la députée de Sanguinet, qui est la candidate du ministre de l 'Immigration, doit -on le rappeler, fera en sorte qu 'il n
'y a
à peu près personne qui quitterait le territoire du Québec. Donc nous, ce qu 'on essaie de comprendre, c
'est
est -ce que le ministre de l 'Immigration a changé d 'avis? Est -ce qu 'il croit maintenant que la capacité d 'accueil au Québec finalement n 'est pas dépassée?
La réponse du ministre.
Madame la Présidente, on a fait une planification pluriannuelle qui, pour la première fois, amenait les seuils dont je viens de parler. Seuils qui sont compris et respectés par tout le monde de ce côté -ci et compris et respectés par les deux aspirants -chefs. Puis, pour la première fois, on a compté aussi l 'immigration temporaire avec des cibles de réduction, par exemple, pour les travailleurs étrangers temporaires. On avait un chiffre d 'autour de 72 000. On s 'est dit qu 'on allait réduire ça à 65 000 pour la cible que nous avons. On veut réduire le nombre d 'étudiants étrangers, ça a monté au -delà de 120 000, on voudrait dire à 110 000, au PQ,
on
voudrait dire à 50 000. Quels programmes veulent -ils fermer, dans quel cégep, dans quelle université, quel étudiant ne pourra pas compléter ses études? C 'est à eux à répondre à cette question.
Deuxième complémentaire. Madame la Présidente, une question de cohérence. Le bilan de la CAQ en immigration depuis huit ans, ça a été de dire une chose et de faire son contraire. Rappelez -vous, en 2018, ils avaient fait campagne avec cette idée d 'en prendre moins, mais d 'en prendre soin. Finalement, ce qui s 'est passé, c 'est qu 'on a augmenté les seuils. En 2025, on a suspendu le PEC parce que c 'était un programme qui était trop populaire. Là, on pense peut -être le ramener et figer la politique d 'immigration du Québec pendant six ans. Est -ce que le ministre de l 'Immigration comprend que si sa candidate remporte la course à la direction de la CAQ... toutes les politiques qu 'il a mises
en
place jusqu 'à maintenant seront caduques?
La réponse du ministre.
Madame la Présidente, je pense qu 'il faut éviter d 'effrayer les gens. J 'invite les gens à prendre connaissance des positions clairement exprimées par les deux candidats sur les plateformes,
sur
les médias sociaux, c 'est très, très clair. Mon collègue élude la question. Nous, on veut garder 110 000 étudiants étrangers et on a adopté une loi pour s 'assurer. de préserver nos cégeps francophones en région, de préserver nos UQ, UCAR, UCAC, l 'Université du Québec en Outaouais, etc. Comment le Parti québécois se privera de 60 000 étudiants étrangers tout en préservant la vitalité de nos régions, les emplois, les étudiants qui, faute de programmes ouverts, devront peut -être aller en ville, ne retourneront pas. C 'est nous, le gouvernement des régions.
Et en question principale, je reconnais maintenant le député d 'Abitibi -Est.
Madame la Présidente, si la CAQ se colle l 'étiquette du Parti des régions, ce n 'est certainement pas celui des régions ressources. Pensons ici au dossier sylvicole, un enjeu important dans nos régions ressources. En passant, j 'aimerais rappeler à la députée de Chicoutimi qui soulevait cet enjeu que c 'est le Parti québécois qui a mis en place le régime forestier actuel en 2013, régime que les gouvernements successifs essaient de réformer depuis. Mais revenons à la situation de la sylviculture proprement dite. Le gouvernement ne peut pas couper dans les investissements sylvicoles, car c 'est jouer avec l 'actif des générations futures. Ce n
'est
pas sexy en politique d 'investir sur des résultats à long terme, mais c 'est essentiel. Que va faire le ministre pour désengorger la situation qui affecte les sylviculteurs? Est -ce que la structure de Rexforêt est toujours viable et utile?
La réponse du ministre des Ressources naturelles et des forêts.
Alors, madame la présidente, je reçois avec beaucoup de plaisir la question de mon estimé collègue que j 'ai revue la semaine dernière à Rouyn -Noranda dans le cadre d 'une annonce très importante sur le lancement d 'une zone d 'innovation minière qui va rapporter à sa région des dizaines de millions de dollars en investissement public dans les prochaines années, comme quoi on soutient l 'économie de l 'Abitibi de l 'ensemble des régions. Sur sa question concernant les travaux silvicoles, on sait que nos travailleurs silvicoles sont à la base de l 'industrie forestière, contribuent à la santé de nos forêts. C 'est quelques 12 000 travailleurs répartis partout sur le territoire du Québec qui tantôt font travail le terrain, tantôt font du reboisement, tantôt carrément font ce qu 'on appelle de l 'éducation au peuplement, toujours dans des conditions, vous l 'aurez compris, très, très difficiles. Donc, nous avons été au rendez -vous. pour soutenir de manière urgente récemment l 'ensemble de l 'industrie forestière par des mesures très importantes. Et nous allons également le faire dans l 'année qui vient. Il faut savoir, pour l 'industrie silvicole, il faut savoir que l 'an passé, le Trésor public québécois a contribué à hauteur de 117 millions de dollars dans ses travaux.
Et
nous allons faire...
Première complémentaire.
Oui, Mme la Présidente. Dernier en transport pour le bon état des chemins, entre autres. Un autre exemple, Mme la Présidente. Selon un article du Devoir sous la plume de Stéphane Bayarjon, 72 % des investissements en culture sont faits à Montréal et Québec. Quatre régions d 'étailoignées ont d 'ailleurs vu les dépenses directes, leur étant destinées, diminuer par rapport à l 'année précédente. Bien oui, la Bitibi -Témiscamingue est l 'une d 'elles. Conséquence, nos artistes doivent s 'expatrier. Les gens chez nous veulent savoir comment le ministre pense pouvoir intervenir pour améliorer l 'équité culturelle.
La réponse du ministre de la Culture et des Communications.
Merci, madame la présidente. Je suis d 'accord avec mon collègue. Je suis d 'accord avec mon collègue. On doit faire plus pour les régions parce qu 'historiquement, ça n
'a
pas été le cas. Il
y
a une concentration d 'organisations culturelles, bien sûr, à Montréal. Donc, Montréal sera probablement toujours surreprésentée. de par cette raison -là, mais on doit véritablement en faire plus, et ça tombe bien. La nouvelle présidente directrice générale du Conseil des arts et des lettres du Québec a ce mandat -là clair et précis. D 'ailleurs, encore cette semaine, on travaillait sur cette question -là pour se rapprocher le plus possible du poids démographique des régions dans les pourcentages d 'investissement un peu partout au Québec. Puis on continue nos investissements, notamment aussi dans les infrastructures culturelles, en Abitibi -Témiscamingue, je pense à l 'Agora des arts, je pense au Vieux Palais d 'Amos aussi, pour qui, madame la présidente? avec ma collègue.
On
aura de très, très bonnes nouvelles bientôt.
Tiens, complémentaire.
Merci au ministre. Finalement, le fameux PQI. Malgré l 'impact de la Bitibi -Témiscamingue et de la Côte -Nord sur le rendement du PIB du Québec, ces deux régions se partagent annuellement les positions 15 à 17 sur 17 au programme québécois des infrastructures depuis plusieurs années. Il est où le gouvernement pour les régions dites ressources?
La réponse du ministre des Transports et de la Mobilité durable.
Oui, merci, madame la présidente. Je chanue mon collègue avec ses questions. Alors, lundi, on était justement pour faire l 'annonce des travaux routiers sur deux ans en Abitibi. On était à Moss avec mes collègues. J 'ai eu l 'occasion aussi de partager ces informations -là avec mon collègue. 235 millions d 'investissements sur deux grands, augmentation de 21 %. Et mon collègue a raison, le déficit de maintien d 'actifs sur le réseau routier dans la région de l 'Abitibi est plus haut qu 'ailleurs. Mais le principal enjeu qu 'on a discuté, bien qu 'on augmente les sommes de manière importante, 21 %, quand même, c 'est pas rien. C 'est l 'enjeu de la main -d 'oeuvre. L 'enjeu de la main -d 'oeuvre pour des mécaniciens, pour des conducteurs de camions. Mon collègue le sait. En terminant. On va travailler pour améliorer les routes, mettre plus d 'argent, puis avoir la main -d 'oeuvre. En question principale,
je reconnais maintenant
la députée de Lapinière. Madame la Présidente, Santé Québec est en train de passer le rouleau compresseur dans le soutien à domicile. Désorganisation des services, perte d 'expertise, licenciement au sein des entreprises d 'économie sociale en soutien à domicile, les ESSAD. Santé Québec, via les CIS, lance des appels d 'offres et applique le concept du plus bas soumissionnaire sans aucun discernement. faisant fi de la relation développée au fil des ans entre les aides à domicile et les aînés en perte d 'autonomie qui ont besoin de stabilité. À preuve, dans l 'anneau d 'hier, deux ESSAB devront transformer l 'accompagnement de 370 usagers et licencier 130 aides à domicile. À Laval, une ESSAB devra abandonner 91 usagers et licencier 25 aides à domicile. On aura attendu quatre ans pour la politique de soutien à domicile et c 'est ça que ça donne. Ça ne marche pas. La ministre va -t -elle rectifier la situation?
La réponse de la ministre de la Santé, responsable des aînés et des proches aidants. Oui. Madame la présidente, d 'abord, je veux mentionner que je suis très fière d 'avoir annoncé le lancement de cette politique nationale de soutien à domicile qui était attendue depuis longtemps. On a travaillé avec différents partenaires et dans cette politique, il y a vraiment l 'importance de travailler. Avec les différents partenaires en soutien à domicile, les CLSC ont un rôle extrêmement important, mais les partenaires ont aussi un rôle. Et les entreprises d 'économie sociale en soutien à domicile sont des OSBL. Avec leur propre conseil d 'administration, il y a plus d 'une centaine d 'ESAB au Québec, dans toutes les régions. On travaille avec eux de façon très étroite pour s 'assurer que nos entreprises d 'économie sociale en soutien à domicile puissent donner des soins aux personnes, puissent faire du répit, faire de l 'accompagnement, des menus travaux domestiques maintenant. Il y a une loi sur l 'octroi des contrats au Québec, alors il faut suivre les différents paramètres quand on va en appel d 'offres. Madame la Présidente, et c 'est ce que Santé Québec applique afin de s 'assurer que les meilleures organisations puissent... Voilà, cela met fin à cette période de questions et de réponses.
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