Chargement...
Chargement...
La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré. Lancez la vidéo : le texte suit la lecture.
La France poursuit les vols de rapatriement des Français au Moyen‑Orient • FRANCE 24
6 mars 2026
Et la ministre chargée des Français de l 'étranger nous a rejoint sur ce plateau, Léonore Carroi. Bonjour. Bonjour. Vous venez de l 'entendre dans ce reportage à détresse de cette famille qui n 'est pas seule, qui se sent démunie sur place. Que pouvez -vous tout d 'abord lui répondre ?
Déjà qu 'on entend... Leur détresse, et moi je l 'entends, parce qu 'on fait un reportage, mais on l 'entend chaque jour, 24h sur 24 et 7 jours sur 7, parce que ce sont des milliers d 'appels que nous recevons et que nous traitons de Français qui sont sur place et qui nous demandent quoi faire, comment rentrer en France. Alors le ministère de l 'Europe et des Affaires étrangères est pleinement mobilisé avec des volontaires de la Croix -Rouge, avec des volontaires du ministère, pour répondre, pour apporter un secours à nos concitoyens qui sont les plus vulnérables, et puis pour aider les Français à trouver... une solution pour rentrer chez eux. par le biais d 'avions que nous affrétons, soit par le biais de places que nous bloquons, soit par le biais de vols militaires que nous avons réussi à remplir de Français vulnérables. Et puis il y a encore d 'autres opérations qui sont évidemment en cours et à l 'étude, mais également en les aidant, en les informant sur les espaces aériens qui sont encore ouverts, en les aidant aussi à trouver des vols commerciaux, parce que certaines compagnies ont repris des vols, en faisant tout ce que nous pouvons, en nous mobiliser. mobilisant pleinement pour les aider à rentrer en France en sécurité. On
voit bien que la mobilisation des agents sur place est absolument totale. À Paris aussi, chaque pays se
trouve dans
un contexte différent. Mais concrètement, on entend depuis plusieurs jours que c 'est difficile parfois d 'obtenir des informations, d 'avoir un interlocuteur. Comment se fait le suivi ? Comment peuvent -ils s 'informer concrètement
? Si vous me permettez, je vais prendre un petit peu le temps pour essayer d 'être le plus clair possible et pour que les Français qui nous regardent sachent quoi faire. La première chose à faire, si vous ne
l
'avez pas fait et c 'est absolument impératif, c 'est de se signaler. Si vous habitez dans un des 15 pays qui sont aujourd 'hui touchés par cette crise, vous devez vous inscrire au registre des Français de l 'étranger. Si vous êtes de passage, si vous êtes en transit, il faut s 'inscrire sur le fil d 'Ariane. Ensuite, il faut s 'informer, s 'informer proactivement en regardant les informations qui sont mises à jour très régulièrement. sur le site diplomatie .gouv .fr. Mais en plus, ce que je tiens à dire aux Français, c 'est que s 'ils sont inscrits sur le fil d 'Ariane, nous leur envoyons aussi des informations lorsque des informations pertinentes doivent être envoyées. Donc on a fait déjà 47 campagnes d 'envoi de SMS, de messages aux Français qui étaient inscrits sur le fil d 'Ariane et dans le registre des Français de l 'étranger. L 'autre chose que je souhaite leur dire, c 'est qu 'ils doivent évidemment nous signaler, que ce soit sur le fil d 'Ariane ou en appelant le centre d 'Ariane, crise ou les numéros qui sont disponibles poste par poste nous indiquer des situations de vulnérabilité nous avons des personnes qui ont besoin de médicaments nous avons des personnes avec des très jeunes enfants des femmes enceintes toutes sortes de situations
les vacances seulement c 'était les vacances scolaires et donc il ya beaucoup de familles qui étaient partis dans ces régions là
Bien sûr, il faut avoir une idée de l 'ordre de grandeur. Aujourd 'hui, nous avons près de 20 000 personnes, rien qu 'aux Émirats, qui se sont inscrits sur le fil d 'Ariane. Nous avons 41 500 personnes qui se sont inscrites sur le fil d 'Ariane au total pour tous les pays de la région. 415 000 personnes qui sont présentes. Donc moi, ce que je dis à ces familles, et je sais que ça peut être difficile à entendre lorsque l 'on est anxieux, lorsque l 'on a peur, lorsque l 'on doit rentrer en France, c 'est que je leur dis, armez -vous de patience. Mais insister, j 'étais hier au centre de crise après ma journée de travail vers 23h, il
n
'y avait pas de temps d 'attente. Alors que pendant la journée, je sais que le temps d 'attente peut être extrêmement long. Appelez, insistez, informez -vous. Il y a beaucoup d 'informations qui sont transmises par nos postes. Et notre objectif, c 'est de nous assurer que tous les Français qui le souhaitent puissent rentrer en sécurité. Et ça, c 'est un point extrêmement important.
Dernier point sur l 'organisation sur place. Ce n
'est
pas facile de rester sur la durée. On ne sait pas combien de temps et quand pourront se faire ces rapatriements compte tenu des risques de missiles. Notamment, on l 'a vu hier soir, on sait qu 'il
y a
une forte solidarité qui s 'organise sur place. Mais comment peut... agir la France sur place dans ces pays pour aider ces milliers de personnes. Effectivement, les chiffres sont très importants. Vous
avez raison d 'insister sur la solidarité, évidemment.
Moi,
je parlais du dévouement des agents du ministère et des bénévoles de la Croix -Rouge, mais en fait, sur place, vous avez aussi des associations d 'entraide, de Français, les accueils qui sont mobilisés pour apporter des informations. Les Français qui résident aident aussi les Français qui sont de passage. Et puis, vous avez aussi un maillage territorial de la France qui est absolument unique au monde. C 'est
-à -dire
que nous,
on
a évidemment des postes consulaires, des ambassades,
des
consulats, mais nous avons en plus des élus des Français de l 'étranger, de tous ces pays, qui d 'ailleurs, pour certains d 'entre eux, sont en ce moment réunis à Paris parce que c 'est leur assemblée. Ils se réunissent deux fois par an à Paris. Et nous avons aussi ce qu 'on appelle des chefs d 'îlot, des îlotiers, qui sont des personnes qui, bénévolement, sont en charge aussi de la sécurité des Français dans des territoires éloignés des consulats et des ambassades.
Ils peuvent se
tourner vers eux, effectivement, sur place.
Il y a un réseau très important. Il y a des informations qui sont communiquées.
Ce qui
est important, c 'est de suivre les comptes certifiés, les informations officielles, parce que dans des moments comme ça, de grands désarrois, de grandes tensions et inquiétudes,
il
y
a
aussi beaucoup de fausses informations qui circulent. Je comprends les craintes, les inquiétudes, je comprends même la colère lorsqu 'elle peut s 'exprimer, mais j 'invite chacune et chacun à faire preuve de sang -froid, parce que nous devons travailler ensemble pour trouver des solutions pour leur permettre de rentrer, mais de rentrer en sécurité. Nous
sommes dans une situation extraordinaire. Effectivement, ces familles, quand elles sont parties en vacances dans la région, elles n 'imaginaient pas qu 'elles auraient à vivre une telle situation. Personne ne l 'imaginait. Concrètement, ce qui concerne les opérations de rapatriement à présent, comment s 'organisent -elles ? Est -ce qu 'il y
a
des personnes qui restent prioritaires ? Comment faites -vous face à cette insécurité
dans les airs ? Et surtout la magnitude de personnes qui souhaitent rentrer et qui sont concernées. Parce que malheureusement, je dis malheureusement parce qu 'on aurait préféré que le contexte ait été différent. Mais la France a une grande expérience de rapatriement de ses concitoyens dans la région. On le voit d 'ailleurs lorsque l 'on voit les appels que l 'on reçoit. Certains pays qui pourtant sont très touchés par les opérations militaires ont des populations qui sont très résilientes parce qu 'elles ont l 'habitude de ce type d 'opération. En revanche... D 'autres qui ont plus de vacanciers, qui ne s 'attendaient absolument pas à se retrouver dans ce cas, ont des populations qui sont beaucoup plus inquiètes. Et c 'est tout à fait normal, je ne porte aucun jugement de valeur là -dessus. Mais pour revenir sur ce point, il faut vraiment insister sur l 'importance pour les Français de suivre les consignes, qui sont des consignes... pays par pays, qui sont des consignes qui évoluent, parce que la situation évolue. Vous avez des espaces aériens qui ouvrent, puis referment. Vous avez
vu... Il y a
eu
cette attitude, effectivement, hier. C 'est -à
-dire
qu 'il
y a
un vol qui pensait qu 'il pouvait éventuellement rejoindre, je
crois
que c 'était l 'Arabie Saoudite, et finalement... Non, Abu Dhabi. Abu Dhabi, qui a dû faire demi -tour. On ne sait pas,
c
'est toute la difficulté, j 'imagine, pour vous, de planifier, de donner des dates et un échéancier pour ces Français qui attendent. Moi,
je pense que les Français, peuvent comprendre que nous sommes dans une situation où il faut faire preuve de flexibilité et s 'adapter, parce que notre objectif,
c
'est évidemment qu 'ils soient toujours en sécurité. Maintenant, j 'aimerais aussi les rassurer. Ce n 'est pas parce que ce vol a dû être dérouté, parce que les conditions de sécurité n 'étaient pas réunies, qu 'il n 'y a pas d 'autres vols. Au contraire, je peux déjà leur dire aussi que d 'autres opérations de rapatriement sont en cours et d 'autres encore sont à l 'étude. Et donc, oui, nous avons déjà fait rentrer quatre avions... avec des Français que nous rapatrions au ministère de l 'Europe et des Affaires étrangères, donc des avions militaires et des avions civils, des avions affrétés et des avions sur lesquels nous avions un bloc de place. Donc vraiment, toutes les options, les solutions sont possibles. Mais il y aura d 'autres solutions, d 'autres avions. Et d 'ailleurs, les personnes qui étaient prévues dans le vol qui a été dérouté sont en train d 'être appelées pour être mises sur d 'autres avions. Donc nous continuons. Ce n 'est pas parce qu 'à ce moment -là, ce n 'était pas possible d 'atterrir et de... partir avec des Français que les opérations cessent, bien au contraire.
Vous étiez à
l
'arrivée des premiers vols
qui
ont pu rejoindre la France. Que vous ont dit ces Français à la descente de l 'avion ?
Les Français étaient extrêmement soulagés d 'être là. J 'ai vu beaucoup de familles, beaucoup de personnes vulnérables. Il y avait aussi une colonie de vacances. Et effectivement, tout le monde était très content d 'être de retour. Et comme toujours dans ces situations, ils pensent aussi aux autres vacanciers, aux autres personnes qu 'ils connaissent qui n 'ont pas encore pu rentrer. C 'est pour ça que j 'appelle chacun à faire preuve de patience, mais aussi de vigilance, de s 'informer, d 'être proactif. Parce qu 'il y a aussi beaucoup de Français, et ça on ne les voit pas forcément à la télé. mais beaucoup de Français qui réussissent à prendre des vols commerciaux, je le rappelle. Le sultanat d 'Omane, pour l 'instant, son espace aérien est ouvert, je dis pour l 'instant, parce que tout peut évoluer, mais il n 'y a pas non plus d 'indication que ça doit fermer. Les aéroports de Dubaï ouvrent aussi par intermittence. Vous avez des vols qui reprennent. Du coup,
c 'est à la charge du passager, alors que s 'il est rapatrié par la France, ce n
'est
pas à sa charge. Alors il y a un coût de ces rapatriements. C 'est important de le dire, parce qu 'effectivement, on se dit que c
'est
la course, les prix augmentent énormément. Tout le monde n 'a pas le moyen de payer un billet, plusieurs milliers d 'euros pour
entrer en France. Bien sûr,
et
il y a des solutions qui existent, et c 'est pour ça que c 'est toujours important. Je ne dis pas qu 'il y aura... systématiquement une solution dans l 'immédiat à chacun des problèmes. On est en train de parler de dizaines de milliers de personnes qui se retrouvent coincées, chacun avec des situations particulières. Et d 'ailleurs, même si vous n 'avez pas une vulnérabilité particulière, moi je comprends que vous puissiez juste être stressé, angoissé, sans avoir nécessairement une vulnérabilité objective. Pour autant, il y a des solutions. C 'est pour ça que je vous dis, signalez -vous. Contactez -nous, nous apportons des solutions, y compris à des questions de cet ordre. En tout cas, nous donnons des informations qui sont utiles et permettent à nos concitoyens de rentrer.
Une nouvelle phase militaire a débuté en Iran. L 'incertitude est immense pour les Iraniens et les expatriés. Que demande la France aujourd 'hui ?
Nous demandons une désescalade, un retour au dialogue, un embrasement dans la région est absolument néfaste pour tous et a des conséquences sur des civils, sur des populations civiles.
Et
encore une fois, notre priorité, c 'est de protéger nos ressortissants, où qu 'ils soient à travers le monde, protéger nos intérêts, nos emprises, nos bases militaires, et puis permettre... au commerce international de reprendre la liberté de circulation parce que, vous le savez, c 'est une région extrêmement stratégique. Vous avez le détroit d 'Hormuz où 20 % des échanges en matière de pétrole et de gaz naturel se font. Donc nous sommes évidemment pour une désescalade de la situation qui permette de reprendre la liberté de circulation, le commerce et surtout, surtout parce que c 'est notre priorité, de protéger nos ressortissants. En parlant de ressortissants, Cécile Collère et Jacques Paris sont toujours en sécurité à l 'ambassade ? Absolument,
et
nous appelons, le ministre de l 'Europe et des Affaires étrangères a fait un appel très solennel hier encore, à ce qu 'ils puissent retourner en France rapidement, à ce qu 'ils puissent nous rejoindre comme nos compatriotes qui sont évidemment en Iran. La situation est extrêmement
difficile. Il faut que nous parlions du Liban. La France est en train d 'apporter son aide à l 'armée libanaise. On a entendu Emmanuel Macron s 'exprimer hier. Il a annoncé l 'envoi de blindés aux forces armées libanaises. Que cherche à éviter la France ? L 'occupation notamment par Israël du sud du pays ? La France
cherche à éviter l 'escalade, l 'embrasement, les conséquences sur les populations civiles. La France cherche à apporter un soutien. immédiat, tout de suite, à des populations civiles qui sont éprouvées en envoyant du matériel médical, en apportant une assistance d 'urgence. Et puis la France cherche la stabilité. Nous sommes un partenaire fiable dans la région. Nous tenons nos engagements et nous sommes une puissance de dialogue. Et c
'est
la raison pour laquelle, dans les dernières 48 heures, le président de la République a échangé avec tous ses homologues, a appelé à la désescalade et se retrouve justement dans cette position d 'équilibre. pour que la situation s 'apaise pour les populations civiles et pour notre communauté française qui est très importante au Liban et pour laquelle j 'ai une pensée particulière aujourd 'hui.
Madame la ministre, je vous remercie beaucoup d 'être venue sur ce plateau.
C
'était très important pour tous les Français qui nous regardent dans les pays du Golfe d 'entendre ces mots et de savoir que la France est extrêmement mobilisée depuis Paris et sur place dans tous les pays concernés. Merci beaucoup.
Transcription automatique — vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.