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Le tour de parole complet qui contient l'extrait, avec celui qui précède et celui qui suit. Le tour cible est surligné.
Présidentielle 2027 : université d’été du Parti Socialiste en présence de Glucksmann et Hollande
29 août 2026
Vous avez quelques propositions fortes peut-être que vous allez évoquer.
Vous voyez, vous savez, la France est comme dans un état catastrophique, il faut le dire, les Français sont inquiets, ont peur aussi. Moi je crois qu'on ne gouverne pas les peuples par la peur. Je crois que c'est la dernière des choses à faire parce que lorsqu'il y a ce déclin qui est là, cette angoisse devant la hausse des prix, les familles... qui sont face à la rentrée scolaire lundi prochain et on apprend déjà qu'il y a des classes qui sont sans enseignants. Donc quand on supplie à la fois l'explosion du prix de l'énergie, le déclassement, les menaces fiscales, l'école qui se dégrade, la santé en point d'interrogation et des menaces sur la retraite, je crois que ça s'affiche l'énergie d'un peuple. Et donc, c'est ça, c'est mon message principal. C'est-à-dire qu'avec l'expérience que j'ai, l'idée c'est de dire au peuple français, ne les laissez pas vous faire peur. Ne les laissez pas vous faire peur. Parce qu'il y a un potentiel d'énergie, de créativité, de volonté, etc. Et si la peur s'installe, la crainte du futur s'installe, à ce moment-là, en effet... Tout est figé. Tout est figé. Or, face aux défis qui sont devant nous, c'est peut-être ça aussi qui m'a poussé à me dire que peut-être je peux être utile en toute modestie dans cette primaire. C'est d'abord parce que les sujets d'actualité, ce sont des sujets sur lesquels j'ai beaucoup travaillé. J'ai déjà pris des décisions quand j'étais en responsabilité, donc j'ai l'expérience avec une capacité opérationnelle directe, avec les personnes qui m'entourent. et en particulier la flambée du prix de l'énergie. Je ne sais pas si certains d'entre vous se souviennent que j'avais bloqué le prix de l'électricité. Vous me souvenez, j'ai été fait agresser, attaquer par tout le monde, y compris par EDF, mais c'était tellement évident pour moi que la question du maintien à bas prix de l'énergie et de l'électricité, c'est quelque chose d'essentiel, pas seulement pour la vie des familles, mais pour la vie des entreprises. Aujourd'hui, la question centrale, ce sont les faillites d'entreprises. Ça ne fait pas de bruit, les faillites d'entreprises. Et pourtant tous les jours, depuis maintenant deux ans, entre les fermetures de l'artisanat, des PME, de l'agriculture qui va très très mal, il y a une déliquescence du tissu social invisible et qui est pourtant si essentielle au bon fonctionnement d'une société. Et le sujet principal de cette déliquescence et de ce déclin, c'est la flambée du prix de l'énergie. Cette flambée du prix de l'énergie est non seulement injuste. mais elle est destructrice. Et je me demande pourquoi le gouvernement n'intervient pas, déjà lors de la précédente flambée. Vous savez, sur un prix de l'essence à 2 euros, il y a 50% de taxes. Donc la première chose à faire, franchement, c'est de baisser les taxes sur le prix de l'énergie pour sauver des petites entreprises, des artisans, des commerçants et des familles qui ont du mal à boucler les fins de mois. Ensuite, on a la crise climatique. Alors c'est la présence de la COP21 que vous avez devant vous, et quand je vois surgir tous ces discours, comme si on découvrait la crise climatique, mais attendez, ça fait dix ans qu'on a les programmes d'action. Donc ça, effectivement, il faut passer à l'action, il faut passer de façon opérationnelle aux décisions. Et ma conviction profonde que j'ai toujours défendue et que j'ai défendue en tant que ministre de l'Environnement, c'est que dans le défi du dérèglement climatique, il y a aussi une formidable opportunité de créer des activités, des emplois et du bien-être. Et puis enfin, ce qu'on a découvert récemment, c'est-à-dire ce silence sur la maltraitance sur les enfants, sur les abus sexuels. Vous connaissez là aussi ce que j'ai pu faire lorsque j'étais en responsabilité à la fois à l'Education nationale comme ministre de la Famille et de l'Enfance. Je vais vous dire une chose. Avec moi, ce sera zéro tolérance pour les violences faites aux enfants. Vous entendez ? Zéro tolérance pour les violences faites aux enfants. J'aurai l'occasion de vous en reparler prochainement parce que mon premier déplacement de terrain et de réunion publique sera sur ce sujet-là. Zéro tolérance pour les violences faites aux enfants. Une société digne de ce nom, une république digne de ce nom, commence par protéger ses enfants et par les mettre à l'abri de tous les prédateurs qui aujourd'hui n'ont rencontré aucune limite. Aucune limite policière, aucune limite juridique, judiciaire, tant les moyens donnés à ces institutions ont été faibles, ont été même supprimés par rapport à cette exigence essentielle, en tout cas cruciale pour moi.
Madame la ministre, vous allez participer à cette primaire. Il y en a un qui, pour l'instant, dit qu'il ne veut pas y participer, c'est François Hollande. Vous lui dites quoi ? François, viens dans la primaire ?
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