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Meeting de Maxime DA SILVA avec Louis BOYARD et Alma DUFOUR à Rouen
7 mars 2026
des gens qui arrivent et tout, rentrez, rentrez ! Ça fait trop plaisir de vous voir si nombreuses et nombreux. Pour ceux qui ne me connaissent pas, je me présente, je m'appelle Alma Dufour, je suis la députée de la France Insoumise de la Seine-Maritime et je serai votre hôtesse de cérémonie ce soir. Ah, ça fait trop plaisir, franchement, je vous le dis. Alors, on a un programme chargé. Je dis aussi bienvenue aux gens qui nous regardent en ligne, parce que tout le meeting va être diffusé en ligne, ainsi que les performances des artistes, je crois. Donc on leur dit bonsoir. Dommage qu'ils ne soient pas avec nous ce soir, mais on sait qu'on peut compter sur eux le 15 et le 22 mars. Je voudrais, avant de vous annoncer le programme, s'il vous plaît, que vous fassiez un tonnerre d'applaudissements à tous les militants et les militantes qui depuis des semaines se battent sur le terrain. pour faire que ce meeting soit possible, mais aussi pour aller convaincre Rouennais par Rouennais, Rouennaise par Rouennaise, qu'un meilleur Rouen est possible, que oui, on a le droit de rêver de meilleure politique publique, que oui, on a le droit de rêver d'un avenir plus juste, et que oui, la France insoumise et les gens qui nous ont rejoints, nous pouvons le faire. Donc merci à eux, merci à elles, car c'est grâce à eux que la politique se fait tous les jours. Et on n'a pas besoin des autres, parce que la vraie gauche, elle est là et elle est là ici ce soir. Alors, le programme de ce soir, il est chargé. Donc d'abord, on va assister à deux tables rondes assez courtes. Ce n'est pas des débats universitaires, je vous rassure, mais il fallait quand même qu'on parle de fond, qu'on parle de programme. Donc deux tables rondes que j'aurais l'honneur d'animer et où on va accueillir des candidats et des candidates de la liste qui ont à la fois des grandes propositions phares à vous expliquer, celles que nous portons pour la ville de Rouen, mais aussi des messages spécifiques dédiés à adresser à des gens qui souffrent particulièrement... de notre système parfois injuste à des gens qui sont les plus précarisés et qui, de ce fait, peuvent souvent se sentir les plus éloignés de la politique. Ensuite, nous aurons le grand honneur d'accueillir un des députés que j'aime le plus, un des députés qui a su conquérir le cœur de la jeunesse, déjà parce qu'il est jeune, mais il n'est pas que jeune, il n'est pas que doué pour faire des vidéos TikTok. C'est aussi un grand combattant des luttes sociales, un grand combattant contre l'amiante et les cancers que ça provoque. Ce sera Louis Boyard qui viendra nous faire un discours. Et nous accueillerons évidemment, et avec un immense plaisir, l'infatigable, le courageux, le généreux, notre future maire de Rouen, Maxime Da Silva. Et enfin, enfin, Parce que si on n'avait pas voulu faire un simple meeting ce soir, on a voulu aussi transformer ce meeting politique en une fête, une vraie fête. Parce que comme disait une célèbre anarchiste qui s'appelle Emma Goldman, si je ne peux pas danser dans votre révolution, je ne veux pas faire partie de votre révolution. Donc nous accueillerons des artistes de Rouen que nous aimons tous et toutes, et je les nomme, et je sais qu'il y a beaucoup de gens qui sont impatients de les voir, NM2, 2SB, prunes et les cash dolls. Et nous finirons par un buffet à partager parce qu'on est comme ça à la France Insoumise. On régale tout le monde. Mais avant de commencer ce grand meeting, je laisse la parole à notre coordinateur du mouvement, Manuel Bompard, qui n'est pas présent ce soir, mais qui a un message à vous adresser. Je vous laisse regarder la vidéo.
Bonjour à toutes et tous, je ne peux malheureusement pas être avec vous ce soir parce que je suis en meeting aussi à Amiens dans le cadre des élections municipales, mais je voulais m'adresser à vous à travers cette vidéo, d'abord pour vous transmettre tout mon soutien pour cette dernière ligne droite de la campagne municipale. Il vous reste maintenant 7 jours, 7 jours pour faire campagne, 7 jours pour faire connaître le programme de la liste « Faire mieux pour Rouen ». Et 7 jours pour aller chercher un à un les électrices, les électeurs, les convaincre de l'importance de se déplacer et de se mobiliser. Parce qu'il y a beaucoup de raisons de se déplacer et d'aller voter le 15 mars pour les élections municipales pour la liste conduite par Maxime Da Silva à Rouen. Je voudrais vous dire que, évidemment, ça sera d'abord pour des raisons locales. Parce que vous allez voter pour un programme, un programme qui, à Rouen, va permettre d'améliorer la vie des habitantes et des habitants. Parce que vous allez voter pour une équipe. une belle équipe de colistières et de colistiers mais je voulais vous dire aussi que en allant voter le 15 et le 22 mars prochain vous allez aussi envoyer des messages nationaux et votre vote il aura aussi une signification nationale bien sûr ça sera un vote de résistance antiraciste et antifasciste on voit ces derniers jours ces dernières semaines à quel point Il y a une partie de la classe médiatique et une partie de la scène politique qui envoient de fascisation. Et que face à cette tendance, on a besoin d'avoir une force qui affirme clairement son antifascisme, son refus de toutes les formes de racisme et de discrimination. Et cette force, c'est la France insoumise. Alors aux élections municipales, le bulletin de vote pour la liste « Faire mieux pour Rouen », eh bien ça sera un bulletin de vote. antiraciste, ça sera un bulletin de vote antifasciste. Et puis vous êtes confronté à Rouen aussi à une compétition électorale avec la liste du maire sortant qui est soutenu par le parti socialiste. Et donc c'est important de vous dire aussi qu'en allant voter aux élections municipales, vous allez aussi sanctionner celles et ceux qui ont laissé passer le budget de Macron et le budget de sécurité sociale de Macron. Parce que ce budget de la sécurité sociale de Macron, il a une traduction très concrète. C'est que les tarifs hospitaliers augmentent depuis le 1er mars. C'est que les allocations familiales vont baisser. Ça va être de plus en plus difficile d'avoir accès aux soins. C'est qu'on a supprimé 4000 postes dans l'éducation nationale, 4000 postes d'enseignants et 3000 postes de surveillants. C'est qu'on a réduit les financements à la transition écologique. Dans le silence, je pense que dans cette salle-là, il y a beaucoup qui sont comme moi, qui ont traversé des moments difficiles.
puisqu'on doit subvenir aux besoins de nos enfants. On doit subvenir aussi par rapport à l'école. Moi, par exemple, mes enfants font de grandes études. On n'a pas d'aide par rapport à ça. Quand on a certains papas qui, malheureusement, ne nous aident pas non plus, donc on mène un combat, on doit faire plusieurs métiers parfois, et par moments, on est jugé, parce qu'on se dit que... Elle est toute seule. Certaines mères se battent avec leurs enfants parce que certains enfants se retrouvent dans la rue, non pas parce qu'ils le veulent, mais parce que je pense qu'il est important de le dire, le fait de voir sa maman se battre et des fois avoir le frigo vide, ça peut mener nos enfants à aller chercher de l'argent dehors. Mon père me disait souvent, quand tu vois un enfant dans la rue, cherche à savoir le pourquoi du comment il est dans la rue. Ne le juge pas, parce qu'il y a bien une circonstance qui a fait qu'il est dans la rue à faire ce qu'il fait. Allons à la source, allons chercher le mal et le battre, le combattre, pour pouvoir faire de belles choses. Au lieu de nous juger les uns les autres et de juger les mères seules, qui tous les jours mènent un combat, qui tous les jours souffrent, parce que ce n'est pas évident, c'est très compliqué. Moi, j'en suis la preuve vivante. J'ai réussi à mener mon combat malgré tous les obstacles que j'ai pu rencontrer. Et ce qui m'a fait aussi venir dans ce parti, c'est que j'ai trouvé des gens de tout milieu, des gens à l'écoute. Et Maxime Da Silva, qui est candidat pour la mairie, est une personne authentique, qui sait d'où il vient, qui n'oubliera jamais d'où il vient, et qui ne prendra pas, comme on dit, la grosse tête, dans le sens où c'est quelqu'un, quand il dit quelque chose, il va au bout de ce qu'il dit. C'est clair. Et dans son programme... C'est vrai, il est têtu, mais c'est dans le bon sens du terme. C'est ça, exactement. Et ce que je voulais dire aussi, c'est que dans ce programme-là, je ne sais pas si vous le savez, mais il y a 25% de la population qui est monoparentale, 85% des cas de mères seules vivent dans la précarité, et ça, il faut le souligner. On demande à ces femmes d'élever leurs enfants, de travailler, de tout assumer alors qu'elles vivent déjà dans la précarité. Cette situation n'est pas normale. Et c'est pour cela qu'une mesure me tient particulièrement à cœur dans notre programme la carte famille monoparentale portée par Maxime Da Silva et la France Insoumise. Et du coup ça va consister en quoi cette carte ? Alors d'abord la priorité et l'accès aux services publics. Au logement social, parce que quand on est mère seule avec des enfants, se loger dignement ne devrait jamais être un parcours du combattant. C'est très compliqué. La priorité aussi, c'est les places de garderie. Parce que quand on est mère seule, souvent on n'a personne pour garder nos enfants. Ce qui fait que par moment, on ne peut pas aller travailler parce qu'on n'a personne pour garder nos enfants. Parce que aussi les mères seules sont des mères. Ce sont aussi des femmes qui ont le droit de travailler et d'avoir une vie sociale et le droit de respirer aussi. Le deuxième droit, des tarifs préférentiels pour les transports et les activités de nos enfants. Les transports en commun seront gratuits et les activités sportives et culturelles deviendront enfin accessibles. Je sais que beaucoup de maires seules dans cette salle comprennent exactement ce que je veux dire parce que chaque euro compte. Troisième droit, des lieux dédiés aux familles monoparentales, des lieux de solidarité et d'entraide où on organisera par exemple... Des ateliers d'aide aux devoirs. Quand on élève seul ses enfants, on n'a pas toujours les moyens de payer des cours particuliers. On s'y proposera aussi à des ateliers linguistiques pour accompagner les mamans qui ne maîtrisent pas la langue française. Bref. Ça va faire du bien.
Ça va faire énormément de bien à tellement de gens. Parce qu'on a beaucoup de parents aussi qui ne savent ni lire ni écrire et c'est très compliqué pour eux aussi. Merci beaucoup Hélène, je vais devoir passer parce que malheureusement les artistes après ils vont râler. Je rigole les pauvres, je mets ça sur le dos. Je passe la parole à Florence Burlet pour nous parler de santé. Oui, oui, oui. Alors oui, donc j'irais à la santé, parlons-en. On est ici en Normandie et alors qu'on sait que la Normandie fait partie du... top 3 des régions avec l'état de santé le plus dégradé. Donc en cerne maritime, la mortalité précoce, c'est-à-dire la mortalité avant 65 ans, est bien plus élevée que dans la majorité des territoires de l'Hexagone. Et ce qui est vraiment le plus révoltant dans cette histoire, c'est la situation entre les classes sociales. C'est l'écart d'espérance de vie, par exemple, entre un homme aisé et un homme précaire qui est de 13 ans. Je ne sais pas si vous vous rendez compte, 13 ans. Et 8 ans chez une femme. Donc ça, c'est profondément injuste et c'est ce qu'on veut voir disparaître. Alors, comment y remédier ? Donc d'abord, on pense, nous, à la France insoumise, qu'il faut lutter contre tous les toxiques qui nous empoisonnent. Et le premier levier, c'est l'alimentation. Donc, comment agir ? Alors nous, à la municipalité de Rouen, ce qu'on voudrait faire si on arrive aux affaires, c'est d'instaurer une cantine et un restaurant municipal populaire, biologique, local et gratuit. Alors nous expérimenterons aussi une mesure importante, la sécurité sociale de l'alimentation. Donc je ne sais pas si vous en avez déjà entendu parler. Donc le principe consiste à octroyer une somme d'argent à un foyer, à des personnes et à chaque habitant évidemment. Et cette somme d'argent sera dévolue à l'alimentation sans passer par les grands groupes de la grande distribution qui se gavent et nous empoisonnent. Donc les achats de nourriture se feront dans des magasins conventionnés, conventionnés par les participants de façon démocratique, et ils seront approvisionnés par des produits bio et locaux. Et ça produira un changement de modèle qui vise à garantir l'accès aux fruits et aux légumes biologiques. Et locaux pour tous. Vous connaissez tous le prix des légumes qu'on va acheter, qui sont produits en Espagne, et des légumes bio. On n'a pas tous les moyens d'en acheter. Et surtout, plus la famille est grande, plus ça coûte cher. Bravo. Qu'est-ce qu'on va faire d'autre ? Alors, qu'est-ce qu'on va faire d'autre ? On est à Rouen. À Rouen, on a eu Lubrizol. Donc, on veut... Ouais, le gros Lubrizol. Ouais, je connais pas. Ah, t'as loupé un gros truc ! Donc on veut en fait assurer la prévention des risques industriels. Et pour ne plus revivre le brisole, nous on exige la transparence et le partage de la décision des risques industriels et environnementaux. On appliquera enfin le principe pollueur-payeur à l'échelle de la métropole. Et Dieu sait qu'il y a du boulot !
Sur ce sujet, il va falloir être très, très, très vigilant. Parce que la surmortalité en scène maritime, elle est aussi malheureusement beaucoup due aux entreprises qui sont aujourd'hui installées sur notre territoire. C'est vrai. Mais donc là, on a vu la prévention. Et maintenant, on voit le côté, voilà, pour être en bonne santé, il faut pouvoir accéder à la médecine, aux soins. Donc, nous, on veut ouvrir des centres de santé municipaux.
parce que dans notre ville, on est très nombreux à avoir des problèmes pour avoir des consultations avec un spécialiste ou même pour avoir un médecin traitant. Clairement, oui. Je l'ai vécu moi-même il n'y a pas longtemps. Oui, oui, oui, c'est ça. Ou alors, on va en trouver, mais ils vont coûter, enfin, on va avoir des dépassements d'honoraires. T'endras aux cliniques privées, ça va plus vite parce que c'est mort. C'est ça. D'où la différence dont on a parlé au début. Donc ces centres de santé permettront d'avoir des soins accessibles à tous. Et on voit aussi maintenant qu'il y a de plus en plus de médecins, une génération de médecins qui veulent plus travailler de façon isolée, libérale, à 70 heures par semaine, voire 80, dans leur cabinet. Donc ce sera l'occasion aussi de répondre aux besoins de ces médecins et d'avoir un statut de salarié et d'avoir une vie en dehors aussi du travail. Et donc on veut aussi faciliter l'installation de professionnels qui ont disparu de certains quartiers. Parce que ça, c'est pas juste non plus. Et donc, on mettra en place un système de location à la demi-journée pour des consultations. Et surtout, on mettra une véritable politique publique de la santé mentale en créant des conseils locaux de santé mentale. Et on veut absolument faciliter l'accès aux droits. Donc voilà. Un beau programme. Pour vivre en bonne santé. Ça va être chaud. C'est pas le plus facile.
mais c'est très important d'avoir cette ambition parce que trop de gens aujourd'hui tombent malades et il y a beaucoup de drames qui pourraient être évités si on arrivait à être présent auprès des gens au moment où il faut et quand il faut merci à tous et toutes mes chers candidats on va passer à la deuxième table ronde alors j'en profite Pendant que mes amis sortent pour vous annoncer que ce soir nous sommes plus de 500, c'est un triomphe, c'est le plus grand meeting de la campagne. On peut se féliciter. On voit à quel point les gens qui sont présents sont jeunes, sont dynamiques et en même temps de tous les horizons. On voit qu'il y a un appétit. On voit qu'il y a une vraie envie de faire mieux pour Rouen ce soir. Et je vous remercie encore tous et toutes d'être là. Je vais accueillir les bénévoles. Pardon, non, pas les bénévoles, les candidats que j'adore, qui ont des messages particuliers à délivrer aujourd'hui. J'accueille Elsa. Elsa, est-ce que tu es là ? Faites un tonnerre d'applaudissements à Elsa Moutet, qui porte la liste à bout de bras depuis des mois et qui est une femme incroyable. Merci Elsa. J'accueille aussi Rodrigue. Let's go, Rodrigue. J'accueille aussi Hélène. Hélène. Et enfin, Adrien, qu'on ne connaît pas. Adrien, je t'accueille, Adrien. Je rigole. Vous comprendrez pourquoi la blague tout à l'heure, voilà. Alors, on va commencer par toi, Elsa. À qui souhaites-tu t'adresser ce soir ? Eh bien, ce soir, moi, je vais m'adresser au locataire. Au locataire.
aux locataires, que ce soit du logement social ou du logement privé, c'est-à-dire en fait à peu près le 2 tiers des Rouennais et des Rouennaises dans la ville. Il faut savoir qu'il y a 76 000 personnes dans la ville qui louent leur logement. Les 2 tiers de Rouen, et ça représente à peu près la moitié de tous les locataires de la métropole. On est vraiment sur un sujet qui concerne la grande majorité d'entre nous. Donc les locataires, mais il faut voir dans quel logement ils vivent. On a fait bien sûr tout un tas de porte-à-porte pendant la campagne. Il y a la méthode Insoumise. On a eu l'autorisation de rencontrer tout un tas de situations. Des rats, des moisissures. Les sangliers qui mangent les poubelles aussi, ça j'ai vu moi. Dans les Hauts-de-Brand, les sangliers qui... Ouais, c'est clair. Une fenêtre cassée, pas d'ascenseur. Ça parle peut-être à plusieurs dans la salle. Et à côté de ça, on a le bailleur qui répond pas ou qui fait du cache-misère entre deux locations avec un coup de peinture. Et en parallèle, des charges qui augmentent en permanence, des loyers qui frôlent ceux du parc privé, en tout cas dans le parc social. Je pense notamment à Ralissa qu'on a rencontré dans notre campagne. Les murs sont tapissés de moisissures, de petites bestioles. Il y a de l'eau qui goûte directement sur le compteur électrique, qu'elle a dû tapisser avec des sacs plastiques pour empêcher les problèmes. Et à terme, sa fille a tout simplement développé tout un tas de maladies respiratoires qui fait qu'elle fait des allers-retours au CHU. pendant une bonne partie de son temps. Donc à partir de là, quand on est autant concerné dans la ville, les élus ont une responsabilité cruciale, que ce soit évidemment en termes de dignité, de santé publique, mais aussi on peut penser à tous les sujets derrière des bifurcations écologiques, parce qu'en fait, quand il faut chauffer avec des grippins, parce que la colonne d'eau chaude ne marche plus depuis 10 ans, on est obligé d'aller dans cette direction-là. Et le prix de l'électricité, en plus, c'est la double peine. Ça, tu connais. Pour faire face à ça, dans notre programme avec Maxime Da Silva, on a décidé de développer tout un volet, déjà pour batailler à fond, pour geler les loyers partout où c'est possible, en particulier dans le parc public social. Ça, ça ne va pas faire plaisir à certains, on ne va pas se mentir.
Mais c'est le cœur du problème, les amis. C'est le cœur du problème. Le logement a pris 120% en 20 ans. Voilà, ça y est, j'ai mon chiffre. Ne cherchez pas d'où viennent vos problèmes de pouvoir d'achat. Globalement, ça vient beaucoup de là, avant même la crise de l'énergie.
On est en plein dedans et il y a tout le sujet de la transparence sur les charges aussi, parce qu'on a dit les charges qui augmentent. Mais derrière, normalement, il y a une obligation de le réutiliser dans l'entretien du bâtiment. Mais finalement, on voit une augmentation des charges et la qualité du bâtiment qui se casse la figure. Donc on exigera la transparence sur comment c'est fait. C'est des choses qu'on peut demander. Bien sûr, c'est la loi. C'est dans le code de l'habitation, c'est juste que personne ne le fait respecter. Tout à fait. Notre autre mesure, je peux le dire comme ça, c'est au-delà du blocage des loyers, il faut savoir que là je parle du parc public, parce qu'à Rouen on ne peut pas encadrer le logement dans le parc privé. De manière assez étonnante parce qu'il y a d'autres villes, il y a Caen, Grenoble, Aix-en-Provence, c'est des villes où on peut le faire parce qu'elles ont été classées comme tendues. Rouen, ça n'est pas le cas. Donc c'est quelque chose qu'on fera sur le parc public. Par contre, pour pouvoir quand même encadrer ce qui se passe dans le parc privé, on créera une brigade du logement. La brigade du logement, c'est un service public. Le but de cette brigade du logement c'est d'être un service public de proximité qui est directement dans les quartiers et dont l'objectif c'est déjà de contrôler la salubrité des parties communes quand il y a une demande de la part des habitants et des habitantes pour chercher des solutions en lien avec les autres services municipaux qui existent dans la ville. C'est d'accompagner les locataires dans leur demande de rénovation et c'est surtout de faire de l'accès aux droits, informer sur les droits en permanence, que ce soit dans des permanences ou en allant directement en porte à porte.
à la méthode insoumise à chaque fois. Totalement. Et on en a besoin. Merci beaucoup Elsa. Le logement, comme je l'ai dit, c'est prioritaire. Et nous, comptez sur nous pour qu'on se batte, pour que Rouen soit déclarée zone tendue et pour que globalement, et c'est ce que propose la France Insoumise au niveau national, qu'on puisse encadrer les loyers partout dans le privé. Parce que comme je l'ai dit, c'est vraiment un des cœurs du problème aujourd'hui de la société française. C'est le prix des logements qui ont dépassé de plus de 10 fois l'augmentation des salaires. Donc il ne faut pas chercher maintenant pourquoi tout le monde, même quand il travaille, se sent plus pauvre. qu'avant. A toi, Rodrigue, de quoi vas-tu nous parler, à qui veux-tu t'adresser aujourd'hui ? Bonjour tout le monde, je suis vraiment très très très heureux de vous voir tous, la Nouvelle France. Alors on m'a chargé de vous parler de la Nouvelle France et de faire un appel au vote, donc je suis vraiment fier qu'on m'a chargé de faire ça. Chers camarades,
Aujourd'hui, je souhaite vous parler de la nouvelle France. Une France audacieuse, créative et résolument tournée vers l'avenir. Une France où chaque voix compte, où chaque citoyen a le droit de rêver et de réaliser ses ambitions indépendamment de sa couleur, de peau, de sa religion, de son genre ou de son opinion. Imaginez une France qui se lève contre les inégalités, qui refuse de plier devant l'indifférence, une France qui place l'humain au cœur de ses décisions, qui protège ses travailleurs, ses jeunes et ses anciens. Dans cette nouvelle France, nous ne pouvons plus accepter que la pauvreté soit la fatalité ou que des vies soient brisées pour le manque de dignité. Nous devons réinventer notre modèle économique. Je parle d'une économie qui ne sert pas uniquement des profits, mais qui privilégie l'intérêt général. Une économie écologique respectueuse de notre planète et de notre héritage commun. La transition écologique n'est pas une option, c'est une nécessité. Ensemble, nous pouvons créer des emplois durables. investir dans les énergies renouvelables et développer une agriculture responsable. A Rouen, nous avons déjà des exemples d'initiatives qui incarnent cette nouvelle France. Des projets de révitalisation de quartiers, des coopératives qui souhaitent l'économie locale et des efforts pour rendre notre ville plus verte. Il est crucial. que les Rouennais et les Rouennaises s'unissent pour transformer notre tissu économique en un modèle durable. Notre nouvelle France est également celle de l'éducation, un lieu où chaque enfant a accès à un enseignement de qualité. L'éducation est la clé de notre avenir collectif et chaque élève mérite de s'épanouir dans un environnement qui valorise ses talents. Nous devons redonner la parole aux Rouennais et aux Rouennaises, les impliqués dans les décisions qui les concernent. Nous voulons une ville où la transparence et la responsabilité sont des pierres angulaires de notre système politique. Les élus faire mieux pour Rouen seront les élus de la dignité et de la probité. Bravo, il en faut ! Nous devons lutter contre toutes les formes de discrimination, les inégalités historiques héritées du patriarcat, du colonialisme et du racisme doivent être combattues à Rouen comme partout ailleurs. Il est inacceptable que moins de 10% des noms dans les rues féminins Bon, excusez-moi. Il est inacceptable que moins de 10% des noms de rues soient féminins et que les colonisateurs encore honorés dans l'espace public. Non ! La ville que nous voulons est à portée de main. Il suffit de saisir des bulletins dès le 15 mars en votant pour Maxime Da Silva !
Merci ! Merci, Rodrigue. A toi, Ilan. Ah oui, pardon, t'as pas de micro. A qui tu veux t'adresser, toi, ce soir, Ilan ? Bonsoir, tout le monde. Moi, je vais m'adresser à la jeunesse parce que je pense que ça se voit que je suis un petit peu jeune. Mais voilà. Mais on est tous jeunes ici. Je croyais que t'avais 35 ans, moi, pardon. Super. Non mais je vais m'adresser à la jeunesse parce qu'en 2020, lors des dernières élections municipales, près de 72% des 18-24 ans se sont abtenus. Alors que les 15 et 22 mars de cette année, les jeunes ont le pouvoir de faire basculer le résultat de l'élection. Et donc, je veux m'adresser aux jeunes qui sont présents ici dans la salle, il y en a beaucoup, mais aussi à tous ceux qui nous regardent en ligne. Ne vous résignez pas. Ne faites pas ce cadeau à la droite, à l'extrême droite et à tous leurs supplétifs qui, de matin au soir, ne font que nous insulter. Ne laissez jamais les autres décider pour nous. Et vous pouvez me prendre pour témoin. J'ai 20 ans, je suis candidat sur la liste de Faire mieux pour moi avec Maxime Da Silva. Et vous avez le pouvoir toutes et tous d'envoyer un jeune et plein d'autres au conseil municipal pour vous défendre, pour nous défendre. Et ça jusqu'au bout ! Comme on dit depuis bientôt 10 ans. On pourrait dire 15 ans si on compte Hollande. Mais dans la France de Macron, les jeunes sont méprisés. Celui qui se disait rempart face à l'extrême droite l'a en réalité installé dans nos institutions et en a repris le programme. Aujourd'hui, on stigmatise les jeunes des quartiers populaires. Et je repense à mercredi où nous étions mobilisés devant le collège Bois-le-Dieu parce que la police nationale fouillait les sacs des collégiens. Voilà aujourd'hui où on en est, dans un état fascisant. Et puis nous avons aussi, c'est très connu, maintenant des professeurs qui se lâchent, comme Pierre-Antoine Sprimont, accusé d'avoir poussé un étudiant au suicide par son harcèlement raciste. Sprimont, démission ! Exactement ! Et aujourd'hui, ce monsieur Sprimont, il est candidat sur la liste de monsieur Oudan, candidat du Rassemblement National. La honte ! Je veux m'adresser aussi aux jeunes travailleurs, car ce sont eux que l'on exploite et à qui l'on donne un salaire de misère, et que l'on veut exploiter toujours plus avec une nouvelle proposition qui vient de sortir il y a quelques jours, une proposition du Medef, comme par hasard, qui veut créer un CDI jeune pour mieux les exploiter, pour moins les payer et pour les dégager quand ils le voudront. C'est non ! Et ce sont les étudiants qu'on laisse sans moyens à l'université de Rouen, on supprime plus de 600 places d'étudiants, on supprime des postes de professeurs, il n'y a aucune rénovation des bâtiments, il y a la suppression du master de musicologie, et cela découle des budgets qui ont été votés par la droite, donc ici Marine Caron, ce sont les amis, mais aussi par monsieur Meyer Rossignol, cet homme tant respectable. qui aujourd'hui sont les supplétifs des macronistes, parce qu'ils refusent de censurer le gouvernement. Mais avec une ville insoumise, nous refuserons de gaver les écoles privées alors que les écoles publiques saignent. Nous construirons plus de logements Crous pour que les étudiants puissent se loger dignement. Nous ouvrirons un centre de santé municipal de santé pour les jeunes avec des consultations gratuites et anonymes quand un tiers des jeunes de 18 à 24 ans ont un trouble de santé mentale. Et pour continuer dans la France de Macron, l'avenir qu'on réserve à la jeunesse c'est la guerre et en ce moment on ne fait que parler que de ça. Il y a eu le SNU, le service militaire volontaire et puis les classes défense qui nous mettent tous en concurrence et qui nous permettent, enfin à ceux qui ont fait ce service militaire, d'avoir des points en plus sur Parcoursup pendant que les jeunes des quartiers populaires qui voudraient faire des études, les jeunes de la ruralité, etc. eux peuvent toujours aller se faire foutre pour aller trouver des licences. Eh bien nous disons non à leur guerre, nous ne ferons pas leur guerre, nous n'irons pas crever sur le front. Nous ne voulons pas être de la chair à canon, ni de la chair à patron. Macron démission ! Macron démission ! Une mairie insoumise refusera d'envoyer ses enfants au front et elle privilégera le soutien à l'éducation municipale publique, au soutien aux associations sportives et culturelles pour aider nos jeunes à s'en sortir. Et donc, pour conclure... Les 15 et 22 mars, il n'y a qu'un seul bulletin qui compte. Le bulletin pour le service public municipal de l'éducation. Le bulletin contre l'extrême droite. Le bulletin pour défendre les jeunes des quartiers populaires. Pour défendre les jeunes travailleurs. Pour défendre les étudiants. Le bulletin qui dit non à la guerre. C'est le bulletin au fer mieux pour Rouen. Le bulletin avec Maxime Da Silva. Les 15 et 22 mars, rendez-vous aux urnes, mais surtout parce que c'est là qu'on aura besoin de nous tous. Rendez-vous après les élections pour faire mieux pour Rouen. Bravo ! T'as mis le feu !
Et maintenant, je ne sais pas qui j'ai en face de moi, parce que la dernière fois que je t'ai vue sur la liste électorale, tu avais des deux oreilles, une queue touffue comme ça. J'étais un peu grimé sous mon autre forme, ma forme écureuil. Là je suis venu sous ma forme d'humain. D'accord, donc c'est toi l'écureuil ? Je suis l'écureuil de la Côte-Sainte-Catherine. Ah c'est lui, d'accord, ok.
Accueillez l'écureuil de la Côte-Sainte-Catherine. A qui tu veux t'adresser aujourd'hui l'écureuil ? A tout le monde en fait, parce que la lutte pour les animaux, ce n'est pas une lutte partisane. Tout le monde devrait l'avoir à cœur. Ça fait partie des valeurs communes de l'humanité, de ne pas maltraiter les animaux en fait. On a des projets qui sont dégueulasses, qui sont en tout cas inadaptés au sein de la métropole roanaise. En particulier, en l'occurrence, le projet de parking sur l'éco-vallée des deux rivières. C'est un parking sur la côte Sainte-Catherine qui va détruire l'habitat et les zones de chasse de nombreuses espèces de chiroptères. Chauve-souris ! Oui, de chauves-souris, mais plein. Et de la grenouille agile et de mes frères écœurs et roux. Donc je suis venu aujourd'hui faire un appel à mes frères humains, de la part de mes frères écureuils, pour qu'on se donne tous... C'est le messager, quoi. Tout à fait. Je suis venu vous demander de l'aide. C'est le postier de la CGT. C'est ça, je suis le postier du monde animal. Venez nous aider, on a besoin de vous. Le 15 et le 22 mars, à voter pour la liste Faire mieux pour Rouen et pour Maxime Da Silva. Et que si, dans votre vie, vous avez déjà mis un bulletin avec un candidat canard, ça parlera à certains. Vous vous souvenez du canard ou pas ? C'était en 2022 ? C'était le parti animaliste. Tout à fait. Si vous avez déjà voté parti animaliste, votez pour la liste Faire mieux pour Rouen. C'est celle, globalement, qui va le mieux défendre. la cause animale et vos intérêts, la cause écologique dans son ensemble, avec par exemple les cantines scolaires bio et gratuites pour tous, et locales, à essayer de mettre autant que possible le végétarisme au cœur du débat et au sein des collectivités locales, avec par exemple ce qui est déjà un début, une journée de... végétarienne par semaine, une journée par jour, ça fait beaucoup, une journée par semaine de restauration en végé. C'est beaucoup végétaux. Et que globalement, ce projet de parking est très démonstratif de la façon dont le PS gère la ville depuis maintenant. C'est-à-dire qu'il vous donne deux pièces d'une main et de l'autre pièce, littéralement, il vous vole votre baraque. Il ne le fait pas à cette échelle-là pour tous les humains. Mais pour les animaux, ça l'est parce que littéralement, ils ont mis en place au sein de la métropole plusieurs programmes, notamment au bénéfice, en tout cas à l'étude. des chauves-souris, ils ont mis des compteurs à chauves-souris sur les bus. Ils se sont fait labelliser ville-refuge pour chauves-souris. L'éclairage nocturne qui se ferme le soir, c'est en grande partie pour ça. Et du coup, d'un côté, ils font des petites mesurettes pour promouvoir la défense de la cause animale, mais surtout dans leurs médias et pour se verdir au final.
Et que dans la réalité, il s'en tape un peu de... Ce qu'on appelle du greenwashing, quoi. Du gros greenwashing, bien sûr. Du gros greenwashing qui accompagne le social washing dont on a parlé depuis longtemps. Ah bah bien sûr, parce qu'il n'y a pas de rupture écologique sans rupture capitaliste. Merci ! Et l'écologie sans lutte des classes, c'est quoi ? Du jardinage ! Merci à tous, merci les candidats. On va passer à la suite du meeting. Je suis censée me lever aussi parce qu'il va se passer des choses dans la scène. Je dois dégager et je dois vous parler en bougeant. Je n'ai jamais fait l'expérience, alors vous voudrez bien m'excuser si c'est un peu chelou. Qu'est-ce que je veux vous dire ? En fait, j'ai envie de vous parler de ce que j'observe depuis maintenant bientôt 10 ans, puisque l'année prochaine, ça fera 10 ans qu'on a Macron premier au pouvoir dans notre pays. Chaque année, la crise sociale s'aggrave. Chaque année, la crise écologique s'aggrave. Chaque année, la crise démocratique s'aggrave. Je sais de quoi je parle. Avant même d'être députée, j'étais gilet jaune. On m'a tiré dessus à coup de flashball. Je sais que vous êtes nombreuses et nombreux à avoir vécu des grandes violences, soit sociales, soit démocratiques, soit dans la rue, soit par la police. Chaque année, j'ai l'impression que la société bouillonne de plus en plus d'une envie de changement. Et pourtant... Et pourtant, à chaque élection qui arrive, vous voyez le scénario, il est toujours le même qui revient. Il n'y a pas d'alternative, on ne peut pas gagner. En 2022, on me disait la même chose. De toute manière, c'est foutu. La gauche sans union, c'est foutu. Ce sera le RN face à Macron. La FI ne fera jamais des scores. Finalement, on a fait 22%. On me répétait ça à longueur de journée, à force que j'y croyais. La télé était en boucle pour dire que c'était ça le scénario. Là, aujourd'hui, c'est exactement pareil. Votez PS, votez PS au premier tour parce que sinon vous aurez la droite ou l'extrême droite au deuxième tour. Ils oublient quand même de préciser une petite chose, c'est que 1, on a dans plein de villes de très grandes chances d'être en tête au premier tour. Donc pourquoi tu voterais utile pour celui qui va être deuxième ? Mais que quand bien même on serait deuxième, les municipales, à l'inverse de la présidentielle, ne sont justement pas une élection à laquelle on doit faire barrage. Puisque quand tu fais plus de 10%, tu peux te maintenir au deuxième tour et tu peux même faire ce qu'on appelle des fusions. Ce truc de dingue. Et or, qui est le parti qui a proposé aux autres forces de gauche de fusionner si on était en tête ? Parce que notre premier adversaire reste et restera toujours l'extrême droite. C'est la France insoumise, qui par contre est le parti qui dit partout sur tous les plateaux télé qu'ils ne voudront pas de nous, qu'ils ne voudront pas donc de nos électeurs, même face à des candidats de droits durs comme Rachida Dati qui veut faire sauter l'encadrement des loyers. À Paris, vous imaginez le bordel que ça va être ? Même à Marseille, où la candidate de droite dit que ça devissait travail, famille, patrie, la devise de pétain, et que ça ne choque personne ! Même face à des gens comme ça, ou même face à une listéraine ici, Nicolas Maillard-Rossignol refuserait de nous et refuserait nos voix. Nous sommes ! Et comme depuis 2022, ceux qui avons construit l'union de la gauche, mieux, nous sommes ceux qui l'avons relevé de ces cendres. Et oui, nous allons gagner. Et oui, c'est possible. Et je vais vous dire un truc, un secret. Je dis un secret parce que les médias n'en parlent évidemment pas. Il y a eu plusieurs dizaines de milliers d'inscrits, de nouveaux inscrits, sur les listes électorales pour cette élection municipale. Ça, en général ? Ça en général ça sent bon pour nous parce que ceux qui ne sont pas inscrits, ceux qui s'inscrivent, ce sont les jeunes, ce sont les oubliés, ce sont les classes populaires. Et donc ça veut dire qu'on peut s'attendre à un raz-de-marée pour la France insoumise à ses municipales. Et mieux encore, Ylan s'est adressé à la jeunesse, mais la jeunesse je crois qu'elle a entendu le message. Déjà pareil, il y a deux ans, dissolution. Dissolution, le plus gros taux de participation à des élections législatives depuis 45 ans. Est-ce que vous en avez entendu parler à la télé ? Non. Parce que ce qu'ils veulent, c'est vous déprimer. Ce qu'ils veulent, c'est toujours jouer le même scénario. Dire qu'il n'y a aucune alternative. Il ne faut surtout pas dire que les gens sont en train de se réveiller. Il faut décourager les gens. Il faut leur dire pourquoi toi tu te lèverais ce matin pour aller voter puisque les autres, ils ne vont pas y aller. C'est ça leur rôle. Donc ils n'ont pas dit qu'on a eu une explosion de participation. Et ils n'ont pas dit que la jeunesse... Et le secteur de la société qui a le plus progressé, la jeunesse, a sauvé ce pays de l'extrême droite en 2024. Et personne ne leur a dit merci. Personne sauf nous. Et ils ont entendu l'appel, puisque un sondage est tombé hier qui m'a remplie d'une joie immense. Il y a aujourd'hui deux tiers des jeunes qui ont entre 18 et 30 ans qui vont aller voter à ces municipales. C'est la plus belle, je vous le dis, c'est la plus belle des victoires pour les militants insoumis et insoumis, parce que ce qu'on ne veut pas d'une démocratie où on se bataille des pourcentages de gens qui votent toujours pour les mêmes, on veut que tout le peuple, que tout le peuple reprenne sa place en France, et c'est ce que nous allons faire le 15 et le 22 mars, et ça nous conduira aux présidentielles, et je vais maintenant accueillir... Les candidats et candidats, tête de liste, non ? Toujours pas ? Ah ? Je ne comprends pas ce qu'il dit, donc je continue de parler. Ce n'est pas grave. Alors, je vais continuer de parler, donc oui, on va gagner. Et puis, je voulais vous dire, et ne soyez jamais dupes quand vous avez des amis qui vous disent « Oui, mais la France insoumise, quand même, il y a beaucoup de polémiques, etc. » Voyez clair dans ce qui se passe. Nous sommes la seule force politique. qui est aujourd'hui non seulement le programme qu'on vous a exposé, mais aussi le courage de le mettre en œuvre. Parce qu'être de gauche, surtout dans les temps qui courent, c'est pas qu'une question d'aligner des beaux mots sur une feuille à 4 ou sur 10 pages ou sur 50 pages. Être de gauche, ça se joue évidemment dans les valeurs, dans l'empathie, mais je peux vous dire que maintenant ça se joue aussi dans le courage, le courage politique. Et le courage... Ouais, mais du coup, je peux passer ? Ok, c'est parce que je reçois des signaux contradictoires, donc je vais passer. Mais bon, n'écoutez pas les calomnies, parce que quand ils font une calomnie par jour sur la France insoumise, ils laissent le RN. mettre littéralement des meurtriers. Je vous le dis, des meurtriers. On a retrouvé quelqu'un condamné pour meurtre sur la liste du RN à Ajaccio. Voilà le vrai visage des gens qui couvrent aujourd'hui. Nous ne sommes pas de ceux-là et nous voyons clair dans le petit jeu qu'ils sont en train de mener. Donc maintenant, j'accueille les candidats et les candidates tête de liste sur la métropole de Rouen ainsi que les candidats et candidates de la liste Faire mieux pour Rouen. C'est Prune avant ? Pardon, c'est moi, je me suis trompée dans les déroulés. En fait, il y a une petite pause, et c'est ma faute, je suis désolée, j'aurais dû mieux lire mon déroulé. J'accueille une artiste qui va performer pour couper un peu ses longs discours politiques. Elle s'appelle Prune, elle est humoriste, et je vous demande un tonnerre d'applaudissements pour Prune qui nous fait la fierté de rejoindre. Elle arrive, elle est là !
Et excuse-moi Prune, je m'étais emmêlée dans mon déroulé. Merci ma belle. Faites rue pour Alma s'il vous plaît ! Excusez-moi. Excusez-moi. Ça va loin ou quoi ? Bon. Vous êtes chaud ? Est-ce que ce soir, dans la salle, il y a des salchones ? On est d'accord. Est-ce que ce soir, il y a des lionnes ? Il y a des lionnes ce soir ? Ça fait plaisir. Merci beaucoup. Alors, moi, je m'appelle Prune, je suis humoriste. Je suis désolée, je vous coupe dans votre meeting. Je vous apportais un petit peu de rire à ma façon. J'ai 34 ans et je suis maman de 6 enfants. Ouais, ouais, ouais. Merci. Merci. Non, mais c'est pour ça que j'ai besoin de rigoler, en fait, tu vois, parce que six gosses, elles se tombent. Non, mais c'est horrible. Les enfants ! Jamais ! Non, non, non, je rigole. Non, vraiment, faites des enfants. Les enfants, c'est l'avenir. On est d'accord ou pas ? Faites des enfants. Mais s'il y a des gens qui ne veulent pas en faire, je comprends aussi. Vraiment. Tu vois, les enfants, c'est un peu comme les crêpes, tu vois. La première, en plus, c'est souvent les louper, donc... Désolée, c'est une vérité, tu vois. Non, moi, je suis contente d'être là ce soir, vraiment, ça va être plaisir. Moi, j'aime cette France-là, cette France métissée, cette France qui s'assume, cette France qui veut la paix, qui veut le bien autour d'elle. Est-ce que vous êtes là pour ça ce soir, du coup ? D'accord. Moi, j'ai une petite question. Est-ce que je peux aborder tous les sujets avec vous ou pas ? Ouais ? Bon, je ne vais pas vous mentir, je vais beaucoup parler à mes sœurs, aux femmes, d'accord ? Parce que moi, je suis célibataire en ce moment. Et c'est un peu compliqué d'être célibataire en 2026 ? Est-ce qu'il y a des célibataires dans la salle par applaudissement ? Qui est célibataire par là ? Ok. Ça va ? Non, c'est compliqué, c'est compliqué, avoue. Franchement, c'est pas compliqué ? Eh, moi, je tombe que sur des cas. Je tombe que sur des cas, vraiment. Déjà, moi, rien que le fait que quand je discute avec un mec sur un site de rencontres, par exemple, quand j'annonce que j'ai six enfants, le mec disparaît, clairement. Moi, je ne savais pas que les enfants, c'était des contraceptifs naturels, en fait. Moi, je ne savais pas. En plus, ils sont six, ils me suivent tout le temps. Donc, je suis un peu choquée. Et la dernière fois, je me disais, j'ai eu un date. Voilà, j'ai eu un petit date. Et je me fais... Ouais, ouais, ouais. Et le mec, tu vois, on se voit et tout, tout se passe bien. Et il me dit, franchement, j'aime trop ton physique. Donc moi, je me dis, ouais, je comprends. Et en fait, non, non, non. Le mec me dit, ah non, mais moi, ce que je préfère chez toi, c'est tes bras. Excusez-moi. Je suis juste une chauve-souris, en fait. Je n'ai pas compris ce choix. Je lui dis, mais tu es sérieux ? Tu es naturopètre, qu'est-ce qui se passe ? Il me dit, non, franchement, j'aime trop commenter et tout. Et le soir, il m'envoie un message, parce que j'étais en chien, donc je lui ai donné mon numéro. Je suis célibataire, les gars. Et il m'envoie un message, il me dit, est-ce que tu pourrais m'envoyer une petite vidéo de toi ? Les gars, véridique. Pendant cinq minutes, j'ai fait une vidéo comme ça. J'avais mis des rondelles de bananes, de la chantilly, du chocolat, j'ai dit, tiens, mon cochon, vas-y, fais-toi plaisir. Je ne sais pas où il passait la vidéo, mais je pense qu'il a kiffé. Vraiment, je pense qu'il a kiffé. D'ailleurs, on parlait de discrimination. Moi, je suis un pur produit de discrimination. Je suis noir, je suis une femme, et en plus de ça, je suis grosse. Vous voyez votre silence, comment il est pesant ? Il est aussi pesant que moi, les gars, vraiment. Non, mais est-ce qu'il y a des gens qui sont complexés par leur physique ce soir ? On s'assume, on est d'accord ? Voilà ! Moi, je suis là, tu vois, je suis... Mais sauf que, moi, je le vis bien d'être grosse, tu vois. Genre, je ne me lève pas le matin. Ah, je suis noire ! Ah, je suis grosse ! Je ne fais pas une Karine le Marchand, tu vois, il ne faut pas déconner non plus. On est d'accord ? La meuf a pété un câble, tu vois. Elle a oublié d'où elle venait, en fait. Tu vois ce que je veux dire ? Non, non, moi je m'assume, mais j'avoue que la société me fait comprendre que non, il y a un souci avec mon corps, tu vois. Alors qu'en vrai, en Afrique ou aux Antilles, je serais une vraie queen, tu vois. Avec un gros cul en plus. Je parlais de la lettre en bas du petit cochon. Mais ici, dans la France à Macron, je suis juste une grosse pauvre. Et on me le fait comprendre tous les jours. Quand je vais au resto, on me regarde mal. Et la dernière fois, il y a même un mec qui est venu vers moi, il m'a pensé comme ça, puis il m'a dit « Alors, il mange bien à la cantine, celle-là ! » Mais tu te prends pour qui, en fait, frérot ? Est-ce que moi, je touche ta quéquette en disant « Oh là là, il lui manque quelques centimètres à celui-là ! » Non, mais ça va pas ! Ça va pas ou quoi ? Bon, après, j'avoue, j'ai un physique atypique, tu vois, je vous l'ai montré tout à l'heure, tu vois, ce qui me fait que moi, il y a un souci que j'ai, c'est les soutiens-gorges. Oh, les soutiens-gorges ! Mais quelle connerie ! Ça, c'est un homme qui a fait ça, ça. Tout pour nous faire chier, c'est sûr. Moi, quand j'enfile un soutien-gorge, c'est un sac qu'échoua que j'enfile, tu vois, le bordel. C'est très, très compliqué, vraiment. La dernière fois, il y a un pote, il m'a dit, je suis sûr que tu peux les mettre dans le dos, tes seins. Et je dis, mais n'importe quoi. Bon, je suis rentré chez moi le soir, j'ai essayé. Et en fait, je peux le faire. Tristanalité, je peux le faire. Il n'y a pas que les yeux qu'on a dans le dos. Moi, j'ai des tétons dans le dos. Non, mais c'est chiant, tu vois. Genre, on est tout le temps... Je vais chez l'esthéticienne me faire épiler. On me regarde mal, tu vois. Parce que voilà, j'ai de l'embonpoint. Et j'avoue, moi, mon ventre, il prend de la place, tu vois. Je n'ai pas vu mes pieds depuis longtemps. Mais je m'en fous. Je suis bien comme ça, tu vois. Bon, sauf quand je me rase. Je suis là, un peu à la sui wonder, tu vois, à la veuglette. Very superstition ! Je ne vois rien, je ne vois rien, tu vois. Je suis à des odeurs de m'enlever un morceau à chaque fois, mais bon, c'est pas grave, tout va bien. Et il n'y a pas longtemps, j'ai testé une expérience, les meufs. Vous allez me dire si vous êtes d'accord avec moi. Je me suis acheté un body. Ah ouais, donc tout le monde est bien avec le body ? Les meufs applaudissaient celles qui galèrent en mettant un body ! Voilà. Moi j'achète le body, en plus je suis solo, tu vois. Je rentre chez moi, j'ai personne. À part mon chat, mais il ne sert à rien, tu vois. À part se lécher les boules toute la journée, il ne fait rien de spécial, tu vois. Et je rentre chez moi, je suis là. J'ai le body, tu vois. Et je me dis, meuf, est-ce que tu as vraiment bien choisi la bonne taille ? Je pose de la ventoline à côté de moi, on ne sait jamais. Je me dis, c'est le moment de l'essayer. Et je suis là, je l'essaye. Et en fait, je ne sais pas si les mecs, vous voyez c'est quoi un body ? Mais le but, c'est de rentrer la partie de devant avec la partie de derrière pour que ça clipse. Il y a des pressions, d'accord ? Et moi, je suis là dans ma chambre toute seule. La tête passe, ça va. Les épaules, je commence un peu à galérer. Les seins, je t'en parle même pas. Et là, tu vois, arriver ici, là, au ventre, le truc me remonte dans la tronche et tout, carrément. Je finis en pirate, tu vois, avec le truc comme ça. Je dis, mais c'est pas possible. Donc je suis là, tu vois, je commence à... Ah là ! Ah là là, comment on fait ? Non, mais c'est une dinguerie. J'ai vraiment, vraiment galéré, tu vois. Je sens que je suis en train de vous perdre, mais c'est pas grave. J'irai jusqu'au bout ! Merci. Merci. Je vais faire un dernier sketch. Et s'il y a des enfants dans la salle, je suis vraiment désolée. Vous allez prendre 18 ans d'un coup. Et les parents, vous viendrez me voir à la sortie, il n'y a pas de souci. En fait, il n'y a pas longtemps, j'ai eu un autre rendez-vous. Et pour le coup, je me dis, allez meuf, fais-toi sexy. Je vais dans un sex shop, j'arrive. La dame me dit, vous avez besoin d'un coup de main ? Je dis, oui madame, je veux cette tenue-là. Elle me dit, celle-là. Et tu sais, elle a un sourire que je n'aime pas, tu vois. Elle me juge encore une fois. Elle me dit, celle-là, vous êtes sûr ? Et c'était une tenue en cuir, genre Catwoman. Vous voyez tous Catwoman ? Ouais, vous voyez mon corps ? On était plus sur Gerfield, les gars, tu vois. Pas du tout le même rendu, vraiment pas. J'allais, je m'en fous, c'est bien, on ne sait peut le faire, I can do it. Je prends la tenue, j'arrive chez moi, je l'essaye. Oh, l'horreur. L'horreur. Le chemin entre la salle de bain et la chambre, un délire. Parce que moi, j'ai les cuisses qui se touchent, tu vois. Donc j'étais comme As. Parce qu'il m'attendait dans la chambre, tu vois. Et au moins, je voulais accélérer. Et j'arrive dans la chambre et je saute dans le lit. Je pète deux, trois lattes au passage, mais ça c'est un détail. Et je lui dis maintenant c'est à toi, j'ai fait mon boulot. Et moi j'ai une question les mecs, pourquoi au moment de la pénétration ou de l'orgasme, vous avez le visage qui change ? Vous voyez de quoi je parle les meufs ? Vous avez tous, au début tout va bien, tu vois. Et au moment de... Tu sais, il devient fébril. Il sort des sons, mon frère. Mais c'est pas possible. Mais qui es-tu ? Donc je suis là, on commence le truc, tu vois. Et vraiment, cette partie-là, je suis désolé pour les enfants. Et les yeux qui tournaient tous, tu vois, je me dis « Oh là là ! » « Oh là là, ça va être long ! » Et moi, je suis en dessous, je me dis « Oh là là, qu'est-ce qui se passe ? » Je laisse faire, je dis « Vas-y, c'est pas grave, ça va pas durer longtemps, de toute façon, à mon avis. » Et moi, le mec, il était chauve. J'ai rien contre les chauves. Mais du coup, avec la sueur et tout, il y a une pluie tropicale que je me suis prise sur la tronche. Oh là là, tu sais, j'ai essayé d'esquiver comme ça. Je lui pensais que je kiffais, il n'entend plus de choses. T'aimes ça, je le vois que t'aimes ça. Et au moment où j'ai à peine le temps de kiffer, je vois qu'il se transforme. Mais il m'a fait un truc. Je pense que mes voisins m'ont entendu, c'est pas possible. Il a fait une pause comme ça. Personnellement, j'ai été effrayée, vraiment effrayée. Si des femmes ont vécu ça, on peut se retrouver après, en discuter autour d'un café. Parce que moi, vraiment, j'ai été traumatisée, vraiment. C'est pour ça qu'aujourd'hui, je suis célibataire avec six enfants, peut-être, mais je préfère être avec eux qu'avec un monstre qui fait des têtes bizarres quand il jouit. Merci de m'avoir écouté, c'était Prune. Merci beaucoup.
Comment je passe après ça, moi ? Tu as mes pupitres, très bien. Désolée pour m'être trompée dans le déroulé, j'ai juste loupé une case. Mais vous avez vu, heureusement qu'on ne l'a pas loupé. Prune, encore un tonnerre d'applaudissements pour elle. Moi, j'avoue, perso, ça m'a fait beaucoup rire, mais après... Sauf que ça va être un peu dur de remettre un peu d'ambiance solennelle après ce genre de sketch. Mais je vous demande, mes amis, ce que j'avais commencé à faire tout à l'heure au mauvais timing, justement toute une histoire de timing visiblement, d'accueillir les candidats et candidates tête de liste sur la métropole de Rouen. J'appelle Alexis Vernier pour cette ville, les Rouen. Il est où ? J'appelle. Ah voilà, merci. Toujours en retard, Luc. J'appelle Swat Tartouk pour la liste de Quand le se lève. Swat. Swat. J'appelle, c'est pas grave, tant pis pour elle. Quand le on est toujours en retard. Alors j'appelle ensuite Lisa Moreau pour la liste d'Elboeuf. Elboeuf Popula n'est pas là. Arlène Richard-Piedeleau qui est là, je l'ai vu, pour la liste de Saint-Aubin-Les Albeufs. Leïla Messaoudi pour la liste de Petit Quevi. Ah mais soit t'es là, soit je te cherchais partout. Ah bah non, moi j'avais pas le même ordre. Allez-y, asseyez-vous. Et surtout, on va... Allez, assiez-vous les candidats, les candidates. Alors, tous les autres que je n'ai pas nommés, vous l'aurez compris, sont nos émérites candidats pour la liste fermier sur Rouen. Pas toute la liste, mais beaucoup. Assiez-vous les camarades. Merci d'être là. Ah, bah Issa Tatella. Ah, Issa Tatella. Pour la liste de Cléon. Autrement, un grand, grand, grand plaisir de l'avoir ce soir. Et maintenant, j'aimerais qu'on accueille. On va accueillir deux personnes d'une extrême importance, je vous en ai déjà parlé. On va accueillir mon ami, mon camarade, Louis Boyard, qui comme je le disais... Attendez ! Je m'en finis ! Non mais Louis, il faut savoir quelque chose. C'est pas qu'il est juste extrêmement bon quand il parle jeune, mais c'est qu'il est président du groupe Amiens. Et que lui et moi, on sillonne en ce moment la France pour aller aider les travailleurs qui se battent contre les cancers dus à l'amiante. Et donc, derrière son jeune âge, il y a déjà un grand homme, un immense homme. Et donc, je vous prie de l'accueillir avec un immense tonnerre d'applaudissements. Et j'appelle Maxime. Le président, coprésident du réseau des élus insoumis et surtout le futur maire de Rouen, Maxime Da Silva.
Bonsoir Rouen ! En premier lieu, je veux vous remercier pour votre accueil chaleureux et je veux aussi vous remercier pour votre présence. Car je sais que ce soir, vous n'êtes pas seulement là pour écouter les différentes interventions et voir les différents spectacles qui suivront, mais vous êtes aussi là pour passer un message. Après une journée de la vie quotidienne, après une dure journée de travail, une journée d'angoisse au moment où il s'agit de passer à la caisse quand on fait ses courses, après la galère de payer les factures d'électricité, de payer le loyer, après une journée où on va chercher ses enfants à l'école parce qu'un professeur est absent, ça arrive, mais il n'est pas remplacé, donc c'est une difficulté de la vie. Vous rentrez le soir chez vous et vous allumez la télévision et regardez les discours dans les assemblées. Et vous vous retrouvez à avoir des gens. qui se prétendent importants, qui se prétendent intelligents et qui ne parlent pas de votre vie quotidienne. Alors parfois ils tentent de parler de votre vie quotidienne et ils cherchent à vous expliquer que si l'électricité augmente ce n'est pas de leur faute, que le logement n'est pas un sujet, que le pouvoir d'achat ça pourrait être pire, que les écoles il faut y faire des économies, que le travail il est hors de question d'augmenter les salaires. Et le pire dans tout ça c'est que ces gens parlent... Le pire dans tout ça, c'est que ces gens parlent en totale impunité. Parce qu'ils sont très rares. Les moments où on peut voir le peuple exister dans les lieux de sa représentation, c'est-à-dire la presse possédée par 9 milliardaires qui possèdent 90% des médias ou par les institutions qui sont aussi possédées par l'oligarchie. C'est quand la dernière fois, essayez de vous rappeler, c'est quand la dernière fois que vous avez vu un ouvrier sur un plateau de télévision ? C'est quand la dernière fois que vous avez vu une représentante d'une association de quartier populaire à la télévision ? C'est quand la dernière fois que vous avez vu un jeune pour aller parler de ce que c'est que la galère et de la précarité sur un plateau de télévision ? C'est rare. Et les peu de fois où ils sont là, regardez comment est-ce qu'ils sont traités. Regardez les questions qu'ils leur posent. Regardez comment ils sont méprisés. Chaque fois que vous les voyez, on parle de vous. Et quand vous les voyez, vous dites que c'est Jean. qui vous représentent, sont si invisibilisés que ces médias sont dans une telle impunité. C'est pour ça que vous venez à ces réunions publiques. Parce que vous venez ici pour faire passer un message. Vous savez qu'il n'y a rien qui énerve plus les puissants que de voir une réunion de la France insoumise pleine. Mais surtout, vous leur dites, à vous les puissants, à vous les dominants, à vous les méprisants, vous pouvez nous ignorer autant que vous le voulez. Vous pouvez nous mépriser, vous pouvez nous insulter. Comprenez bien une chose. Vous ne viendrez jamais à bout de la France insoumise. Nous sommes là, nous le resterons, et ça jusqu'à la victoire. Jusqu'à la victoire, mes camarades. Voilà ce qu'on est en train de construire ce soir. Et le niveau de violence de leurs lois, de leurs répression et de leurs messonges est à la hauteur de leur peur. Mes chers amis, remémorez-vous, remémorez-vous ce qui s'est passé en dix ans. Ils ont vu le peuple français s'avancer face aux dominants pour obtenir l'abolition des privilèges. Ils sentent grandir cette force du nombre qui amorce le changement dans ce pays et dans le monde. Oui, toi, la militante féministe, tu leur fais peur. Rappelle-toi quand en 2017, ils ont entendu ta voix courageuse pour dire « moi aussi ». Parce qu'ils te voient avancer avec tant d'autres pour mettre fin à la punité et ce n'est l'avènement de l'égalité. Ils savent que tu mettras fin à l'éducation genrée. Ils savent que les agresseurs et les violeurs seront enfin condamnés. Ils savent que les entreprises qui payent moins bien que les femmes seront obligées de payer. Voilà pourquoi est-ce qu'ils ont peur. À toi, la travailleuse et le travailleur essentiel qui a porté le gilet jaune en 2018, tu leur fais peur. Parce qu'à ces parasites qui, plus ils sont inutiles à la société, plus ils sont payés, tu leur as rappelé que sans toi, le pays ne tourne pas. Et parce qu'ils t'ont vu t'avancer avec tant d'autres pour obtenir ce que tu as été à deux doigts d'obtenir en 2018. Ils ont peur. Ils ont peur de te voir obtenir le partage des richesses. Ils ont peur de te voir obtenir l'Assemblée Constituante. Ils ont peur de te voir obtenir la Sixième République, le référendum d'initiative citoyenne, la révocation des élus. Ils ont peur que le peuple reprenne le pouvoir. Et ils ont raison d'avoir peur. Oui. Vous les jeunes qui êtes dans cette salle, vous leur faites peur. N'oubliez jamais que vous faites partie de la génération qui, en 2019, a organisé la première grève mondiale de l'histoire de l'humanité. Cette jeunesse de tous les continents qui criait d'une même voix qu'un système économique basé sur la production illimitée de richesses, sur une planète où les ressources sont limitées, est un système suicidaire. Oui, ils ont peur, parce que le capitalisme est un système qui nous emmène droit vers le crash, et nous abattrons le système capitaliste avant qu'il ait raison de nous, nous mettrons en place la règle verte, nous ferons payer les pollueurs. Voilà pourquoi est-ce qu'ils ont peur. Oui, mes amis, ils ont peur du peuple. N'oubliez jamais qu'en dépit de leur manipulation, de leur propagande et de leur mensonge, nous étions des millions à manifester contre leur réforme des retraites qui a volé deux années de vie au peuple. Nous étions si forts qu'ils ont été obligés d'utiliser l'odieux 49.3. Il ne s'agit pas seulement de revenir sur les 62 ans, car n'oubliez jamais ce que chantaient les manifestants. La retraite à 60 ans, on s'est battu pour la gagner et on se battra pour la garder. Voilà pourquoi est-ce qu'on se bat mes camarades. Oui, toi. l'habitant des quartiers populaires, tu leur fais peur. Parce que, alors qu'un policier a tué Naël à bout portant, je sais ce que tu t'es dit. Tu t'es dit, ça aurait pu être moi, ça aurait pu être mon fils. Alors que le gouvernement avançait sa propagande mensongère pour faire croire que Naël serait responsable de sa propre mort, la vidéo a fait éclater la vérité. Mais elle n'a pas fait éclater la justice. Aujourd'hui, la famille est seule, elle est endeuillée. Le policier, lui, il est libre, il est millionnaire, il n'est même pas inculpé pour meurtre. Alors, mes chers amis, écoutez-moi bien, parce que c'est un point très important. Nous allons refonder la police de la cave au grenier. Nous allons mettre fin aux violences policières. Nous allons mettre fin au contrôle au faciès. Nous allons mettre en place un système massif de testing sur toutes les entreprises pour en terminer avec la discrimination raciste à l'embauche, la discrimination raciste sur les stages, la discrimination raciste à l'orientation. Et à toutes celles et ceux qui chercheraient à nous empêcher, je n'ai qu'un seul message. Sans justice, vous n'aurez pas la paix ! Vous n'aurez pas la paix ! Et en parlant de paix, rappelez-vous qu'en dépit des coups et en dépit des insultes, en dépit des intimidations que nous avons subies, pendant que Netanyahou génocidait à Gaza, nous étions très peu à avoir le courage de dénoncer le génocide. Et je veux ici pointer la responsabilité morale du maire de Rouen, qui a été du côté des lâches et dont nous nous souviendrons. Mes chers amis, oui la bataille a été rude, mais aujourd'hui une majorité du peuple français dit ce que disait la France Insoumise le jour 1, dénonce le génocide et la France reconnaît l'état de Palestine. C'est votre victoire ! C'est votre victoire ! Et que les choses soient bien claires ! À la seconde où nous serons au pouvoir, nous mettrons fin à l'accord de coopération entre l'Union européenne et Israël. Et à la seconde où nous aurons Netanyahou entre les doigts, nous le mettrons derrière les barreaux. Parce que c'est là qu'est la place des génocidaires. Voilà, voilà mes amis, ce que je veux vous dire ce soir. Je sais que parfois c'est difficile. Parfois, on n'a pas le moral. Parfois, on se dit que la bataille est longue, qu'elle est rude, qu'elle est trop dure. Mes chers amis, regardez ce que nous avons accompli en dix ans. Regardez en face ce qu'est le peuple français. Ce n'est pas un peuple de raciste, c'est un peuple anticapitaliste, un peuple féministe, un peuple écologiste, un peuple antiraciste. N'oubliez jamais que lorsque le président de la République, Emmanuel Macron, a tenté de mettre l'extrême droite au pouvoir, c'est le nouveau Front Populaire qui a gagné les élections. C'est nous, la première force politique de ce pays. A celles et ceux qui croient qu'il ne faut pas s'intéresser à la politique, n'oubliez jamais que la politique s'intéressera toujours à vous. C'est un accord entre Trump et l'Union Européenne. Donald Trump a obligé l'Union Européenne à deux choses. Premièrement, à ce que l'Union Européenne achète 700 milliards d'euros de pétrole et de gaz aux Etats-Unis d'Amérique. Nous savons déjà que nous ne respecterons pas les accords de Paris et que nous dépasserons les 1,5 degré de réchauffement climatique. La deuxième chose, c'est l'obligation que tous les pays européens achètent pour 5% de leur budget des armes américaines. Voilà où vont partir les impôts des Français. Nous sommes à un moment de l'histoire de France et du monde où nous devons accepter d'entrer dans le 21e siècle ou reproduire ce qui s'est passé durant le 20e siècle. Car ce que nous vivons aujourd'hui est exactement la même mécanique que lors du 20e siècle. Vous voyez l'inflation qui ronge la vie des gens. Elle fait que les gens ne vont plus dans les commerces ou dans les petits commerces ou dans les entreprises. Et donc ces entreprises elles-mêmes, elles ne peuvent plus embaucher. Parfois même, elles doivent licencier. Ce qui fait que les gens sont de plus en plus précaires et que les gens consomment moins. Et c'est une spirale inarrêtable. L'été dernier, on parlait de déconsommation. Tout cela est extrêmement grave. Voilà que le MEDEF, c'est-à-dire le représentant du patronat, ont trouvé une nouvelle idée de génie. Avoir un SMIC spécial jeune, qui serait payé à moins que le SMIC, un CDI qui durerait 3 ans et où ils pourraient virer les jeunes comme ils veulent. Est-ce qu'on n'en a pas eu assez ? Les contrats d'apprentissage qui enferment les jeunes dans la précarité, les contrats d'engagement jeunes qui font travailler les jeunes dans les assos pour 500 euros par mois et les stages à répartition qui ne permettent pas de commencer leur vie. Tout ça va extrêmement mal finir parce que l'économie est en train de ralentir à cause des capitalistes qui ne savent pas faire fonctionner cette économie. Voilà qui sont les responsables. Et ce que cette bande de perdraux de l'année ont trouvé comme solution pour relancer la machine capitaliste, c'est les armes. Voilà que 5% de notre budget va être pour des dépenses d'armement. Ça va être à terme plus de 100 milliards d'euros. Et il y a quelque chose qui m'inquiète énormément, de voir tous les pays du monde se réarmer et en même temps le droit international disparaître. Alors, on a vu le président de la République tenter de monter les gros bras. Vous vous rappelez avec les lunettes de soleil ? For sure ! Il essayait de se rendre intéressant à ce moment-là, Emmanuel Macron. Mais pourquoi est-ce qu'il ne portait pas de lunettes de soleil quand il fallait défendre le droit international, quand il s'agissait du génocide à Gaza ? Elles sont où vos lunettes de soleil, monsieur le Président de la République ? Au moment où on parle, les États-Unis d'Amérique et Israël sont en train d'attaquer l'Iran. Israël bombarde le Liban. Elles sont où vos lunettes de soleil, monsieur le Président de la République ? Alors voilà le message que je porte en votre nom. Le budget ne doit pas aller dans la guerre, mais dans la planification écologique. Non à la guerre, oui à la coopération. Nous n'irons pas faire la guerre pour les capitalistes. Et n'oubliez jamais que dans les mécanismes structurants du XXe siècle, il y avait le racisme. Parce que le racisme aujourd'hui, il est étouffant dans notre pays. Voir tous ces meurtres racistes qui eux n'ont pas le droit à leur minute de silence à l'Assemblée nationale. Voir des personnalités politiques tenir à longueur de journée des propos racistes et islamophobes. 80% des actes d'islamophobie sont faits contre les femmes. Où est-ce qu'elle est la grande féministe Aurore Berger, ministre chargée de lutter contre les discriminations ? N'oubliez jamais, l'histoire se répète. Ils peuvent nous traiter d'islamo-gauchistes s'ils le veulent. Je n'oublie pas qu'au XXe siècle, ils parlaient de judéo-bolcheviques. Soyez-en fiers, nous sommes du bon côté de l'histoire. La digue antiraciste sera toujours celle du bon côté de l'histoire. N'oubliez jamais que le racisme est un système de domination hérité de l'histoire coloniale française et de l'histoire de l'esclavage. Que depuis des siècles, des militantes et des militants luttent pour l'égalité des droits. qu'aujourd'hui 9 milliardaires possèdent 90% de la presse utilisent leurs médias pour diviser le peuple à travers la domination raciste et vous pouvez compter sur nous lorsque nous serons au pouvoir il y aura une loi de déconcentration des médias ces milliardaires n'auront plus le monopole de l'information et nous lutterons nous lutterons de pleine force contre le racisme mes chers amis oui Oui, la guerre. Oui, l'inflation. Oui, le racisme. Oui, le XXe siècle. Mais il y a une chose qui nous distingue du XXe siècle. C'est qu'à l'époque de l'Allemagne nazie, la jeunesse était à l'extrême droite. Regardez cette salle. La jeunesse, elle est à gauche. La jeunesse, elle est avec nous. C'est nous qui avons la force. C'est nous l'avenir. C'est nous les plus forts. Nous sommes à un moment de l'histoire de France et du monde. Ce moment est celui où un pays se dressera devant l'humanité. Et comme nous l'avons déjà fait lors de la grande révolution française et avec la Déclaration universelle des droits de l'homme et du citoyen, nous serons la lumière qui guidera vers un avenir, un avenir écologiste, un avenir féministe, un avenir antiraciste, un avenir anticapitaliste. Chaque échéance électorale est une occasion de plus de prendre le terrain. Ici, à Rouen, vous avez un maire qui se prétend de gauche, mais qui n'en a pas à la hauteur d'esprit ou de l'histoire. Je vous invite à le balayer, tout comme je vous invite à balayer tous les racistes qui se présenteront face à nous à l'élection présidentielle et que nous battrons. Je sais que je pourrais compter sur chacune et chacun d'entre vous. Croyez-moi, à l'échelle de la France, on vous regarde beaucoup à Rouen, parce que vous suscitez l'espoir. Et cet espoir, il est porté par une grande figure, une figure que je connais personnellement, une figure de lutte, une figure de sincérité, une figure de droiture. Je vous invite, mesdames et messieurs, à accueillir le futur maire de Rouen, à accueillir notre camarade, Maxime Densilva.
Bonsoir tout le monde !
Bonsoir tout le monde, merci énormément pour votre accueil. Je dois dire que je suis très ému de voir qu'on est aussi nombreux dans la halle aux toiles, de voir qu'il y a des gens qui sont debout, peut-être que le temps est un peu long, mais vous inquiétez pas, Doku et tous les autres arrivent bientôt. Je suis d'autant plus ému de votre présence nombreuse parce qu'elle permet de délivrer plusieurs messages. D'abord, un message d'espoir à tous les gens qui comptent sur nous. Regardez-la, ici la force populaire et nous pouvons l'emporter le 15 et le 22 mars. Mais votre présence nombreuse me permet surtout de passer un autre message. Et je veux dire à tous les nervis d'extrême droite qui se sont permis d'attaquer notre local de campagne. que jamais vous nous ferez baisser les yeux, que jamais vous nous ferez reculer. Ici sont les antiracistes, ici sont les antifascistes et nous en sommes fiers. Je veux en profiter pour remercier chaleureusement la fédération CGT de Seine-Maritime et les jeunes communistes du 76 pour leurs mots de solidarité. Je les remercie et certains feraient mieux de s'en inspirer. Car oui, monsieur Maillère-Rossignol, vous devriez avoir honte d'avoir jeté en pâture les antifascistes comme vous l'avez fait. Votre poste qui reprend du Aurore Berger, la ministre la plus réactionnaire du gouvernement Macron, qui propose de faire des alliances au second tour avec l'extrême droite. Ce partage, monsieur Maillard-Rossignol, est indigne d'une personne qui se dit de gauche, est indigne du numéro 2 du Parti Socialiste, est indigne du maire de Rouen. Car oui ! Le pouvoir municipal peut être et doit être un rempart contre l'extrême droite, un rempart contre le racisme, contre les LGBTphobies, contre le sexisme, contre le validisme. Nous prévoyons dans notre programme de mettre le paquet dans la lutte sur toutes les formes de discrimination. Avec un centre d'accueil municipal des personnes victimes, avec des opérations de testing. Maire de Rouen. Maire de Rouen, je me porterai parti civil à chaque fois que l'un ou l'une d'entre vous est discriminé. Louis Boyard en parlait, le climat est compliqué. Ce matin, un tag nazi sur une boulangerie de Rouen. En novembre, lors de nos jeudis du programme, des jeunes de Martinville, 16-17 ans, nous disaient que leur priorité c'était que leurs voisins arrêtent de proférer des insultes racistes à leur encontre. Il y a quelques jours, une cliente noire dans une boîte de nuit rouennaise s'est fait traiter impunément de sale singe. Je veux le dire. Les élus fernieux pour Rouen que vous voyez sur cette scène et qui seront élus dans quelques jours seront très clairs sur l'antiracisme. Oui, nous lutterons contre l'islamophobie car c'est un fléau à combattre et nous n'irons pas signer des tribunes dans Marianne comme Nicolas Maillard-Rossignol qui nous dit que l'islamophobie n'existe pas. Oui, nous n'aurons aucune complaisance avec les racistes, comme avec le raciste Pierre-Antoine Spimon, avec qui la candidate de la droite a été élue en 2020 et qui est candidat sur la liste du Rassemblement National en 2026. Vous l'avez compris, nous sommes, le 15 et le 22 mars, le butin de vote de l'antifascisme et de l'antiracisme. Car nous sommes aussi les seuls à dire clairement, à dire clairement, que la police municipale de Rouen n'a ni pour rôle d'aller contrôler les kebabs et les coiffeurs de la rue Lafayette ! N'a ni pour rôle ! Le rôle de la police municipale, lorsque nous serons au pouvoir, ne sera jamais d'aller contrôler les jeunes noirs à Saint-Vert pour aller faire de la dénonciation à la préfecture de Seine-Maritime. Ces gens reçoivent des consignes politiques ! Nous sommes les seuls dans cette élection à porter un programme clair d'accueil des exilés. Et je veux le dire car certains sont ici. Gloire aux jeunes mineurs non accompagnés pour leur lutte qu'ils ont menée devant la préfecture de Rouen. J'en profite pour vous donner toutes et tous rendez-vous à la grande mobilisation contre le racisme à Rouen qui aura lieu le 14 mars à 14h30 place Saint-Vers. De cette manière que j'entends exercer mon mandat de maire. Un maire au travail, qui applique un programme sérieux, qui écoute les habitants, qui est présent sur le terrain. Un maire vraiment de gauche, qui ne fera jamais un espèce de coming out macroniste derrière votre dos. En vrai, pour celles et ceux qui n'auraient pas suivi les derniers mois de campagne, Pour cette élection municipale à Rouen, vous avez le choix entre trois blocs. Il y a un bloc qui est le bloc d'extrême droite, représenté par le candidat Grégoire Houdan. Sur sa liste, je le disais, il y a un racisme notoire de l'université, mais ce n'est pas tout. Il y a d'autres brebis gueuleuses sur sa liste et je veux rendre hommage au travail fait par les journalistes de Street Press. Vous avez Bastien Oling, cinquième sur la liste. Lui, il a milité dans le groupuscule Génération Identitaire et il posait en 2020 avec une banderole « Aidez les Français, pas les Africains ». Vous avez sur cette liste... Franck-Emmanuel Coupard-la-Droite. Bon, il paraît qu'il faut éviter par les temps qui courent d'insister sur les noms de famille, mais le fait est que ce n'est pas une blague, il s'appelle bien Coupard-la-Droite et c'est un candidat du Rassemblement National. Et bien celui-là, c'est un sexiste de premier plan, y compris envers les femmes du conseil municipal. Et puis, une petite dernière pour la suite. Marie Bérubé, celle-là, c'est la deuxième de la liste, elle est connue pour avoir fait des tweets homophobes contre la parentalité gay et elle s'affiche aux côtés du groupe identitaire Les Normaux, ceux-là même qui ont revendiqué l'attaque de notre local. Bon, je ne sais pas si vous avez eu l'occasion de l'écouter, mais je dois dire que le candidat local du RN a quelques points communs avec le président de ce parti, Jordan Bardella, car on voit que quand on commence à aller sur des questions de fond, c'est un peu compliqué pour eux. D'ailleurs, pour éviter de se ridiculiser, il a décidé de sécher la moitié des débats pour éviter de faire la démonstration de son incompétence. Mais... Méfions-nous, car ce bloc d'extrême droite s'est qualifié, ici à Rouen, pour la première fois de l'histoire au second tour de l'élection législative de 2024. Alors je veux le dire solennellement, charge à nous, charge à vous de vous saisir des bulletins de vote le 15 et les 22 mars. Abstentionnistes, jeunes, habitants des quartiers populaires, saisissez-vous des bulletins de vote pour dégager l'extrême droite du conseil municipal. Saisissez-vous des bulletins de vote pour dire que Rouen ne sera jamais laissé aux mains des fascistes. Alors, le deuxième bloc de cette élection municipale, c'est le bloc que j'ai appelé le bloc Macronisto-compatible et il présente deux candidats. La première, c'est Marine Caron, candidate de la droite. C'est assez clair, elle a totalement rejoint l'extrême droite sur sa dérive sécuritaire. Elle veut armer la police municipale avec des armes létales. Elle veut mettre des caméras de vidéos surveillance à chaque coin de rue. Ce dernier point, d'ailleurs, est partagé par l'ensemble des candidats à l'élection municipale, du maire jusqu'au RN. Or... Ces dispositifs ont fait la démonstration de leur inefficacité puisque les caméras de vidéosurveillance n'interviennent que dans 1 à 3% des cas de justice pénale. Et puis, ils sont extrêmement coûteux. Nous allons donc, nous, mobiliser cet argent pour pouvoir recruter massivement des animateurs de quartier qui auront des missions de proximité, de médiation, de prévention. Et je veux le dire... Les effectifs de police nationale ont été réduits à peau de chagrin par la droite que Marine Caron soutient. Donc quand tous ces gens vous disent qu'ils sont les candidats de la sécurité, ils vous mentent. Le seul programme cohérent, c'est-à-dire mission de proximité au local et recrutement massif dans la police au niveau national, c'est le programme de la France Insoumise. Dans ce bloc... Dans ce bloc que j'ai appelé Macronisto-Compatible, il y a un deuxième candidat, c'est bien sûr Nicolas Maillère-Rossignol. Peut-être certains dans la salle se demandent, mais qu'est-ce qui le fait dire ça ? Je vais résumer parce que la liste des arguments est relativement longue, mais je vais vous donner au moins trois arguments. Premier argument... Nicolas Maillé-Rossignol est le député suppléant de Florence-Héroin-Léovoté qui a voté pour le budget de la sécurité sociale et qui a refusé de censurer le gouvernement le corps nu. Résultat, pour les Rouennais et les Rouennaises, c'est des baisses d'allocations jusqu'à 900 euros par an ou encore l'augmentation des frais médicaux alors que deux Rouennais sur trois se privent aujourd'hui de soins médicaux faute d'argent. Deuxième argument, c'est qu'en vrai, Nicolas Maier-Rossignol, il dit à peu près la même chose que la droite sur plein de sujets. Je parlais tout à l'heure des vidéos de surveillance, mais je pourrais aussi parler de son programme pour l'attractivité économique du territoire. Vous pouvez entendre le maire se gargariser de classements en tous genres. Le classement Lloyd, par exemple, qui prône la vitalité économique, qui décrit Rouen comme... comme... accueillante pour les flux économiques, mais qui n'interroge pas du tout si les mesures répondent aux besoins sociaux et écologiques de la ville. Ils se gargarisent également d'un autre classement, meilleurtaux.com, dont l'intérêt est bien sûr de faire venir des investisseurs en nombre, notamment sur la rive gauche, pour pouvoir bien gentrifier le quartier et chasser les pauvres de Rouen. Et il y a quelques jours, mercredi soir, j'ai pas pu aller au meeting de mon camarade Alexis Vernier parce que j'étais retenu par le MEDEF qui organisait un débat. Et là j'entends Nicolas Maillère-Rossignol assumer à son paroxysme sa vision libérale de la gestion de la ville. Il dit « Rouen, c'est comme une entreprise ». Eh ben non, monsieur Maillère-Rossignol, Rouen n'est pas une entreprise. Et devinez qui est la dernière personne à avoir comparé la France à une entreprise ? Il s'appelle Emmanuel Macron. Troisième argument, c'est le bilan absolument désastreux de Nicolas Maillé-Rossignol du point de vue de la protection des services publics. Il a arrosé d'argent public les écoles privées, ça a été dit. Il a ressigné récemment une convention de 9 ans avec l'entreprise Transdev qui refuse toujours de payer les temps annexes des chauffeurs de Transdev ou alors qui leur propose de les rémunérer 3 euros de l'heure. Et puis on voit Nicolas Mayer-Rossignol également avoir de plus en plus recours à l'intelligence artificielle dans les productions graphiques de la ville ou de la métropole alors qu'il y a tant d'artistes-auteurs, tant de graphistes à Rouen qui ont peine à se nourrir. Il est donc aussi complice de la disparition de nos bureaux de poste, comme l'ont rappelé les camarades de la CGT tout à l'heure. Place du Châtelet déjà, où ça devient insupportable de pouvoir faire un retrait pour le marché, et bientôt à Gramont, alors qu'il a pourtant le pouvoir de s'opposer à ces fermetures de guichets de poste. Donc ce bloc, Macron-Disto compatible, est en plus un bloc totalement défaitiste, parce qu'ils passent leur temps à débattre ensemble. « Ah vous, monsieur Maillard-Aussignol, vous voulez faire un palais des congrès, mais ça va coûter très cher. » « Ah oui, mais vous, madame Caron, vous voulez faire un contournement S, mais ça va coûter très cher. » Bon déjà, avec nous, ni palais des congrès, ni contournement S, vous êtes tranquilles. Mais surtout... Quand je les entends parler, je suis relativement ébahi. Parce que qui a soutenu un gouvernement qui a baissé de 6 milliards d'euros les dotations aux collectivités territoriales cette année ? Qui a soutenu un gouvernement qui a baissé de 10,2 milliards d'euros les subventions aux collectivités territoriales l'année dernière ? Et bien c'est cela. C'est cela. Et même si nous sommes sur un scrutin, évidemment, local, les choix que les gens font à l'échelle nationale ont un impact direct dans la vie des gens. Donc quand ces gens vous disent « ça va être difficile d'agir », c'est soit qu'ils manquent de volonté politique, soit qu'ils se moquent de vous. Et nous, on assume. À faire mieux pour Rouen et à la France insoumise. De dire que nous pouvons changer la vie des gens. Changer la vie des gens en mettant fin aux dépenses outrancières, comme le financement à outrance de l'école privée, ou comme des projets culturels à plusieurs millions d'euros décidés seul par un maire. Changer la vie des gens en investissant dans des projets qui vont faire des économies. Car vous comprenez bien qu'en mettant le paquet sur la rénovation thermique des bâtiments publics, ça va faire baisser les factures d'énergie. En se mobilisant également pour déplafonner le forfait mobilité qui va permettre de financer les investissements en transport en commun. En défendant également un plan de retour en régie publique pour en finir avec ces délégations de services publics qui ne recherchent que le profit. Et aussi, et c'est important, En améliorant les conditions de travail des agents publics, et je veux là avoir un mot de solidarité envers les agents de la ville de Rouen à qui on a dit en 2026 qu'on allait augmenter la rémunération pour pouvoir leur reprendre en 2026 par l'augmentation du prix de la mutuelle, nous améliorons les conditions de travail, ce qui fera moins d'absence, moins de conflit social et là aussi des économies. Bref, notre ville en plus... à une situation budgétaire aujourd'hui qui est anormale. Anormale compte tenu de la situation sociale et des urgences écologiques. Rouen a un excédent budgétaire. La dette a diminué de 60 millions d'euros depuis 2015. La taxe foncière est gelée depuis 2016, faisant de Rouen la métropole avec le taux d'imposition le plus bas de France. Vu les paramètres que je viens de dire, je peux vous dire que, vu la situation, si j'étais maire de Rouen demain, j'aurais du mal à m'endormir en sachant le nombre de gens qui sont dans la rue alors que je n'agis pas. On a les moyens d'agir. Agir pour répondre à l'urgence sociale, avec l'école vraiment gratuite, avec des transports pour tous, avec la carte famille monoparentale. Les moyens d'en finir avec la crise du logement, avec le gel des loyers et des charges, la construction de logements, la fin de l'habitat indigne. Les moyens de se préparer aux effets du changement climatique par des végétalisations massives, par dire stop à la bétonisation, par des mesures d'écologie. et non pas l'injuste ZFE que Nicolas Maillard-Hossignol nous impose. Les moyens de redonner vie au quartier populaire en aidant le commerce de proximité, en réinstallant des espaces de jeu pour les enfants de tous âges, en recrutant des animateurs en nombre. Les moyens de partager le pouvoir avec les habitants par des conseils de quartier dotés d'un véritable budget, par l'organisation de votations qui seront ouvertes dès 16 ans et pour les étrangers par la révocation des élus. Les moyens enfin ! de promouvoir la paix dans ce monde en guerre. Tout faire d'abord pour cesser le génocide à Gaza et enfin retirer la banderole de la honte avec le drapeau d'Israël sur le fronton de notre mairie. Les amis, je le dis avec confiance, certitude, notre projet, il est clair, il est chiffré et nous sommes prêts. Nous pouvons gagner le 22 mars prochain. Il nous reste 9 jours avant le premier tour. Alors, vous qui êtes dans la salle et vous qui nous écoutez, faites voter tout le monde. Les voisins, les collègues de travail, inscrivez-vous en sortant sur les feuilles pour pouvoir nous donner le coup de main qu'il faut dans la dernière ligne droite. Ne laissez pas les autres décider pour vous. Je voudrais, car je crois que tout le monde attend les artistes, n'est-ce pas ? Terminez par vous parler de l'équipe qui m'accompagne. D'abord, remercier Alma et Louis pour leur présence ce soir. Remercier les facteurs de la CGT qui sont venus témoigner au début du meeting. Remercier les têtes de liste de la métropole pour leur présence. Bonne chance les camarades, j'espère qu'on aura plein de victoires. remercier bien sûr l'ensemble des volontaires qui ont beaucoup donné pour l'organisation de ce meeting et le service d'ordre remercier d'ores et déjà les artistes qui vont performer après ainsi que le foyer sénégalais et Tereven qui vous ont concocté un buffet juste après l'événement et surtout encore une fois avec beaucoup d'émotion Je veux remercier sincèrement tous les camarades du collectif Faire mieux pour Rouen, qui donnent beaucoup d'eux-mêmes, beaucoup de sacrifices de leur temps personnel. Je veux donc que mes mots de fin s'adressent à vous les camarades. Sachez-le, vous êtes désormais les nouveaux visages de la gauche rouanaise, profondément antiraciste, écologiste et populaire. Je sais ! je sais qu'ici personne n'oubliera pour qui il se bat pourquoi il se bat les camarades Ce combat, on le mène avant tout pour les gens qui comptent sur nous, pour les gens pour qui ça tire sur la corde et on sait que c'est pas loin de craquer. Je ne veux pas citer toutes les personnes qu'on a vues sur le terrain, je ne sais pas si elle est là ce soir, mais je veux dire, Aralissa, patience, on arrive ! Les amis, 9 jours pour gagner, 9 jours pour changer la vie. Alors, un seul mot d'ordre, mobilisation !
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à vos places ou de rester debout comme vous voulez. Donc j'annonce un groupe de danse de Rouen. Ça fait trois mois qu'elles dansent ensemble. J'appelle les Cadols s'il vous plaît. Un tonnerre d'applaudissements pour elles s'il vous plaît. Les Cadols. Un instant et un problème technique. Ils n'ont pas retiré les chaises.
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