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Le tour de parole complet qui contient l'extrait, avec celui qui précède et celui qui suit. Le tour cible est surligné.
Armée, guerre, libertés : mon intervention à l’Assemblée
19 mai 2026
Lachaud, sur cette mise à jour, cet épaississement de notre force armée, 36 milliards d'euros, est-ce qu'ils sont nécessaires aujourd'hui ?
36 milliards d'euros, c'est ce que le gouvernement n'avait pas mis il y a deux ans et demi. Parce que si on regarde ce qui est produit en plus... On ne voit vraiment pas la différence par rapport à il y a deux ans et demi. Les projets à effet majeur qui coûtent le plus cher, comme le SCAF, l'avion du futur, comme le char du futur, comme la constellation Iris satellitaire, sont reportés au-delà des échéances de cette LPM. C'est-à-dire qu'il y a 36 milliards de plus, mais il n'y a pas grand-chose en plus. C'est juste, d'une certaine manière, la mise en adaptation, en corrélation de ce que le gouvernement voulait faire il y a deux ans et demi et qu'il n'avait pas... suffisamment budgétés. Nous avions dit à l'époque que la LPM était sous-budgétée. Nous avons raison. Aujourd'hui, cette LPM ne tire pas les leçons réellement des évolutions. Il faudrait bouleverser notre structure de défense. Le gouvernement ne le fait pas. Il prépare d'une certaine manière la guerre d'hier, mais avec toujours plus d'argent.
Jean-Michel Jacques, vous disiez justement que c'est une adaptation. On voit qu'il y a quand même 8 milliards d'euros de plus pour l'effort sur les munitions, 2 milliards de plus sur les drones. Pourquoi cette question des munitions ? Elle est centrale aujourd'hui la France. Elle utilise énormément de munitions dans le cadre de coopération avec certains états.
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