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Le tour de parole complet qui contient l'extrait, avec celui qui précède et celui qui suit. Le tour cible est surligné.
L'Intégrale des questions au Gouvernement | 25/02/26
25 février 2026
beaucoup, monsieur le ministre. La parole est à madame Marie Pochon pour le groupe écologiste et social.
Madame la ministre de l'Agriculture, je vous cite. Les fermes françaises de taille intermédiaire ne peuvent pas toujours tenir la cadence face à des exploitations roumaines, polonaises ou allemandes bien plus vastes. Vous avez décidé d'assumer publiquement ce que la droite porte dans ces actes depuis des années. La volonté d'abandonner le modèle agricole familial français qui fait l'honneur de notre pays et sa renommée à l'international. Vous confirmez ainsi poursuivre la politique d'agrandissement menée depuis dix ans et dont le bilan, votre bilan est connu. Moins 100.000 fermes et moins 80.000 emplois, mais aucun gain de compétitivité. Vous parlez de seuil critique. Dans la Drôme, une exploitation s'étend en moyenne sur 32 hectares. En France, c'est 69. Au Brésil, la moyenne est à 309 et en Argentine, à 560. Nous savons où elle mène, vers une agriculture sans agriculteurs et vers la destruction du vivant au nom d'une compétitivité illusoire dans un jeu où l'on sera toujours perdant. Ce que nous attendons de votre gouvernement, c'est de protéger l'agriculture française qui fait partie de notre histoire et de notre identité. Pas que vous organisiez la fuite en avant vers des modèles agricoles qui ne sont pas les nôtres et que personne ne veut dans ce pays. protéger notre marché intérieur des produits qui ne respectent pas nos normes, utiliser la commande publique pour favoriser la demande en produits français, installer des agriculteurs, leur assurer un revenu digne, les accompagner face aux changements climatiques. Voilà ce que devrait être votre mandat. Demain, je rentrerai dans la Drôme. Confirmez-vous qu'il faille que j'annonce aux agriculteurs de chez moi que vous les abandonnez.
Je n'ai jamais opposé les petites fermes aux grandes. Je n'ai jamais remis en cause le modèle familial. Je viens du département du Doubs où les fermes sont de taille modeste. où l'agrandissement est limité, c'est dans le cahier des charges du comté. Je suis très attachée à ce modèle, je le connais, je l'aime et je le défends. Néanmoins, ce que j'ai rappelé au Salon de l'agriculture, et plutôt sous une forme de question, parce que vous n'avez cité que ce qui vous servait votre argument, c'est une réalité économique. Nous avons des exploitations de taille intermédiaire qui évoluent dans un marché européen. Vous avez cité la Chine, l'Arabie saoudite. Je parle simplement de la comparaison d'autres modèles européens. Dans un marché européen ouvert, les normes ne sont pas toujours comparables. Dans certains pays, les exploitations sont plus vastes, avec des coûts de production différents. Fermer les yeux sur ces écarts ne rendrait pas service à nos agriculteurs. Dire cela, ce n'est pas attaquer l'eau ferme, ce n'est pas attaquer le modèle familial, c'est poser la question de ceux qui voudraient le voir évoluer et lui donner les moyens de rester compétitifs. La compétitivité, madame la députée, qu'est-ce que c'est concrètement? C'est du revenu, c'est la capacité à transmettre. Quand il n'y a pas de viabilité économique, vous ne pouvez pas installer, et vous le savez bien. Je vais vous donner quelques exemples. Aux Pays-Bas, c'est pas très loin les Pays-Bas. La taille moyenne d'un poulailler, c'est 80 000. Chez nous, c'est moins de 20 000. Je ne dis pas qu'il faut des poulaillers de 80 000 partout, mais peut-être qu'entre 80 000 et 20 000, il y a peut-être une marge de progression possible. En Allemagne, la taille moyenne d'un élevage laitier, de vaches laitières, c'est sans vaches. Merci, madame la ministre. C'est 100 vaches. Chez nous, c'est 70. Passer de 70 à 100 vaches dans les fermes qui le voudraient, encore une fois, c'est un modèle obligatoire. N'est-ce pas à
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