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Le tour de parole complet qui contient l'extrait, avec celui qui précède et celui qui suit. Le tour cible est surligné.
Violences dans le périscolaire : quel bilan de la réforme des rythmes scolaires ?
17 septembre 2026
pour cette audition de l'ancien ministre de l'Éducation nationale, Vincent Péillon. Cette semaine, la commission d'enquête s'est aussi penchée sur le cas spécifique des violences périscolaires à Paris. Au 31 août, il y a eu au total 195 suspensions d'animateurs périscolaires, dont 74 pour suspicion de violences sexuelles. Ça, c'est à Paris. Les explications en longueur de l'ancienne maire de Paris, Anne Hidalgo, étaient donc très attendues. Et elles ont eu lieu à mardi. Anne Hidalgo a exprimé des regrets immenses. On regarde un extrait.
Mes premières paroles seront bien sûr pour... toutes les petites parisiennes et les petits parisiens victimes de prédateurs sexuels dans l'enceinte de l'école et dans le cadre des activités périscolaires. Ces paroles vont aussi directement à leurs parents. Je veux dire ici que pour moi, c'est une douleur et une blessure que de savoir que des enfants étaient victimes de prédateurs sexuels alors que leurs parents nous les avaient confiés et que nous en avions la responsabilité. Je veux donc dire à toutes les victimes, à leur famille, toute ma compassion, dire mes regrets immenses pour ce qu'elles ont subi. J'ai été et je suis du côté des victimes. Lorsque des adjoints qui m'étaient proches ont été mis en cause dans des faits délictueux ou criminels, ce qui a été le cas, ma main n'a pas tremblé. Je les ai démis de leur responsabilité et j'ai saisi le parquet afin de dénoncer les faits dont j'avais connaissance. Si nous sommes ici devant vous aujourd'hui, c'est parce que nos institutions, Mairie de Paris, collectivité locale, éducation nationale, police, justice, malgré les actes posés et malgré la conscience réelle des abus sexuels dont sont victimes nos enfants dans notre pays, nos institutions ont failli dans la protection de nos enfants. Et c'est un échec collectif. Et nous avons un devoir de vérité. Et c'est ce devoir de vérité que je veux accomplir devant vous afin de permettre aux victimes d'obtenir réparation et de se reconstruire. C'est le respect que nous leur devons. Certains d'entre vous ici au Sénat sont également des élus locaux, ont été maires et savent que le rôle du maire, c'est de protéger les habitants, quelle que soit la taille de la commune et quelle que soit d'ailleurs la couleur politique du maire. J'ai été première adjointe, vous l'avez dit, pendant 13 ans, maire de Paris pendant 12 ans, 25 années durant lesquelles nous avons connu beaucoup d'épreuves à Paris et où j'ai en permanence cherché à protéger les Parisiennes et les Parisiens. Sous mon mandat et à ma connaissance, je peux le dire, la ville et son administration ont appliqué la loi. Oui, la loi Payon du 8 juillet 2013 a modifié les rythmes scolaires en consacrant le principe de la semaine de 4 jours et demi. Et à Paris, oui, pendant la campagne des municipales de 2013, j'avais annoncé que si j'étais élue maire de Paris, je mettrais en œuvre cette réforme. Et d'ailleurs, je l'ai fait après mon élection. Mais au-delà de l'obligation légale, c'était pour moi et pour mon équipe un choix d'égalité, je veux le dire ici. Permettre à tous les enfants, notamment à ceux dont les familles n'ont pas les moyens, moyen de financer les activités culturelles ou sportives après l'école, d'y avoir un accès gratuit. C'était aussi un choix social et d'égalité entre les femmes et les hommes pour permettre aux familles, donc aux femmes, de mieux concilier les temps de vie et de travail. D'ailleurs, la Chambre régionale des comptes, le rapport vous a été remis dans un rapport du 25 juillet 2025, portant sur l'école à Paris de 2019 à 2025, évalue positivement cette mise en place du périscolaire. Et cette politique publique a été renforcée au fil de deux ans. Mais quelques chiffres sur la réalité parisienne. A la rentrée 2025, 620 écoles à Paris accueillant 101 299 élèves. 39 214 accueillies dans 267 écoles maternelles ou polyvalentes, 62 085 enfants accueillis dans 270 écoles élémentaires ou polyvalentes. Ce sont 10 259 professionnels, dont 4 290 vacataires qui ont travaillé pour le périscolaire parisien. Le budget de fonctionnement de la Dasco, puisque ce sont des questions que vous m'avez posées, s'élevait en 2025 à 259 millions d'euros.
'est la fin de cette audition d'Anne Hidalgo, l'ancienne maire de Paris. Une audition qui a duré au total plus de deux heures et qui est à retrouver en intégralité et en replay sur notre site internet. 100% Sénat, c'est fini pour aujourd'hui. Merci beaucoup de votre fidélité. Merci de nous avoir suivis. Très bonne journée sur Public Sénat.
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