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Le tour de parole complet qui contient l'extrait, avec celui qui précède et celui qui suit. Le tour cible est surligné.
Conférence de presse : présentation de nos propositions sur la santé reproductive
9 septembre 2026
Merci à toi, Majeline. Et donc, Anne, je te laisse aussi te présenter et nous dire ce que tu avais à nous dire.
Merci beaucoup, Marine. Alors, je suis Anne Souiris et je suis sénatrice de Paris à la commission des affaires sociales sur les questions de santé. Vous voyez que je suis un peu intéressée par le sujet. Et comme Marine, je suis arrivée chez les écologistes, je suis arrivée à la commission santé. Au départ, plus sur l'accès aux soins et après, progressivement, beaucoup sur la santé environnementale. Et c'est ce qui m'amène à la question de la santé reproductive, parce que la santé environnementale, dans ce sujet-là, est majeure. On sait, parce qu'en fait, c'est un sujet très concret. C'est un sujet très concret. Il y a un certain nombre de constats. Au Sénat, encore cette année, on a fait un rapport sur la mortalité du nourrisson. Bon, on voit, on fait un rapport, on fait un rapport sur la mortalité du nourrisson, mais on ne regarde pas ce qu'il y a derrière. évidemment, on voit bien qu'on a fermé énormément de maternités, mais pas seulement. En fait, ce qu'il y a aussi autour de la fermeture des maternités, c'est qu'on a fermé tout le périnatal qu'il y avait autour des maternités, de ces petites maternités. Ce n'est pas seulement l'excellence du plateau, c'est aussi cette périnatalité qui est extrêmement importante. Eh bien, ce sujet-là, nous, on le traite. Parce que la périnatalité, ça veut dire quoi ? Ça veut dire les mille premiers jours, par exemple. Ça veut dire dire que l'alimentation pour une femme enceinte, comme pour les enfants quand ils sont petits, comme pour le père ou le futur père également, ça va être quelque chose de majeur pour pouvoir avoir des enfants ensuite. en bonne santé. Et être en bonne santé soi-même, quand même, parce qu'il ne faut pas s'oublier non plus. Donc, vous voyez, ces sujets-là, ils sont très importants. Les cancers, on dit, les cancers des enfants augmentent. Tu as parlé, Madjeline, des PFAS, etc. On a fait une loi sur les PFAS qui, heureusement, est passée et au Sénat. et à l'Assemblée qui devrait se mettre en place. Mais on a encore un chemin énorme à faire sur cette question-là. On sait que même les peaux qui renferment les cosmétiques, qui ne sont pas touchés, sont pleins de PFAS et vont sur votre peau, même si le cosmétique lui-même n'a pas de PFAS, c'est par exemple bio. Donc vous voyez, c'est des sujets... regarde ce sujet-là, on regarde un ensemble de situations, c'est complètement un écosystème. Mais c'est très concret parce qu'on peut agir. Donc, on peut agir sur les recherches, sur ces questions-là. Évidemment, c'est-à-dire se dire déjà qu'il faut un registre des cancers qui soit mis en place, ça n'est pas le cas, qu'il faut un registre des naissances pour l'instant, ça n'est pas le cas, et savoir exactement ce qui est en train de se passer. Donc on fait des constats, mais on reste dans le vague pour ce qui est des résolutions, des recherches sur les femmes. des recherches sur les femmes pour les médicaments. Tu en as parlé, Marine, tout à l'heure. Les médicaments, on les teste sur les hommes parce qu'ils n'ont pas de règles et que ça en fait apparemment un objet d'étude plus facile. Le résultat... Le résultat, c'est par exemple que sur les problèmes cardiaques des femmes, vous avez 38% des femmes de plus qui meurent de problèmes cardiaques parce qu'elles ne sont pas détectées, parce que les diagnostics ne sont pas les mêmes. Et parce que les diagnostics ne sont pas les mêmes, parce qu'ils n'ont pas été faits, éprouvés par la médecine et la recherche traditionnelle. Donc, vous voyez, cet angle de recherche, il est absolument important et en général sur les femmes. et en particulier autour des questions évidemment de santé environnementale et de périnatalité et de natalité. Et puis il y a un autre sujet qui est souvent pas du tout traité, très tabou, c'est la question évidemment de la ménopause et de la ménopause précoce. Alors là c'est pareil, on a en France et d'ailleurs en Europe et même aux États-Unis des ménopause précoces qui sont de plus en plus importantes. Encore une question de santé environnementale. C'est-à-dire qu'il y a eu des recherches, à la fois coréennes et aux États-Unis, très importantes, qui ont montré qu'il y avait 36% de plus de femmes qui étaient en ménopause précoce quand il y avait des PFAS et un environnement pollué avec des toxiques. Ce sont des recherches qui sont précises, parce qu'après, il y a plein d'autres raisons, mais en tout cas, ces raisons-là sont... Donc, travailler sur ces questions-là, déjà, pour faire en sorte que les personnes, les femmes et les hommes, j'insiste, puissent avoir accès à un environnement sain quand ils veulent avoir des enfants, plus, évidemment, quand je dis environnement, c'est l'alimentation, c'est une question de santé publique. Ce n'est pas seulement une question de comportement que chacune et chacun doit faire attention à bien manger, tout seul, dans son coin. C'est vraiment une question de santé publique. Là encore, Il y a des possibilités claires, il y a des choses qu'on peut faire. Quand Strasbourg met en place une Strasbourg, ancienne formule avec la mer écologiste, Bien sûr. Mettre en place des paniers de fruits et de légumes pour les femmes enceintes, eh bien, ça permet d'éviter des cancers. Ça permet de pouvoir améliorer un certain nombre de choses. L'ordonnance verte pour ce type de nom. Absolument. Le nom, c'était l'ordonnance verte. Je pense que ce n'était pas le meilleur titre, mais c'est l'ordonnance verte. Et ça, c'est quelque chose qui pourrait tout à fait être généralisé sur la France entière, avec en particulier un réseau de PMI absolument important. Et puis, il faudrait une information pour les femmes pour qu'elles puissent éviter, qu'elles soient en capacité d'éviter une pré-ménopause. Et cette information, pour l'instant, n'a pas lieu. Donc, formation des professionnels. des femmes et un parcours de soins identifiés. Je vais m'arrêter là parce qu'il y a plein d'autres propositions mais en tout cas c'est un sujet je pense qui doit effectivement et qui peut être central dans une campagne présidentielle.
Merci beaucoup Anne et maintenant la parole à Aminata que je laisse aussi se présenter.
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